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Tutoriel : Rédigez des documents de qualité avec LaTeX

Table des matières

Rédigez des documents de qualité avec LaTeX
Qu'est-ce que LaTeX ?
LaTeX, quésaco ?
Word versus LaTeX
LaTeX et les publications
Historique rapide
Installer LaTeX
De quels logiciels avons-nous besoin ?
L'installation typique
Installation sur Windows
Installation sur Mac OS
Installation sur Linux
Structurer son premier document
La compilation
Rédaction d'un document simple
Types de documents et caractères spéciaux
Les packages
La philosophie des packages
Comment s'en servir ?
Comment installer un package ?
Maîtriser sa mise en page (1/2)
Structure des documents
Page de garde
Alignements de texte et sauts
Maîtriser sa mise en page (2/2)
La forme de votre publication
Marges et interlignes
Les listes
Les styles
Les polices
Graisse, style, taille
Couleur
Les packs de polices
Les notes
Citation, code brut et URL
Minipage et texte encadré
Notes de bas de page, références internes
TP 1 – Mise en page de la Déclaration universelle des droits de l'homme
Les consignes
La correction
Aller plus loin
Les figures
Les différents formats d'images
Insertion d'images et de figures
Les flottants
Les tableaux
Structure type d'un tableau
Fusion de cellules
Autres paramètres applicables à un tableau
Les mathématiques
Saisir une expression mathématique
Fonctions usuelles
Les intégrales
Les systèmes d'équations
Les matrices
Mise en forme de théorèmes, lemmes…
Flèches, symboles étirables et espaces
Sommaire et index
Tables des matières
Tables des figures et tableaux
Les index
La bibliographie
Principe d'une bibliographie
La base de données
Mise en place de la bibliographie
TP 2 – Rédaction d'un article présentant le théorème de Pythagore
Les consignes
La correction
Être plus à l'aise avec LaTeX
Les caractères spéciaux
Environnement mathématique
Autres caractères spéciaux
Liste des packages
La liste
Petite astuce
Les gabarits
La classe article
La classe report
La classe book
La classe letter
Mémento
Les essentiels
La commande \documentclass
Les éléments de mise en page
Les polices
Les notes
Les figures
Les tableaux
Les mathématiques
Les tables
Index
Bibliographie
Aller plus loin
Typographie et encodage
Les cours d'approfondissement
Les incontournables
Beamer
Les interfaces graphiques alternatives

Rédigez des documents de qualité avec LaTeX

LaTeX ? Mais que vient faire le LaTeX sur un site de tutoriel informatique ? C'est un langage ? A quoi sert il ?

Telles sont les questions que peuvent éveiller chez vous la lecture du titre de ce tutoriel. LaTeX est un langage informatique permettant de mettre en page des documents de la manière la plus professionnelle qui soit. Ce langage a été conçu pour rendre la création de document facile pour l'auteur d'un coté, et produire des documents lisibles et clairs du côté des lecteurs. Les documents produits sont la plupart du temps au format pdf.

Les documents créés en LaTeX respectent les standards de l'édition et de l'imprimerie, tout en étant optimisés pour l'affichage de formule mathématiques, faisant de ce langage un outil de choix pour les scientifiques et les éditeurs (il est à noter que dans certains laboratoires de recherche, Word est interdit et seul LaTeX est utilisé).

Les documents produits sous LaTeX sont souvent sobres mais extrêmement lisibles, en voici quelques exemples :

un sommaire en LaTeXun sommaire en LaTeX

insertion d'image en LaTeXinsertion d'image en LaTeX

Maths en LaTeXMaths en LaTeX

Ce cours est conçu pour vous apprendre le langage LaTeX à partir de zéro et faire de vous des Jedis de la mise en page, il comportera trois parties durant lesquelles vous apprendrez à :

Toutes les fonctions utiles seront détaillées, le but étant de vous permettre d'être réellement à l'aise avec LaTeX à la fin de ce tutoriel, raison pour laquelle ce tutoriel sera ponctué d'exercices variés.

Je vous attends avec mon sabre laser et mon clavier dans le premier chapitre. ^^

Image utilisateurCe cours vous plaît ?

Si vous avez aimé ce cours, vous pouvez retrouver le livre "Rédigez des documents de qualité avec LaTeX" du même auteur, en vente sur le Site du Zéro, en librairie et dans les boutiques en ligne. Vous y trouverez ce cours adapté au format papier avec une série de chapitres inédits.

Plus d'informations

Qu'est-ce que LaTeX ?

LaTeX, quésaco ?

LaTeX, vous en avez déjà entendu parler, mais ce nom vous intrigue. À quoi sert-il ? Est-il réellement utile ? Quels sont ses avantages et inconvénients ? Pourquoi a-t-il été créé, et quelle est son histoire ?

Toutes ces questions trouveront leurs réponses dans ce chapitre. Du rôle de LaTeX dans l’avancée du journalisme scientifique à ses caractéristiques techniques, en passant par un court portrait de ses créateurs, cette introduction vous apportera d'intéressantes informations culturelles et techniques. Bien entendu, nous verrons quelques exemples de la mise en page qu’il permet, afin de mieux comprendre les capacités de ce langage (car c’en est un). Et tout vous sera expliqué à partir de… zéro.

LaTeX, quésaco ?

Qu'est-ce que LaTeX ? Word versus LaTeX

LaTeX, quésaco ?

Le logo de LaTeX
Le logo de LaTeX

LaTeX est un langage créé pour séparer le fond de la forme lors de la création d'un document ou d'une publication. Plus clairement, l'auteur tape des instructions dans une sorte de bloc-notes et structure son texte grâce à des mots et des commandes propres à LaTeX. Par exemple, l'auteur peut indiquer à LaTeX de placer la première partie de son texte en gras, et une autre en italique. En somme, il décrit comment il veut hiérarchiser l'information. Ensuite, son code est traité par un logiciel : LaTeX choisit alors les meilleurs agencements et la disposition optimale pour chacun des éléments du document.

En résumé, LaTeX est un langage de description donnant à l'auteur les moyens d'obtenir des documents mis en page de façon professionnelle sans avoir à se soucier de leur forme. La priorité est donnée à l'essentiel : le contenu.

Un soin tout particulier a été consacré à l'élaboration de commandes permettant d'écrire très facilement d'impeccables formules mathématiques. La figure suivante est un exemple de rendu d'une formule compliquée, qui n'a pourtant requis qu'une seule ligne de code LaTeX. Cette spécificité et cette facilité d'écriture des formules font de LaTeX un outil très diffusé dans le monde scientifique.

Une formule
Une formule
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Qu'est-ce que LaTeX ? Word versus LaTeX

Word versus LaTeX

LaTeX, quésaco ? LaTeX et les publications

Word versus LaTeX

Nous allons maintenant développer les différences entre LaTeX et Word à travers un comparatif global de leurs caractéristiques, suivi d'un résumé traitant des avantages que présente LaTeX.

Comparatif général

Que ce soit dans le cadre de votre travail ou de celui de vos études, vous avez sûrement déjà été confronté à la lourde et ingrate tâche que représentent l'écriture et la mise en page de longs rapports. Rédiger un document de plus de 15 pages demande déjà un grand travail et, bien souvent, la mise en page sur Word donne du fil à retordre.

La cause principale ? L'utilisateur doit gérer à la fois le fond et la forme sur un logiciel fonctionnant comme Word. Trop souvent, il s'enlise dans ces manipulations et perd du temps.

Concrètement, les modifications deviennent vite un cauchemar une fois qu’on a sélectionné et modifié des dizaines de petits éléments. Cela n'est qu'un exemple, mais dans vos publications, vous avez sûrement déjà eu besoin de :

  1. mettre en page des images ;

  2. légender les figures ;

  3. écrire des formules mathématiques (sous Word, c’est extrêmement fastidieux) ;

  4. dessiner des schémas ;

  5. créer des tableaux.

Autant de tâches indispensables, mais qui prennent du temps (même si elles sont faites dans les règles de l'art), à un point tel que nous pouvons avancer que, pour un utilisateur expérimenté, le temps consacré à la rédaction représente moins de 50 % du temps passé sur un long document.

C'est à partir de ce constat que naît l'intérêt de LaTeX. LaTeX n'est pas un traitement de texte du même type qu’OpenOffice et Word. OpenOffice et Word sont ce qu’on appelle des WYSIWYG (what you see is what you get = ce que vous voyez est ce que vous obtenez). Ils vous permettent de mettre en gras votre texte en le sélectionnant et en cliquant sur le bouton gras : vous voyez alors votre texte en gras.

La figure suivante vous montre la différence de présentation entre LaTeX (à gauche) et Word (à droite).

LaTeX vs WordLaTeX vs Word

J'insiste là-dessus : LaTeX ne se comporte et ne s’utilise pas de la même façon que Word. Une fois que vous aurez choisi quel type de publication vous écrivez (livre, article, C.V., lettre…), vous n'aurez plus qu'à taper votre texte au kilomètre dans son éditeur, en mettant en avant les paragraphes, les titres, ou les mots importants de la manière suivante (ici, un morceau de texte est mis en italique) :

La liberté consiste à pouvoir faire \textit{tout ce qui ne nuit pas} à autrui…

LaTeX, à partir de votre texte, créera une mise en page lisible et adaptée, mettra en valeur vos mots en gras, vos titres, vos images et légendes. De façon plus large, c'est un langage créé pour respecter les normes éditoriales et typographiques, qui vous permet d'écrire sans avoir à vous soucier de la mise en page. L’idée de taper des balises et des commandes en plein milieu du texte peut sembler étrange au début, mais vous découvrirez très vite qu’elle simplifie la vie.

Une attention toute particulière a été apportée à la simplification de l'écriture des formules mathématiques et autres expressions scientifiques, souvent enfantées dans la douleur avec des outils comme l'éditeur d'équations de Word. Nous apprendrons bien entendu à maîtriser cette partie de LaTeX.

Les avantages de LaTeX

Il est possible que dans un élan de folie, un auteur estime un élément de mise en page peu adapté ou souhaite simplement changer la police d'un titre. Le voilà donc face à un problème déjà suggéré plus haut : comment modifier un style de titre présent sur 60, 100 voire 200 pages ? Si certains outils WYSIWYG ont eux aussi apporté une solution à ce problème, sachez qu’avec LaTeX, il vous sera possible de changer les caractéristiques de tous vos titres en une fois, de sorte que votre modification soit appliquée sur toutes les pages.

En réalité, avec LaTeX, tout est modifiable, tout est paramétrable. Le logiciel vous donnera une base par défaut propre et structurée pour mettre en page vos publications, mais vous serez libre de modifier les moindres marges, alignements et styles selon vos désirs. Que du bonheur !

Si nous devions lister d'autres qualités de LaTeX, nous pourrions citer en vrac :

LaTeX et la rétrocompatibilité

Rétrocompatibiliquoi ? La rétrocompatibilité, c’est la capacité qu'a un logiciel de produire des fichiers lisibles par ses versions précédentes qui n’ont pas été mises à jour. Vous avez sûrement déjà été confronté au problème causé par une différence de version avec une présentation sur PowerPoint. Si vous n'avez jamais eu le souci sous PowerPoint, vous l'avez probablement rencontré sous Word : un changement de PC peut miraculeusement décaler tous les paragraphes de votre cher rapport et rendre tous les schémas illisibles (l'expérience prouve que l'individu lambda se sent très bête dans ce genre de cas). Ces deux problèmes sont dits de rétrocompatibilité, causés par des logiciels ne produisant pas des fichiers compatibles avec leurs versions précédentes.

Sur LaTeX, ce genre de complication ne survient que très rarement. Un document écrit sur un ordinateur A aura, dans la grande majorité des cas, exactement le même rendu sur un ordinateur B, quelle que soit la version de LaTeX utilisée et le système d'exploitation (Linux, Windows, Mac OS…).
Ajoutons à cela qu'il est souvent possible de produire avec LaTeX des documents en PDF, un format international de mise en page, connu pour ne pas déformer les documents et présenter le même rendu à peu près sur toutes les machines.

Suffisamment appréciable pour être noté, n'est-ce pas ?

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LaTeX, quésaco ? LaTeX et les publications

LaTeX et les publications

Word versus LaTeX Historique rapide

LaTeX et les publications

Nous venons de traiter les points qui font de LaTeX un langage de qualité, à savoir :

  1. la rétrocompatibilité ;

  2. la création de PDF ;

  3. la possibilité de lire ses documents sur tous les systèmes d'exploitation ;

  4. la présence d'outils permettant la modification rapide de l'ensemble des éléments formant la mise en page ;

  5. la possibilité de passer (enfin) plus de temps à écrire du contenu qu’à le mettre en forme.

Autant d'avantages qui ont fait de LaTeX le chouchou du monde de l'édition et du monde scientifique… Tant et si bien que bon nombre d'ouvrages sont édités en LaTeX, des professionnels de ce langage se faisant payer par des maisons d’édition pour mettre en page des livres de manière irréprochable.
Nous allons nous pencher sur les applications de ce langage dans les publications et le milieu scientifique.

LaTeX dans les publications scientifiques
Les Livres du Zéro sont écrits en LaTeX
Les Livres du Zéro sont écrits en LaTeX

Point important : les scientifiques communiquent essentiellement entre eux grâce à des articles. Ces articles sont la plupart du temps écrits en LaTeX. Ces publications sont légion et chaque semaine, des dizaines de revues scientifiques trient, sélectionnent et mettent en page des articles traitant des innovations et découvertes récentes. En somme, si la science fait avancer le monde, LaTeX est à l'heure actuelle son format de prédilection.
D'ailleurs sachez que les « Livres du Zéro » sont écrits en LaTeX (y compris ce livre que vous tenez dans les mains !) (figure suivante), comme la majorité des fascicules et livres de cours que vous avez pu consulter par le passé.

LaTeX dans le monde de l’éducation

Je suis actuellement étudiant à l'université de Bordeaux 1 : sachez qu'à partir de la première année de Master, dans certaines matières (notamment la physique et les maths), il est obligatoire de rendre ses rapports de stage, mémoires et autres textes au format LaTeX. Il est également utilisé de façon extrêmement fréquente dans les laboratoires de recherche grâce à l'aspect pratique du format PDF (il est facile à exporter et à lire sur les ordinateurs de tous les pays).

LaTeX et les présentations

Notez que LaTeX permet non seulement de faire des rapports, mais aussi de créer des présentations contenant des slides (diapositives) de qualité incomparable, et bien plus encore ! Mais nous en parlerons plus loin dans ce livre.

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Word versus LaTeX Historique rapide

Historique rapide

LaTeX et les publications Installer LaTeX

Historique rapide

Difficile d'enseigner un langage informatique sans survoler rapidement les raisons de sa création et les C.V. (généralement fort bien remplis) de ses pères. Nous allons ici développer l’historique de LaTeX.

Tout commence avec la création du langage TeX par Donald Erwin Knuth (chercheur américain en informatique, né en 1938), déclenchée en 1977 par un ras-le-bol de l’inélégante mise en page de ses articles mathématiques publiés par l’American Mathematical Society.

Comme souvent dans le monde informatique, un besoin a été la raison de l’innovation, en l'occurrence : TeX. Le langage avait été conçu non pas pour produire de beaux documents, mais pour accroître la lisibilité et optimiser l'insertion de formules mathématiques.

Nous ne sommes pas des typographes, ni des experts de la mise en page, mais ceux qui ont participé à la création de TeX le sont, et ils ont créé un ensemble cohérent de commandes permettant à l'utilisateur d'obtenir un résultat professionnel.

LaTeX est une surcouche de TeX et n'a été créé que plus tard, plus exactement en 1985 par Leslie Lamport (chercheur en informatique américain, né en 1941). TeX, bien que révolutionnaire, était relativement compliqué à utiliser. LaTeX permit une simplification énorme de bon nombre de tâches grâce à des macros intégrées au programme.

Les pères de LaTeX : Donald Knuth à gauche, Leslie Lamport à droite.

Donald Knuth
Donald Knuth

Licence CC - Jacob Appelbaum

Leslie Lamport
Leslie Lamport

Licence Libre

La dernière évolution majeure est LaTeXe, c'est celle avec laquelle nous allons travailler dans ce cours.

LaTeX est un logiciel libre, vous pouvez donc à votre guise le distribuer, vous amuser à modifier son code (pour autant que cela vous amuse), vendre des millions de copies dans l'optique de dominer le monde… du moment que votre logiciel ne reprend pas le nom « TeX » (c'est écrit dans la licence de TeX).

En résumé
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LaTeX et les publications Installer LaTeX

Installer LaTeX

Historique rapide De quels logiciels avons-nous besoin ?

Le chapitre précédent vous a permis de vous familiariser avec les caractéristiques de LaTeX et quelques-unes des raisons qui ont fait son succès.

Ce deuxième chapitre traite de façon détaillée de l'installation des logiciels permettant d'utiliser LaTeX sur votre machine. LaTeX étant libre, de nombreux environnements graphiques ont été développés, le choix est vaste et vous pourrez trouver des dizaines de méthodes et de logiciels permettant d'installer un éditeur LaTeX.

N'ayez crainte, les environnements sont différents, mais à l'intérieur, ces logiciels utilisent le même noyau dur (TeX, dont nous avons parlé dans le chapitre 1). En conséquence, un texte tapé sous Windows via un éditeur quelconque pourra être lu et modifié avec d'autres logiciels et environnements (par exemple sur des logiciels conçus pour Mac ou Linux).

De quels logiciels avons-nous besoin ?

Installer LaTeX L'installation typique

De quels logiciels avons-nous besoin ?

Dans cette sous-partie, notre regard se porte sur ce que nous souhaitons obtenir grâce à LaTeX. En l'occurrence, nous souhaitons (et parviendrons à) créer des documents en PDF et en PostScript.

Qu'est-ce que PostScript ?

C'est un format de fichier rendant possible sa lecture par des imprimantes sans l'intermédiaire d'un PC, chose que les PDF ou les documents générés par Word ne permettent pas. Offrant beaucoup d'avantages, il est très utilisé au sein des laboratoires de recherche. Vous n'aurez normalement pas grand besoin d'utiliser des fichiers au format PostScript pour vos publications, néanmoins, certains chercheurs et éditeurs en sont de grands fans et ne jurent que par lui. Nous apprendrons donc à manipuler ce format.

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Installer LaTeX L'installation typique

L'installation typique

De quels logiciels avons-nous besoin ? Installation sur Windows

L'installation typique

Une installation classique de LaTeX comporte trois éléments.

Comme dit ci-dessus, vous pouvez choisir de ne pas utiliser d'éditeur LaTeX et d’employer à la place un éditeur de type Bloc-notes, ou de faire usage d’outils de coloration de texte plus évolués. Les éditeurs LaTeX colorent le code (ce qui le rend beaucoup plus lisible) et vous permettent, via des raccourcis et des fenêtres vous informant des bugs, de faciliter la production de documents.
De la figure suivante à la figure suivante, vous pouvez voir le même code, tapé respectivement dans un éditeur de texte simple (Bloc-notes), dans un éditeur de texte avec coloration (Notepad++, avec lequel les habitués de la programmation web auront sûrement beaucoup d'affinités) et pour finir, dans un éditeur LaTeX (TeXnicCenter).

Bloc-notesBloc-notes

Notepad++Notepad++

TeXnicCenterTeXnicCenter

Par la suite, nous utiliserons un éditeur LaTeX.

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De quels logiciels avons-nous besoin ? Installation sur Windows

Installation sur Windows

L'installation typique Installation sur Mac OS

Installation sur Windows

Notre installation logicielle pour LaTeX sur Windows se déroulera en trois temps, je vais vous les détailler.

MiKTeX, la distribution LaTeX

Tout d'abord nous allons installer MiKTeX, une des distributions LaTeX disponibles pour Windows. Pour l'installer, la procédure est plutôt simple, mais elle vous demandera de la minutie.

Choix du dossier de destination
Choix du dossier de destination
Ghostscript et Adobe Reader, vos lecteurs de PostScript et de PDF

Il est temps d'installer un lecteur de PostScript ainsi qu'un lecteur de PDF sur votre ordinateur, de sorte que vous puissiez :

Ghostscript

Pour ce qui est des PS, téléchargez le logiciel Ghostscript sur telecharger.com : Télécharger Ghostscript.

Lancez le gestionnaire d'installation, cliquez sur Setup, vérifiez que l'emplacement où il propose de s'installer vous plaît puis cliquez sur Install.

Adobe Reader

Les PDF se lisent la plupart du temps avec Adobe Reader (mais il existe beaucoup d'autres logiciels capables de lire des PDF). Ce logiciel est souvent présent par défaut sur les ordinateurs de bureau. Si ce n'est pas le cas, vous pourrez l'obtenir lui aussi sur telecharger.com : Télécharger Adobe Reader.

Sa procédure d'installation est aussi simple que celle de Ghostscript, elle ne comporte aucun piège.

Bravo ! Vous venez d'installer Ghostscript et Adobe Reader.

TeXnicCenter, l'éditeur LaTeX

TeXnicCenter sera votre éditeur LaTeX, vous avez d’ailleurs pu voir une capture d'écran de ce programme dans le paragraphe traitant des logiciels nécessaires. Pour l'installer, il vous faudra d'abord aller le chercher sur le site officiel : Télécharger TeXnicCenter.

C'est le premier lien, nommé « TeXnicCenter Installer » qui nous intéresse, cliquez dessus, il vous permettra de lancer le téléchargement du gestionnaire d'installation. Une fois que c'est fait, démarrez-le.

TeXnicCenter
TeXnicCenter
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L'installation typique Installation sur Mac OS

Installation sur Mac OS

Installation sur Windows Installation sur Linux

Installation sur Mac OS

Utilisateurs de Mac, vous êtes de grands chanceux.

Votre système d’exploitation remporte la palme de l'installation LaTeX la plus simple et agréable. Les détenteurs de Windows viennent de souffrir environ trois heures pour installer toutes les composantes de LaTeX séparées en trois alors que pour vous, tout est rassemblé dans un seul fichier !

Le code web fourni ci-dessous mène au site du projet MacTeX, au sein duquel se trouve un énorme fichier comportant tous les outils utiles à la réalisation d’un projet LaTeX. Le fichier à télécharger se trouve en plein milieu de la page (figure suivante), téléchargez-le sur votre Mac et lancez le gestionnaire d'installation avant de suivre la procédure d’une simplicité enfantine qui vous est proposée : Télécharger MacTeX.

Installation de MacTeX
Installation de MacTeX

Une fois cela fait, vous pourrez démarrer TeXShop, l'éditeur LaTeX pour Mac que nous utiliserons par la suite. Il devrait s'être installé dans votre dossier Applications, libre à vous de faire des raccourcis sur votre bureau.

Une capture d'écran de ce à quoi pourra ressembler votre TeXShop vous est montrée à la page suivante (figure suivante).

TeXShop
TeXShop
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Installation sur Windows Installation sur Linux

Installation sur Linux

Installation sur Mac OS Structurer son premier document

Installation sur Linux

Dans le cadre de cet ouvrage, l'éditeur LaTeX choisi sera Kile (figure suivante) et la distribution LaTeX se nomme TeX Live. Les méthodes d'installation sont pour ce système-ci extrêmement variées et les retours sur la facilité d'installation sur Linux ont été très mitigés. La majeure partie des étudiants utilisateurs de LaTeX sous Linux ont témoigné avoir trouvé beaucoup plus évidente et adaptée l'installation via le gestionnaire de paquets (grâce auquel vous téléchargerez dans un premier temps TeX Live puis Kile). Nous installerons dans le même temps de quoi lire vos fichiers PDF ou PostScript produits.

Comme mentionné plus haut, nous allons utiliser le gestionnaire de paquets (figure suivante).
Dans un premier temps, ouvrez-le. Recherchez et installez tous les paquets contenant les mots suivants :

Une fois ces multiples chargements effectués, vous pouvez vous reposer : votre installation fonctionne.
Voici une capture d'écran du gestionnaire de paquets et une seconde de Kile, l'éditeur LaTeX avec lequel nous allons nous exercer et apprendre à utiliser LaTeX.

Gestionnaire de paquets
Gestionnaire de paquets
Kile
Kile
En résumé
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Installation sur Mac OS Structurer son premier document

Structurer son premier document

Installation sur Linux La compilation

Durant les deux premiers chapitres de ce cours, vous avez découvert l'histoire de LaTeX ainsi que sa nature, et comment effectuer son installation. Ce nouveau chapitre sera pour vous l'occasion d'un premier contact avec les logiciels que vous venez d'installer.

Soyez sûr d'une chose : le plus dur est derrière vous.

Ce chapitre vous permettra d'écrire votre premier document, de l'imprimer et de comprendre comment LaTeX transforme un code informatique ingrat en un document chatoyant.

C'est un chapitre extrêmement important, car il explique les mécanismes essentiels de LaTeX.

La compilation

Structurer son premier document Rédaction d'un document simple

La compilation

Cette partie développe le concept de compilation et vous permettra d'appréhender le fonctionnement global de LaTeX.

Cette portion du cours s'appuie sur un constat : des lignes de code se transforment en une mise en page. Vous pouvez voir sur la capture d'écran ci-dessous (figure suivante) un document écrit via un éditeur LaTeX ainsi que son résultat une fois passé à la moulinette par votre distribution LaTeX.

Éditeur LaTeX et lecteur PDF
Éditeur LaTeX et lecteur PDF

Que s'est-il passé ?

Souvenons-nous du chapitre précédent : nous y avons appris que les éditeurs LaTeX n'étaient pas indispensables, ils ne jouent qu'un rôle pratique. En revanche, nous avons fortement insisté sur le caractère incontournable de l'installation d'une distribution LaTeX. La distribution est la pièce centrale, elle permet de transformer un fichier de lignes de code (ces fichiers sont des .tex) en un fichier imprimable de type PS ou PDF.

Cette transformation s'appelle une compilation. Votre distribution LaTeX transforme votre fichier .tex en un fichier que vous pourrez par la suite utiliser pour vos travaux et publications.

Résumons tout cela.

  1. Le code est écrit dans l'éditeur LaTeX.

  2. La distribution LaTeX le compile.

  3. Le fichier .tex de départ se voit transformé en un fichier .ps, .pdf ou .dvi (un format très peu utilisé).

Le processus de création n'est pas plus compliqué que cela. Pour créer un document, il vous suffira d'écrire votre code au sein de l'éditeur LaTeX et votre distribution LaTeX se chargera du travail de transformation. Pour que le travail d'écriture du code et de compilation soit plus simple, les éditeurs LaTeX sont dotées d'une zone réservée aux raccourcis (pour les caractères spéciaux, par exemple), qui vous permettront d'insérer facilement dans vos écrits des morceaux de code dont vous vous servirez souvent (Nous verrons par la suite que certains accents doivent être traduits en code, et recopiés de façon très fréquente). Une seconde zone, dédiée aux informations liées à la compilation, vous permet de suivre les compilations et d'obtenir des informations sur d'éventuels bugs présents dans vos compositions. En somme, LaTeX communique avec vous pour vous aider à travailler.

Manipulerons-nous uniquement des fichiers .tex, .dvi, .ps et .pdf avec LaTeX ?

Pour rédiger un livre, il faut une bibliographie, un index et tout un tas d'éléments que LaTeX stocke dans des fichiers aux extensions différentes. Pendant la compilation, votre fichier .tex de départ créera donc une multitude de fichiers correspondant à ces besoins. Ne prenez pas peur si votre dossier ne contenant au départ qu'un .tex se voit tout à coup envahi par de multiples fichiers aux extensions étranges.

Nous allons résumer toutes ces informations via un schéma (figure suivante). Je vous conseille vivement de bien le lire, il est souvent pratique de l'avoir à l'esprit.

Le processus de compilation
Le processus de compilation

Si vous avez compris ce schéma, sachez que LaTeX n'a pas un fonctionnement plus compliqué que cela. Il ne nous reste plus qu'à prendre en main les logiciels et à apprendre comment mettre en forme nos textes en utilisant les commandes et le formalisme de LaTeX.

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Structurer son premier document Rédaction d'un document simple

Rédaction d'un document simple

La compilation Types de documents et caractères spéciaux

Rédaction d'un document simple

Dans cette partie, je vais vous aider et vous guider dans l'écriture de votre premier document. Il sera très simple et ne comportera qu'une phrase : « Bonjour, je lis actuellement un cours traitant de LaTeX ! »

Rédaction du fichier .tex

Dans un premier temps, il vous faut ouvrir votre éditeur LaTeX (Kile, TeXShop, TeXnicCenter ou autre). Il est possible que celui-ci vous pose quelques questions simples (pour connaître l'emplacement de votre lecteur de PDF, par exemple), répondez-y.

Votre éditeur est à présent ouvert et vous vous trouvez face à une fenêtre scindée en trois parties : une partie console dans laquelle apparaissent les messages d'information (ainsi que les messages d'erreur), une zone réservée aux barres d'outils, et un espace réservé à la rédaction de votre fichier.

Grâce aux raccourcis disponibles dans la barre de menus, créez un nouveau document.
Cliquez à l'intérieur de la zone réservée à l'édition et recopiez-y le paragraphe ci-dessous.

\documentclass{article}

\begin{document}
Bonjour, je lis actuellement un cours traitant de LaTeX !
\end{document}

Enregistrez ce fichier dans le dossier vide de votre choix en utilisant la barre de raccourcis présente en haut de votre éditeur. Nous l'appellerons bonjour.tex.

Compilation

Nous allons maintenant compiler votre fichier .tex pour le transformer en un autre format (PostScript, PDF ou DVI). Ici, trois cas de figure se présentent selon que vous soyez sous Windows, Mac ou Linux.

Compiler avec Kile (Linux)
Compilation avec Kile (pour les anciennes versions)
Compilation avec Kile (pour les anciennes versions)

Vous pouvez voir sur la capture d'écran ci-dessus (figure suivante) la barre d'outils à votre disposition dans Kile. Pour vous, tout commence par la création d'un fichier DVI que vous transformerez ensuite en fichier PostScript, puis en PDF selon vos besoins.

Pas de manipulation compliquée ici, votre éditeur LaTeX se charge de tout et les fichiers produits par la compilation se trouvent dans le dossier où vous avez enregistré votre fichier .tex.

Compiler en ligne de commande (Linux)

Nous avons vu dans le chapitre précédent que l'éditeur LaTeX n'était pas indispensable. Il vous est possible de créer votre fichier .tex dans un éditeur de texte (Emacs, Vim…) avant de le compiler en ligne de commande.

La procédure est assez simple. Une fois votre fichier enregistré dans un dossier, ouvrez la console et placez-vous dans ce dossier avant d'utiliser l'une ou l'autre des commandes ci-après.

Dans un premier temps, vous pouvez compiler votre fichier bonjour.tex en un fichier bonjour.dvi. Le fichier créé apparaît alors dans le dossier où vous avez enregistré votre fichier d'origine en .tex.

latex bonjour.tex

Vous pouvez ensuite lire votre fichier bonjour.dvi grâce à la commande xdvi et l'imprimer grâce à la commande dvips.

xdvi bonjour.dvi
dvips bonjour.dvi

Vous pourrez par la suite choisir de transformer votre fichier bonjour.dvi en un fichier .ps grâce à la commande dvips (en y ajoutant –o comme vous pourrez le voir plus bas dans l'exemple). La commande ps2pdf vous permettra de transformer votre fichier PostScript en un fichier PDF.

Il vous est tout à fait possible de compiler directement votre fichier bonjour.tex en un fichier bonjour.pdf grâce à la commande pdflatex. La lecture de PDF se fait grâce à la commande xpdf.

Résumons ces commandes par quelques exemples pratiques. Testez ces commandes, elles vous serviront tout au long du cours.

dvips bonjour.dvi -o
ps2pdf bonjour.ps
pdflatex bonjour.tex
xpdf bonjour.pdf
Compiler avec TeXShop (Mac)

Une fois de plus, c'est vous, détenteurs de Mac, qui possédez l'interface la plus minimaliste et la plus simple : il vous suffit de cliquer sur « Composition » tout en ayant sélectionné « LaTeX » dans le menu déroulant à droite du bouton.

Votre éditeur LaTeX se charge de tout et les conversions sont faites de façon automatique.

Sans plus attendre, vous pouvez admirer le résultat de votre compilation dans la fenêtre qui vient de s'ouvrir, ou en allant fouiller dans le dossier où est enregistré votre fichier .tex.

Compiler avec TeXnicCenter (Windows)
Compilation avec TeXnicCenter
Compilation avec TeXnicCenter

Dans votre barre de menu, vous constatez la présence d'un menu déroulant (figure suivante). Ce menu vous permet de choisir entre la compilation d'un fichier .tex en un .dvi et la conversion de ce fichier .dvi en un autre format de fichier.

Le bouton à sa droite sert à lancer les compilations / conversions et le bouton encore plus à droite vous donne les aperçus de vos fichiers.
Les fichiers créés apparaissent dans le dossier où vous avez préalablement enregistré votre .tex.

Les résultats

Ici, deux possibilités s'offrent à vous : soit votre compilation a réussi, vous venez de découvrir comment écrire un document en LaTeX (libre à vous de l'imprimer) et vos logiciels fonctionnent, soit votre éditeur LaTeX vous a renvoyé une erreur… je suis alors au regret de vous annoncer que vous vous êtes trompé lors de l'installation et que vous devez la recommencer.

Vous venez de créer votre premier document, félicitations !

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La compilation Types de documents et caractères spéciaux

Types de documents et caractères spéciaux

Rédaction d'un document simple Les packages

Types de documents et caractères spéciaux

Avant toute chose, sachez que la compilation de documents LaTeX fonctionne toujours de la même manière, vous n'avez plus rien à apprendre de ce côté-là.

Nous allons revenir ici sur le code que nous avons entré dans l'éditeur LaTeX et parler des caractères spéciaux.

Les caractères spéciaux

Comme tout langage de programmation, LaTeX utilise certains caractères pour son usage propre. Dans notre premier document, nous avons utilisé le « \ » pour lui envoyer des ordres. En somme, le « \ » n'est pas simplement recopié par LaTeX, mais interprété.

Ce n'est pas le seul caractère à avoir cette spécificité : ils sont dix et figurent dans le tableau ci-dessous.

Tentez de mettre l'un de ces caractères dans votre texte, il en résultera des erreurs de compilation. Pour signaler à LaTeX que nous ne lui envoyons pas une commande ou que nous ne communiquons pas avec lui en utilisant ces caractères, il suffit de faire précéder les signes d'un backslash (le fameux « \ »). Pour le backslash lui-même, nous utiliserons une commande.

Table des caractères réservés

$

\$

&

\&

%

\%

#

\#

_

\_

{

\{

}

\}

^

\^

\

extbackslash{}

Testons ce tableau ! Entrez le code suivant dans votre éditeur LaTeX, puis enregistrez le .tex avant de le compiler et de le convertir en PDF.

\documentclass{article}

\begin{document}
Bonjour, je lis actuellement un cours traitant de LaTeX !
\$ \& \% \# \_ \{ \} \  \^  \textbackslash{}    

\end{document}

Vous devez obtenir la phrase suivante : « Bonjour, je lis actuellement un cours traitant de LaTeX ! $ & % # _ { }   ^ \ ».

Ce tableau est le premier, mais il y en aura d'autres, pour les accents par exemple. L'ensemble des tableaux de caractères spéciaux est rassemblé au sein d'une annexe volumineuse disponible à la fin du tutoriel (Elle comporte surtout des caractères destinés aux mathématiques).

Types de documents et portions de texte

Nous allons ici décortiquer les trois lignes de code dont nous n'avons pas encore parlé.

Les portions de texte

Dans nos deux premiers exercices, nous avons entouré notre texte d'un couple de commandes.

\begin{document}
\end{document}

Ces deux commandes délimitent le début et la fin de ce que nous appellerons un environnement. Ici, cela revient à dire que nous commencerons toujours un document par \begin{document} et que nous écrirons du texte avant de terminer le document par \end{document}.

De façon plus large, nous pourrions vouloir insérer un poème ou une recette dans un texte. Il nous suffirait alors d'écrire \begin{recette} puis la recette avant de fermer avec \end{recette}. Ce qui pourrait nous donner le code ci-dessous (ce n'est qu'un exemple fantaisiste).

\begin{document}
\begin{recette}
Ma recette, bla, bla bla.
\end{recette}
\begin{texte}
Mon joli texte, bla, bla bla.
\end{texte}
\end{document}

La commande \begin ouvre un environnement tandis que \end le ferme. Le type d'environnement se voit entouré d'accolades et les options qui lui sont rattachées sont entre crochets (nous en utiliserons tout au long de ce tutoriel).

En résumé, délimiter un environnement revient à écrire un code du même type que celui ci-dessous.

\begin{type}[options]
Bla,bla
\end{type}

Nous apprendrons les noms et l'utilité des différents environnements au fil du cours.

Les types de documents

La première ligne de nos deux exercices n'a pas encore été analysée : elle contient pourtant une information capitale. Tout d'abord, réaffichons cette ligne, je vous expliquerai tout ensuite.

\documentclass{article}

Une traduction approximative de la commande nous donne quelque chose qui ressemble à ceci : ce document est un article, probablement scientifique. Ici aussi, nous écrivons le type entre les accolades.

Cette commande sert en fait à expliquer à LaTeX que la publication que nous sommes en train de produire est un article. Ceci dans le but que LaTeX mette en page l'intégralité du contenu afin qu'il respecte les normes de typographie et de mise en page d'un article parfaitement présenté.

Pour écrire un roman, je fais comment ?

Tout simplement, vous remplacez le type de document par book. Il existe plusieurs types de documents, je vous cite ici les principaux dans un tableau.

Type de document

article

Article (sous-entendu scientifique)

book

Livre

letter

Lettre

report

Rapport (stage, thèse…)

Peut-on là aussi spécifier des options ?

Absolument, nous verrons dans la suite du cours certaines options dédiées à certains types de document. La formulation des options se fait selon la syntaxe suivante :

\documentclass[options]{type}
En résumé
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Rédaction d'un document simple Les packages

Les packages

Types de documents et caractères spéciaux La philosophie des packages

Votre apprentissage des mécanismes élémentaires de LaTeX est terminé. Vous savez à présent ouvrir et rédiger des fichiers source en .tex et les compiler de façon à obtenir des documents aux formats PDF, PostScript et DVI.

Nous avons également pu constater que pour expliquer à LaTeX ce que nous attendons de lui, nous utilisons des commandes et des lignes de code. Ces différentes commandes et leurs applications seront étudiées dans les parties 2 et 3.

Ce chapitre est le dernier chapitre théorique. Nous allons ici répondre à une question importante : si LaTeX ne sait pas faire quelque chose (mettre du texte en couleur, par exemple), comment changer cela ?

Nous allons répondre à cette question en introduisant la notion de « package », notion centrale et omniprésente dans l'univers LaTeX.

La philosophie des packages

Les packages Comment s'en servir ?

La philosophie des packages

Les habitués de l'informatique connaissent assez bien la signification des mots « extension », « package » et « plugin ». Ces éléments sont présents dans de nombreux programmes et dans cette partie, nous allons tenter de développer le concept de « package » pour ceux à qui il n'est pas familier.

Imaginons votre installation LaTeX comme une cuisine équipée. Vous pouvez cuire des aliments, poser des objets sur le plan de travail, etc. En bref, cette pièce peut vous rendre certains services tout comme LaTeX nativement vous permet d'écrire du texte simple (c'est ce que nous avons pu voir dans le chapitre précédent).

Vous vous préparez un plat et avez besoin d'un couteau pour le cuisiner, or ce couteau ne fait pas partie des outils fournis par la personne qui a conçu votre cuisine. C'est un problème. Il est nécessaire pour vous d'aller chercher quelque part cet outil, afin de l'apporter dans votre cuisine pour vous permettre d'atteindre votre objectif : découper ce que vous vouliez découper.

Dans le cas de LaTeX, des outils ont été créés dans le but de pallier certains manques et d'implanter de nouvelles fonctions. Grâce à ces derniers, l'univers LaTeX permet de réaliser chaque jour de nouvelles choses. Ces outils sont appelés « packages », et tout un chacun peut en créer ainsi que les diffuser.

Si jamais un package vient à manquer, vous irez le chercher sur l'internet et l'utiliserez ensuite (gardez la métaphore du couteau en tête, quand un outil manque, il suffit d'aller le chercher).

En tant qu'utilisateur de LaTeX, vous serez fréquemment amené à utiliser des packages. En résumé, deux possibilités s'offrent à vous lorsque vous souhaiterez en manipuler un :

Ces tâches sont très simples et nous allons apprendre dans la suite de ce chapitre à installer et utiliser les packages de LaTeX.

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Les packages Comment s'en servir ?

Comment s'en servir ?

La philosophie des packages Comment installer un package ?

Comment s'en servir ?

Même si nous allons ici apprendre à installer des packages, ce n'est pas l'objectif principal de ce chapitre. Des millions d'utilisateurs avant vous ont conçu des documents à l'aide de LaTeX et rendu certains packages incontournables. C'est la raison pour laquelle ils sont aujourd'hui souvent installés par défaut avec votre distribution LaTeX (de la même manière que vous ne vous installeriez pas dans une maison sans meubles, les utilisateurs de LaTeX préfèrent installer dès le début les éléments essentiels leur permettant de travailler confortablement).

Cette partie va vous apprendre à manipuler les packages.

Pour utiliser un package avec LaTeX, nous procéderons en deux étapes. Dans un premier temps, nous communiquerons à LaTeX, au moyen d'une commande, que nous travaillerons avec tel ou tel package et dans un second temps, nous pourrons les utiliser dans nos publications.

La commande \usepackage[option]{type} permet d'appeler un package. Elle se place juste après la ligne dédiée à la commande \documentclass.

Regardez l'exemple ci-dessous que nous allons commenter ensemble.

\documentclass{report}

\usepackage[latin1]{inputenc} % un package
\usepackage[T1]{fontenc}      % un second package
\usepackage[francais]{babel}  % un troisième package
\begin{document}

J'écris mon 3\up{e} document avec \og \LaTeX{} \fg.
\LaTeX{} est un langage créé par Leslie \bsc{Lamport}.

\end{document}

Trois packages ont été utilisés dans l'exemple ci-dessus :

\up{}, \og et \fg sont-elles de nouvelles commandes ?

Effectivement, ces commandes sont nouvelles. Le package babel permet l'utilisation de commandes propres à la langue choisie (Nous n'utiliserons ici que les commandes de babel liées au français.). Entre autres, les guillemets français et les petites capitales en ce qui concerne le français. Ce package permet donc à LaTeX d'exécuter de nouvelles tâches et d'être plus efficace pour écrire en langue française.

Ci-dessous, un tableau vous montrant les commandes introduites par le package babel. N'hésitez pas à les essayer et à vous faire la main avec.

Package babel

«

\og

»

\fg

Exposant

\up{}

Petites Majuscules

\bsc{Lamport}

1er

1\ier

2e

2\ieme

\primo

\secundo

ertio

\quarto

8° (ou n'importe quel autre chiffre)

\FrenchEnumerate{8}

no

o

No

\No

nos

os

Nos

\Nos

40° (le caractère degré)

40\degres

Des centaines de packages existent, chacun rendant LaTeX plus performant. Ils vous permettent d'ajouter, à la carte, des fonctions à votre distribution. Souvent, lorsque vous avez envie de faire quelque chose d'original avec LaTeX, quelqu'un a déjà fabriqué un package adapté (Une recherche sur votre moteur de recherche favori suffit souvent à trouver la perle rare.) et il ne vous reste plus qu'à l'installer puis à l'utiliser.

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La philosophie des packages Comment installer un package ?

Comment installer un package ?

Comment s'en servir ? Maîtriser sa mise en page (1/2)

Comment installer un package ?

L'installation par défaut de LaTeX sur votre machine inclut déjà de nombreux packages. Il est cependant possible que vous ayez un jour besoin d'installer un package absent sur votre machine. Cette partie est là pour vous expliquer comment faire.

Notons que si vous avez installé LaTeX comme expliqué dans le chapitre 3, il est peu probable qu'un package utilisé dans ce cours ne soit pas présent sur votre machine.

MiKTeX et son installation à la volée

Les utilisateurs de MiKTeX (Windows) ont de la chance en ce qui concerne les packages, car MiKTeX installe tout seul comme un grand les packages appelés lors de la compilation qui ne sont pas présents sur leur machine.

Si vous souhaitez savoir si un package se trouve dans votre installation MiKTeX, rien de plus simple, il vous suffit d'aller dans votre menu Démarrer et d'aller chercher le Package Manager (figure suivante).

Chemin du Package Manager : MiKTeX  → Maintenance → Package Manager.

Trouver le Package Manager dans le menu
Trouver le Package Manager dans le menu

Le Package Manager vous permettra de voir la liste des packages installés dans votre distribution (figure suivante).

Package Manager
Package Manager
Autres distributions

Il existe plusieurs méthodes d'installation de package avec LaTeX. J'ai sélectionné pour vous les deux plus faciles à mon sens. Elles devraient vous permettre d'utiliser la quasi-totalité des packages.

Les deux méthodes développées ici diffèrent légèrement, suivant que votre package est un fichier .ins ou .sty.

Dans de rares cas, les packages sont fournis sous d'autres extensions, mais ils sont alors accompagnés d'un fichier README vous guidant lors de leur installation.

Les packages en .sty, méthode simple

Si votre package est de la forme nom_de_package.sty, rien de plus simple pour l'utiliser : il suffit de le copier dans le dossier contenant votre source .tex. Lorsque votre distribution compilera le fichier .tex, elle recherchera dans ce dossier les fichiers .sty des packages manquants, et le tour sera joué.

Résumons, la commande \usepackage{nom_de_package} demande à LaTeX d'utiliser un package installé ou, s'il ne l'est pas, d'aller chercher le fichier nom_de_package.sty dans le dossier de travail.

Simple, n'est-ce pas ?

Les packages en .ins, méthode en deux temps

Les packages contenus dans un fichier .ins doivent être traités en deux étapes. Premièrement, mettez votre fichier nom_de_package.ins dans un répertoire et compilez-le : il enfantera (sans douleur) un fichier nom_de_package.sty.

Ce fichier nom_de_package.sty doit être traité selon le processus développé dans le paragraphe « Les packages en .sty, méthode simple ».

En résumé
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Comment s'en servir ? Maîtriser sa mise en page (1/2)

Maîtriser sa mise en page (1/2)

Comment installer un package ? Structure des documents

Les deux premiers chapitres de cette partie traiteront de mise en page. Nous y aborderons de nombreuses fonctions vous permettant de hiérarchiser votre contenu et de le présenter selon vos goûts.

Ce premier chapitre vous apprendra, entre autres, à :

Structure des documents

Maîtriser sa mise en page (1/2) Page de garde

Structure des documents

Généralités
Tableau des éléments de structure

Vous avez appris dans le chapitre 4 à indiquer à LaTeX que vous alliez écrire en français. Il est maintenant temps d'apprendre à hiérarchiser des informations sous forme de parties, chapitres, sections, etc. Votre distribution LaTeX se servira de la hiérarchisation de vos informations pour mettre en page votre contenu proprement. LaTeX se base sur différentes règles de typographie et de mise en page professionnelles pour donner à chaque élément un placement optimal et une lisibilité accrue.

Ci-dessous, un tableau résumant les différents niveaux de hiérarchisation du contenu (de la grande partie jusqu'au tout petit sous-paragraphe).

lCommandes des éléments de structure

Partie

\part{nom de la partie}

Chapitre

\chapter{nom du chapitre}

Section

\section{nom de la section}

Sous-section

\subsection{nom de la sous section}

Sous-sous-section

\subsubsection{nom de la sous sous section}

Paragraphe

\paragraph{nom du paragraphe}

Sous-paragraphe

\subparagraph{nom du sous paragraphe}

Notez que \chapter n'est pas disponible pour les classes de document article et letter.

Exercice

J'ai choisi volontairement de vous présenter le tableau précédent avant de vous donner un exemple pratique. L'heure de l'exercice a sonné !

Essayez d'écrire un document de classe report, en français et contenant les éléments de structure suivants : une partie, un chapitre, une section et une sous-section dans laquelle vous écrirez quelques lignes.

Votre résultat doit ressembler à la figure suivante disponible à la page suivante.

Résultat de l'exercice
Résultat de l'exercice

Si ceci est le premier document que vous composez par vous-même, il est normal que cela vous demande de rechercher des notions dans les chapitres précédents ; de même, il est normal de trouver quelques coquilles dans votre code. Néanmoins, votre code final doit être proche de celui-ci (même si vous pouvez avoir choisi des noms de chapitres ou de sections différents) :

\documentclass{report}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}

\begin{document}

\part{Partie}
\chapter{Chapitre}
\section{Section}
\subsection{Une sous-section}
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Duis pretium elit eu eros auctor vel iaculis nulla commodo. Aliquam interdum fermentum orci sed fringilla.
Sed euismod condimentum dui, et pharetra ipsum dictum quis.

\end{document}
Modification de la numérotation des éléments de structure
Numéroter les annexes

Rendre un rapport} nécessite souvent de mettre en annexe un certain nombre de textes et de photos (Cela permet, par exemple, de ne pas encombrer le contenu principal avec d'immenses tableaux). LaTeX permet à l'auteur de numéroter ses chapitres de contenu en chiffres et d'entamer une nouvelle numérotation des chapitres annexes avec des lettres.

La commande permettant de faire ceci est la commande \appendix. Elle se place entre le contenu et les annexes, comme vous pouvez le constater dans le prochain code source.

\documentclass{report}
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\begin{document}
\part{Partie}
\chapter{premier chapitre}
\chapter{second chapitre}
\chapter{troisième chapitre}
\chapter{quatrième chapire}
\chapter{cinquième chapitre}
\chapter{sixième chapitre}
\appendix
\chapter{Un schéma}
% Pas besoin de changer de commande pour transformer un chapitre en annexe grâce à appendix
\chapter{Un article annexe}
\chapter{Un canard}
\end{document}

Résumons ceci par un schéma (figure suivante).

Utilisation de la commande \textbackslash{appendix}
Utilisation de la commande extbackslash{appendix}

Dans un article, étant donné que la commande \chapter ne peut pas être utilisée (elle n'est utilisable que pour les rapports et les livres), \appendix jouera sur la numérotation des sections.

Autres numérotations particulières

Dans le cas d'un livre, il peut être intéressant d'organiser et de numéroter de façons différentes les pages suivantes :

Ainsi, de nouvelles commandes apparaissent, fonctionnant de la même manière que la commande \appendix. Cependant, elles n'agissent pas uniquement sur la numérotation des chapitres et sections, mais également sur la numérotation des pages. Tout d'abord, la commande \frontmatter, qui se positionne juste après \begin{document}, permet de numéroter le préambule en chiffres romains.

Ensuite, \mainmatter se place entre le préambule et le premier chapitre. Cette commande permet de lancer la numérotation arabe habituelle des pages (1, 2, 3, etc.).

Enfin, \backmatter se place avant le chapitre épilogue, les index et bibliographies (que nous apprendrons à créer par la suite). Il a pour effet de stopper la numérotation des chapitres, mais pas la numérotation des pages.

La figure suivante résume tout ce qui a été dit.

Les autres éléments
Les autres éléments
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Maîtriser sa mise en page (1/2) Page de garde

Page de garde

Structure des documents Alignements de texte et sauts

Page de garde

La théorie

Nous venons de créer une organisation hiérarchique des données présentes dans votre document. Néanmoins, il manque une page extrêmement importante : la page de garde.

La page de garde est composée de trois éléments :

Ces trois éléments sont introduits avant la commande \begin{document}, et une quatrième commande \maketitle se place juste après \begin{document} afin de faire comprendre à LaTeX que vous souhaitez composer une page de garde avec les trois éléments cités plus haut.

La pratique

La création d'une page de garde est assez simple et vous avez toutes les cartes en main pour en créer une. Vous allez donc effectuer un exercice dans lequel je souhaite que vous réalisiez un article avec une page de garde dans les conditions suivantes :

Normalement, vous voici avec une belle page de garde (figure suivante) et un code ressemblant, au paragraphe près, à celui cité ci-dessous :

\documentclass{book}
\usepackage[latin1]{inputenc}    
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}     
      

\title{Les Lapins}
\author{John \bsc{Doe}}
\date{3 mai 2010}
\begin{document}
 
\maketitle
  

\part{Éloge des lapins}
    
Votre gros paragraphe.
    
\end{document}
Page de garde
Page de garde
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Structure des documents Alignements de texte et sauts

Alignements de texte et sauts

Page de garde Maîtriser sa mise en page (2/2)

Alignements de texte et sauts

Alignements de texte

LaTeX justifie naturellement les paragraphes, il vous sera donc nécessaire d'utiliser différents environnements si vous souhaitez que votre texte soit centré, aligné à gauche ou à droite.

Ici, trois environnements différents sont utilisables suivant vos besoins :

Une petite démonstration pratique de l'utilisation de ces trois environnements se trouve à la figure suivante (essayez de produire le même résultat : si vous n'y arrivez pas, reprenez le chapitre introduisant les environnements).

Les différents alignements
Les différents alignements
Sauts

Ici nous allons apprendre à sauter des lignes et créer des paragraphes. Rien de compliqué à cela, vous allez voir.
Tout d'abord, pour créer un paragraphe, il vous suffit de sauter deux lignes. Rien de plus, juste deux sauts de lignes, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

\begin{document}
Un paragraphe.

Un second paragraphe.
\end{document}

Pour aller à la ligne sans créer de nouveau paragraphe il vous faudra taper la commande ewline ou la commande \\.

Pour faire un saut de page il vous faudra taper la commande ewpage. Cette commande ferme le paragraphe en cours et en crée un nouveau au début de la page suivante.

Ci-dessous un exemple d'utilisation de ces nouvelles commandes ainsi que son rendu.

Un canard\\un lapin\newline une pintade\newpage un ours
Rendu des différents types de sauts
Rendu des différents types de sauts
En résumé
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Page de garde Maîtriser sa mise en page (2/2)

Maîtriser sa mise en page (2/2)

Alignements de texte et sauts La forme de votre publication

Dans ce second chapitre sur la mise en page, nous n'allons pas voir comment structurer les informations, mais plutôt apprendre à mieux les présenter.

Au programme de ce chapitre :

Ces éléments sont cruciaux pour une bonne mise en page. Les marges vous permettront par exemple de relier vos documents plus facilement.

La forme de votre publication

Maîtriser sa mise en page (2/2) Marges et interlignes

La forme de votre publication

La commande \documentclass{}

Nous avons vu dans la première partie qu'un document commence forcément par la commande \documentclass[options]{type du document}. Les types de documents utilisés dans ce livre sont énoncés dans le tableau ci-dessous (déjà présent dans le chapitre 3).

Type de document

article

Article (sous-entendu scientifique)

book

Livre

letter

Lettre

report

Rapport (stage, thèse…)

Par le biais du type de document, nous avons défini la nature de la publication que nous composons : livre, lettre ou autre. Néanmoins, certaines informations manquent :

Un second tableau fait donc naturellement son apparition, listant les options applicables à la commande \documentclass{}.

Options applicables à la commande \documentclass{}

Description

Valeurs applicables

Valeur par défaut

Format du papier

a4paper, a5paper, letterpaper, b5paper

letterpaper

Taille de la police principale

10pt, 11pt, 12pt

10pt

Alignement des équations

fleqn (à gauche)

centrées par défaut

Colonnes

onecolumn, twocolumn

onecolumn

Première page des chapitres

openany, openright

openright

Recto verso

oneside, twoside

article et report : oneside,
book : twoside

Exemples pratiques

Le tableau que vous venez de lire est un outil précieux, mais encore faut-il savoir s'en servir. Dans un premier temps, copiez et collez le code source ci-dessous dans un fichier test.tex.

\documentclass{book}

\usepackage[latin1]{inputenc}    
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}     
      
\begin{document}
\section{Un fort beau chapitre}
cinq ou six gros paragraphes de faux texte.
\end{document}

Tentez de remplacer \documentclass{book} par l'une des lignes ci-dessous (une seule à la fois : il ne faut pas deux commandes \documentclass{} dans une même publication).

\documentclass[twocolumn]{book}
\documentclass[twocolumn]{article}
\documentclass[12pt]{book}
\documentclass[11pt]{article}
\documentclass[twocolumn, 12pt]{book}

Essayez ces lignes (ajoutez un peu de texte pour mieux voir les différences, si vous préférez).

Retenez de cette sous-partie que la commande \documentclass{} peut être personnalisée grâce à des options contenues entre crochets et séparées par des virgules de la façon suivante : \documentclass[option1, option2, option3]{type}.

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Maîtriser sa mise en page (2/2) Marges et interlignes

Marges et interlignes

La forme de votre publication Les listes

Marges et interlignes

Marges

Vous venez d'apprendre à créer des publications adaptées à la taille de votre papier et aux principales exigences d'un auteur (choisir la taille de la police principale est essentiel, par exemple).

Voyons maintenant comment modifier les marges d'un document.

Cette modification se fait en trois temps. Tout d'abord, nous allons créer un document dans lequel nous appelons le package layout, puis nous allons utiliser la commande \layout introduite par celui-ci afin d'obtenir un gabarit qui nous donnera une idée de la taille de chaque marge.

En parallèle, nous imprimerons un document saturé de texte afin de voir le rendu produit avec ces tailles de marges.

Le code à utiliser pour la création du layout est donné ci-dessous. Il est accompagné d'une capture d'écran d'un document saturé en texte, ainsi que d'une capture d'écran d'un layout (figure suivante).

\documentclass{article}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{layout}

\begin{document}

\layout

\end{document}
Le duo layout / page saturée en texte
Le duo layout / page saturée en texte

Ces deux éléments conjugués nous permettent de mieux visualiser les marges et leurs grandeurs respectives.

Afin de modifier celles-ci, nous utiliserons le package geometry dans lequel nous spécifierons les tailles des marges en haut, en bas, à gauche puis à droite.

Tout ceci s'écrit avec la syntaxe suivante :

\usepackage[top=2cm, bottom=2cm, left=2cm, right=2cm]{geometry}

Bien sûr, vous pouvez modifier à votre guise les différentes longueurs.

Résumons les étapes:

Interlignes

Dans certains types de documentation, un interlignage une fois et demie ou deux fois supérieur à la normale est requis. Nous allons voir ensemble comment utiliser ces derniers dans un document. Il est également possible de créer des interlignes d'une taille définie par l'auteur, mais ce n'est pas notre souhait ici. Afin d'obtenir des interlignes personnalisés, il faut utiliser le package setspace ainsi que les commandes \onehalfspacing et \doublespacing dans le préambule, qui permettent d'obtenir dans tout le document un interligne respectivement 1,5 et 2 fois plus grand que l'interligne habituel.

Pour ne changer les interlignes que dans des petits morceaux de votre composition, les environnements onehalfspace et doublespace sont adaptés. L'exemple ci-dessous illustre ce cas (figure suivante).

\documentclass[10pt]{article}
 
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel} 
\usepackage{setspace}

\begin{document}

\section{interligne simple}

Un paragraphe.

\section{interligne intermédiaire}

\begin{onehalfspace}
Un autre paragraphe.
\end{onehalfspace}

\section{interligne double}

\begin{doublespace}
Encore un autre paragraphe.
\end{doublespace}

\end{document}
Interlignes
Interlignes
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La forme de votre publication Les listes

Les listes

Marges et interlignes Les styles

Les listes

Nous allons maintenant apprendre à créer des listes.

Les listes sont très utiles dans un document et peuvent être selon vos souhaits :

Listes à puces

La création d'une liste à puces se fait en trois temps :

Rien de compliqué là-dedans, vous pouvez voir ci-dessous un exemple pratique présentant un code de liste à puces, ainsi que son rendu (figure suivante).

Petit bonus, le changement de la forme de la puce est introduit dans le code.

\begin{document}
 
\begin{itemize}

\item Un canard.
\item Un mammouth.
\item Un canard.
\item Un mammouth.
\item Un canard.
\item Un mammouth.
\item[@] Une pintade. % En plaçant un @ entre crochets après \item, j'ai transformé la puce en @
\item[0] Un lapin.

\end{itemize}
Liste à puces
Liste à puces
Listes numérotées

La création d'une liste numérotée se fait également en trois temps (seul le nom de l'environnement change) :

Si vous avez compris comment construire des listes à puces, vous n'aurez aucune difficulté à créer des listes numérotées.

Cependant, un exemple de code et un rendu en image (figure suivante) ne peuvent pas faire de tort.

\documentclass{article}
\begin{document}
\begin{enumerate}
\item un canard
\item un mammouth
\item un canard
\item un mammouth
\item un canard
\item un mammouth
\item[@] une pintade % En plaçant un @ entre crochets après \item, j’ai transformé la puce en @
\item[0] un lapin
\end{enumerate}
\end{document}
Liste numérotée
Liste numérotée
Listes de description

Si vous souhaitez écrire une série de définitions, l'environnement description est fait pour vous. Il vous permet de remplacer les puces par des expressions de votre choix qui seront mises en gras.

Ces mots en gras devront être placés entre crochets juste après la commande \item dans le code source.

Démonstration ci-dessous (figure suivante) :

\documentclass{article}
\begin{document}
\begin{description}
\item[Un canard :] bestiole qui fait coin.
\item[Un poulpe :] bestiole qui fait bloub.
\item[Un ornithorynque :] bestiole qui fait rire.
\item[Un ours :] bestiole qui fait mal.
\end{description}
\end{document}
Liste de description
Liste de description

Les listes n'ont rien de sorcier : en faire usage aérera vos documents en plus de vous permettre, par exemple, de présenter simplement des processus, des manipulations ou des protocoles opératoires (ce ne sont que des exemples, vous pouvez très bien vous en servir pour lister des ingrédients dans la recette des crêpes).

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Marges et interlignes Les styles

Les styles

Les listes Les polices

Les styles

Nous venons d'apporter de nombreuses modifications à nos publications. Elles ont été mises en forme, structurées, listées.

Il nous reste un élément essentiel à personnaliser : les en-têtes et pieds de pages.

Ces éléments ont eux aussi été étudiés par les concepteurs de LaTeX. Il existe bien sûr des packages permettant d'en faire des choses originales. Néanmoins, les pères de LaTeX ont choisi trois couples en-têtes / pieds de page qui leur semblaient les plus adaptés à un usage professionnel (nous utiliserons d'autres packages et des mises en forme élaborées plus loin dans le cours).

Pour utiliser un couple en-têtes / pieds de page, il vous suffira de choisir ce que LaTeX appelle un style. Ces trois styles sont :

Dans les pages suivantes, vous trouverez des captures d'écran de documents composés respectivement avec les commandes plain (figure suivante), headings (figure suivante) et enfin empty (figure suivante).

Pour donner un style à une page en particulier, il suffit d'utiliser la commande \pagestyle{nom du style} que nous insérerons au début de la page à modifier.

Rien de bien compliqué, n'est-ce pas ?

Dans le premier TP, nous apprendrons à personnaliser de manière bien plus approfondie nos en-têtes et pieds de page.

Le style plain
Le style plain
Le style headings
Le style headings
Le style empty
Le style empty
En résumé
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Les listes Les polices

Les polices

Les styles Graisse, style, taille

Ce troisième chapitre traitera des polices et de toutes les façons de modifier du texte. La bonne maîtrise de ces outils vous permettra de facilement mettre en avant des mots ou des phrases, rendant ainsi vos documents plus lisibles et structurés.

Quelques conseils seront distillés, en rapport avec les chapitres précédents (en particulier à propos de la commande \documentclass et de la taille de police par défaut).

À la fin de ce chapitre, vous pourrez sans problème :

Rien de sorcier dans les commandes, leur manipulation ne devrait pas poser de problème. Ce chapitre étant le plus facile du livre, profitez-en pour vous entraîner.

Graisse, style, taille

Les polices Couleur

Graisse, style, taille

Taille de texte

Nous allons dans ce paragraphe comprendre comment la taille du texte peut être modifiée, de façon à écrire certains mots en plus grand que les autres.

LaTeX propose dix commandes différentes permettant d'augmenter ou de diminuer la taille de votre texte selon votre envie. Ces commandes s'utilisent très simplement et possèdent deux syntaxes différentes :

\commande{mon bout de texte} % rien d'inhabituel
{\commande mon bout de texte} % nouvelle façon

Dans le cas des modifications de tailles de texte, ces deux méthodes fonctionnent. Néanmoins, je vous conseille d'utiliser la syntaxe \commande{mon bout de texte} car elle est similaire à la majorité des autres syntaxes utilisées dans LaTeX.

Les tailles de texte
Les tailles de texte

Revenons à nos commandes. Comme dit plus haut, le texte peut subir dix transformations différentes au niveau de la taille. Cela nous donne donc une échelle de taille de texte assez large (figure suivante).

Une fois n'est pas coutume, un beau tableau devrait nous aider à y voir plus clair dans ce tas de commandes. Testez ces dernières, vous serez surpris des changements qu'elles effectueront dans vos mises en page.

Commande

Taille de texte

iny

Minuscule

\scriptsize

Très très petite

\footnotesize

Très petite

\small

Petite

ormalsize

Normale (définie dans \documentclass)

\large

Légèrement plus grande que la normale

\Large

Grande

\LARGE

Très grande

\huge

Très très grande

\Huge

Énorme !

Graisse, soulignement…

Nous venons d’apprendre à rendre plus petite ou plus grosse une portion de texte. Nous allons à présent apprendre à mettre ledit texte en gras, à le souligner ainsi que moult commandes de modifications.

Il existe ici trois méthodes différentes pour appliquer des transformations de type graisse et soulignement à un texte :

A la différence des commandes de tailles de textes s’utilisant indifféremment à l’intérieur ou à l’extérieur des accolades, il existe ici des commandes différentes suivant que vous utilisiez l’une ou l’autre des deux méthodes.

Pour vous épargner de multiples paragraphes, les exemples et commandes sont synthétisés ci-dessous sous forme de tableau (à imprimer et à garder sous la main).

Mise en forme

Modification

Commande

Rendu

Normal

{ ormalfont un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{rm}un lapin \end{rm}

Image utilisateurImage utilisateur

Gras

extbf{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\bfseries un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{bf}un lapin \end{bf}

Image utilisateurImage utilisateur

Italique

extit{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\itshape un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{it}un lapin \end{it}

Image utilisateurImage utilisateur

Penché

extsl{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\slshape un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{sl}un lapin \end{sl}

Image utilisateurImage utilisateur

Machine à écrire

exttt{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{ tfamily un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{tt}un lapin \end{tt}

Image utilisateurImage utilisateur

Petites majuscules

extsc{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\scshape un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{sc}un lapin \end{sc}

Image utilisateurImage utilisateur

Exposant
(En mode texte)

Un canard extsuperscript{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

Encadrer
(Paramétrable)

\fbox{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

Soulignement
(Package soul)

\ul{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

Soulignement
(Package ulem)

\uuline{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\uwave{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

Barrer
(Package soul)

\st{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur
La commande \emph, un cas à part

Nous venons de voir une vingtaine de commandes ayant chacune un usage bien défini. Certaines grossissent le texte, d'autres le barrent ou le soulignent. En bref, chacune a une fonction simple et facile à comprendre.

La commande \emph{texte} est différente et permet tout simplement de dire à LaTeX « ce bout de texte est important, mets-le en valeur ». LaTeX se chargera alors tout seul de choisir la meilleure façon de le mettre en valeur.

Petit exemple, un mot mis en valeur dans un texte en italique, et un mot mis en valeur dans un texte normal (figure suivante).

\documentclass{book}
\begin{document}
\textit{Lorem ipsum dolor sit amet, \emph{consectetuer} adipiscing elit.}
Lorem ipsum dolor sit amet, \emph{consectetuer} adipiscing elit.
\end{document}
La commande \emph{}
La commande \emph{}

Vous constatez que \emph change de comportement suivant le contexte ; en cela réside sa force.

Conclusion : utiliser l'italique peut souvent être une erreur, mieux vaut lui préférer \emph. Dans le premier TP, nous apprendrons à faire en sorte que \emph mette en gras les mots importants.

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Les polices Couleur

Couleur

Graisse, style, taille Les packs de polices

Couleur

Nous allons ici apprendre à colorer du texte et à le rendre tel un arc-en-ciel au cœur de vos publications. Soulignons tout de même la dangerosité avérée d'une portion de texte rose au sein d'une thèse et la probabilité élevée que cette portion cause pertes et fracas à l'heure du jury.

Les huit couleurs par défaut

Pour la colorisation du texte, nous utiliserons le package color.

Ce package propose par défaut huit couleurs (black, white, red, green, blue, yellow, magenta et cyan), que vous pourrez utiliser à votre guise pour colorer du texte via la commande suivante :

\textcolor{couleur}{texte en couleur}
Création de nouvelles couleurs

Avec huit couleurs, vous ne pouvez guère aller loin, raison pour laquelle de bonnes âmes ont conçu un système vous permettant d'en composer de nouvelles.

Pour ce faire, une commande est disponible : \definecolor.

Cette commande permet de créer des couleurs à partir de niveaux de gris ou d'un mélange de trois couleurs (rouge, vert et bleu).

Les couleurs créées recevront chacune un nom que vous choisirez et s'utiliseront de la même manière que précédemment, toujours grâce à la commande extcolor et selon la syntaxe vue plus haut :

\textcolor{le nom de couleur choisi}{texte en couleur}
Niveaux de gris

Définir une couleur en niveaux de gris revient à choisir une couleur entre le blanc et le noir. Ici, nous estimerons que le gris se trouve sur une échelle située entre 0 (le noir) et 1 (le blanc). Choisir un niveau de gris consistera à prendre un nombre à deux décimales (nous utiliserons un point entre le 0 et ses décimales) situé entre 0 et 1.

La syntaxe de \definecolor dans le cas des nuances de gris sera :

\definecolor{le nom choisi sans espace}{gray}{le nombre à deux décimales}
Mélange de rouge, vert et bleu

Afin de créer de nouvelles couleurs, nous mélangerons trois couleurs initiales dans des proportions choisies. De la même manière que pour les nuances de gris, nous choisirons tour à tour l'intensité de rouge, de vert et de bleu que contiendra la couleur que nous voulons créer.

La syntaxe de \definecolor dans le cas du mélange rouge, vert, bleu sera :

\definecolor{le nom de couleur choisi}{rgb}{taux de rouge entre 0 et 1,taux de vert,taux de bleu}
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Graisse, style, taille Les packs de polices

Les packs de polices

Couleur Les notes

Les packs de polices

Nous avons appris à changer la taille d'un morceau de texte et à lui faire subir de multiples transformations, de l'italique au soulignement. C'est bien, mais il nous reste encore une chose à apprendre à changer : les polices de caractères.

Il y a fort à parier que depuis le début de cet ouvrage, au fur et à mesure de vos compilations, l'envie vous a titillé de changer la police de vos textes.

Pour ce qui est des polices, LaTeX a des avantages à double tranchant. Rappelons-nous que LaTeX a été développé suite à l'exaspération de chercheurs face à la mise en page plutôt passable de leurs textes. Ils ont souhaité lors de la création du langage que l'ensemble des éléments d'une publication, qu'ils soient en gras, en majuscules ou dans une formule, soient cohérents entre eux.

Cette réflexion profonde a entraîné une innovation : la création des packs de polices.

L'idée centrale des packs de polices est de donner une cohérence au niveau de la typographie à l'intégralité du texte présent dans un document. Résultat : un pack comprenant quatre polices cohérentes correspondant respectivement à :

Bien qu'il existe un pack par défaut fourni dans LaTeX (utilisant la police Computer Modern) vous pouvez changer de pack de polices via l'utilisation des packages cités ci-dessous.

Il vous suffira de les appeler via la commande \usepackage{nom_du_pack}.

Une fois n'est pas coutume, voici une longue liste de noms avec les captures d'écran correspondantes.

Par défaut
Par défaut
Pack bookman
Pack bookman
Pack charter
Pack charter
Pack newcent
Pack newcent
Pack lmodern (le classique)
Pack lmodern (le classique)
Pack mathpazo
Pack mathpazo
Pack mathptmx
Pack mathptmx

Des modifications ponctuelles de police peuvent aussi être introduites grâce à la commande suivante :

{\fontfamily{code_de_la_police}\selectfont mon bout de texte}

Différentes polices sont utilisables, j'en ai sélectionné pour vous et vous les livre dans un nouveau tableau (toujours avec des exemples de rendu).

Code de la police

Exemple

bch

bch
bch

cmr

bcr
bcr

lmr

lmr
lmr

lmss

lmss
lmss

lmssq

lmssq
lmssq

lmtt

Image utilisateurImage utilisateur

pag

Image utilisateurImage utilisateur

pcr

pcr
pcr

pbk

pbk
pbk

phv

phv
phv

pnc

pnc
pnc

ppl

ppl
ppl

ptm

ptm
ptm

pzc

pzc
pzc
En résumé
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Couleur Les notes

Les notes

Les packs de polices Citation, code brut et URL

Dans ce chapitre, les différents types de notes et de références possibles avec LaTeX seront abordés. C'est un chapitre facile, mais important, car il vous permettra de citer proprement tout ou une partie d'un texte, et de créer des notes en bas de certaines de vos pages.

Vous apprendrez à :

Citation, code brut et URL

Les notes Minipage et texte encadré

Citation, code brut et URL

Cette première partie développe simplement les manières de créer des citations de texte, de code ainsi que la façon d'obtenir une URL cliquable.

Les citations simples

Fréquemment, vos rapports nécessiteront que vous citiez des propos. Pour vous permettre cela, deux environnements vous sont proposés : quote et quotation.

Ce code source vous montre la différence entre quote et quotation : le nombre de tabulations avant le premier mot (quotation est fait pour de gros volumes de texte, tandis que quote est plus adapté pour une ligne isolée).

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. 
Fusce condimentum tempor risus cursus aliquet.
\begin{quote}
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûretéde sa personne. \end{quote}
consectetur adipiscing elit. 
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.
Nulla volutpat metus ut magna aliquam nec porttitor neque sodales. 
\begin{quotation}
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.  \end{quotation}
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. 
Fusce condimentum tempor risus cursus aliquet.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.
les citations simples
les citations simples
Les citations de code

Trois méthodes majeures permettent de citer des extraits de code.

La commande \verb

Pour insérer du code dans un paragraphe, le plus simple reste d'utiliser la commande \verb. Le texte que mettra en forme la commande extbackslash{verb} sera délimité par le caractère venant juste après son appel, généralement |.

\verb| Mon bout de code {} |

Il se peut que vous utilisiez le caractère | dans certaines zones de votre code, et vous allez être confronté au problème que montrent le code source et le paragraphe ci-dessous (lisez-les attentivement).

\verb[lapin & lapin {} [
\verb|lapin & lapin {} | 
\verb(lapin & lapin {} (
\verb&lapin & lapin {} &

Les trois premières lignes de code donnent le même résultat tandis que la quatrième ne fonctionne pas ; le & est le délimiteur dans la quatrième ligne et, étant donné qu'il y a déjà un & dans le code, LaTeX comprendra mal l'instruction et n'encadrera que le premier mot, « lapin ». Cette subtilité rend assez risquée l'utilisation de \verb et peut parfois déclencher des dizaines d'erreurs ou de mauvais rendus.

L'environnement verbatim(tab)

L'environnement verbatim, accompagné du package du même nom, permet d'encadrer de gros volumes de code. Petit souci : il remplace les tabulations par des espaces.

\documentclass{article}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{verbatim}
\begin{document}

\begin{verbatim}
votre code
\end{verbatim}
\end{document}

Afin d'éviter ce désagrément et de choisir librement le nombre d'espaces correspondant à une tabulation, vous pouvez utiliser l'environnement verbatimtab fourni par le package supplémentaire moreverb.

Sa syntaxe est la suivante :

\begin{verbatimtab}[nombre_d'espaces_par_tabulation]
votre code
\end{verbatimtab}

Dans l'exemple ci-dessous, chaque tabulation introduite dans le code se verra remplacée par 10 espaces une fois le document compilé.

\documentclass{article}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{verbatim}
\usepackage{moreverb}
\begin{document}

\begin{verbatimtab}[10]
votre code
\end{verbatimtab}
\end{document}
L'environnement lstlisting

L'environnement lstlisting permet de mettre en forme de façon colorée et d'utiliser de nombreuses options pour afficher du code.

Dans un premier temps, vous devez appeler le package listings dans l'en-tête du document, avant d'utiliser la commande \lstset et de la paramétrer pour qu'elle mette en forme votre code selon vos souhaits.

La commande \lstset se place avant \begin{document} et possède un grand nombre d'arguments paramétrables.

\lstset{ %
language=nom_du_langage,        % choix du langage
basicstyle=\footnotesize,       % taille de la police du code
numbers=left,                   % placer le numéro de chaque ligne à gauche (left) 
numbers=right,                  % placer le numéro de chaque ligne à droite (right)
numberstyle=\normalsize,        % taille de la police des numéros
numbersep=7pt,                  % distance entre le code et sa numérotation
backgroundcolor=\color{white},  % couleur du fond 
% Possibilité d'utilisation du package color
}

Les langages compatibles avec la commande sont constamment mis à jour sur la page de Wikibooks consacrée au package listings.

Jetez-y un coup d'œil à chaque fois que vous utiliserez ce package.

Le code à afficher s'insère dans votre document via l'environnement lstlisting.

Ci-dessous, un petit exemple du traitement d'un code C (extrait du tutoriel C du Site du Zéro) avec lstlisting (figure suivante).

\documentclass{article}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{listings}
\lstset{
language=C,
basicstyle=\footnotesize,
numbers=left,
numberstyle=\normalsize,
numbersep=7pt,
}

\begin{document}

\begin{lstlisting}
if (age == 2)
{
  printf("Salut bebe !");
}
else if (age == 6)
{
  printf("Salut gamin !");
}
else if (age == 12)
{
  printf("Salut jeune !");
}
\end{lstlisting}

\end{document}
Citation de code
Citation de code
Gestion des URL

LaTeX gère les URL de façon très efficace, vous permettant de rendre vos documents interactifs.

Pour insérer une URL, il vous suffit d'utiliser le package url ainsi que la commande \url{adresse}, rien de plus compliqué que cela.

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Les notes Minipage et texte encadré

Minipage et texte encadré

Citation, code brut et URL Notes de bas de page, références internes

Minipage et texte encadré

Il peut parfois être utile de faire ressortir une portion de texte de façon singulière. L'environnement minipage et la commande \fbox vous permettent d'encadrer du texte et de le mettre en valeur.

Répétons-le une fois de plus, ce n'est pas parce que vous saurez faire des cadres après ce paragraphe qu'il faut en mettre partout.

Restez sobre, vos lecteurs vous en remercieront.

La commande \fbox

La commande \fbox, permettant d'encadrer des portions de texte, a déjà été vue dans le chapitre précédent.

Cependant, nous n'avons pas encore vu les paramètres qui peuvent lui être appliqués. \fbox est une commande puissante, pour laquelle il est possible de paramétrer des tas de choses. Néanmoins, dans ce cours, nous n'utiliserons \fbox que pour encadrer des textes.

Les deux paramètres qui nous intéressent ici sont l'écart entre le texte et la bordure ainsi que l'épaisseur de cette dernière. Ci-dessous une démonstration de \fbox et son résultat après compilation (figure suivante).

% Commande permettant de définir l'écart
\setlength{\fboxsep}{8mm}
% Commande permettant de définir l'épaisseur du trait
\setlength{\fboxrule}{2mm}
\fbox{Un lapin}
Texte encadré
Texte encadré
L'environnement minipage

Une minipage est un encart de texte de largeur choisie, en quelque sorte une nouvelle page dans votre page (Des utilisateurs avancés de LaTeX peuvent réussir à agencer les minipages de manière surprenante, tout comme les boîtes encadrées). À l'intérieur de cet encart de texte, vous pourrez disposer et utiliser des environnements comme si cette minipage était un document à part entière.

Une minipage est en quelque sorte un document dans un document. Il vous est même possible d'insérer une minipage dans une minipage (mais nous allons éviter de faire des choses qui ne servent à rien :p ).

L'environnement minipage est dépendant de deux paramètres : la largeur et l'alignement vertical de la minipage à créer.

Pour ce qui est de la largeur, je pense que vous avez deviné à quoi servait le paramètre correspondant (Il s'exprime généralement en centimètres). Le paramètre d'alignement est quant à lui plus difficile à comprendre. L'alignement est vertical et défini par rapport au niveau du texte. Trois alignements sont proposés, et un schéma vaut mieux qu'un long discours pour visualiser les trois alignements disponibles.

Alignements possibles des minipages
Alignements possibles des minipages

Ici, une démonstration d'une minipage (volontairement mise en plein milieu d'un long texte) de 5 centimètres de large centrée verticalement (figure suivante) obtenue via la commande :

\fbox{ %fbox est utilisé pour voir les bords de la minipage
\begin{minipage}[c]{5cm}
Un petit paragraphe.
\end{minipage}
}
Exemple de minipage
Exemple de minipage
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Citation, code brut et URL Notes de bas de page, références internes

Notes de bas de page, références internes

Minipage et texte encadré TP 1 – Mise en page de la Déclaration universelle des droits de l'homme

Notes de bas de page, références internes

Cette partie traite des notes de bas de page ainsi que des références internes au sein des documents.

Ces deux éléments, souvent négligés, montrent à votre lectorat que votre texte est structuré et bien pensé.

Notes de bas de page

Il existe deux écoles pour l'insertion de notes de bas de page.

La commande \footnote

La première consiste à utiliser la commande \footnote{Texte de la note.} tout simplement à l'endroit où vous voulez insérer un renvoi vers une note de bas de page.

Cette commande est très intuitive, la seule chose à paramétrer ici est l'espacement entre l'exposant renvoyant à la note et le mot ou le groupe de mots concerné. Trois solutions sont possibles :

un canard\footnote{bestiole qui fait coin}
un ornithorynque\footnote{bestiole qui fait rire}
un ours\footnote{bestiole qui fait mal}
Notes de bas de page (méthode simple)
Notes de bas de page (méthode simple)
La commande \footnotemark

Ici, l'opération se déroule en deux temps. Dans un premier temps, vous marquerez tous les éléments concernés par des notes de bas de page personnalisées via la commande \footnotemark[n\degre_de_la_note], puis vous indiquerez les notes de bas de page correspondant aux numéros précédemment choisis grâce à la commande \footnotetext[n\degre_de_la_note]{Texte}.

Deux compilations sont nécessaires : une pour que LaTeX liste les marques, et une pour qu'il associe les notes de bas de page aux marques. Cette méthode est souvent salvatrice lorsque des erreurs apparaissent avec \footnote.
Ci-dessous, un code source de démonstration ainsi qu'une capture d'écran prise après deux compilations.

un canard\footnotemark[1] \\

un ornithorynque\footnotemark[18] \\

un ours\footnotemark[32]

\footnotetext[1]{bestiole qui fait coin} 
\footnotetext[18]{bestiole qui fait rire} 
\footnotetext[32]{bestiole qui fait mal}
Notes de bas de page (méthode avancée)
Notes de bas de page (méthode avancée)
Les références internes

LaTeX vous permet d'écrire des références internes de façon simple. Pour ce faire, trois commandes sont à connaître. La commande \label{nom_choisi} sert à marquer un endroit, et les commandes ef{nom_choisi} et {\pageref{nom_choisi}} vous permettent d'appeler le numéro de page ou la référence de l'élément marqué dans une autre zone de votre document (figure suivante).

Démonstration :

\documentclass{report}
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}

\begin{document}

\part{Partie}
\chapter{Chapitre}
\section{Section}
\subsection{Une sous-section}
\label{patate} 
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.
 Donec nec condimentum libero. Phasellus condimentum porttitor congue.
 Morbi eget quam sed justo egestas lobortis. Aenean et erat metus.
\chapter{Chapitre}
\section{Section}
\subsection{Une sous-section}
Ici nous parlerons de la sous-section \ref{patate} vue à la page \pageref{patate}.
\end{document}
Référence interne
Référence interne
En résumé
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Minipage et texte encadré TP 1 – Mise en page de la Déclaration universelle des droits de l'homme

TP 1 – Mise en page de la Déclaration universelle des droits de l'homme

Notes de bas de page, références internes Les consignes

Il y a de ça huit chapitres, LaTeX envahissait votre vie. Vous avez appréhendé tous les concepts de base du langage, de la mise en page jusqu'à la hiérarchisation du contenu en passant par la personnalisation du texte et la production de citations élégantes. Toutes ces notions vous ont été enseignées de façon indépendante, mais il ne faut pas oublier la finalité de l'apprentissage de LaTeX : la création de documents réels.

Ce premier TP est l'occasion pour vous de tester votre savoir-faire et de vous entraîner. L'intégralité du contenu des chapitres vus jusqu'ici sera mise à profit et il y a fort à parier que vous aurez besoin d'aller les consulter pour répondre aux problématiques de l'exercice.
Comme vous avez dû vous en douter, le titre du chapitre ne laissant aucun suspense, je vous annonce que nous allons mettre en page une publication sur la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen. Texte fondateur de notre civilisation moderne, il vous permettra de conjuguer apprentissage et culture.

Les consignes

TP 1 – Mise en page de la Déclaration universelle des droits de l'homme La correction

Les consignes

Dans ce TP, vous allez travailler avec trois textes différents, en utiliser certains morceaux choisis et les mettre en page de façon à en faire un petit livre de 17 pages. Le nombre peut faire peur, mais ne vous inquiétez pas, ce travail devrait vous prendre moins d'une heure et demie si vous avez suivi les précédents chapitres avec attention.

Le document produit à l'issue de ce TP est téléchargeable ici. Il est sobre, mais élégant, de quoi donner le sourire à vos lecteurs.

Le but ici est de vous faire utiliser des packages ainsi que de vous faire revoir les chapitres de la deuxième partie. Suite à l'exercice pratique, de multiples pistes vous seront données pour vous permettre d'aller plus loin dans votre apprentissage de LaTeX.

Autre chose à noter : ce TP clôt la deuxième partie du cours (et vous avez survécu jusqu'ici).

La partie III, qui suit ce TP, développe les commandes avancées de LaTeX telles que celles qui permettent de manipuler les images, les tableaux, les notations mathématiques et les tables. Bien qu'accessibles, ces notions nécessitent d'être à l'aise avec les notions de commandes, d'environnements et de packages. L'importance de travailler ce TP ne s'en trouve que renforcée.

Faites chauffer votre clavier : les consignes vous attendent dans le paragraphe ci-dessous. Elles sont longues, mais comportent une grande quantité de texte à prendre depuis les articles originaux de Wikipédia.

Les contraintes de l'exercice
Contenu hiérarchisé de notre document

Votre travail consistera ici à créer un livre en français intitulé « Les droits de l'homme ».

Ce livre utilisera des extraits de textes issus de quatre sources différentes :

Sur la page de garde seront écrits :

Un chapitre nommé « Introduction » sera composé en préambule gros et en italique.

Il contiendra le texte suivant :

Citation

Les droits de l'homme sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité, l'orientation sexuelle ou la religion.

Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée aux 19ème siècle, 20ème siècle et 21ème siècle par d'autres doctrines, l'homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits « inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés », et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi le concept de droits de l'homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la « vocation historique » d'une caste, d'une race, d'un peuple, d'une classe ou d'un quelconque groupe social ; incompatible tout autant avec l'idée que la construction d'une société meilleure justifie l'élimination ou l'oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.
Les droits de l'homme, types de prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les pays occidentaux par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est même contre l'État. L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat en philosophie et en sciences politiques.

Le corps du livre sera composé d'une partie intitulée « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 » contenant trois chapitres. Le premier chapitre, intitulé « Histoire », contiendra le texte ci-dessous :

Citation

La Déclaration des Droits de l'Homme a été écrite dans un temple protestant. L'assemblée réunie à Versailles par la convocation des États généraux pour trouver une solution fiscale au déficit de l'État, se déclare Assemblée nationale en réunissant les trois ordres, dont elle décide l'abolition, puis s'institue Assemblée nationale constituante, et décide de rédiger une déclaration des principes fondamentaux à partir desquels sera établie une nouvelle Constitution. Elle se réunit pour cela, après avoir pris les décrets des 4 et 11 août 1789 sur la suppression des droits féodaux, qu'elle reprendra dans l'article premier de la Déclaration.

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a été débattue par l'Assemblée nationale française sous la présidence du marquis de Mirabeau à partir d'un des trois projets proposés : celui de 24 articles, rédigé par le VIe bureau dirigé par Jérôme Champion de Cicé. L'attribution du texte primitif à La Fayette inspiré par la Déclaration d'indépendance des États-Unis est donc erronée. L'abbé Grégoire propose que la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen soit accompagnée de celle des devoirs.

La discussion débute le 9 juillet et débouche sur un vote le 26 août 1789, sous l'influence des leaders du tiers-état et de la noblesse. Le texte est peu modifié, mais est enrichi d'un préambule. Il est ratifié en partie le soir du 5 octobre 1789 par Louis XVI à Versailles, sur l'exigence de l'Assemblée, qui utilisa la pression d'une foule vindicative venue de Paris, initialement pour d'autres revendications.
Entièrement promulguée par le Roi à Paris, le 3 novembre 1789, la Déclaration des Droits est la dernière ordonnance royale. Elle servira de Préambule à la première Constitution de la Révolution française.

Le deuxième chapitre, nommé « Le texte », est plus complexe et hiérarchisé. Sa première section, intitulée « Introduction », contient l'extrait ci-dessous :

Citation

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

Sa seconde section, intitulée « Les articles », contient 17 paragraphes. Le premier paragraphe a pour titre « Article premier », les suivants s'appellent « Article 2 », « Article 3 »… « Article 17 ». Ci-dessous le texte respectif de chaque article. Prenez le temps de le lire, ne serait-ce que par intérêt culturel.

Citation

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Le troisième chapitre, intitulé « Sources », contient le texte suivant.

Citation

La question des sources de la Déclaration française a suscité une controverse empreinte de nationalisme au sein de l'historiographie. Dans une brochure de 1895, l'historien allemand Georg Jellinek présentait l'œuvre française comme une simple héritière des Déclarations anglo-saxonnes (Pétition des droits, Déclaration des droits), elles-mêmes inspirées du Protestantisme luthérien. Traduite en français en 1902, dans un contexte de montée des tensions entre la France et l'Allemagne, elle donnera lieu à une réplique aussi peu nuancée, portée par Emile Boutmy : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen n'aurait de source que dans la tradition philosophique et humaniste des Lumières.

Le Préambule, ajouté au projet, a été rédigé sous l'influence de Mirabeau et de Jean-Joseph Mounier, député du Tiers qui avait fait adopter le serment du Jeu de Paume, tous deux monarchiens, c'est-à-dire partisans d'une Monarchie constitutionnelle à l'anglaise.
L'invocation à « l'Être suprême » a été rajoutée au cours des séances pour tenir compte des convictions chrétiennes de presque tous les citoyens.

Le texte de l'Article premier, « Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », synthétise la Loi du 4 août 1789 abolissant la société d'ordres hiérarchisés.

L'article 16, associant constitution et organisation de la séparation des pouvoirs, est un principe antérieurement admis avec la séparation des ordres spirituel, politique et économique. Mais les trois pouvoirs politiques auxquels renvoie implicitement cet article, à savoir le législatif, l'exécutif et le judiciaire, est la conception proposée par Montesquieu depuis 1748 dans De l'Esprit des Lois.

L'article 3, qui attribue la souveraineté à la Nation, s'inspire des thèmes des remontrances des Parlements, portées par les nombreux membres du club des Amis de la Constitution, plus connu sous le nom de Club des Jacobins, mais aussi du célèbre pamphlet de l'abbé Sieyès, qui pose l'équation : peuple = Tiers-État, c'est-à-dire que les députés du Tiers-État sont les représentants légitimes de l'ensemble du peuple.

L'article 6, directement inspiré du philosophe Rousseau, a été proposé par Talleyrand. Lu à la tribune du comité de constitution le 12 septembre 1789, ce qui deviendra l'article 6 de la Déclaration des droits prenait la forme suivante : « La loi étant l'expression de la volonté générale, tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par représentation à sa formation ; elle doit être la même pour tous ».

Les autres articles reprennent des principes généraux du droit ou de la procédure qui sont déjà établis, comme la positivité du droit, le caractère contradictoire des procédures, la non-rétroactivité des lois, etc.

Son idéal est l'individualisme libéral. C'est une œuvre de circonstance, une proclamation générale, un texte tourné vers le passé avec pour objectif d'en finir avec l'Ancien Régime ; mais également un texte tourné vers l'avenir en promouvant la philosophie des Lumières et son idéal rationaliste.

L'annexe A, « La révolution française » nous raconte une belle histoire via ce texte :

Citation

La Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre la convocation des États généraux en 1789 et le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte. C'est un moment fondamental de l'histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime, et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République. Elle a mis fin à la royauté, à la société d'ordres et aux privilèges. Justifiée par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, qui proclamait l'égalité théorique des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers des représentants élus, cette période causa la mort de plusieurs milliers de personnes et la terreur pour la majorité.

Le chapitre épilogue sera nommé « Sources et licences », il contiendra deux sections non numérotées. La première section (« Sources ») contiendra une liste de description. La seconde (« Licence Creative Commons 3.0 ») comportera deux paragraphes. Les mentions « Paternité » et « Partage des conditions initiales à l'identique » devront être signalées comme importantes.

La mise en forme finale de la page devra être similaire à celle de la figure suivante, avec bien sûr les adresses internet réelles et cliquables.

Mise en forme attendue
Mise en forme attendue
Consignes additionnelles et pistes

Les consignes s'arrêtent (enfin) ici !

Afin de travailler dans de meilleures conditions, je vous conseille de compiler votre code très fréquemment pour régler les problèmes un par un. Quelques petits pièges se trouvent enfouis dans les textes de ce TP, à vous de les déjouer.

Tout est faisable avec vos connaissances actuelles, il suffit que vous preniez votre temps.

Au fait ! Ce tableau de caractères spéciaux devrait vous être utile…

Accents et signes

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Que la force soit avec vous !

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TP 1 – Mise en page de la Déclaration universelle des droits de l'homme La correction

La correction

Les consignes Aller plus loin

La correction

L'heure est venue de corriger tout votre travail, de regarder les points qui ont pu poser des problèmes. Notez que chaque étape fait l'objet d'au moins une compilation dans le but de pouvoir corriger les erreurs pas à pas.

Étape 1 : le type de document

Le type de document a une importance prépondérante pour nous, il définit un squelette de code source. La classe book n'a pas été choisie par hasard ; souvenez-vous, nous avions traité ensemble les problématiques de la création d'annexes et de préambules.

La première étape du travail était de mettre en forme ce squelette, qui devait ressembler à peu de choses près à celui-ci :

\documentclass{book}
 
\begin{document}
 
   \frontmatter
   \mainmatter
   \appendix
   \backmatter
 
\end{document}
Étape 2 : la langue

La consigne disait d'écrire le texte en français et il était visible que nombre d'accents allaient apparaître. Les trois packages habituels de gestion de caractères étaient donc indispensables. Il fallait les insérer dans le préambule du document, comme vous l'avez appris dans le chapitre traitant des packages.

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
Étape 3 : les autres packages

Nous venons d'appeler les packages nous permettant d'écrire en français, il est de bon ton de survoler les consignes pour comprendre quels packages nous seront utiles pour continuer l'exercice. Ici, trois autres packages étaient nécessaires : url, geometry et lmodern.

\usepackage{url} % Pour écrire des adresses cliquables.
\usepackage{lmodern} % Pour changer le pack de police.
\usepackage[top=5cm, bottom=5cm, left=6cm, right=3cm]{geometry} % Les marges.
Étape 4 : la page de garde

La création de page de garde a été abordée dans les chapitres de mise en page. Celle demandée dans l'exercice est simple, elle comporte les trois mentions classiques : titre, nom des auteurs (les noms sont en petites capitales) et date du jour. Les trois paramètres sont définis dans le préambule et la commande \maketitle est insérée après \begindocument afin de créer la page de garde (figure suivante).

\title{Les droits de l'homme}
\author{\textsc{Laleloulilo} - \textsc{Zozor}}
\date{\today} % Pour mettre la date du jour, tapez \today.
 

\begin{document}
 
\maketitle % Page de garde.
Page de garde
Page de garde
Étape 5 : le squelette complet

Les packages sont listés, le travail préparatoire est presque terminé. Il nous reste les éléments de structure secondaires à lister (chapitres, sections…). Certains n'étant pas numérotés, nous n'oublions pas le symbole *.

\documentclass{book}
 
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel} 
\usepackage{url} % Pour écrire des adresses cliquables.
\usepackage{lmodern} % Pour changer le pack de police.
\usepackage[top=5cm, bottom=5cm, left=6cm, right=3cm]{geometry} % Les marges.

\title{Les droits de l'homme}
\author{\textsc{Laleloulilo} - \textsc{Zozor}}
\date{\today} % Pour mettre la date du jour, tapez \today.
 
\begin{document}
 
\maketitle % Page de garde.
 
\frontmatter
 
\chapter{Introduction}
    
\mainmatter
 
\part{Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789}
    
\chapter{Histoire}
\chapter{Le texte}

\section{Introduction}    
\section{Les articles}
    
\paragraph{Article premier}
\paragraph{Article 2}
\paragraph{Article 3}
\paragraph{Article 4}
\paragraph{Article 5}
\paragraph{Article 6}
\paragraph{Article 7}
\paragraph{Article 8}
\paragraph{Article 9}
\paragraph{Article 10}
\paragraph{Article 11}
\paragraph{Article 12}
\paragraph{Article 13}
\paragraph{Article 14}
\paragraph{Article 15}
\paragraph{Article 16}
\paragraph{Article 17}

\chapter{Sources}

\appendix
 
\chapter{La révolution française}
   
\backmatter
 
\chapter{Sources et licences}
    
\section*{Sources}
    
\begin{description}
\item
\item
\item
\item
\item
\end{description}
          
\section*{Licence Creative Commons 3.0}
    
\paragraph{Vous êtes libres :}
    	
\begin{itemize}    	
\item
\item
\end{itemize}    
    	
\paragraph{Selon les conditions suivantes :}
    	
\begin{itemize}    	
\item \emph{Paternité} : 
\item \emph{Partage des conditions initiales à l'identique} :     	
\end{itemize} 

\end{document}

Si vous avez réussi à aller jusqu'ici, c'est déjà très bien. Félicitations, vous commencez à vous sentir à l'aise avec LaTeX et ses concepts fondamentaux !

Étape 6 : le contenu

Les choses sérieuses commencent. Ici se trouvent les plus grosses sources d'erreurs d'étourderie. Chaque chapitre en est rempli l'un après l'autre. Ne pas oublier d'insérer les commandes de mise en exposant, de création de noms en petites capitales, d'introduction de guillemets français ainsi que de remplacer par la commande \oe le caractère spécial œ présent un peu partout dans les paragraphes.

Autre piège, certaines apostrophes sont penchées et font planter LaTeX (mais seulement si vous aviez tapé votre code en latin1). Il fallait que vous vous en rendiez compte et que vous les remplaciez par des apostrophes droites (Ce genre de problème arrive de façon extrêmement fréquente au quotidien).

Le chapitre d'introduction

Ce chapitre contenait des apostrophes penchées, des exposants ainsi que des guillemets français. De plus, il était souhaité qu'il soit gros et en italique (figures suivante et suivante).

\begin{it}
    \Large{
        Les droits de l'homme sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité, l'orientation sexuelle ou la religion.

Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée aux 19\textsuperscript{ième} siècle, 20\textsuperscript{ième} siècle et 21\textsuperscript{ième} siècle par d'autres doctrines, l'homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits \og inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés \fg, et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi le concept de droits de l'homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la \og vocation historique \fg d'une caste, d'une race, d'un peuple, d'une classe ou d'un quelconque groupe social ; incompatible tout autant avec l'idée que la construction d'une société meilleure justifie l'élimination ou l'oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.

Les droits de l'homme, types de prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les pays occidentaux par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est même contre l'état. L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat en philosophie et en sciences politiques. 
}
\end{it}
Chapitre d'introduction
Chapitre d'introduction
Chapitre d'introduction (la suite)
Chapitre d'introduction (la suite)
Les chapitres « Histoire », « Le texte » , « Sources » et l'annexe « La Révolution française »

Rien de transcendant, les commandes utilisées ici l'ont déjà été dans le paragraphe précédent. La clé du succès était juste de prendre votre temps et de compiler souvent afin de mieux voir vos erreurs (figures suivante à suivante).

\part{Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789}
    \chapter{Histoire}
    
   La Déclaration des Droits de l'Homme a été écrite dans un temple protestant. L'assemblée réunie à Versailles  par la convocation des États généraux pour trouver une solution fiscale au déficit de l'État, se déclare Assemblée nationale en réunissant les trois ordres, dont elle décide l'abolition, puis s'institue Assemblée nationale constituante, et décide de rédiger une déclaration des principes fondamentaux à partir desquels sera établie une nouvelle Constitution. Elle se réunit pour cela, après avoir pris les décrets des 4  et 11 août 1789 sur la suppression des droits féodaux, qu'elle reprendra dans l'article premier de la Déclaration.

La Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen a été débattue par l'Assemblée nationale française sous la présidence du marquis de \textsc{Mirabeau} à partir d'un des trois projets proposés, celui de 24 articles rédigé par le VI\textsuperscript{e} bureau, dirigé par Jérôme \textsc{Champion de Cicé}. L'attribution du texte primitif à \textsc{La Fayette} inspiré par la Déclaration d'indépendance des États-Unis est donc erronée. L'abbé Grégoire propose que la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen soit accompagnée de celle des devoirs.

La discussion débute le 9 juillet et débouche sur un vote le 26 août 1789, sous l'influence des leaders du tiers-état et de la noblesse. Le texte est peu modifié, mais est enrichi d'un préambule. Il est ratifié en partie le soir du 5 octobre 1789 par Louis XVI à Versailles, sur l'exigence de l'Assemblée, qui utilisa la pression d'une foule vindicative venue de Paris, initialement pour d'autres revendications.

Entièrement promulguée par le Roi à Paris, le 3 novembre 1789, la Déclaration des Droits est la dernière ordonnance royale. Elle servira de Préambule à la première Constitution de la Révolution française.
    
        \chapter{Le texte}
    \section{Introduction}
    
    Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
    
    \section{Les articles}
    
\paragraph{Article premier}

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

\paragraph{Article 2}

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
    
\paragraph{Article 3}

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

\paragraph{Article 4}

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.


\paragraph{Article 5}

La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

\paragraph{Article 6}

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

\paragraph{Article 7}

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

\paragraph{Article 8}

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

\paragraph{Article 9}

Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

\paragraph{Article 10}

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

\paragraph{Article 11}

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

\paragraph{Article 12}

La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

\paragraph{Article 13}

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

\paragraph{Article 14}

Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

\paragraph{Article 15}

La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

\paragraph{Article 16}

Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

\paragraph{Article 17}

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


    \chapter{Sources}

 La question des sources de la Déclaration française a suscité une controverse empreinte de nationalisme au sein de l'historiographie. Dans une brochure de 1895, l'historien allemand Georg \textsc{Jellinek} présentait l'\oe uvre française comme une simple héritière des Déclarations anglo-saxonnes (Pétition des droits, Déclaration des droits), elles-mêmes inspirées du Protestantisme luthérien. Traduite en français en 1902, dans un contexte de montée des tensions entre France et Allemagne, elle donnera lieu à une réplique aussi peu nuancée, portée par Emile \textsc{Boutmy} : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen n'aurait de source que dans la tradition philosophique et humaniste des Lumières.

Le Préambule, ajouté au projet, a été rédigé sous l'influence de \textsc{Mirabeau}, et de Jean-Joseph \textsc{Mounier}, député du Tiers qui avait fait adopter le serment du Jeu de Paume, tous deux monarchiens, c'est-à-dire partisans d'une Monarchie constitutionnelle à l'anglaise.

L'invocation à l' \og Être suprême \fg a été rajoutée au cours des séances pour tenir compte des convictions chrétiennes de presque tous les citoyens.

Le texte de l'article Un, \og Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit \fg, synthétise la Loi du 4 août 1789 abolissant la société d'ordres hiérarchisés.

L'article 16, associant constitution et organisation de la séparation des pouvoirs, est un principe antérieurement admis avec la séparation des ordres spirituel, politique et économique. Mais les trois pouvoirs politiques auxquels renvoie implicitement cet article, à savoir le législatif, l'exécutif et le judiciaire, est la conception proposée par Montesquieu depuis 1748 dans \emph{De l'Esprit des Lois}.

L'article 3, qui attribue la souveraineté à la Nation, s'inspire des thèmes des remontrances des Parlements, portées par les nombreux membres du club des Amis de la Constitution, plus connu sous le nom de Club des Jacobins, mais aussi du célèbre pamphlet de l'abbé \textsc{Sieyès}, qui pose l'équation : peuple = Tiers-État, c'est-à-dire que les députés du Tiers-État sont les représentants légitimes de l'ensemble du peuple.

L'article 6, directement inspiré du philosophe \textsc{Rousseau}, a été proposé par \textsc{Talleyrand}. Lu à la tribune du comité de constitution le 12 septembre 1789, ce qui deviendra l'article 6 de la déclaration des droits prenait la forme suivante : \og La loi étant l'expression de la volonté générale, tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par représentation à sa formation ; elle doit être la même pour tous\fg.

Les autres articles reprennent des principes généraux du droit ou de la procédure qui sont déjà établis, comme la positivité du droit, le caractère contradictoire des procédures, la non rétroactivité des lois, etc.

Son idéal est l'individualisme libéral. C'est une \oe uvre de circonstance, une proclamation générale, un texte tourné vers le passé avec pour objectif d'en finir avec l'Ancien Régime ; mais également un texte tourné vers l'avenir en promouvant la philosophie des lumières et son idéal rationaliste.

\appendix
 
    \chapter{La révolution française}

La Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre la convocation des États généraux en 1789 et le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon \textsc{Bonaparte}. C'est un moment fondamental de l'histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime, et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République. Elle a mis fin à la royauté, à la société d'ordres et aux privilèges. Justifié par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui proclamait l'égalité théorique des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers des représentants élus, cette période causa la mort de plusieurs milliers de personnes et la terreur pour la majorité.
Chapitre Histoire
Chapitre Histoire
Chapitre Texte
Chapitre Texte

Chapitre Texte (bis)Chapitre Texte (bis)

Chapitre Sources
Chapitre Sources
Annexe A
Annexe A
Le chapitre épilogue « Sources et Licences »

Pour ce chapitre, il fallait dans un premier temps utiliser une liste de description ainsi que la commande \url accompagnée d'URL réduites via bit.ly (C'est un célèbre réducteur d'URL). Dans un second temps, deux listes à puces toutes simples faisaient leur apparition. Dans l'une d'elles, la commande \emph sera manipulée pour signifier l'importance des termes « Paternité » et « Partage des conditions initiales à l'identique » (figure suivante).

\chapter{Sources et licences}
    
\section*{Sources}
    
    \begin{description}
    
   \item[Droits de l'homme (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/9nYoSU}
   \item[Déclaration de 1789 (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/1DJqQg}
   \item[Déclaration de 1793 (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/SeRyG}
   \item[Déclaration de 1795 (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/b6sdRI}
   \item[La révolution française (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/cUd3SF}  
  
 
    \end{description}
    
    
    
    \section*{Licence Creative Commons 3.0}
    
    	\paragraph{Vous êtes libres :}
    	
    	\begin{itemize}
    	
    	\item de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public
    	\item de modifier cette création
    	
    	\end{itemize}
    	
    
    	
    	\paragraph{Selon les conditions suivantes :}
    	
    	\begin{itemize}
    	
    	\item \emph{Paternité} : vous devez citer le nom de l'auteur original de la manière indiquée par l'auteur de l'\oe uvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d'une manière qui suggérerait qu'ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l'\oe uvre).
    	\item \emph{Partage des conditions initiales à l'identique} : si vous transformez ou modifiez cette oeuvre pour en créér une nouvelle, vous devez la distribuer selon les termes du même contrat ou avec une licence similaire ou compatible.
    	
    	\end{itemize}
Sources
Sources
Étape 7 : rassembler les morceaux

L'étape 7 est tout simplement celle au cours de laquelle nous allons regrouper tous les éléments du fichier (je l'ai appelé tp.tex, libre à vous de le nommer autrement).
Une fois tous les morceaux rassemblés, le code source est complet. J'ai là aussi choisi de vous donner un code web plutôt que 20 pages de code illisibles.

\documentclass{book}
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{url} % Pour écrire des adresses cliquables.
\usepackage{lmodern} % Pour changer le pack de police.
\usepackage[top=5cm, bottom=5cm, left=6cm, right=3cm]{geometry} % Les marges.
\title{Les droits de l'homme}
\author{\textsc{Laleloulilo} - \textsc{Zozor}}
\date{\today} % Pour mettre la date du jour, tapez \today.
\begin{document}
 
\maketitle % Page de garde.

    
\frontmatter
 
\chapter{Introduction}
\begin{it}
\Large{
        Les droits de l'homme sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité, l'orientation sexuelle ou la religion.

Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée aux 19\ieme{} siècle, 20\ieme{} siècle et 21\ieme{} siècle par d'autres doctrines, l'homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits \og inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés \fg, et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi le concept de droits de l'homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la \og vocation historique \fg d'une caste, d'une race, d'un peuple, d'une classe ou d'un quelconque groupe social ; incompatible tout autant avec l'idée que la construction d'une société meilleure justifie l'élimination ou l'oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.

Les droits de l'homme, types de prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les pays occidentaux par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est même contre l'état. L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat en philosophie et en sciences politiques. 

}
\end{it}

    \mainmatter
 
    \part{Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789}
    \chapter{Histoire}
    
   La Déclaration des Droits de l'Homme a été écrite dans un temple protestant. L'assemblée réunie à Versailles  par la convocation des États généraux pour trouver une solution fiscale au déficit de l'État, se déclare Assemblée nationale en réunissant les trois ordres, dont elle décide l'abolition, puis s'institue Assemblée nationale constituante, et décide de rédiger une déclaration des principes fondamentaux à partir desquels sera établie une nouvelle Constitution. Elle se réunit pour cela, après avoir pris les décrets des 4  et 11 août 1789 sur la suppression des droits féodaux, qu'elle reprendra dans l'article premier de la Déclaration.
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a été débattue par l'Assemblée nationale française sous la présidence du marquis de Mirabeau à partir d'un des trois projets proposés : celui de 24 articles, rédigé par le VI\textsuperscript{e} bureau dirigé par Jérôme \textsc{Champion de Cicé}. L'attribution du texte primitif à \textsc{La Fayette} inspiré par la Déclaration d'indépendance des États-Unis est donc erronée. L'abbé Grégoire propose que la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen soit accompagnée de celle des devoirs.

La discussion débute le 9 juillet et débouche sur un vote le 26 août 1789, sous l'influence des leaders du tiers-état et de la noblesse. Le texte est peu modifié, mais est enrichi d'un préambule. Il est ratifié en partie le soir du 5 octobre 1789 par Louis XVI à Versailles, sur l'exigence de l'Assemblée, qui utilisa la pression d'une foule vindicative venue de Paris, initialement pour d'autres revendications.

Entièrement promulguée par le Roi à Paris, le 3 novembre 1789, la Déclaration des Droits est la dernière ordonnance royale. Elle servira de Préambule à la première Constitution de la Révolution française.
    
        \chapter{Le texte}
    \section{Introduction}
    
    Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
    
    \section{Les articles}
    
\paragraph{Article premier}

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

\paragraph{Article 2}

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
    
\paragraph{Article 3}

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

\paragraph{Article 4}

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.


\paragraph{Article 5}

La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

\paragraph{Article 6}

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

\paragraph{Article 7}

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

\paragraph{Article 8}

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

\paragraph{Article 9}

Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

\paragraph{Article 10}

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

\paragraph{Article 11}

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

\paragraph{Article 12}

La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

\paragraph{Article 13}

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

\paragraph{Article 14}

Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

\paragraph{Article 15}

La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

\paragraph{Article 16}

Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

\paragraph{Article 17}

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


    \chapter{Sources}

 La question des sources de la Déclaration française a suscité une controverse empreinte de nationalisme au sein de l'historiographie. Dans une brochure de 1895, l'historien allemand Georg \textsc{Jellinek} présentait l'\oe uvre française comme une simple héritière des Déclarations anglo-saxonnes (Pétition des droits, Déclaration des droits), elles-mêmes inspirées du Protestantisme luthérien. Traduite en français en 1902, dans un contexte de montée des tensions entre France et Allemagne, elle donnera lieu à une réplique aussi peu nuancée, portée par Emile \textsc{Boutmy} : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen n'aurait de source que dans la tradition philosophique et humaniste des Lumières.

Le Préambule, ajouté au projet, a été rédigé sous l'influence de \textsc{Mirabeau}, et de Jean-Joseph \textsc{Mounier}, député du Tiers qui avait fait adopter le serment du Jeu de Paume, tous deux monarchiens, c'est-à-dire partisans d'une Monarchie constitutionnelle à l'anglaise.

L'invocation à l' \og Être suprême \fg a été rajoutée au cours des séances pour tenir compte des convictions chrétiennes de presque tous les citoyens.

Le texte de l'article Un, \og Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit \fg, synthétise la Loi du 4 août 1789 abolissant la société d'ordres hiérarchisés.

L'article 16, associant constitution et organisation de la séparation des pouvoirs, est un principe antérieurement admis avec la séparation des ordres spirituel, politique et économique. Mais les trois pouvoirs politiques auxquels renvoie implicitement cet article, à savoir le législatif, l'exécutif et le judiciaire, est la conception proposée par Montesquieu depuis 1748 dans \emph{De l'Esprit des Lois}.

L'article 3, qui attribue la souveraineté à la Nation, s'inspire des thèmes des remontrances des Parlements, portées par les nombreux membres du club des Amis de la Constitution, plus connu sous le nom de Club des Jacobins, mais aussi du célèbre pamphlet de l'abbé \textsc{Sieyès}, qui pose l'équation : peuple = Tiers-État, c'est-à-dire que les députés du Tiers-État sont les représentants légitimes de l'ensemble du peuple.

L'article 6, directement inspiré du philosophe \textsc{Rousseau}, a été proposé par \textsc{Talleyrand}. Lu à la tribune du comité de constitution le 12 septembre 1789, ce qui deviendra l'article 6 de la déclaration des droits prenait la forme suivante : \og La loi étant l'expression de la volonté générale, tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par représentation à sa formation ; elle doit être la même pour tous\fg.

Les autres articles reprennent des principes généraux du droit ou de la procédure qui sont déjà établis, comme la positivité du droit, le caractère contradictoire des procédures, la non rétroactivité des lois, etc.

Son idéal est l'individualisme libéral. C'est une \oe uvre de circonstance, une proclamation générale, un texte tourné vers le passé avec pour objectif d'en finir avec l'Ancien Régime ; mais également un texte tourné vers l'avenir en promouvant la philosophie des lumières et son idéal rationaliste.


 

    \appendix
 
    \chapter{La révolution française}

La Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre la convocation des États généraux en 1789 et le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon \textsc{Bonaparte}. C'est un moment fondamental de l'histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime, et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République. Elle a mis fin à la royauté, à la société d'ordres et aux privilèges. Justifié par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui proclamait l'égalité théorique des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers des représentants élus, cette période causa la mort de plusieurs milliers de personnes et la terreur pour la majorité.
   
    \backmatter
 
    \chapter{Sources et licences}
    
    \section*{Sources}
    
    \begin{description}
    
   \item[Droits de l'homme (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/9nYoSU}
   \item[Déclaration de 1789 (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/1DJqQg}
   \item[Déclaration de 1793 (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/SeRyG}
   \item[Déclaration de 1795 (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/b6sdRI}
   \item[La révolution française (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/cUd3SF}  
  
 
    \end{description}
    
    
    
    \section*{Licence Creative Commons 3.0}
    
    	\paragraph{Vous êtes libres :}
    	
    	\begin{itemize}
    	
    	\item de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public ;
    	\item de modifier cette création.
    	
    	\end{itemize}
    	
    
    	
    	\paragraph{Selon les conditions suivantes :}
    	
    	\begin{itemize}
    	
    	\item \emph{Paternité} : vous devez citer le nom de l'auteur original de la manière indiquée par l'auteur de l'\oe uvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d'une manière qui suggérerait qu'ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l'\oe uvre).
    	\item \emph{Partage des conditions initiales à l'identique} : si vous transformez ou modifiez cette oeuvre pour en créér une nouvelle, vous devez la distribuer selon les termes du même contrat ou avec une licence similaire ou compatible.
    	
    	\end{itemize}
 

\end{document}
Conclusion

Vous voici arrivé à la fin de cette correction. Vous avez pu constater qu'une bonne organisation permettait d'avancer vite dans la création de documents avec LaTeX. Seules 7 étapes plutôt simples ont été nécessaires pour venir à bout de ce TP.

Gardez ces étapes en tête, elles vous aideront à créer de longs rapports sans vous embrouiller (Cela peut très vite arriver : lors de la rédaction du TP, je me suis aussi emmêlé les pinceaux). Il est maintenant temps de vous présenter de nouveaux outils. Ces outils sont un peu plus complexes que ceux utilisés jusqu'à maintenant, mais vous seront utiles pour concevoir des documents à la mise en page plus fine.

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Les consignes Aller plus loin

Aller plus loin

La correction Les figures

Aller plus loin

Ce TP a été l'occasion de vous entraîner à manipuler des concepts simples. Dans cette sous-partie, nous allons voir quelques subtilités de LaTeX qui pourront vous servir lors de la conception de vos publications.

Commandes et espaces

Nous allons ici apprendre à mettre une espace après une commande LaTeX.
Petit test, compilez le code suivant (donnant la figure suivante). La commande \LaTeX sert à écrire le mot LaTeX.

\emph{canard} lapin\\
\LaTeX lapin\\
\LaTeX{} lapin\\
Les espaces
Les espaces

Constatez que dans la deuxième ligne, il n'y a pas d'espace entre les deux mots alors que vous en aviez inséré une dans le code. À la troisième ligne, vous remarquez que l'insertion de {} vient pallier ce problème. Nous allons donc formuler ici une règle simple qui vous permettra d'insérer des espaces après les commandes se terminant par des lettres.

Les commandes se terminant par des lettres doivent être suivies de {} afin de pouvoir insérer une espace à leur suite.

Règle toute simple, elle vous sauvera dans de nombreuses situations. Je n'ai pas utilisé cette règle dans le TP, étant donné que nous ne l'avions pas encore vue. Nous apprendrons à gérer les espaces de manière beaucoup plus fine dans le second TP.

Marges et layout

Lors du TP, nous avons paramétré les marges de notre document de sorte qu'il ait des marges définies en haut, en bas, à gauche et à droite.
Il est temps d'apprendre à faire les choses de manière plus fine. Lors de la création d'un layout (Créé via la commande \layout que nous avons déjà vue dans le chapitre concernant les marges), LaTeX vous montre toute une liste de paramètres. Chaque paramètre d'un layout peut être modifié et nous allons apprendre ici à le faire.

Avant toute manipulation, remémorons-nous l'apparence d'un layout ainsi que le code source nécessaire à sa création (figure suivante) :

\documentclass{article}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{layout}

\begin{document}

\layout

\end{document}
Layout par défaut
Layout par défaut

Chaque longueur est associée à une commande et à un repère sur le layout, de sorte que vous puissiez facilement identifier les différentes longueurs et les associer à leur nom.

Je vous montre ici comment modifier une longueur du layout. Prenons la longueur \marginparwidth repérée par le nombre 10 dans le layout (figure suivante). Pour la modifier (figure suivante), il suffit d'utiliser la commande suivante dans le préambule du document :

\setlength{nom de la longueur}{longueur dans l'unité qui vous plaît}
\setlength{\marginparwidth}{2cm} % Les centimètres seront automatiquement convertis.
Layout modifié
Layout modifié

Ce mécanisme est applicable à toutes les longueurs figurant dans le layout.

Personnalisation de la commande \emph

Nous avons vu dans le chapitre traitant du texte et des polices que la commande \emph ne servait non pas à mettre du texte en italique, mais à mettre des termes en emphase (c'est-à-dire à signaler leur importance).

Ce TP est l'occasion pour vous d'apprendre à modifier la manière dont \emph met en valeur du texte.
Nous souhaitons ici que la commande transforme le texte en texte type machine à écrire plutôt qu'en italique. Le résultat serait le suivant (capture d'écran du dernier paragraphe du TP sur la figure suivante) :

\begin{itemize}
    	
    \item \emph{Paternité} : vous devez citer le nom de l'auteur originalde la manière indiquée par l'auteur de l'\oe uvre ou le titulaire desdroits qui vous confère cette autorisation (mais pas d'une manière qui suggérerait qu'ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation del'\oe uvre).
    \item \emph{Partage des conditions initiales à l'identique} : sivous transformez ou modifiez cette œuvre pour en créer une nouvelle, vousdevez la distribuer selon les termes du même contrat ou avec une licencesimilaire ou compatible.

\end{itemize}
Mise en valeur du texte
Mise en valeur du texte

Comment en sommes-nous arrivés là ? Tout simplement en redéfinissant la commande \emph grâce à la commande suivante insérée dans le préambule du document :

\renewcommand{nom de la commande}{fonctions liées à cette commande}
\renewcommand{\emph}{\texttt}

Ici la commande est \emph, elle est associée à la transformation « machine à écrire » ( exttt). N'ayant pas spécifié que le texte devait être en italique, il ne le sera pas. En revanche, des problèmes pourront se poser si elle est insérée dans un texte en italique (elle ne jouera plus son rôle).
La commande enewcommand a de nombreuses applications, nous en verrons d'autres par la suite.

En-têtes et pieds de pages personnalisés

Il y a de ça quelques chapitres, vous étiez jeune et innocent et utilisiez la commande \pagestyle avec l'une des trois options prédéfinies : plain, empty ou headings.
Vous voici prêt à apprendre à créer des en-têtes et pieds de pages personnalisés. La commande \pagestyle{fancy} permet de faire cela (elle est fournie par le package fancyhdr).
\pagestyle{fancy} découpe chaque en-tête et pied de page en trois morceaux, de sorte que nous devons personnaliser six commandes différentes pour arriver à créer une mise en page cohérente des en-têtes et pieds de pages.

Diverses autres commandes sont utilisables :

Faites le test sur le document que nous venons de créer dans le TP en remplaçant les premières lignes par les suivantes.

\documentclass{book}
 
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel} 
\usepackage{url}
\usepackage{lmodern}
\usepackage{fancyhdr}
\usepackage[top=5cm, bottom=5cm, left=6cm, right=3cm]{geometry}

\title{Les droits de l'homme}
\author{\textsc{Laleloulilo} - \textsc{Zozor}}
\date{\today} % Pour mettre la date du jour, tapez \today.
\begin{document}

\pagestyle{fancy}

\renewcommand{\headheight}{13pt}  
\renewcommand{\headrulewidth}{2pt} 
\renewcommand{\footrulewidth}{2pt} 
\renewcommand{\headsep}{15pt}
\lhead{\rightmark }
\chead{}
\rhead{\leftmark }
\lfoot{Section \thesection}
\cfoot{Chapitre \thechapter }
\rfoot{\thepage}
 
\maketitle % Page de garde.

Toutes les commandes ont été utilisées ici. Avouons-le, certaines pages ne sont pas des modèles de grâce. Qu'à cela ne tienne, vous pouvez changer le style des en-têtes et pieds de pages à la carte via la commande hispagestyle{} qui peut se voir attribuer elle aussi les options plain, empty ou headings. Cette commande se place n'importe où dans le document, elle prendra effet sur la page où le texte qui l'entoure est mis en page.

En résumé
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La correction Les figures

Les figures

Aller plus loin Les différents formats d'images

Ce premier chapitre de la troisième partie de cet ouvrage introduit les manipulations de figures. Les concepts et packages présentés ici, bien qu'assez faciles à prendre en main dans des cas simples, peuvent se révéler extrêmement agaçants dans des situations plus exotiques. Les plus expérimentés connaissent la difficulté rencontrée lors de l'insertion de certaines figures dans des documents à la mise en page complexe.

Ne vous inquiétez pas, nous allons découvrir ensemble et sans empressement les notions liées aux figures. Un nouveau concept fera également son apparition dans ce livre : le flottant. Nous prendrons le temps de l'étudier.

Les différents formats d'images

Les figures Insertion d'images et de figures

Les différents formats d'images

LaTeX, avec ses packages, vous permet d'insérer des figures et des images de divers formats dans votre document et de les arranger selon vos souhaits. Une chose importante est à noter : tous les formats d'images ne sont pas compatibles entre eux.

Pourquoi ? À cause de la compilation. Nous avons appris dans le troisième chapitre qu'un fichier .tex pouvait, selon vos besoins, être compilé en fichiers de différents formats (nous avions parlé des formats PS et PDF). Selon la méthode de compilation, il vous sera permis d'utiliser certains formats d'images.

Avant de donner des explications techniques, jetons un œil au schéma de la figure suivante.

La gestion des formats d'imagesLa gestion des formats d'images

Nous nous intéresserons ici à l'insertion de plusieurs formats courants d'images et de figures (EPS, PNG, GIF, JPEG, BMP). Nous constatons sur ce schéma qu'un fichier PDF s'obtient de deux manières bien distinctes : soit il est le produit d'une compilation directe du fichier .tex, soit il est le résultat de la conversion d'un fichier PostScript (ces possibilités de conversion et de compilation ont été abordées dans le chapitre 3 en détail, revenez-y si elles ne sont pas claires dans votre esprit).

Cette différence nous intéresse, parce que le schéma montre qu'une compilation directe en PDF ne permet pas l'insertion de figures d'extension .eps, alors qu'une compilation d'un fichier .tex en un fichier PostScript l'autorise.

Nous sommes ici face à une originalité technique embêtante : tous les formats d'images ne peuvent pas être utilisés simultanément dans un document. Conséquence logique, un choix entre l'utilisation de figures (EPS et PS) ou d'images (BMP, GIF, PNG, JPEG) s'impose dès la conception d'un document.

Votre choix doit se faire selon le type de fichier que vous manipulez. Des chercheurs auront plutôt tendance à travailler avec le format PostScript, alors que les autres préféreront probablement utiliser des images au format PNG. Quel que soit votre choix (En cas d'hésitation, je vous conseille plutôt les PNG.), les packages et les commandes utilisés par la suite restent les mêmes.

Résumons tout ceci !

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Les figures Insertion d'images et de figures

Insertion d'images et de figures

Les différents formats d'images Les flottants

Insertion d'images et de figures

L'épineux problème de la cohabitation entre les fichiers .eps et les autres formats d'images ayant été traité, nous pouvons aborder la pratique.

Nous allons apprendre à insérer une ou plusieurs images dans un document. Les opérations effectuées dans cette partie nécessiteront toutes l'utilisation du package graphicx. Chargez-le via la commande \usepackage{graphicx} à chaque fois que vous aurez à manipuler des images.

Pour travailler une image, il nous faut tout d'abord… une image. Voici donc la Wonder Poulpy (Mascotte officielle de tous les jours et unique modèle de poulpe de compagnie.), qui a accepté de se faire photographier en exclusivité afin que nous puissions manipuler sa photo et l'inclure dans nos documents.

Poulpy
Poulpy
Insertion simple

Une image est insérée dans un document via la commande suivante :

\includegraphics{chemin de l'image}

Comme nous avons enregistré l'image de Poulpy dans le dossier où se trouve notre fichier .tex, son chemin relatif se résume à poulpy.png. C'est celui-ci que nous utiliserons dans l'exemple qui suit :

\documentclass[12pt]{report}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{graphicx}

\begin{document}
\includegraphics{poulpy.png}
\end{document}

Le résultat attendu s'affiche : l'image est à sa taille d'origine et positionnée en haut à gauche du document (figure suivante).

insertion de poulpyinsertion de poulpy

Taille d'une image

Vous avez plusieurs possibilités pour indiquer à LaTeX la taille de l'image que vous souhaitez insérer. Vous pouvez indifféremment lui demander de :

La largeur et la hauteur sont fixées respectivement par les variables width et height. L'échelle, quant à elle, se fixe grâce à la variable scale et un coefficient. Ce dernier vaut 1 pour la taille par défaut de l'image, à vous de le diminuer ou de l'augmenter selon vos désirs. Voici plusieurs exemples de codes insérant une image redimensionnée.

\includegraphics[width=200]{poulpy.png}
\includegraphics[height=200]{poulpy.png}
\includegraphics[height=200, width=600]{poulpy.png}  
% Ici, Poulpy est un peu plate
\includegraphics[scale=1.5]{poulpy.png}  
% Ici, Poulpy est plutôt grande
Rotation d'une image

La variable angle nous permet de faire tourner une image dans un document. Le rendu sur des images rectangulaires n'est pas très esthétique, mais cela peut être utile avec des images ayant une autre forme. La figure suivante vous montre l'utilisation de cette option.

\includegraphics[angle=45]{poulpy.png} % Poulpy en biais
Poulpy en biais
Poulpy en biais
Insertion d'une portion d'image

Il est souvent agréable de pouvoir ajouter uniquement une portion de l'image originale dans un document sans avoir à passer par un logiciel d'édition. Nous allons ici apprendre à isoler une portion rectangulaire d'une image de grande taille.

Pour notre exemple, nous allons nous exercer sur une photo de Wonder Poulpy et Monsieur Poule que vous voyez en figure suivante. Vous pouvez la télécharger au format EPS en cliquant ici.

Wonder Poulpy et Monsieur PouleWonder Poulpy et Monsieur Poule

Ici, notre objectif va être d'isoler Poulpy, afin de pouvoir insérer sa photo dans un nouveau document sans son compagnon à plumes. Chaque pixel de l'image représente un point. À chaque point sont associées une abscisse et une ordonnée, l'origine se trouvant sur le coin inférieur gauche de l'image. Si nous souhaitons isoler Poulpy, notre photo de départ devient similaire à celle visible en figure suivante.

Plan de découpage
Plan de découpage

La commande à utiliser afin de découper convenablement un rectangle dans une image est la suivante :

\includegraphics*[abscisse du coin inférieur gauche,ordonnée du coin inférieur gauche][abscisse du coin supérieur droit,ordonnée du coin supérieur droit du rectangle]{chemin de l'image}

Tentez d'isoler Poulpy !
Je vais tout de même donner la solution à ceux qui n'auraient pas le courage de faire l'exercice (il est un peu difficile pour les moins expérimentés).

\includegraphics*[120,20][400,251]{poulpy_et_mr_poule.eps}
Intégration d'une image dans un paragraphe

Nous allons maintenant nous pencher sur l'intégration d'une image dans du texte de façon à ce que le texte contourne la figure.

Le package utilisé ici est wrapfig. Il est nécessaire de l'appeler lorsque vous souhaitez inclure l'environnement wrapfigure servant à encadrer des images ou des figures par le texte d'un paragraphe. Plusieurs variables font leur apparition avec l'utilisation de l'environnement wrapfigure :

La syntaxe à observer est la suivante :

\begin{wrapfigure}[nombre de lignes]{placement}{largeur de l'image en cm}
\includegraphics[width=largeur en cm]{votre image}
\end{wrapfigure}
Votre paragraphe, sans saut de ligne entre \end et le paragraphe

Le placement se définit à partir des lettres :

Petit exercice : reprenez l'image de Poulpy donnée en début de chapitre et tentez de l'insérer dans un paragraphe de faux texte. L'image devra faire 4 cm de large, occuper 8 lignes et se trouver à droite de votre paragraphe.

La solution de l'exercice se trouve ci-dessous, illustrée avec la figure suivante.

\documentclass[12pt]{report}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}

\usepackage{wrapfig}
\usepackage{graphicx}
\begin{document}

\begin{wrapfigure}[8]{r}{4cm}
\includegraphics[width=4cm]{poulpy.png}
\end{wrapfigure}
Gros paragraphe.
\end{document}
Rendu de l'insertion
Rendu de l'insertion
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