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Tutoriel : Reprenez le contrôle à l'aide de Linux !

Table des matières

Reprenez le contrôle à l'aide de Linux !
Mais c'est quoi, Linux ?
Un système d'exploitation
La naissance de Linux
Les distributions de Linux
Téléchargez Linux, c'est gratuit !
Les deux visages de Linux
Télécharger et graver le CD
Tester et installer Ubuntu
Installation de Linux depuis Windows
Premier démarrage d'Ubuntu
Installer Ubuntu
Partitionner son disque
Défragmentez votre disque
Qu'est-ce que le partitionnement ?
Prêts ? Partitionnez !
La fin de l'installation
Découverte du bureau Unity
Bienvenue sur le bureau Unity
Nautilus, l'explorateur de fichiers
Gestion des programmes
Découverte du bureau KDE
Comment obtenir KDE ?
Connexion au bureau KDE
Le tableau de bord
L'explorateur de fichiers Dolphin
Installez Linux dans une machine virtuelle
Installer VirtualBox
Créer une nouvelle machine virtuelle
Lancer la machine virtuelle
Installation des additions invité
La console, ça se mange ?
Pourquoi avoir inventé la console ?
La console, la vraie, celle qui fait peur
La console en mode graphique
L'accès à distance en SSH avec PuTTY
Entrer une commande
L'invite de commandes
Commandes et paramètres
Retrouver une commande
Quelques raccourcis clavier pratiques
La structure des dossiers et fichiers
Organisation des dossiers
pwd & which : où… où suis-je ?
ls : lister les fichiers et dossiers
cd: changer de dossier
du: taille occupée par les dossiers
Manipuler les fichiers
cat & less : afficher un fichier
head & tail : afficher le début et la fin d'un fichier
touch & mkdir : créer des fichiers et dossiers
cp & mv : copier et déplacer un fichier
rm : supprimer des fichiers et dossiers
ln : créer des liens entre fichiers
Les utilisateurs et les droits
sudo: exécuter une commande en root
adduser : gestion des utilisateurs
addgroup : gestion des groupes
chown :  : gestion des propriétaires d'un fichier
chmod : modifier les droits d'accès
Nano, l'éditeur de texte du débutant
Premiers pas avec Nano
Configurer Nano avec .nanorc
Configurer sa console avec .bashrc
Installer des programmes avec apt-get
Les paquets et leurs dépendances
Les dépôts
Les outils de gestion des paquets
apt-get update : mettre à jour le cache des paquets
apt-cache search : rechercher un paquet
apt-get install : installer un paquet
apt-get autoremove : supprimer un paquet
apt-get upgrade : mettre à jour tous les paquets
RTFM : lisez le manuel !
man : afficher le manuel d'une commande
Comprendre le SYNOPSIS
apropos : trouver une commande
D'autres façons de lire le manuel
Rechercher des fichiers
locate : une recherche rapide
find : une recherche approfondie
Extraire, trier et filtrer des données
grep : filtrer des données
sort : trier les lignes
wc : compter le nombre de lignes
uniq : supprimer les doublons
cut : couper une partie du fichier
Les flux de redirection
> et >> : rediriger le résultat dans un fichier
2>, 2>> et 2>&1 : rediriger les erreurs
< et << : lire depuis un fichier ou le clavier
| : chaîner les commandes
Surveiller l'activité du système
w : qui fait quoi ?
ps & top : lister les processus
Ctrl + C & kill : arrêter un processus
halt & reboot : arrêter et redémarrer l'ordinateur
Exécuter des programmes en arrière-plan
"&" & nohup : lancer un processus en arrière-plan
Ctrl + Z, jobs, bg & fg : passer un processus en arrière-plan
screen : plusieurs consoles en une
Exécuter un programme à une heure différée
date : régler l'heure
at : exécuter une commande plus tard
sleep : faire une pause
crontab : exécuter une commande régulièrement
Archiver et compresser
tar : assembler des fichiers dans une archive
gzip & bzip2 : compresser une archive
unzip & unrar : décompresser les .zip et .rar
La connexion sécurisée à distance avec SSH
Se connecter à une console à distance
De Telnet à SSH
Comment sont cryptés les échanges avec SSH ?
Se connecter avec SSH et PuTTY
L'identification automatique par clé
Transférer des fichiers
wget : téléchargement de fichiers
scp : copier des fichiers sur le réseau
ftp & sftp : transférer des fichiers
rsync : synchroniser des fichiers pour une sauvegarde
Analyser le réseau et filtrer le trafic avec un pare-feu
host & whois : qui êtes-vous ?
ifconfig & netstat : gérer et analyser le trafic réseau
iptables : le pare-feu de référence
Compiler un programme depuis les sources
Essayez d'abord de trouver un paquet .deb
Quand il n'y a pas d'autre solution : la compilation
Vim : l'éditeur de texte du programmeur
Installer Vim
Les modes d'édition de Vim
Opérations basiques (déplacement, écriture, enregistrement…)
Opérations standard (copier, coller, annuler…)
Opérations avancées (split, fusion, recherche…)
Les options de Vim
Introduction aux scripts shell
Qu'est-ce qu'un shell ?
Notre premier script
Exécuter le script bash
Afficher et manipuler des variables
Déclarer une variable
echo : afficher une variable
read : demander une saisie
Effectuer des opérations mathématiques
Les variables d'environnement
Les variables des paramètres
Les tableaux
Les conditions
if : la condition la plus simple
Les tests
case : tester plusieurs conditions à la fois
Les boucles
while : boucler « tant que »
for : boucler sur une liste de valeurs
TP : générateur de galerie d'images
Objectifs
Solution
Améliorations

Reprenez le contrôle à l'aide de Linux !

"Linux c'est trop compliqué, c'est pour les pros"
(Dire qu'il y a des gens qui croient ça !)

... Comment ça... c'est ce que vous croyez vous aussi ? o_O
Halte-là, malheureux ! Ne faites pas un pas de plus, vous faites fausse route !

Linux n'est pas compliqué, et je vais vous le prouver.
Vous ne savez pas ce qu'est Linux ? Ce n'est pas grave, c'est un cours pour débutants : les explications commencent dès le premier chapitre !

Image utilisateur

A qui s'adresse ce cours ?

Grâce à Linux, vous avez la possibilité aujourd'hui de reprendre le contrôle de votre ordinateur et de découvrir tout un nouveau monde passionnant, le tout sans dépenser un sou ! :)

Reprenez le contrôle à l'aide de Linux !Ce cours vous plaît ?

Si vous avez aimé ce cours, vous pouvez retrouver le livre "Reprenez le contrôle à l'aide de Linux" du même auteur, en vente sur le Site du Zéro, en librairie et dans les boutiques en ligne. Vous y trouverez ce cours adapté au format papier avec une série de chapitres inédits.

Plus d'informations

Mais c'est quoi, Linux ?

Un système d'exploitation

Linux ? Difficile de ne pas en entendre parler aujourd'hui. À moins d'être restés enfermés dans un bunker antinucléaire coupé de tout lien avec le reste du monde, vous avez forcément rencontré ce mot quelque part sur Internet ou au cours d'une conversation entre amis.

Ce n'est pas étonnant : Linux est partout. Sans Linux, beaucoup de sites web et de programmes n'existeraient pas aujourd'hui.

Mais bon sang, c'est QUOI Linux ?

C'est la question à laquelle ce premier chapitre va répondre, pas de panique.
Nous n'allons rien installer pour le moment, juste découvrir ce que c'est et comment nous en sommes arrivés là… parce que c'est vraiment important ! Alors installez-vous confortablement et commençons par le commencement. ;-)

Un système d'exploitation

Mais c'est quoi, Linux ? La naissance de Linux

Un système d'exploitation

Est-ce que vous avez déjà entendu parler de Windows ? Non, je ne vous prends pas pour des idiots, je commence juste à partir de zéro ! ;)

Aujourd'hui, la quasi-totalité des PC (si ce n'est plus !) est « livrée avec Windows ». Mais savez-vous ce que cela signifie ?

Oui, moi je sais ! Ça signifie qu'on voit marqué « Windows » au démarrage de l'ordinateur !
Non… ce n'est pas ça ?

Oui allez, disons que c'est un bon début.

En effet, l’une des premières choses que vous voyez lorsque vous allumez votre ordinateur est un écran comme celui de la figure suivante.

Démarrage de Windows 7

Cet écran peut changer en fonction des versions de Windows, mais l'idée est là et vous venez de mentionner le mot clé : Windows se lance au démarrage de l'ordinateur.

Le boot : démarrage de l'ordinateur

En fait, Windows se lance presque en premier. Si vous regardez bien, vous pouvez constater que c’est quelque chose d’autre qui s'affiche à l'écran au cours des toutes premières secondes. Cette « autre chose » est ce qu'on appelle l'écran de boot. Je ne vais pas vous faire de capture d'écran comme pour Windows car cet écran de boot varie beaucoup selon les ordinateurs.

Pourquoi ? Parce qu'il dépend du matériel dont est constitué votre ordinateur. C'est en effet la carte mère qui affiche l'écran de boot. La carte mère est le composant fondamental de tout ordinateur, c'est elle qui fait travailler le processeur, les disques durs, le lecteur de CD-ROM, etc.

On a donc dans l'ordre :

  1. écran de boot ;

  2. démarrage de Windows.

C'est seulement une fois que Windows est chargé que vous pouvez enfin utiliser vos programmes : jeux, Internet, logiciels de dessin, de mail, de musique…

Mais pourquoi faut-il que Windows se charge d'abord ? Pourquoi ne pourrait-on pas lancer des jeux dès le démarrage de l'ordinateur ?

Parce que… votre ordinateur a besoin d'une sorte de « superlogiciel » qui soit le chef d'orchestre. C'est lui qui doit gérer la mémoire de votre ordinateur, la répartir entre tous les programmes. Il fait le lien entre votre matériel (carte graphique, mémoire, imprimante) et vos logiciels. Et c'est un sacré boulot, croyez-moi ! ;-)

Ce « superlogiciel » s'appelle le système d'exploitation. Windows est donc un système d'exploitation.

Si on résume l'ordre des choses, au final nous avons donc cela :

  1. écran de boot ;

  2. démarrage du système d'exploitation (Windows) ;

  3. lancement des programmes (jeux, Internet, mail…).

Si vous préférez les schémas (je vous conseille de vous y habituer car j’y aurai souvent recours par la suite :) ), reportez-vous à la figure suivante.

Démarrage de l'ordinateur
Linux est un système d'exploitation

Et Linux dans tout ça ?
Rassurez-vous, je ne l'ai pas oublié ! Maintenant que vous savez un peu mieux ce qu'est un système d'exploitation (un OS), je peux vous dévoiler la vérité : Linux est un système d'exploitation, au même titre que Windows ou encore Mac OS (pour ceux qui ont un Mac).

Il est réputé entre autres pour sa sécurité et pour ses mises à jour plus fréquentes que Windows ; mais tout cela, vous allez le découvrir petit à petit.
Ce qu'il faut retenir pour le moment est le principe de base de Linux : c'est vous qui contrôlez votre ordinateur. Ce n'est donc pas par hasard si ce cours s'appelle « Reprenez le contrôle à l'aide de Linux ! ». Vous allez enfin comprendre ce que vous faites et donc mieux appréhender le fonctionnement de l’informatique !

Peut-on faire cohabiter deux OS sur son ordinateur ? Je n'ai pas envie de supprimer Windows pour le remplacer par Linux !

Beaucoup de gens croient qu'il faut faire un choix : Linux ou Windows. Rien n'est plus faux : vous pouvez très bien avoir deux OS (ou plus !) installés sur votre ordinateur.

Dans ce cas, juste après l'écran de boot, vous aurez un programme appelé Boot Loader qui s'affichera pour que vous puissiez faire votre choix. Le boot loader dont nous parlerons ici porte le doux nom de GRUB.
Celui-ci vous proposera de choisir entre Windows et Linux à chaque démarrage de l'ordinateur. GRUB lancera l'OS par défaut si vous ne faites pas de choix avant quelques secondes. C'est vous qui choisissez l'OS par défaut, bien entendu ; on ne vous impose rien.

Le schéma du démarrage de l'ordinateur change donc un peu, comme le montre la figure suivante.

Démarrage de l'ordinateur avec un boot loader

Comme vous pouvez déjà le voir sur ce schéma, lorsque vous êtes sous Linux, vous utilisez des programmes faits pour Linux et non pas les programmes de Windows. En effet, les programmes Windows ne fonctionnent pas sous Linux et inversement.

Vous devez déjà vous dire : « Aïe, si je ne peux plus utiliser les programmes de Windows auxquels je suis habitué, je ne vais pas m'en sortir ». Pourtant, il ne faut pas longtemps pour s'adapter (deux ou trois jours suffisent, voire même une soirée si vous êtes curieux !) et les programmes sous Linux ont d'énormes avantages :

Mais pourquoi les programmes sont-ils gratuits ? Ce n'est pas complètement suicidaire financièrement ?

C'est justement ce que je vais vous expliquer maintenant.

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Mais c'est quoi, Linux ? La naissance de Linux

La naissance de Linux

Un système d'exploitation Les distributions de Linux

La naissance de Linux

Voyons les choses en face.

On ne peut pas s'empêcher de se dire : « Mais si c'est gratuit, c'est que cela doit être quelque chose de vite fait et de moindre qualité ! ». Grossière erreur.

Si Linux est gratuit (comme quasiment tous ses logiciels), il y a des raisons ; pour comprendre, il faut remonter à 1984.

L'informatique en 1984

Nous sommes donc en 1984. À cette époque, l'informatique n'est pas très développée. Microsoft vient de sortir son premier OS : MS-DOS. Mais ce dernier est encore loin d'être abouti.

MS-DOS, l'ancêtre de Windows
MS-DOS, l'ancêtre de Windows

Mais MS-DOS était-il le seul OS existant à l'époque ?

Non ! Il y en avait d'autres mais bien moins connus du grand public.
Celui qui était considéré comme le meilleur s'appelait « Unix ». Il était beaucoup plus puissant que MS-DOS mais aussi plus compliqué à utiliser, ce qui explique pourquoi seuls les informaticiens professionnels l'utilisaient.
Il est aussi beaucoup plus ancien : ses origines remontent à 1969 !

Graphiquement, Unix ressemblait beaucoup à MS-DOS : du texte blanc sur un fond noir. Il faut dire qu'à l'époque les ordinateurs n'étaient pas vraiment capables de faire mieux.

Le projet GNU
Le gnou, emblême de GNU
Le gnou, emblême de GNU

C'est justement à cette époque, en 1984, que Richard Stallman créa le projet GNU.
Richard Stallman était alors chercheur en intelligence artificielle au MIT. Il voulait créer un nouveau système d'exploitation fonctionnant comme Unix (les commandes restant les mêmes).

Richard Stallman, fondateur du projet GNU
Richard Stallman, fondateur du projet GNU

Pourquoi vouloir créer une « copie » d'Unix ?
Parce qu'Unix était payant et devenait de plus en plus cher ! Richard Stallman a voulu réagir en proposant une alternative gratuite : le projet GNU était né.

GNU est un système d'exploitation libre

GNU ne devait pas seulement être un OS gratuit ; il devait également être « libre ».

Quelle différence ?

Un programme libre est un programme dont on peut avoir le code source, c'est-à-dire la « recette de fabrication ».
Au contraire, Windows est un OS propriétaire dont le code source est conservé par Microsoft. Imaginez que c'est un peu comme le Coca-Cola : personne ne connaît la recette de fabrication (il y a bien des gens qui essaient de l'imiter, mais bon…). On ne peut donc pas le modifier ou regarder comment il fonctionne à l'intérieur.

Un programme libre est donc la plupart du temps un programme gratuit. Mais c'est aussi un programme qu'on a le droit de copier, modifier, redistribuer.
C'est une véritable idéologie en informatique : des gens pensent qu'il vaut mieux donner le code source des programmes que l'on crée car cela permet le partage des connaissances et aide l'informatique à évoluer plus vite. Le slogan du monde du Libre pourrait être : « L'union fait la force ».

Pendant ce temps, Linus Torvalds s'amusait

En 1991, Linus Torvalds, un étudiant de l'Université de Helsinki (Finlande), entreprend de créer sur son temps libre son propre système d'exploitation.
Ce système a pris le nom de Linux, en référence au nom de son créateur (Linux est la contraction de Linus et Unix).

Linus Torvalds, créateur de Linux
Linus Torvalds, créateur de Linux

Quel rapport avec GNU ? Eh bien il se trouve que ces deux projets étaient complémentaires : tandis que Richard Stallman créait les programmes de base (programme de copie de fichier, de suppression de fichier, éditeur de texte), Linus s'était lancé dans la création du « cœur » d'un système d'exploitation : le noyau.

Le projet GNU (programmes libres) et Linux (noyau d'OS) ont fusionné pour créer GNU/Linux.

Résumons avec un schéma !

Ça va, vous n'êtes pas trop embrouillés ?
Je pense qu'une illustration destinée à mettre de l'ordre dans les idées est indispensable ! S'il y a une chose que vous devez retenir, c'est le schéma suivant.

Origine des systèmes d'exploitation
Origine des systèmes d'exploitation

Vous devriez maintenant avoir une meilleure idée de l'origine des trois principaux systèmes d'exploitation qui existent aujourd'hui : Mac OS, Linux et Windows.
Ainsi, Mac OS et Linux sont tous les deux basés sur Unix, l'ancêtre des systèmes d'exploitation, tandis que Windows, issu de MS-DOS, est une branche à part. Globalement, c’est tout ce que vous avez besoin de retenir.

On dit que Mac OS et Linux sont basés sur Unix car ils ont « copié » son mode de fonctionnement. Ce n'est pas péjoratif, bien au contraire : cela fait même honneur à Unix.

Si je vous ai raconté tout cela c'est parce que j'estime que connaître l'origine de Linux est important. Cela vous permettra de comprendre bon nombre de choses par la suite.

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Un système d'exploitation Les distributions de Linux

Les distributions de Linux

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Les distributions de Linux

Linux est un système d'exploitation très riche, vous allez pouvoir le constater. On peut y trouver de nombreux logiciels différents et il existe des centaines de façons distinctes de l'installer.

Pour simplifier la vie des utilisateurs et leur permettre de faire un choix, différentes distributions de Linux ont été créées. C'est un concept qui n'existe pas vraiment sous Windows. C'est un peu comme la différence entre Windows 7 Familial et Windows 7 Professionnel, mais cela va bien plus loin que ça.

Voici ce qui peut différer d'une distribution à l'autre :

En fait, une distribution est en quelque sorte l'emballage de Linux. Le cœur, lui, reste le même sur toutes les distributions.

Quelle que soit la distribution que vous installez, vous obtenez un Linux compatible avec les autres. Certaines distributions sont juste plus ou moins faciles à prendre en main. ;-)

Les différentes distributions existantes

Il existe un grand nombre de distributions Linux différentes. Difficile de choisir, me direz-vous : en effet, la première fois, on ne sait pas trop pour laquelle opter… surtout que toutes sont gratuites ! Rassurez-vous, je vais vous aider à faire votre choix.

Je ne vais pas dresser la liste de toutes les distributions existantes, mais voici au moins les principales :

Comme je vous l'ai dit, quelle que soit la distrib' (abréviation de distribution) que vous choisirez, vous aurez un Linux. Grosso modo, vous aurez « juste » un fond d'écran au premier démarrage et différents logiciels préinstallés (je simplifie un peu beaucoup, mais l'idée est là).

La distribution Debian

Nous, nous allons nous concentrer sur la distribution Debian (figure suivante).

Logo de Debian

Pourquoi Debian ? Tout d’abord parce qu'il nous faut bien faire un choix.
Ensuite parce que c'est la seule distribution qui soit gérée par des gens comme vous et moi (enfin, assez doués en programmation tout de même). Les autres distributions sont gérées par des entreprises, ce qui ne les empêche pas d'être « Open Source » et gratuites, même si nous pouvons également les acheter pour avoir droit à une assistance (hotline…).

Debian est donc la seule distribution éditée par des particuliers bénévoles à travers le monde. Jetez un œil à la carte (figure suivante) pour vous faire une idée.

La carte des développeurs de Debian. Chaque point représente une personne participant à la création de Debian.

Un autre gros avantage de Debian est le gestionnaire de paquets apt-get. C'est un programme qui gère tous les logiciels installés et qui vous permet de les désinstaller en un rien de temps. D'autre part, tous les logiciels sont centralisés en un même endroit, ce qui fait que vous n'avez pas à parcourir tout le Web pour retrouver un programme.
En fait, vous avez juste à indiquer le nom du logiciel que vous désirez : Debian ira le télécharger et l'installer pour vous. C'est extrêmement simple d'utilisation, je vous montrerai cela !

Debian a tellement de succès que de nombreuses distributions sont basées sur Debian :

Ce sont donc des… distributions de distributions. :-)

O.K. : vous trouvez que ce n'est pas clair. Très bien, très bien, je ne vais pas le prendre mal, je vais vous proposer… un nouveau schéma (figure suivante) !

Les distributions de Linux

Certaines distributions sont spécialisées. Par exemple, Skolelinux est faite pour être utilisée dans des écoles et est livrée avec de nombreux logiciels éducatifs (gratuits, bien sûr !).

Quant à Ubuntu (figure suivante), c'est la distribution qui a créé la surprise. Elle est devenue très populaire en peu de temps. Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons à cela.

Logo d’Ubuntu

C'est entre autres pour toutes ces raisons que nous allons utiliser Ubuntu dans cet ouvrage. Nous verrons dans le prochain chapitre comment l'essayer sans l'installer puis comment l'installer tout court si vous êtes conquis et décidés.

En résumé
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La naissance de Linux Téléchargez Linux, c'est gratuit !

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Les distributions de Linux Les deux visages de Linux

Le premier chapitre vous aura permis, je l'espère, de vous mettre un peu dans le bain du monde de Linux.
Nous avons vu ce qu'est Linux, comment est né ce dernier et ce que sont les distributions.

Je vous ai dit en particulier que, sous Linux, nous avons énormément de choix. Il existe en effet de très nombreuses distributions qui proposent des versions différentes de Linux, fort heureusement toutes compatibles entre elles. Ici, j'ai choisi de vous présenter Ubuntu car c'est une distribution très populaire et facile à utiliser.

Comme promis, c’est dans ce chapitre que nous passons à la pratique. Nous allons dans un premier temps découvrir ce que sont les gestionnaires de bureau et choisir en conséquence la version d'Ubuntu qui nous convient le mieux (eh oui, on va encore devoir faire un choix !).

Les deux visages de Linux

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Les deux visages de Linux

À quoi ressemble Linux ?
Si vous vous êtes déjà posé cette question, vous avez peut-être pu observer de nombreuses captures d'écran, toutes très différentes les unes des autres. Il faut dire que Linux est très personnalisable, mais ça je crois que vous commencez à le comprendre à force de le lire. ;)

Si vous n'avez jamais vu de capture d'écran, ou si vous n'avez jamais vraiment fait attention, vous vous posez sûrement cette question…

Linux, c'est plus joli ou moins joli que Windows ?

Il n'y a pas de bonne réponse : cela peut être très beau comme très moche. Comme on peut très facilement changer l'apparence de son Linux, vous arriverez sans problème à trouver une apparence qui vous convient. C'est un peu comme sous Windows, où, vous le savez peut-être, on peut changer l'apparence du système. La différence, c'est que sous Linux la personnalisation va plus loin qu'un simple changement de couleurs. Nous allons voir cela un peu plus en détail.

Ce que je veux que vous sachiez ici c'est que quelle que soit la distribution il existe deux façons d'utiliser Linux :

En mode console

Le mode « console » est un mode qui a tendance à faire peur aux petits nouveaux ; et pour cause, il n’a pas une tête très accueillante : jugez plutôt (figure suivante).

Le mode console. Oui oui, il s’agit bien d'un Linux du XXIe siècle !
Le mode console. Oui oui, il s’agit bien d'un Linux du XXIe siècle !

En console, le fond est généralement noir (mais ce n'est pas une règle). Il est cependant possible d'utiliser de la couleur.
Autre point important : en console, pas de souris. Tout se fait au clavier.

Quelle horreur ! Je vais être obligé d'utiliser ça ?

Pas du tout ! Comme je vous l'ai dit plus haut, deux modes sont disponibles. La console n'est qu'un des deux « visages » de Linux ; il existe aussi un mode graphique (encore heureux).

Vous vous demandez à coup sûr ce que fait encore le mode console dans Linux. C'est vrai quoi, si nous avons inventé des écrans plats gigantesques pouvant afficher des milliards de couleurs avec un contraste de 10000:1, ce n'est pas pour retomber à l'âge de pierre !
Et pourtant… la console est un outil très puissant, pratiquement incontournable. Elle est toujours utilisée aujourd'hui par les linuxiens dont vous ferez bientôt partie.

Comment puis-je être aussi sûr de moi ?… Parce que je compte bien vous en expliquer le fonctionnement ! En partant de zéro bien sûr. ;)

En mode graphique

Le mode graphique semble beaucoup plus accueillant pour quelqu'un venant de Windows. En fait, cela ressemble un peu à ce dernier : il y a des fenêtres et on clique sur des croix pour les fermer. Standard, quoi. ;-)

Le truc… c'est qu'il y a plusieurs modes graphiques. Tous les modes graphiques sont basés sur un programme appelé X (voilà un nom court et facile à retenir). X est en fait la brique de base du mode graphique sous Linux.

Par-dessus X vient se greffer un programme appelé le gestionnaire de bureau. Le rôle du gestionnaire de bureau est de gérer les fenêtres, leur apparence, leurs options, etc.

Présentation des principaux gestionnaires de bureau

Je ne vais pas vous faire la liste de tous les gestionnaires de bureau qui existent (ils sont vraiment nombreux !), mais commencez déjà par retenir ces quatre-là, qui sont probablement les plus célèbres :

Unity, Gnome et KDE sont de « gros » gestionnaires de bureau, très riches en fonctionnalités. XFCE est une alternative plus légère qui peut fonctionner sur des PC plus anciens.
Si votre PC peut faire tourner Windows, il ne rencontrera aucun problème avec Unity ou KDE. En revanche, s'il est un peu plus ancien, vous devrez peut-être vous pencher sur XFCE, moins gourmand en ressources.

Pourquoi est-ce que je vous parle des gestionnaires de bureau ? Parce qu'il va falloir en choisir un ! Ubuntu vous permet en effet de sélectionner un gestionnaire de bureau. Par défaut, Ubuntu est livré avec Unity, mais vous pouvez en changer à tout moment. Il existe d'ailleurs plusieurs versions préconfigurées d'Ubuntu (même si elles ne sont pas officiellement supportées) comme Kubuntu, Xubuntu...

Voici un descriptif illustré de chacun d’entre eux.

La première version d'Ubuntu était basée sur le gestionnaire de bureau Gnome. Le succès d'Ubuntu grandissant, les utilisateurs de KDE et de XFCE ont voulu eux aussi voir des versions d'Ubuntu basées sur leur gestionnaire de bureau favori. De là sont nées Kubuntu (basée sur KDE) et Xubuntu (basée sur XFCE). Désormais, Ubuntu est basé sur Unity par défaut, mais vous pouvez toujours installer Gnome par la suite si vous le désirez.

Tiens, cela fait longtemps que je n'ai pas fait de schéma et cela me manque… voyez la figure suivante. :D

Origine des principaux gestionnaires de bureau
Origine des principaux gestionnaires de bureau

C'est tout ce que vous avez besoin de retenir pour le moment.
Ubuntu, Kubuntu et Xubuntu sont strictement identiques. Seul le gestionnaire de bureau installé par défaut change. Quand on parle d'Ubuntu, on fait donc généralement référence à toutes les versions d'Ubuntu à la fois.

Enfin, une information importante à retenir : tous ces gestionnaires de bureau sont compatibles entre eux. Les programmes fonctionnent donc tous quel que soit le gestionnaire de bureau que vous utilisez. ;)

Alors… Unity, KDE ou XFCE ? Ubuntu, Kubuntu ou Xubuntu ?

À vous de choisir. Votre première expérience sous Linux sera différente selon que vous choisissez Ubuntu, Kubuntu ou Xubuntu. Il sera toujours possible par la suite de changer de gestionnaire de bureau comme je vous l'ai dit précédemment. Par conséquent, si vous faites une « erreur », ce n'est pas un drame.

De mon côté aussi, il va bien falloir que je fasse un choix. Et là, c'est délicat. Il y a des utilisateurs de Linux qui ne jurent que par Unity, d'autres par Gnome, d'autres que par KDE… et d'autres que par XFCE. Je ne veux rien vous imposer.

Pour ma part, je vais ici faire le choix de Unity (donc d'Ubuntu). Il y a diverses raisons à cela, la première étant que Unity est le gestionnaire de bureau par défaut d'Ubuntu. Les autres distributions (Kubuntu, Xubuntu…) ne sont que des déclinaisons. En pratique, vous aurez aussi plus de chances de tomber sur quelqu'un qui utilise Ubuntu sous Unity le jour où vous aurez besoin d'aide.

Ne vous focalisez pas trop sur le gestionnaire de bureau. Ce qui compte en fait c'est que la console reste strictement identique, et ce que vous utilisiez Unity, KDE ou XFCE. En effet, la console est une « constante » : elle ne change pas d'un Linux à l'autre. Je pourrai donc par la suite vous expliquer le fonctionnement de la console quel que soit le gestionnaire de bureau que vous aurez choisi.

Schéma résumé à retenir

Allez, un petit schéma (figure suivante) pour être sûr que cela rentre et nous pourrons passer à la suite.

La console reste la même quel que soit le gestionnaire de bureau
La console reste la même quel que soit le gestionnaire de bureau

Ce qu'il faut donc retenir, c'est que Linux peut être utilisé dans deux modes différents : console ou graphique.
Le fonctionnement de la console est le même d'un Linux à un autre ; par contre, l'aspect graphique peut radicalement changer selon le gestionnaire de bureau que l'on choisit : KDE, Unity, XFCE, etc.

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Téléchargez Linux, c'est gratuit ! Télécharger et graver le CD

Télécharger et graver le CD

Les deux visages de Linux Tester et installer Ubuntu

Télécharger et graver le CD

Intéressons-nous maintenant au concret : comment obtenir Ubuntu sur CD pour le tester et peut-être l'installer ?

Vous avez deux solutions :

Nous allons commencer par voir comment télécharger Ubuntu.

1/ Récupérer l'ISO

Linux se télécharge sous la forme d'un gros fichier .iso d'environ 700 Mo. Ce fichier correspond à l'image d'un CD et vous permet donc de graver un CD complet de Linux.

La première étape consiste à récupérer le fichier ISO. Là, tout dépend si vous avez choisi Ubuntu, Kubuntu ou Xubuntu, car ce n'est pas le même ISO.

Rendez-vous sur une de ces pages en fonction de la version d'Ubuntu que vous désirez. Si vous hésitez, je vous conseille de prendre Ubuntu.

Sur la page, cliquez tout simplement sur le lien de téléchargement. Vous allez récupérer un fichier .iso.

2/ Graver le CD

Il vous faut maintenant graver le gros fichier .iso que vous venez de télécharger.

Sous Windows 7

Si vous avez Windows 7, un outil de gravure d'images disque .iso est déjà inclus. Il vous suffit de double-cliquer sur le fichier .iso, ce qui aura pour effet d'ouvrir la fenêtre de la figure suivante.

Gravure ISO sous Windows 7

Insérez un CD vierge dans votre graveur et cliquez tout simplement sur « Graver ».

Sous d'anciennes versions de Windows

Il vous faut un logiciel de gravure pour effectuer l’opération car les versions antérieures à Windows 7 ne savent pas graver les images disque.

Si vous avez déjà un programme comme Nero ou Easy CD Creator et que vous savez comment graver un ISO, c'est très bien. Sinon, je vais vous montrer comment faire à l'aide du logiciel de gravure gratuit CDBurnerXP Pro.

Tout d'abord, commencez par télécharger CDBurnerXP Pro.
Le logiciel est en français.

Insérez un CD-R (CD vierge) dans votre graveur.
Lancez ensuite le logiciel CDBurnerXP Pro et, lors du démarrage, cliquez sur « Créer un CD/DVD de données », comme vous le montre la figure suivante.

Accueil de CDBurnerXP Pro

La fenêtre principale s'ouvre. Allez dans le menu Fichier → Graver le disque à partir du fichier ISO.
Une nouvelle fenêtre s'ouvre alors (figure suivante).

Graver un ISO

Commencez par indiquer en haut où se trouve le fichier ISO que vous venez de télécharger.
Vous pouvez graver à vitesse maximale, mais cela peut parfois provoquer des erreurs, comme une coupure pendant l'installation de Linux. Si vous êtes plutôt prudents, je vous recommande de réduire la vitesse de gravure (vous pouvez mettre 2X ou même 1X).

Cliquez ensuite sur le bouton « Graver le disque », patientez quelques minutes ; c'est prêt ! :-)

Eh bien voilà, ce n'était pas bien compliqué.
Vous avez maintenant un CD d'Ubuntu flambant neuf, gratuit, légal, qui n'attend que d'être essayé.

Nous verrons justement dans le chapitre suivant comment tester Linux.

En résumé
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Les deux visages de Linux Tester et installer Ubuntu

Tester et installer Ubuntu

Télécharger et graver le CD Installation de Linux depuis Windows

Nous y voici enfin. Dans ce chapitre, vous allez peut-être pour la première fois de votre vie voir à quoi ressemble Linux sur votre ordinateur et découvrir qu'en fait… c'est beaucoup plus simple que vous ne le pensiez.

Saviez-vous qu'on peut tester Linux sur son ordinateur sans rien installer sur son disque dur ? On va justement voir maintenant comment faire cela.
Ensuite, je vous montrerai comment installer Linux sur votre disque dur si vous êtes décidés. ;-)

Installation de Linux depuis Windows

Tester et installer Ubuntu Premier démarrage d'Ubuntu

Installation de Linux depuis Windows

Depuis quelque temps, l'installation de Linux a fait des progrès étonnants pour faire en sorte d'être la plus simple possible.

Vous avez aujourd'hui deux possibilités pour installer Linux :

L'installation de Linux depuis Windows est une petite prouesse technologique qui vous apporte un certain nombre d'avantages. Il vous suffit de télécharger le programme d'installation spécial Windows et de suivre les instructions (figure suivante).

Installation de Linux depuis Windows
Installation de Linux depuis Windows

Dans cette fenêtre, choisissez la quantité d'espace disque que vous voulez réserver à Ubuntu (en Go). Choisissez aussi un nom d'utilisateur et un mot de passe, puis cliquez sur « Installer ».

L'installation se fait de manière classique depuis Windows. Une fois que cela sera fait, vous pourrez redémarrer votre ordinateur et lancer Ubuntu (il faudra faire un choix au démarrage).
Lors du premier lancement, Ubuntu devra finaliser l'installation, après quoi ce sera bon : vous serez enfin sous Linux.

Cette méthode a toutefois des défauts. Ubuntu sera un peu moins performant (car il sera installé dans Windows) et nécessitera plus de mémoire vive (512 Mo).

Dans la mesure du possible, je vous conseille d'installer Ubuntu en utilisant la « vraie » méthode classique basée sur un CD d'installation. Nous allons justement voir comment fonctionne l'installation classique ci-dessous.

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Tester et installer Ubuntu Premier démarrage d'Ubuntu

Premier démarrage d'Ubuntu

Installation de Linux depuis Windows Installer Ubuntu

Premier démarrage d'Ubuntu

Je suppose que pour le moment vous êtes sous votre système d'exploitation habituel, c'est-à-dire Windows (ou Mac OS).
Je vais vous demander de mettre le CD d'Ubuntu dans votre lecteur CD… lààà… voilà, très bien. :)

Maintenant, redémarrez votre ordinateur.
Vous allez voir Windows s'éteindre, puis l'ordinateur redémarrer. Cette fois, il devrait afficher l'écran de chargement d'Ubuntu, visible sur la figure suivante.

Démarrage d'Ubuntu
Démarrage d'Ubuntu

Si vous voyez cela, c'est très bien ! Cela signifie que votre ordinateur a démarré sur votre CD qui contient Linux au lieu de démarrer sur le disque dur sur lequel est installé Windows.

Euh… moi j'ai mis le CD dans le lecteur, j'ai redémarré, et pourtant ça a lancé Windows quand même !
Je dois jeter mon PC par la fenêtre ?

À cette étape, la plupart des PC démarrent sur le CD s'ils en trouvent un dans le lecteur, mais certains ordinateurs doivent être configurés pour démarrer à partir du CD. Pas de chance pour vous.
Heureusement, je vais vous expliquer comment faire pour changer cela.

Modifier l'ordre de boot

Si vous devez modifier l'ordre de boot pour que votre ordinateur lise le CD, redémarrez. Pendant l'écran de boot (la toute première chose que vous voyez à l'écran), pressez la touche indiquée pour accéder au Setup, aussi appelé BIOS (c'est l'écran de configuration de votre carte mère).
Généralement, la touche est F1, F2 ou Suppr, mais cela peut varier selon le modèle de votre carte mère.

Vous devriez alors voir le superbe menu du BIOS (sigh !), comme sur la figure suivante. D'un ordinateur à l'autre, cet écran peut être légèrement différent.

Menu du BIOS : on a connu plus accueillant
Menu du BIOS : on a connu plus accueillant

Repérez le menu « Boot ». Il faudra généralement vous déplacer à l'aide des flèches du clavier. La figure suivante montre ce que vous devriez voir à peu de choses près (le menu « Boot » peut être différent sur votre ordinateur).

Menu « Boot » dans le BIOS
Menu « Boot » dans le BIOS

Ici, on peut définir l'ordre dans lequel l'ordinateur essaie de démarrer les éléments. À vous de changer cet ordre pour faire en sorte que votre ordinateur essaie de démarrer sur le CD avant de démarrer sur le disque dur.

Lisez les instructions sur le côté (certes, en anglais), pour savoir comment faire sur votre ordinateur.
Si vraiment vous êtes bloqués, n'hésitez pas à aller demander de l'aide sur les forums du Site du Zéro.

Essayer ou installer Ubuntu

Bien ! À partir de maintenant, je suppose qu'Ubuntu se lance au démarrage de l'ordinateur. Après quelques instants de chargement, vous devriez voir l'écran présent sur la figure suivante.

Premier accueil d'Ubuntu
Premier accueil d'Ubuntu

Sélectionnez la langue dans le menu de gauche si les textes ne sont pas en français.

Vous voyez que vous avez deux choix :

Par la suite, je vais supposer que vous avez fait le premier choix (celui que tous les débutants seraient tentés de faire !).

Ubuntu va alors se charger à partir du CD dans la mémoire vive. En effet, dans ce mode de test appelé « Live CD », Linux ne touche pas à votre disque dur. Aucun risque d'altérer Windows, tout est fait dans la mémoire vive (et entre nous, c'est une sacrée prouesse technique !).

Une fois le chargement effectué, vous allez rapidement vous retrouver sur le gestionnaire de bureau que vous avez choisi. Si, comme moi, vous avez opté pour Ubuntu, vous serez donc sous Unity.

Le bureau de Unity ressemble à la figure suivante (il peut légèrement varier en fonction de votre version d'Ubuntu).

Ubuntu : le bureau Unity, une fois démarré
Ubuntu : le bureau Unity, une fois démarré

Alors, qu'en dites-vous ? Ce n'était pas franchement la mer à boire !

Retenez bien : tout ce que vous voyez là a été chargé dans votre mémoire vive. Ubuntu n'a pas touché à votre disque dur.
Vous pouvez donc tester Linux en toute sécurité. N'hésitez pas à parcourir les menus et à vous familiariser un peu avec l'environnement de bureau que vous avez choisi.

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Installation de Linux depuis Windows Installer Ubuntu

Installer Ubuntu

Premier démarrage d'Ubuntu Partitionner son disque

Installer Ubuntu

Alors, vous avez fait un petit tour dans les programmes fournis avec Ubuntu ?

Sachez que selon la version que vous avez prise (Ubuntu, Kubuntu ou Xubuntu), les programmes installés par défaut seront différents.
En effet, certains programmes sont à la base destinés à KDE, mais fonctionnent aussi sans problème sur Unity. Inversement : certains programmes sont destinés, à la base, à Gnome, mais on peut très bien les utiliser sous Unity et KDE (c'est le cas de Firefox, par exemple). Il n'y a donc pas d'incompatibilité entre les gestionnaires de bureau, mais on préfère généralement installer au départ les programmes prévus pour KDE sur KDE, histoire d'être… logique.

Allez, je vous sens chauds pour une petite installation, là.
On y va ?

Étape 1 : lancer l'installation et choisir la langue

Vous allez voir : contrairement à ce que vous pensiez il y a quelques minutes à peine, installer Linux est d'une simplicité… frustrante.
Il faut d'abord ouvrir le programme d'installation qui se trouve sur le bureau en cliquant sur l'icône de la figure suivante.

Icône d'installation d'Ubuntu
Icône d'installation d'Ubuntu

La première fenêtre de l'assistant s'ouvre (figure suivante). Vérifiez que « Français » est bien sélectionné.

Choix de la langue
Choix de la langue

Cliquez ensuite sur « Suivant » pour passer à l'étape n° 2.

Etape 2 : préparation de l'installation

On vous demande de vous préparer à l'installation d'Ubuntu sur votre ordinateur :

Préparation de l'installation
Préparation de l'installation

3 conditions sont posées :

Deux options peuvent être cochées (et je recommande de les cocher toutes les deux !) :

Etape 3 : partitionnement du disque dur

Nous arrivons maintenant à une étape importante de l'installation : le partitionnement du disque dur. C'est un sujet intéressant, tellement intéressant que je vais devoir y dédier l'intégralité du prochain chapitre.
Vous aurez donc fini d'installer Linux à l'issue de celui-ci !

En résumé
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Premier démarrage d'Ubuntu Partitionner son disque

Partitionner son disque

Installer Ubuntu Défragmentez votre disque

L'étape du partitionnement est probablement l'une des plus importantes de l'installation de Linux. Elle consiste à découper votre disque en plusieurs parties afin, par exemple, de ne pas mélanger Linux et Windows (ça ferait désordre).

Avant de partitionner votre disque, nous allons découvrir ce qu'est le partitionnement et à quoi cela sert. Ensuite, nous verrons comment effectuer le partitionnement à l'aide de l'outil proposé lors de l'installation d'Ubuntu. Soyez attentifs, car il faut que cette étape soit réalisée au mieux. Il est en effet délicat de faire marche arrière une fois le partitionnement effectué.

Défragmentez votre disque

Partitionner son disque Qu'est-ce que le partitionnement ?

Défragmentez votre disque

Dans ce chapitre, on va beaucoup parler de votre disque dur. En fait, on ne va parler que de lui. C'est son organisation qui nous intéresse.

Un disque dur, ça ressemble à quoi ?

Pour bien commencer à partir de Zéro, je pense qu'il serait bien que je montre à quoi ressemble un disque dur à ceux qui n'en ont jamais vu de leur vie. La figure suivante montre un disque dur tel qu'on peut en trouver sur le marché ; vous en avez forcément un dans votre ordinateur.

Un disque dur, vu de l'extérieur
Un disque dur, vu de l'extérieur

Un disque dur ne doit jamais être ouvert, vous risqueriez d'endommager vos données. Cependant, et pour des raisons purement pédagogiques, on va en ouvrir un pour bien comprendre ce qu'il y a à l'intérieur (figure suivante).

L'intérieur d'un disque dur
L'intérieur d'un disque dur

Comme vous le voyez, un disque dur est un empilement de disques, un peu comme des CD. Ils sont lus par une tête de lecture qui n'est pas sans rappeler la tête de lecture des disques vinyle.

L'importance de la défragmentation

Avant d'aller plus loin, il est très vivement conseillé d'effectuer une défragmentation. C'est une opération qui consiste en gros à mieux organiser les fichiers sur votre disque dur, à les rassembler pour éviter qu'ils ne soient éparpillés.

On ne dirait pas comme ça, mais vos fichiers sont parfois placés un peu n'importe comment à la surface de votre disque dur !
Voici un petit schéma sur la figure suivante pour bien comprendre dans quel état est votre disque.

Avant la défragmentation, c'est le bazar sur votre disque
Avant la défragmentation, c'est le bazar sur votre disque

Sur la surface du disque, j'ai représenté une multitude de fichiers : ce sont les fichiers tels qu'ils sont placés sur votre disque actuellement. Un beau bazar. Parfois, certains sont coupés en plusieurs morceaux et dispersés sur votre disque ! On dit que les fichiers sont fragmentés (coupés en plusieurs fragments).

Comment résoudre cela ? Votre ordinateur sait le faire, mais ça demande du temps. Grâce à un outil intelligent, appelé défragmenteur, il peut partir à la recherche des fichiers fragmentés et les rassembler tous au même endroit, comme sur la figure suivante.

Après la défragmentation, c'est bien plus propre !
Après la défragmentation, c'est bien plus propre !

Les avantages seront les suivants.

Bon, vous avez compris, il ne faut pas chercher à discuter : défragmentez votre disque, vous n'en tirerez que des avantages. :)

Pour défragmenter, un utilitaire est livré avec Windows. Retournez donc sous Windows pour effectuer la défragmentation si vous ne l'avez pas faite auparavant, c'est vraiment une étape importante.

Pour lancer cet utilitaire, allez dans : Démarrer → Tous les programmes → Accessoires → Outils Système → Défragmenteur de disque.

Sous Windows XP

La fenêtre de la figure suivante s'ouvre.

Défragmenteur de disque
Défragmenteur de disque

Sélectionnez le disque dur que vous voulez défragmenter (celui qui contient Windows, généralement C:) et cliquez sur le bouton « Défragmenter ».
Vous pouvez sortir prendre l'air, parce que la défragmentation peut prendre un moment (plusieurs heures si vous n'en avez jamais fait).

Pendant la défragmentation, l'avancement est indiqué en bas de la fenêtre (figure suivante).

Défragmentation en cours
Défragmentation en cours
Sous Windows 7

La fenêtre est sensiblement différente (figure suivante), mais le principe est le même.

Outil de défragmentation de Windows 7
Outil de défragmentation de Windows 7

Il suffit de sélectionner le disque à défragmenter (si vous en avez plusieurs). Il est conseillé de tous les défragmenter.
Cliquez ensuite sur « Défragmenter le disque ».

N'éteignez pas votre PC pendant la procédure et attendez sagement. Idéalement, évitez de trop toucher à votre ordinateur pendant la défragmentation pour ne rien perturber (ce n'est pas interdit, mais c'est déconseillé).

Une fois que c'est terminé, vous aurez un disque dur tout propre et bien organisé.

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Partitionner son disque Qu'est-ce que le partitionnement ?

Qu'est-ce que le partitionnement ?

Défragmentez votre disque Prêts ? Partitionnez !

Qu'est-ce que le partitionnement ?

Vive les schémas !

Pour expliquer le principe du partitionnement du disque dur, je vais avoir recours à quelques schémas.
Je vais représenter votre disque dur par un cercle. Et qu'y a-t-il dessus, actuellement ? Il y a de fortes chances pour qu'il n'y ait que Windows ! Votre disque dur ressemblerait donc à la figure suivante.

Windows seul sur votre disque dur

Votre disque « appartient » grosso modo à Windows. Il s'est installé dessus et il considère que tout lui appartient, donc qu'il peut mettre des fichiers où il veut sur le disque.

Supposons maintenant que l'on introduise Linux. Il est impossible de mettre 2 OS (ici, Windows et Linux) ensemble au même endroit. Cela engendrerait trop de conflits. Pour résoudre le problème, on a inventé le partitionnement. Cela consiste à découper son disque en plusieurs parties (virtuellement, hein, pas pour de vrai ;) ).
Si on allouait 50 % de l'espace à Linux et 50 % à Windows, le schéma ressemblerait alors à la figure suivante.

Windows et Linux ont chacun leur espace

Mieux encore, le fin du fin serait de créer une partition où l'on placerait nos documents, comme sur la figure suivante.

Windows, Linux et vos documents ont chacun leur espace

Ainsi, Linux et Windows pourraient s'échanger vos fichiers (photos, documents texte, etc.) sans interférer l'un avec l'autre. Autre intérêt de cette technique : si par hasard vous deviez réinstaller Linux ou Windows, vous ne perdriez pas vos documents car seules les partitions Linux ou Windows seraient formatées !
En quelque sorte, mettre vos documents dans une partition séparée, c'est les mettre à l'abri.

Les systèmes de fichiers

Sur chaque partition, les fichiers sont organisés selon ce qu'on appelle un système de fichiers. C'est en quelque sorte une façon d'organiser les fichiers : ils sont tous référencés dans une sorte d'annuaire gigantesque.
Le système de fichiers permet aussi de dire qui a le droit de voir tel ou tel fichier. D'autre part, les systèmes de fichiers récents sont dits « journalisés », c'est-à-dire qu'en cas de crash (votre PC est éteint brusquement), le système est capable de retrouver ses fichiers sans trop de problèmes.

Règle importante : il ne peut y avoir qu'un seul système de fichiers par partition.

Il existe un nombre important de systèmes de fichiers différents, en voici quelques-uns à connaître.

Systèmes de fichiers Microsoft (DOS et Windows)
Systèmes de fichiers Linux
Lequel choisir ?

Actuellement, et pour faire simple, la plupart des ordinateurs sous Windows utilisent le NTFS et sous Linux, la plupart utilisent l'ext3.
Nous allons choisir l'ext4, plus récent et plus performant.

Je peux vous proposer ceci pour vos partitions :

Le but est que la partition « Documents » puisse être lue et écrite depuis Windows et Linux, afin que vous puissiez accéder à vos documents, que vous soyez sous Windows ou Linux.

L'ext4, comme vous le savez, fonctionne parfaitement sous Linux. Cependant, Windows ne le reconnaît pas… à moins d'installer un programme qui lui permettra de l'utiliser. Je peux vous recommander FS Driver, qui rend utilisables l'ext2, l'ext3 et l'ext4 sous Windows.

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Défragmentez votre disque Prêts ? Partitionnez !

Prêts ? Partitionnez !

Qu'est-ce que le partitionnement ? La fin de l'installation

Prêts ? Partitionnez !

Revenons à l'installation d'Ubuntu, et plus précisément à l'étape 4, celle du partitionnement.

La fenêtre de la figure suivante vous propose plusieurs options dans le cas où Windows est déjà installé.

Le partitionnement
Le partitionnement

En résumé : si vous voulez aller vite et faire simple, choisissez l'option « Installer les deux côte à côte ». Je vous le conseille si vous n'avez pas envie d'y passer trop de temps.
Sinon, choisissez le mode manuel : nous allons découvrir ci-dessous comment celui-ci fonctionne.

Le partitionnement manuel

Je vais supposer que vous procédez à un partitionnement manuel, et donc vous montrer pas à pas comment ça fonctionne avec l'outil de partitionnement présent dans le gestionnaire d'installation d'Ubuntu. Mais avant cela, il faut que je vous fasse découvrir comment sont nommées les partitions du disque !

À propos du nom des disques

Si vous avez un seul disque dur sur votre ordinateur, pas de problème, vous ne risquez pas de vous tromper. Toutefois, si par hasard vous avez plusieurs disques, je pense que vous apprécierez que je vous explique comment les disques durs sont nommés sous Linux.

En effet, c'est très différent de Windows où l'on a l'habitude des sempiternels C:, D:, E:, etc.
On va découvrir les noms des disques sous Linux avec un exemple : hda.

Lorsque l'on crée des partitions, on ajoute généralement un chiffre représentant le numéro de la partition. Ainsi, si on a trois partitions sur notre disque hda, elles seront nommées hda1, hda2, hda3

L'outil de partitionnement manuel

Revenons à notre installation d'Ubuntu. Si vous avez choisi le partitionnement manuel, vous devriez voir l'écran de la figure suivante.

Le partitionnement manuel
Le partitionnement manuel

Sur la première ligne, vous avez le nom du disque dur : /dev/sda. C'est donc le disque dur sda. Comme je n'ai qu'un seul disque dur, il est facile à reconnaître.
En dessous, on voit les partitions que contient le disque. Ici, il y en a une seule (qui correspond à Windows).

Actuellement, j'ai une partition nommée sda1 car, comme je vous l'ai expliqué un peu plus haut, les partitions sont numérotées. Quand on va rajouter des partitions, vous allez voir qu'elles vont s'appeler sda2, sda3, etc.
Cette partition est de type NTFS, le système de fichiers de Windows. C'est donc la partition utilisée par Windows, et c'est là que Windows est installé.

Étape 1 : réduire la taille de la partition Windows

La première étape consiste à limiter l'espace dédié à Windows pour faire de la place pour Ubuntu.

Sélectionnez la partition Windows en cliquant dessus (/dev/sda1 de type NTFS dans mon cas), puis cliquez sur le bouton « Modifier ». Dans la fenêtre qui s'ouvre, vous pourrez modifier la taille de la partition en entrant une nouvelle taille, plus petite, dans le premier champ, puis en cliquant sur « Valider » (figure suivante).

Redimensionnement de la partition Windows
Redimensionnement de la partition Windows

La taille est exprimée en Mo.
1 000 Mo font environ 1 Go. Indiquez la taille que vous souhaitez laisser à Windows.

C'est à ce moment-là que la défragmentation se révèle utile. Comme toutes les données ont été groupées au même endroit, ça évite que certains fichiers égarés soient accidentellement supprimés. Ce serait un tantinet ballot, avouez.

Vous devriez alors avoir de l'espace libre, comme sur la figure suivante.

Un espace est libéré
Un espace est libéré
Étape 2 : créer une partition pour installer Ubuntu

Ubuntu vous propose de créer deux types de partitions :

Cliquez sur la partition libre du disque dur, puis sur le bouton « Nouvelle table de partition… » en bas.

Création de la partition Ubuntu
Création de la partition Ubuntu

Dans la fenêtre qui s'ouvre (figure suivante), je vous invite à créer une partition « Primaire », de la taille que vous voulez, qui servira à installer Ubuntu ainsi que de futurs programmes. Indiquez au moins 3 ou 4 Go.
Laissez « Emplacement de la nouvelle partition : Début » pour que la partition soit créée au début de l'espace libre.

Choisissez le système de fichiers ext4.

Enfin, choisissez le point de montage /. Je n'entrerai pas dans le détail du point de montage, il est trop tôt pour vous expliquer cela, mais sachez qu'en gros il permet d'indiquer le dossier dans lequel la partition sera créée (/ étant le dossier racine, un peu comme C:\ sous Windows).

Validez. La fenêtre principale se met à jour avec les nouvelles informations.

Étape 3 : créer une partition pour les documents

Cliquez à nouveau sur l'espace libre et rajoutez une nouvelle partition de la même manière (figure suivante).

Création de la partition des documents
Création de la partition des documents

Cette fois, vous pouvez créer une partition bien plus grande. Ce sera la partition où vous stockerez vos documents, un peu comme le « Mes documents » de Windows qui est souvent vite rempli de musiques et de films gourmands en espace disque.

Choisissez la taille que vous voulez pour cette partition, mais veillez à laisser à peu près 1 Go (environ 1 000 Mo) de libre sur votre disque pour que l'on puisse créer une dernière partition après.

Choisissez là encore le système de fichiers ext4.

Pour le point de montage, choisissez /home (c'est le dossier « Mes documents » équivalent de Linux).

Étape 4 : créer une partition pour le swap

Il faut enfin créer une partition d'environ 1 Go appelée « swap ». C'est une partition un peu spéciale dont je ne vous ai pas parlé jusqu'ici pour ne pas vous embrouiller.

Pour faire simple, il s'agit d'une extension de la mémoire vive sur votre disque dur. Lorsque votre mémoire vive est pleine, Linux continue à fonctionner mais passe par le disque dur, grâce à la partition « swap ».

Création de la partition swap
Création de la partition swap

Laissez tout l'espace libre restant pour cette partition, mais sachez que ça ne sert à rien qu'elle fasse plus d'1 Go en général.

Surtout, pensez à sélectionner le type « swap » (figure suivante). Vous n'aurez pas besoin de préciser de point de montage, contrairement aux autres fois.

Le résultat final est visible sur la figure suivante.

Fin de la configuration des partitions
Fin de la configuration des partitions

Votre disque dur est configuré. Cliquez sur « Suivant ». :)

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Qu'est-ce que le partitionnement ? La fin de l'installation

La fin de l'installation

Prêts ? Partitionnez ! Découverte du bureau Unity

La fin de l'installation

Il nous reste encore quelques petites étapes et nous aurons terminé.

Sélection du fuseau horaire
Sélection du fuseau horaire

Comme vous pouvez le constater, l'installation s'effectue en tâche de fond (en bas de la fenêtre) pendant qu'on vous demande de régler quelques paramètres. Avec Ubuntu, on ne perd pas de temps !

On vous demande sur cet écran près de quelle grande ville vous habitez pour régler le fuseau horaire. Cliquez sur la carte sur le point correspondant à la ville la plus proche.

Vérifiez bien que l'heure indiquée est la bonne.

Le type de clavier
Sélection du type de clavier

Dans la fenêtre qui suit, on vous demande quel type de clavier vous utilisez. Si vous habitez en France, vous avez un clavier dit « AZERTY », mais il se peut que vous habitiez un pays qui possède un clavier différent, comme la Suisse ou le Canada.

Pour les français, normalement le bon type de clavier est sélectionné d'office. Vous pouvez tester dans le petit cadre de texte en bas votre clavier. Essayez de taper des symboles "spéciaux" comme é à ô ï etc. Si ces symboles s'affichent sans problème, c'est que vous avez indiqué le bon type de clavier. :)

Choix du nom d'utilisateur
Choix du nom d'utilisateur

La fenêtre suivante (figure suivante) vous demande votre nom ainsi qu'un login (pseudonyme) qui vous identifiera sur votre ordinateur. Choisissez aussi un mot de passe.

En bas, on vous demande le nom que vous voulez attribuer à votre ordinateur. On vous en propose un par défaut mais vous pouvez changer cela sans risque.
Dans mon cas, comme je suis affreusement en manque d'inspiration, je vais laisser « mateo21-desktop » comme nom d'ordinateur.

Importation des données de Windows

Il se peut que le gestionnaire d'installation vous propose de récupérer quelques informations depuis Windows (figure suivante).

Importation des données de Windows

Sélectionnez ce que vous souhaitez récupérer (par exemple votre fond d'écran), puis continuez.

Installation

Ouf ! C'est fini !
Votre travail à vous est terminé, vous avez indiqué toutes les informations nécessaires. L'installation se poursuit ensuite si elle n'était pas déjà terminée. Des écrans de présentation vous permettent d'en apprendre plus sur Ubuntu pour que vous ne vous ennuyiez pas !
On vous proposera de redémarrer pour finaliser l'installation de Linux. C'est bon, bravo, Linux est installé ! :)

GRUB au démarrage

Lors de chaque démarrage, si vous avez choisi d'installer Linux sur le même disque dur que Windows, on vous demandera quel OS vous voulez charger (figure suivante).

GRUB permet de choisir quel système lancer

Ça, c'est GRUB, le programme qui permet de choisir l'OS à lancer au démarrage (souvenez-vous, je vous en ai parlé dans le premier chapitre !).
Il y a plusieurs options, mais ne paniquez pas, c'est très simple.

Vous utiliserez les flèches de votre clavier pour sélectionner l'OS qui vous intéresse, et vous taperez Entrée pour valider.
Si vous mettez trop de temps avant de vous décider, GRUB lancera l'OS sélectionné.

En résumé
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Prêts ? Partitionnez ! Découverte du bureau Unity

Découverte du bureau Unity

La fin de l'installation Bienvenue sur le bureau Unity

Nous y voilà enfin ! Après avoir découvert ce qu'est Linux et appris comment l'installer, vous devriez à présent avoir cet OS opérationnel sur votre ordinateur. Parfait. Vous l'avez installé, et maintenant ?

On n'installe pas Linux juste pour la beauté du geste et pour dire « ça y est, je suis sous Linux ! ». Si vous ne savez pas vous en servir, Linux risque davantage de faire office de décoration qu’autre chose sur votre ordinateur.

Toute la suite de ce cours sera donc dédiée à la découverte et l'étude approfondie de Linux. Vous n'imaginez pas encore toutes les choses que vous allez apprendre. ;)

Nous allons commencer en douceur par la découverte de Unity. C'est le gestionnaire de bureau par défaut de Ubuntu. Simple, clair et facile à prendre en main, il conviendra à la plupart des nouveaux utilisateurs de Linux.

Ce chapitre vous propose une petite visite guidée de l'environnement Unity.

Bienvenue sur le bureau Unity

Découverte du bureau Unity Nautilus, l'explorateur de fichiers

Bienvenue sur le bureau Unity

Ce chapitre suppose soit :

Lors du démarrage d'Ubuntu, vous allez être accueillis par une fenêtre de login (figure suivante). Cette fenêtre vérifie votre identité en vous demandant votre identifiant puis votre mot de passe.

Connexion à Ubuntu
Connexion à Ubuntu

Bon, le principe est simple, vous ne devriez pas avoir trop de mal : vous devez rentrer votre login et votre mot de passe. Ce sont les informations que vous avez indiquées lors de l'installation d'Ubuntu.

Mais pourquoi faut-il s'authentifier à chaque fois que l'on démarre Linux ? Si je suis seul, ce n'est pas la peine de mettre un mot de passe…

Il est vrai que sous Windows on n'a pas trop l'habitude de s'authentifier, surtout sur son ordinateur domestique… quoique les habitudes sont en train de changer de ce côté-là.

Sous Linux, la conception est totalement différente. C'est un OS qui se veut vraiment multiutilisateur, c'est-à-dire que plusieurs personnes peuvent utiliser le même ordinateur de façon simultanée (en le contrôlant à distance par l'internet par exemple). Il y a une vraie politique de sécurité et c'est pour cela que même pour l'ordinateur de la maison chacun doit avoir son login et son mot de passe. Cela permet notamment de savoir à qui appartient tel ou tel fichier.

Les options

Quelques options vous sont proposées si vous cliquez sur l'icône Ubuntu à côté de votre login. C'est là notamment que vous pouvez sélectionner le gestionnaire de bureau à lancer.

Choix du gestionnaire de bureau
Choix du gestionnaire de bureau

Par défaut, seul Unity devrait être installé ("Ubuntu") et une version simplifiée ("Ubuntu 2D). Par la suite, si vous installez d'autres gestionnaires de bureau, vous pourrez sélectionner celui que vous souhaitez utiliser à ce moment-ci.

Présentation du bureau Unity

Une fois connectés, vous arrivez sur le bureau d'Unity, comme le montre la figure suivante.

Bureau de Unity
Bureau de Unity

Le bureau est assez vide d'icônes, ce qui n'est pas plus mal pour ceux qui ont horreur des bureaux encombrés.

En fait, c'est un peu la philosophie d'Unity : une simplicité pour une meilleure esthétique. Vous allez vous rendre compte de tout cela par vous-mêmes.

La barre Unity à gauche

Commençons par la barre à gauche. Très importante, vous pouvez y lancer de nouvelles applications et afficher les fenêtres déjà ouvertes. C'est une barre qui ressemble beaucoup à la barre des tâches de Windows 7 ou au dock de Mac OS X.

Barre Unity
Barre Unity

La première icône tout en haut ouvre le tableau de bord.

Le tableau de bordLe tableau de bord

De là, vous pouvez lancer tous vos programmes. Je vous laisse le parcourir un peu, l'ensemble est plutôt intuitif vous allez voir !

Les autres icônes de la barre Unity permettent d'ouvrir vos programmes favoris. Vous pouvez ajouter et retirer des icônes dans ce menu : les options apparaissent lorsque vous faites un clic droit.

Enfin, l'icône "Espaces de travail" permet de changer de bureau. En effet, vous avez 4 bureaux disponibles sous Ubuntu ! Si vous avez beaucoup de fenêtres ouvertes, cela peut vous permettre de mieux vous organiser.

La barre en haut

Elle donne accès aux menus de la fenêtre ouverte. Pointez avec la souris pour les faire apparaître (si vous avez une fenêtre ouverte).

La barre du hautLa barre du haut

Sur le côté droit de cette barre, vous retrouvez quelques icônes de notification ainsi que la date. Enfin, un bouton en haut à droite vous propose d'arrêter votre ordinateur, ou bien de le redémarrer, de changer d'utilisateur, etc.

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Découverte du bureau Unity Nautilus, l'explorateur de fichiers

Nautilus, l'explorateur de fichiers

Bienvenue sur le bureau Unity Gestion des programmes

Nautilus, l'explorateur de fichiers

Nautilus est un explorateur de fichiers. C'est un programme du même type que l'explorateur de Windows.

Comme tout bon explorateur de fichiers qui se respecte, il vous permet de parcourir les dossiers et fichiers de votre disque dur et de les ouvrir. C'est donc un programme que vous risquez de lancer souvent.

Pour ouvrir Nautilus, cliquez sur l'icône dans la barre Unity :

Icône Nautilus
Icône Nautilus

Nous nous trouvons ici dans le dossier personnel "Home", l'équivalent de "Mes documents" sous Linux.

Nautilus ouvre le dossier Home
Nautilus ouvre le dossier Home

Cette fenêtre est simple:

  1. La première zone indique le chemin du dossier dans lequel vous vous trouvez, c'est-à-dire le nom du répertoire que vous êtes en train de visualiser. Chaque dossier est représenté par un bouton (figure suivante) et vous pouvez cliquer sur l’un des dossiers parents pour revenir en arrière.

  2. Sur la gauche, une petite barre de raccourcis vous permet d'accéder à certains dossiers courants comme votre dossier personnel, le bureau, le lecteur CD, etc.

  3. Enfin, la partie centrale affiche les fichiers et dossiers proprement dits.

Nautilus est donc un logiciel tout simple vous permettant de consulter les fichiers présents sur votre disque dur mais également sur des CD ou DVD. Son utilisation devrait vous être familière tant il ressemble à l'outil de Windows.

Vous mettrez un peu de temps à vous faire à l'organisation des dossiers qui est un peu particulière sous Linux, mais vous finirez par prendre vos repères. Pour le moment, je vous conseille d'utiliser votre répertoire personnel ; vous pouvez y stocker tous vos documents, vos vidéos, votre musique, etc.

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Bienvenue sur le bureau Unity Gestion des programmes

Gestion des programmes

Nautilus, l'explorateur de fichiers Découverte du bureau KDE

Gestion des programmes

Ajout et suppression des programmes

L'ajout et la suppression de programme est simple et intuitive. Rendez-vous dans la logithèque Ubuntu en cliquant sur cette icône :

Icône de la logitèque
Icône de la logitèque

La fenêtre principale s'ouvre alors :

La logitèque Ubuntu
La logitèque Ubuntu

La logithèque Ubuntu est vraiment simple et agréable à utiliser. Elle fait assez penser à l'App Store des iPhone : les applications sont classées par catégories et vous pouvez les télécharger d'un simple clic.

Commencez par faire un tour dans la section « Applications phares » qui vous propose une sélection des meilleures applications n’étant pas encore installées sur votre ordinateur. N'hésitez pas à en installer quelques-unes, vous y trouverez à coup sûr des programmes très intéressants.

Pour voir davantage d'applications, revenez en arrière et sélectionnez une catégorie (vous pouvez aussi faire une recherche via le champ en haut à droite). Je vais par exemple aller y chercher le jeu Blobby Volley 2.

Sélection d’un programme en vue de son installation
Sélection d’un programme en vue de son installation

Cliquez sur le bouton « Installer » (figure suivante). On vous demande à nouveau votre mot de passe par sécurité (figure suivante) ; il s’agit de celui que vous utilisez pour vous connecter au lancement de Linux.

Rentrez votre mot de passe
Rentrez votre mot de passe

Il n'y a plus qu'à attendre que tout se fasse pour vous (figure suivante) !

Installation de Blobby Volley 2
Installation de Blobby Volley 2
Mise à jour des programmes

Pouvoir ajouter et supprimer des programmes, c'est bien, mais il faut aussi les mettre régulièrement à jour pour profiter des nouvelles fonctionnalités et, surtout, corriger les failles de sécurité qui sont parfois détectées.

Vous êtes automatiquement notifiés dès que des mises à jour sont disponibles ; il suffit pour cela de regarder la petite icône en haut à droite de l'écran (à gauche sur la figure suivante).

Une mise à jour est disponible (icône de gauche)
Une mise à jour est disponible (icône de gauche)

Cliquez dessus pour afficher le détail des mises à jour, comme sur la figure suivante.

Fenêtre de mise à jour des programmes
Fenêtre de mise à jour des programmes

Je vous conseille de ne pas vous prendre la tête et de tout laisser coché. Cliquez simplement sur Installer les mises à jour et laissez le logiciel faire le reste. :)

Et les mises à jour ne peuvent pas se faire automatiquement, sans que j'aie besoin à chaque fois de cliquer sur « Installer les mises à jour » ?

Si vous ne voulez pas vous prendre la tête et être sûrs d'avoir un système toujours à jour, le mieux est de configurer le gestionnaire de mises à jour pour qu'il installe les nouveautés sans demander votre autorisation.

Retournez dans le menu Applications → Ajouter & Enlever. Dans le bas de la fenêtre qui s'ouvre, cliquez sur Préférences. Cliquez ensuite sur l'onglet Mises à jour puis sélectionnez Installer les mises à jour de sécurité sans confirmation (figure suivante).

Configurez les mises à jour automatiques
Configurez les mises à jour automatiques

Et voilà le travail !

En résumé
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Nautilus, l'explorateur de fichiers Découverte du bureau KDE

Découverte du bureau KDE

Gestion des programmes Comment obtenir KDE ?

Après avoir découvert Unity, l'environnement de bureau par défaut d'Ubuntu, nous allons ici nous pencher sur KDE. Celui-ci est utilisé par défaut si vous installez Kubuntu (une variante d'Ubuntu) mais peut tout aussi bien être installé sous Ubuntu, comme nous allons le voir.

L'objectif est avant tout de vous montrer la diversité qui règne dans le monde de Linux : celui-ci peut prendre plusieurs formes selon le gestionnaire de bureau que l'on utilise. KDE est assez différent de Unity, vous allez vite vous en rendre compte, mais il est très plaisant à utiliser. Ce chapitre sera l'occasion de vous faire une première idée de KDE qui est, avec Unity, un des gestionnaires de bureau les plus utilisés et les plus célèbres.

Comment obtenir KDE ?

Découverte du bureau KDE Connexion au bureau KDE

Comment obtenir KDE ?

Pour essayer KDE, il faut avant toute chose l'installer. Tout dépend de votre cas.

Si vous êtes sous Ubuntu et que vous voulez installer KDE, deux choix s'offrent à vous.

Les applications de la version complète sont nombreuses et très intéressantes, bien qu’elles fassent parfois des doublons avec celles déjà installées. Dans les exemples qui vont suivre, je vais installer la version complète (équivalente à l'installation de Kubuntu). Cependant, dans un premier temps, vous pouvez tout aussi bien installer la version minimale si vous le désirez.

Ouvrez la logithèque Ubuntu comme vous avez appris à le faire. Dans le champ de recherche en haut à droite, tapez kubuntu-desktop puis installez le premier programme de la liste (figure suivante).

Installation de KDE
Installation de KDE

Patientez le temps de l'installation, cette dernière pouvant être un peu plus longue que d'habitude. Une fois cela fait il vous faudra soit redémarrer votre ordinateur, soit vous déconnecter de votre session.

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Découverte du bureau KDE Connexion au bureau KDE

Connexion au bureau KDE

Comment obtenir KDE ? Le tableau de bord

Connexion au bureau KDE

La suite de ce chapitre suppose :

Pour accéder à KDE, tout dépend de votre cas.

Je vais vous présenter l'interface de login de KDE, appelée KDM. Si vous avez toujours l'interface de login d'Unity, que nous avons découverte au chapitre précédent, sachez que cela ne change rien : vous pouvez très bien lancer KDE depuis l'interface de login d'Unity et vice-versa.

KDM, le programme de login de KDE (Kubuntu)

KDM est l'abréviation de KDE Display Manager. C'est l'interface de connexion aux couleurs de KDE (figure suivante).

KDM, l'interface de login de KDE

Si vous cliquez sur la petite flèche pointant vers le bas vous pourrez sélectionner le gestionnaire de bureau que vous souhaitez lancer. Vérifiez que « KDE » est bien sélectionné, comme indiqué à la figure suivante.

Choix du gestionnaire de bureau

Indiquez votre login et votre mot de passe. S'ils sont bons, KDE se charge alors (figure suivante).

Chargement de KDE
Le bureau et le menu K

Après un petit instant de chargement, vous vous retrouvez sur le bureau de KDE, présenté sur la figure suivante.

Le bureau de KDE

Le bureau est assez riche au premier abord. En fait, il est complètement personnalisable : on peut y ajouter toute une variété de widgets, appelés « Plasmoïdes ». Vous pouvez les configurer en cliquant sur l'icône située tout en haut à droite de l'écran.

En bas de l'écran, on retrouve une barre des tâches qui rappelle en plusieurs points celle de Windows ; vous ne devriez pas être trop dépaysés. Sous KDE, on l'appelle le tableau de bord.

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Comment obtenir KDE ? Le tableau de bord

Le tableau de bord

Connexion au bureau KDE L'explorateur de fichiers Dolphin

Le tableau de bord

Le tableau de bord, normalement présent en bas de l'écran, est un outil complet qui vous permet de lancer vos applications, d’accéder à vos fichiers ou encore de visualiser l'état du système. Intéressons-nous dans un premier temps à la partie gauche de ce tableau de bord.

Les boutons à gauche du tableau de bord

À gauche, on retrouve plusieurs icônes, présentées sur la figure suivante.

Les icônes à gauche du tableau de bord

Analysons le rôle de ces boutons, de gauche à droite.

Le menu K

C'est le menu principal, le plus important de KDE (figure suivante).

Le menu K

Il permet de lancer des applications, de configurer le système et d'arrêter l'ordinateur. Il ressemble d’ailleurs au menu Démarrer de Windows 7.

Le menu K s'ouvre sur vos applications favorites. Un clic droit sur l’une d’elles permet de l'ajouter ou de la retirer de vos favoris pour un accès plus rapide.

Si KDE est en anglais, recherchez le programme « Country & Region Language ». Vous pouvez tout simplement taper « lang » tandis que le menu K est ouvert (figure suivante).

Ouverture du programme de gestion des langues

Dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquez sur « Select System Language » et installez les traductions lorsqu'on vous le demande (figure suivante).

Installation des traductions

Après un temps d'installation, on vous demandera de sélectionner votre langue : indiquez le français.
Il faudra ensuite vous déconnecter et vous reconnecter à KDE pour que les changements soient pris en compte.

Continuez ensuite à explorer les programmes que vous pouvez lancer avec le menu K. Il vous est également possible d’accéder à votre poste de travail, vos documents récents, de vous déconnecter, d’arrêter l'ordinateur… Je vous laisse découvrir tout cela. ;-)

Jetez un coup d'œil en particulier à :

L'explorateur QuickAccess

Cette seconde icône du tableau de bord ouvre directement votre répertoire personnel (« home »). Vous pouvez l'utiliser pour accéder rapidement à vos fichiers (figure suivante) sans passer par le programme Dolphin.

L'explorateur QuickAccess
Le gestionnaire de bureaux virtuels

Comme sous Unity, vous pouvez avoir plusieurs bureaux virtuels différents (figure suivante). Cela vous permet de mieux vous organiser si vous avez beaucoup de fenêtres ouvertes.

Accès aux différents bureaux virtuels

Ici par défaut il n'y a que deux bureaux virtuels, mais vous pouvez en ajouter d’autres (clic droit → Configurer les bureaux virtuels…).

Les boutons à droite du tableau de bord

Passons maintenant à la droite du tableau de bord (figure suivante).

Partie droite du tableau de bord

La première icône vous permet d'afficher à nouveau le bureau lorsque vous avez de multiples fenêtres ouvertes. Cela vous permet de réduire toutes les fenêtres d'un coup. Si vous cliquez une seconde fois, elles réapparaîtront à nouveau.

Ensuite, une série d'icônes sont présentes dans ce que l'on appelle la zone de notification. Le principe est exactement le même que sous Windows : certains programmes qui tournent apparaissent ici et vous informent des événements en cours, du volume audio, de l'état de la batterie, etc.

Enfin, vous avez la date et, tout à droite, une petite icône qui vous permet de personnaliser complètement le tableau de bord.

Voilà pour ce rapide tour d'horizon du tableau de bord. Bien sûr, ces icônes peuvent changer d'une version à l'autre d'Ubuntu et vous pouvez reconfigurer le tableau de bord comme bon vous semble. N'hésitez pas à le personnaliser jusqu'à ce que vous vous sentiez un peu plus « chez vous ». :-)

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Connexion au bureau KDE L'explorateur de fichiers Dolphin

L'explorateur de fichiers Dolphin

Le tableau de bord Installez Linux dans une machine virtuelle

L'explorateur de fichiers Dolphin

Pour ouvrir l'explorateur de fichiers, le programme qui vous permet de parcourir votre disque dur, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

Dans un cas comme dans l'autre, la fenêtre de l'explorateur Dolphin s'ouvre (figure suivante).

L'explorateur de fichiers Dolphin

Son fonctionnement n'est, là encore, pas très différent de l'explorateur Windows. Après quelques minutes de découverte, vous vous serez vite adaptés !

La principale particularité de Dolphin (et de KDE en général) est qu'il faut cliquer une seule fois pour ouvrir un fichier ou un dossier. Inutile donc de double-cliquer à tout va !

Vous pouvez ouvrir plusieurs onglets (comme dans un navigateur web) en effectuant la combinaison de touches Ctrl + T. Mieux encore, vous pouvez scinder la fenêtre en deux (figure suivante) pour voir simultanément deux dossiers différents ! Pour cela, vous pouvez appuyer sur la touche F3 ou cliquer sur le bouton « Scinder » en haut dans la barre d'outils. Ainsi, vous pouvez facilement déplacer ou copier des fichiers d'un dossier à l'autre !

L'explorateur scindé

Ces particularités mises à part, n’ayez crainte, vous trouverez vite vos marques sous KDE.

En résumé
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Le tableau de bord Installez Linux dans une machine virtuelle

Installez Linux dans une machine virtuelle

L'explorateur de fichiers Dolphin Installer VirtualBox

La virtualisation est une technique de plus en plus répandue en informatique : cela consiste à faire tourner un ordinateur « virtuel » dans votre ordinateur. Imaginez : cela vous permet de lancer Linux à l'intérieur d'une fenêtre Windows ou Windows à l'intérieur d'une fenêtre Linux, voire pourquoi pas Linux dans une fenêtre Linux !

La virtualisation peut sembler assez impressionnante et complexe, mais elle est devenue accessible au grand public ces dernières années. Dans ce chapitre, nous allons apprendre à utiliser le logiciel libre Virtual Box pour installer Linux à l'intérieur de Windows.

Le gros avantage de cette technique est que Linux sera « isolé » dans la machine virtuelle : il ne risque absolument pas d'altérer le bon fonctionnement de Windows. Une technique à réserver à ceux qui souhaitent tester Linux sans aucun risque !

Dans ce chapitre, nous allons découvrir comment lancer Linux à l'intérieur d'une fenêtre Windows (figure suivante). C'est le principe de la virtualisation !

Aperçu de la virtualisation : Linux dans une fenêtre Windows !

À la fin de ce chapitre, vous aurez appris à installer Linux dans une machine virtuelle au sein de Windows. C'est une opération qui peut sembler compliquée mais qui est en fait assez simple. Son gros avantage : vous ne risquez pas d'altérer le fonctionnement de votre ordinateur en installant Linux de cette façon.

Installer VirtualBox

Installez Linux dans une machine virtuelle Créer une nouvelle machine virtuelle

Installer VirtualBox

Pour commencer, nous devons télécharger et installer un logiciel de virtualisation. Celui que je vous recommande s'appelle VirtualBox. Il a l'avantage d'être libre et gratuit, et il existe en version Windows, Linux et Mac OS X.

Rendez-vous sur le site de VirtualBox pour télécharger la dernière version correspondant à votre système d'exploitation.

Lancez le programme d'installation (figure suivante).

L'assistant d'installation de VirtualBox

L'assistant d'installation vous demande quels sont les éléments que vous souhaitez installer (figure suivante). Je vous recommande de laisser les choix par défaut (en l'occurrence, tout sera installé).

Sélection des éléments à installer

Avant de lancer l'installation, l'assistant vous prévient qu'il va devoir temporairement couper votre accès à Internet (figure suivante). En effet, VirtualBox doit établir un pont de connexion entre votre ordinateur et la machine virtuelle pour que celle-ci puisse accéder à Internet. Cela provoque une rupture temporaire de l'accès à Internet de l'ordre de quelques secondes (dans la plupart des cas ce n’est pas gênant, mais il est toujours plus agréable d’être prévenu :) ).

L'installation va temporairement couper votre accès à Internet

L'installation débute ensuite ; vous n'avez rien à faire. À la fin, un nouveau programme nommé VirtualBox est installé. Il ne vous reste plus qu'à le lancer !

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Installez Linux dans une machine virtuelle Créer une nouvelle machine virtuelle

Créer une nouvelle machine virtuelle

Installer VirtualBox Lancer la machine virtuelle

Créer une nouvelle machine virtuelle

Lors de son lancement, VirtualBox affiche un écran semblable à la figure suivante.

L'écran d'accueil de VirtualBox

Dans ce programme, vous allez créer des machines virtuelles. Ce seront des miniordinateurs qui s'exécuteront à l'intérieur de Windows. Ils consommeront donc un peu de mémoire vive et d’espace disque et utiliseront votre processeur. C'est pourquoi il est recommandé d'avoir un ordinateur assez puissant pour utiliser VirtualBox (la plupart des ordinateurs d'aujourd'hui n'auront aucun problème pour faire tourner une machine virtuelle).

L'assistant de création de machine virtuelle

Nous devons commencer par créer une nouvelle machine virtuelle. Cliquez sur le bouton « Nouvelle » en haut à gauche. L'assistant de création de machine virtuelle apparaît (figure suivante).

L'assistant de création de machine virtuelle

On vous demande dans un premier temps de lui donner un nom. Vous pouvez tout simplement l’appeler « Ubuntu ». Vous remarquerez que les champs en dessous se remplissent automatiquement pour indiquer le type de système d'exploitation qui sera installé dans la machine virtuelle (figure suivante).

Nom et type de la machine virtuelle

Vous constaterez que VirtualBox est capable de faire tourner de nombreux systèmes d'exploitation, de Windows 3.1 à Windows 7 en passant par Linux (Ubuntu, Red Hat, Debian…), Solaris, FreeBSD, etc.

Vous devez ensuite indiquer quelle quantité de mémoire vive (RAM) vous souhaitez réserver à la machine virtuelle (figure suivante). En effet, pour que celle-ci fonctionne correctement, il va lui falloir de la mémoire… comme pour tout ordinateur normal ! Il va donc falloir « donner » un peu de mémoire à la machine : je vous recommande au moins 512 Mo, voire 1 Go si possible. VirtualBox peut occuper jusqu'à 50% de votre mémoire vive. Je dispose de 3 Go, la quantité maximale que l'on me propose est donc 1,5 Go.

Quantité de mémoire vive à réserver à la machine virtuelle

Il nous reste maintenant à créer le disque dur de la machine virtuelle. VirtualBox va créer une sorte de gros fichier sur votre disque qui représentera le disque dur de la machine. Laissez l'option « Créer un nouveau disque dur » sélectionnée (figure suivante). Une nouvelle fenêtre s'ouvre alors : l'assistant de création de disque dur virtuel (figure suivante).

Création d'un nouveau disque dur
Assistant de création d'un nouveau disque dur virtuel
L'assistant de création de disque dur virtuel

L'assistant de création de disque dur virtuel vous demande quel type d'image disque vous souhaitez créer (figure suivante). Deux choix s’offrent à vous :

Choisissez le type d'image disque

Je vous invite à choisir « Image de taille variable », sauf si vous ne manquez vraiment pas de place sur votre disque. ;)

Sur l'écran suivant (figure suivante), vous devrez donner un nom au disque dur virtuel ainsi qu'une taille maximale. Je vous recommande de laisser le nom par défaut (« Ubuntu ») et d'indiquer au moins 8 Go.

Nom et taille de l'image disque

Les assistants de création sont enfin terminés, ouf ! :) Ils ne sont pas si complexes en réalité ; il y a quelques années, la création de machine virtuelle était plutôt réservée aux experts. En quelques clics, nous avons configuré la machine, qui est maintenant prête à être lancée !

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Installer VirtualBox Lancer la machine virtuelle

Lancer la machine virtuelle

Créer une nouvelle machine virtuelle Installation des additions invité

Lancer la machine virtuelle

L'écran d'accueil de VirtualBox devrait maintenant afficher une machine nommée « Ubuntu » dans la liste de gauche (figure suivante).

La machine virtuelle est prête !
Configurer le lecteur CD

Avant de lancer la machine virtuelle, vous avez besoin du CD d'installation d'Ubuntu, exactement comme si vous démarriez votre ordinateur pour y installer Linux. Deux choix s'offrent à vous.

Dans le cas où vous avez l'image ISO sur votre disque dur et où vous ne souhaitez pas graver de CD, vous devez configurer la machine virtuelle pour qu'elle utilise le fichier .iso comme CD.

Sur l’écran d’accueil d’Ubuntu, cliquez tout d’abord sur le nom de la machine virtuelle disponible dans la liste puis cliquez sur le bouton « Configuration ».

Dans la fenêtre qui s'ouvre, sélectionnez « Stockage » dans la liste de gauche puis sélectionnez la ligne « Vide » sous « Contrôleur IDE » (figure suivante).

Fenêtre de configuration de la machine virtuelle

Cliquez sur la petite icône en forme de dossier à droite. Une nouvelle fenêtre s'ouvre : le gestionnaire de médias virtuels (figure suivante).

Le gestionnaire de médias virtuels

Ne vous laissez pas décourager par cette nouvelle fenêtre, nous avons bientôt terminé. Cliquez sur le bouton « Ajouter » et indiquez où se trouve l'image ISO que vous avez téléchargée sur le site d'Ubuntu.

Il ne vous reste plus qu'à valider les fenêtres ; votre disque virtuel est prêt ! La machine peut enfin être lancée.

Premier démarrage de la machine

Pour lancer la machine, cliquez sur son nom dans la liste à gauche puis sur le bouton « Démarrer », en haut. Vous pouvez aussi double-cliquer sur le nom de la machine.

Une fenêtre représentant la machine virtuelle s’ouvre alors (figure suivante).

Lancement de la machine virtuelle

Au premier lancement, VirtualBox devrait vous afficher quelques messages d'information. Le plus important d'entre eux (figure suivante) vous indique qu'une touche spéciale (je l'appelle la « touche de secours ») vous permet de sortir de la machine virtuelle : il s'agit ici de Ctrl Droite, la touche Ctrl à droite du clavier.

VirtualBox vous informe quelle est la touche spéciale

Ubuntu se charge sous vos yeux ébahis dans la machine virtuelle (figure suivante), et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, vous voilà sur le bureau d'Ubuntu (figure suivante) !

Ubuntu se charge dans la machine virtuelle
Ubuntu est chargé !

À partir de là, vous pouvez tester Ubuntu et l'installer sans aucun risque.

Je vous invite donc à l'installer : tout se fera dans le disque virtuel (celui que nous avons créé tout à l'heure, qui est en fait un gros fichier sur votre disque dur). Vous verrez d'ailleurs à l'installation que vous disposez d'un disque dur de 8 Go, sous réserve que vous ayez défini un disque virtuel de cette taille.

Vous pouvez utiliser Ubuntu comme s'il était véritablement installé sur votre ordinateur ! Les performances sont légèrement moindres (car Windows tourne toujours en arrière-plan), mais cela est négligeable aujourd'hui, à moins que vous n'utilisiez des applications gourmandes comme les jeux.

Vous pouvez, si vous le désirez, afficher Ubuntu en plein écran. Il suffit d'effectuer la combinaison de touches Ctrl Droite + F (vous pouvez aussi aller dans le menu Machine → Passer en plein écran). Malheureusement, comme vous allez le constater, Ubuntu n’occupe pas tout votre écran. Pour y remédier, il va falloir installer les additions invité…

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Créer une nouvelle machine virtuelle Installation des additions invité

Installation des additions invité

Lancer la machine virtuelle La console, ça se mange ?

Installation des additions invité

Nous avons installé Ubuntu dans une machine virtuelle et cela fonctionne déjà très bien. Néanmoins, il est recommandé d'y installer ce que l'on appelle les additions invité. Ce sont en fait des pilotes spéciaux que l'on installe dans la machine virtuelle pour améliorer ses performances.

Ubuntu n'a pour le moment pas « conscience » qu'il s'agit d'une machine virtuelle. Il s'exécute comme il le ferait sur une vraie machine. Le rôle des additions est de modifier légèrement Ubuntu pour qu'il prenne conscience qu'il est dans une machine virtuelle, ce qui aura pour effet d’améliorer son fonctionnement.

Parmi les améliorations apportées par cette modification, on note :

Pour installer les additions, rendez-vous dans le menu Périphériques → Installer les Additions invité. Vous pouvez aussi faire la combinaison de touches Ctrl Droite + D (figure suivante).

Demander l'installation des additions
Demander l'installation des additions

Cela provoque l'insertion d'un CD virtuel dans la machine. Vous pouvez accéder au contenu du CD en ouvrant le menu Raccourcis d'Ubuntu (figure suivante). Une fenêtre affichant les fichiers du CD apparaît : double-cliquez sur autorun.sh (figure suivante). Cliquez sur « Lancer dans un terminal » lorsqu'on vous demande ce que vous souhaitez faire.

Ouvrez le CD des additions qui vient d'apparaître
Ouvrez le CD des additions qui vient d'apparaître
Lancez le programme autorun.sh
Lancez le programme autorun.sh

Vous devrez à nouveau indiquer votre mot de passe par mesure de sécurité. Une console s'ouvre et les additions s'installent dans Ubuntu. Patientez jusqu'à ce que l'on vous demande d'appuyer sur Entrée (« Return » en anglais) pour fermer la fenêtre (figure suivante).

Les additions sont installées ! Il faut alors appuyer sur Entrée et redémarrer.
Les additions sont installées ! Il faut alors appuyer sur Entrée et redémarrer.

Les additions sont installées ! Pour qu'elles soient prises en compte, vous devrez ensuite redémarrer Ubuntu.

En résumé
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Lancer la machine virtuelle La console, ça se mange ?

La console, ça se mange ?

Installation des additions invité Pourquoi avoir inventé la console ?

Tout au long de la première partie du livre, nous avons passé notre temps à découvrir en douceur Linux, son bureau et son interface graphique. Par rapport à d'autres systèmes d'exploitation comme Windows, c'est un peu dépaysant au début, mais mine de rien, on retrouve beaucoup de concepts similaires. Je pense donc que vous n'aurez plus besoin de moi pour être capables de manipuler correctement l'interface graphique.

Les choses intéressantes commencent maintenant. C'est à partir d'ici qu'un utilisateur classique de Windows met les pieds dans un environnement totalement nouveau. Vous ne pouvez pas avoir d'a priori, et il y a de fortes chances que ce soit un domaine de l'informatique que vous n'ayez jamais approché (non, non, DOS ne compte pas).

Vous n'avez pas idée de la richesse quasi-infinie offerte par la console. Personne ne peut d'ailleurs prétendre la maîtriser entièrement, c'est vous dire ! Vous aurez donc toujours quelque chose à découvrir. :-)

Pourquoi avoir inventé la console ?

La console, ça se mange ? La console, la vraie, celle qui fait peur

Pourquoi avoir inventé la console ?

Avant de vous lancer à corps perdu dans l'océan de la console, ce chapitre va vous enseigner les rudiments de survie pour éviter la noyade. Parce que bon, ce serait dommage que vous vous arrêtiez avant le meilleur moment.

Une console
Une console

On va commencer par répondre à cette question hautement fondamentale :

Mais pourquoi ont-ils inventé la console au lieu de l'interface graphique, d'abord ? C'est quand même plus pratique une interface graphique avec une souris ; c'est plus intuitif ! C'est juste pour faire pro, faire compliqué pour faire compliqué et s'assurer que l'informatique reste seulement à la portée de quelques initiés ? Pourquoi ne pas avoir supprimé la console ? C'est archaïque ! (ce sont les questions que vous devez vous poser, je me trompe ?)

Que nenni ! Il y a une explication à tout ; voici une réponse point par point.

Pourquoi avoir inventé la console d'abord, au lieu de l'interface graphique ?

Pour ça, je vous ai mis la puce à l'oreille dès le premier chapitre. La réponse est : parce qu'on n'avait de toute façon pas le choix ! Les débuts de l'informatique et de la console remontent aux débuts des années 70, à une époque où un écran 2 couleurs était un luxe inimaginable et où la puissance de calcul de ces ordinateurs était cent fois plus faible que celle de la calculatrice Casio de ma petite sœur. Bref, vous voyez le genre.
On ne dirait pas comme ça, mais gérer une interface graphique avec plusieurs couleurs ainsi qu'une souris et un certain nombre de fonctionnalités avancées qui vous paraissent aujourd'hui « normales », ça demande de la puissance ! La console était donc à cette époque la seule façon d'utiliser un ordinateur.

L'interface graphique avec la souris, c'est quand même plus intuitif !

Alors là, tout à fait d'accord avec vous. On dira ce qu'on voudra, mais la console n'est PAS intuitive. Quand on débute en informatique, il est de loin plus simple d'appréhender l'interface graphique. En revanche, je suis aujourd'hui persuadé que l'interface graphique de Linux (que ce soit KDE, Unity ou une autre) est aussi intuitive que celle de Windows et de Mac OS. Ça n'a pas toujours été forcément le cas, mais un débutant total en informatique n'aura pas plus de mal à appréhender l'interface graphique de Linux que celle de Windows ; ça, j'en suis totalement convaincu.

Est-ce que c'est juste pour faire pro, inutilement compliqué ?

Les commandes de la console vont peut-être vous sembler être du chinois les premiers temps, et vous allez vous demander à coup sûr si cet amas de lettres vide de sens n'est pas là juste pour faire en sorte que le moins de monde possible puisse utiliser la console (sous-entendu : « Seuls les programmeurs qui ont inventé la console devraient pouvoir l'utiliser. »). Ça, par contre, c'est totalement faux. Tout a été minutieusement pensé, et ce dès les années 60.

Pourquoi ne pas avoir supprimé la console ? C'est archaïque !

Depuis l'invention de l'interface graphique, on pourrait se demander pourquoi on n'a pas supprimé la console (sous-entendu : « Elle ne sert plus à rien »). C'est là que beaucoup se trompent complètement : on met un peu de temps à s'y faire, mais quand on sait s'en servir, on va beaucoup plus vite avec la console qu'avec l'interface graphique. C'est même pire en fait : vous vous rendrez compte à un moment qu'il y a des choses que seule la console peut faire et qu'il serait de toute façon vraiment inutile de recourir à une interface graphique pour les effectuer.

Un exemple ? En mode graphique, allez dans un répertoire qui contient beaucoup de fichiers en tout genre : des fichiers texte, des images, des vidéos… Vous voudriez savoir combien il y a d'images JPEG dans ce dossier : pas facile hein ? :-D
En console, en assemblant quelques commandes, on peut obtenir ce résultat sans problème !

ls -l | grep jpg | wc -l
510

La première ligne est la commande que j'ai tapée, la seconde le résultat. Il y avait donc 510 images JPEG dans le dossier, et on a obtenu le résultat en moins d'une seconde !
On peut même faire encore plus fort et enregistrer directement ce nombre dans un fichier texte :

ls -l | grep jpg | wc -l > nb_jpg.txt

… et on peut aussi envoyer le fichier nb_jpg.txt sur Internet par FTP ou à un ami par e-mail, le tout en une ligne !
La console n'est donc pas morte et n'a pas du tout prévu de l'être !

La plupart des commandes de la console de Linux sont des « copies » d'Unix, ce vieil OS dont je vous ai parlé au tout début, ancêtre parmi les ancêtres. N'allez pas croire que les programmes d'Unix ont été copiés ou « piratés » par Linux ; c'est juste que leur mode d'emploi est le même. Les programmes ont été réécrits par un groupement de programmeurs issus de ce qu'on appelle le projet GNU.
Ce projet a fusionné au bout de quelque temps avec le cœur du système d'exploitation Linux pour donner au final GNU/Linux, qu'on écrit en pratique juste « Linux » car c'est plus court. Mais tout ça, je vous l'ai déjà dit dans le premier chapitre.

L'avantage ? Les commandes n'ont pas bougé et ne bougent pas depuis l'époque d'Unix (soit depuis les années 60). Ce sont les mêmes. Quelqu'un qui utilisait Unix dans les années 60 est capable de se débrouiller avec un Linux d'aujourd'hui. Et il y a fort à parier que ce sera pareil pour les nombreuses années à venir. Vous avez donc juste à apprendre à vous en servir une fois. O.K., il y aura du boulot, mais après ce sera quelque chose qui pourra vous servir toute votre vie !

Ouvrir une console sous MAC OS X
Ouvrir une console sous MAC OS X
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La console, ça se mange ? La console, la vraie, celle qui fait peur

La console, la vraie, celle qui fait peur

Pourquoi avoir inventé la console ? La console en mode graphique

La console, la vraie, celle qui fait peur

Bien : il s'agit maintenant de savoir comment approcher la Bête. La question est donc : comment accède-t-on à la console dans son beau Linux depuis son KDE / Unity / XFCE / insérez le nom de votre gestionnaire de bureau ici ?

Les moyens sont variés, très variés. Il y a donc le choix, un peu comme partout sous Linux me direz-vous.

Nous allons commencer par la solution la plus « basique » et que vous utiliserez probablement le moins souvent. Elle vous permet d'accéder à la vraie console (si tant est qu'il y ait une « vraie » console) en pressant une combinaison de touches.

Je vais supposer que vous vous êtes connectés, c'est-à-dire que vous avez entré votre login et votre mot de passe. Vous êtes donc sur votre gestionnaire de bureau, ici Unity (figure suivante).

Gestionnaire de bureau Unity
Gestionnaire de bureau Unity

Vous trouvez qu'il y a trop de couleurs ? Que ça manque de mots compliqués ?
Pas de problème ! Voici les raccourcis à connaître pour accéder à la console :

Pour tester, tapez Ctrl + Alt + F1.
Votre écran va peut-être clignoter quelques instants ; ne paniquez pas. Vous allez ensuite entrer en mode console plein écran (figure suivante).

Mode console plein écran – C'est beau, hein ?
Mode console plein écran – C'est beau, hein ?
Le login

Vous ne pouvez pas utiliser tout de suite la console : il faut d'abord vous logger. C'est ce que vous demande la dernière ligne :

mateo21-desktop login:

mateo21-desktop : c'est le nom que vous avez donné à votre ordinateur lors de l'installation. Votre ordinateur se présente et vous rappelle où vous êtes, en quelque sorte.
Ça a l'air inutile comme ça, mais avec Linux on peut se connecter à un autre PC facilement en console (on en parlera plus loin), et parfois on ne sait plus si on est dans la console de son PC ou dans celle d'un autre.

Bon, entrez votre login ; dans mon cas c'est mateo21.

On vous demande ensuite votre mot de passe :

Password:

Là, vous rentrez votre mot de passe. Dans mon cas c'est ooops euh… j'ai rien dit.

Ne soyez pas étonnés si les lettres que vous tapez n'apparaissent pas. En fait, il n'y a même pas d'étoiles qui s'affichent à l'écran. Cela permet d'éviter qu'une personne derrière vous compte le nombre de caractères de votre mot de passe (euh oui, sous Linux on est un peu parano).

Si tout va bien, vous devriez voir l'écran de la figure suivante.

Mode console après connexion
Mode console après connexion

La console devrait afficher en bas une ligne similaire à celle-ci :

mateo21@mateo21-desktop:~$ _

C'est bon, vous y êtes. :-)

Les différentes consoles

Sous toute machine Linux, il y a donc non pas une mais six consoles qui fonctionnent en simultané (d'où les six raccourcis différents de Ctrl + Alt + F1 à Ctrl + Alt + F6).

Vous pouvez savoir dans quel terminal vous êtes lors du chargement : il est en effet marqué « tty1 » si vous êtes sur le terminal n°1. Regardez de plus près mon image (figure suivante).

Console « tty1 »
Console « tty1 »

L'information est un peu cachée mais elle est là.
Au pire, vous changez de terminal jusqu'à retrouver celui sur lequel vous êtes ; dès que vous en avez marre, vous pouvez retourner au mode graphique avec Ctrl + Alt + F7.