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Tutoriel : Tout sur le Javascript !

Table des matières

Tout sur le Javascript !
Présentation
Le JavaScript : c'est quoi ?
Comment ça marche ?
JavaScript et Java
Votre premier script
Logiciels nécessaires
Vos débuts en JavaScript
Où se place le code JavaScript ?
De quoi se compose le "code" ?
Les variables
Profiter de la mémoire de son ordinateur
Les chaînes de caractères
Les nombres
Créer ses propres fonctions
Créer une fonction
Les arguments
Portée d'une variable
Valeur renvoyée
L'indentation
Les conditions
Les booléens
Opérateurs et conditions
Des conditions plus élaborées
La négation
IF et ELSE
La fonction isNaN
Distinguer plusieurs cas avec SWITCH
Les boucles
Des boucles ? Pour quoi faire ?
Boucle "while"
Boucle "for"
Boucle "do ... while"
Instructions de contrôle
Application
TD : Jeu du "Plus ou moins"
Présentation des TD
Les consignes
Correction
Amélioration 1 : jouer plusieurs fois de suite
Amélioration 2 : quelques finitions
Code final
Les tableaux
Un tableau, c'est quoi ?
Plus de contrôles
Exploiter un tableau
Retour sur les fonctions
Fonctions et variables
Les arguments facultatifs : nombre fixé d'arguments
Les arguments facultatifs : nombre illimité d'arguments
La POO, kézako ?
Qu'est-ce qu'un objet ?
Comment ça s'utilise ?
On récapitule le vocabulaire...
Les objets HTML
Au sommet de la hiérarchie...
Les objets du document
Un traitement de faveur pour les formulaires
Complément : le mot-clé "this"
Les formulaires, de bons amis
L'objet "form"
Les éléments, de A à Z !
Les éléments et leur fonctionnement
TD : vérification d'un formulaire
Briefing
Le pseudo
L'adresse e-mail
L'âge
Tout vérifier avant l'envoi
L' objet "Array"
Sommaire
Les classiques
Moins classiques
Les piles et les files
L'objet "Math"
Sommaire
Fonctions basiques
Arrondir
Trigonométrie
Autres fonctions usuelles
Inclassables
Fonctions indépendantes de l'objet "Math"
Nos propres fonctions
L'objet "Date"
Sommaire
Méthodes diverses
Récupérer et modifier l'heure
L'objet "String"
Sommaire
Opérations sur les caractères
Opérations sur les chaînes
Rechercher et remplacer
L'objet "RegExp"
Sommaire
Créer une regex
Quelques exemples
Utiliser une regex
L'objet "Image"
Sommaire
Événements
Attributs
Exemples d'utilisation
Le CSS via JS
Sommaire
Exemples d'utilisation
Afficher / masquer un élément
Plusieurs classes pour un même élément
Notre fonction "getElementsByClassName"
Syntaxe en JavaScript
Les boîtes de dialogues
Où se place le JS ?
Lisibilité du code
Les variables
Conditions, tests et boucles
Les tableaux
Les fonctions

Tout sur le Javascript !

JavaQuoi ?! :o

Ne me dites pas que vous n'avez jamais entendu parler du JavaScript ! o_O (Ou JS, pour les intimes.)

Ce langage de programmation Web véritablement magique qui rend n'importe quelle page morose en une vraie machine dynamique ! :magicien:

Il permet de faire interagir le visiteur avec la page, en réagissant différemment selon les actions de celui-ci. Un langage merveilleux qui, comme vous l'aviez sûrement compris, sera notre sujet d'étude tout au long de ce tutoriel...

Alors, envie de créer un site interactif et attrayant ?
Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas difficile... Après tout, nous sommes sur le Site du Zér0 !

(Nous allons partir du principe que la seule chose que vous ayez appris est l'XHTML et le CSS, d'après le cours de M@teo. Si ce n'est pas le cas, vous allez devoir réapprendre des choses que vous savez déjà, mais sous une autre forme...).

Bon, assez bavardé, en avant !

Présentation

Le JavaScript : c'est quoi ?

Avant de nous lancer dans des lignes de code, je vous ai préparé un petit avant-propos qui ne vous fera aucun mal ;) . Vous en apprendrez un peu plus sur le JS (JavaScript), et nous ferons par la même occasion un peu d'histoire.
Ce chapitre n'est pas placé en annexe car il apporte des éléments importants : prenez donc le temps de le lire.

Le JavaScript : c'est quoi ?

Présentation Comment ça marche ?

Le JavaScript : c'est quoi ?

Qu'est-ce que c'est ?
Définition

Le JavaScript est un langage de programmation.
Pour être plus précis, c'est un langage orienté objet : quand on code en JavaScript, on se base sur des objets. Je n'en dis volontairement pas plus pour l'instant, car ce sujet sera abordé un peu plus loin, lorsque vous aurez déjà acquis les connaissances requises.

Pour une définition plus complète, voici un "remix" de ce que nous propose notre ami Google :

Citation : Google, define: JavaScript

Le JavaScript est un langage de script basé sur la norme ECMAScript.
Il s'insère dans le code (x)HTML d'une page web, et permet d'en augmenter le spectre des possibilités.
Ce langage de POO [Programmation Orientée Objet], faiblement typé, est exécuté côté client.

Je l'avoue, c'est très compliqué... Mais pas de panique, nous allons aborder les différents points de cette définition au fil du tuto.

Utilisation

Tout d'abord, plantons le décor : de quelle manière s'utilise-t-il ?
Sa principale utilisation est, comme je vous l'ai dit, à l'intérieur des pages web : on dit alors que le JavaScript est une extension du (x)HTML. Il permet de rendre celles-ci interactives.
Voici quelques exemples (on pourrait en citer beaucoup d'autres) de ce que l'on peut en faire dans une page Web :

Vous voyez que les possibilités sont donc nombreuses (le JavaScript sert en effet beaucoup sur ce site).
Il ne faut cependant pas "polluer" son site avec trop de scripts inutiles... Les pop-up ou les images qui suivent la souris partout peuvent agacer le visiteur, et "charger" un site, si bien qu'il est difficile d'accéder clairement aux informations qu'il propose...

L'utilisation du JavaScript ne se limite toutefois pas aux pages web : étant un langage pratique à mettre en oeuvre (il suffit d'un navigateur et d'un éditeur de texte tel que Bloc-notes), il s'est répandu et se répand ailleurs.
Un exemple : vous pouvez créez vos propres plugins pour Messenger Plus! Live en JScript (c'est JavaScript à quelques différences près).
Il est également possible de faire facilement de petites "applications" en DHTML !

Attends, c'est quoi le DHTML ? o_O

Le DHTML (Dynamic HyperText Markup Language) désigne des pages dont le contenu (ou la mise en forme) est modifié sans avoir à recharger la page. (Ce terme n'a pas de définition officielle du W3C.)
C'est bien le cas des exemples cités ci-dessus : on modifie une image, on la déplace, on fait défiler du texte, ...

Un peu d'histoire ...

Le JavaScript, inventé par un certain Brendan Eich et développé par Netscape, fait son apparition en 1995, sous le nom de LiveScript, dans le but de dynamiser les pages web.
Son utilisation s'est largement répandue, et il se fait rapidement accepter par d'autres navigateurs.
Il est aujourd'hui très présent sur les sites web : de plus en plus de webmasters s'y intéressent, et il est de mieux en mieux accepté, à la fois par les navigateurs et par les visiteurs ; ce qui lui réserve sans doute un bel avenir...

Les caractéristiques du JavaScript

Voici un petit résumé de ce que l'on a déjà pu dire à propos des caractéristiques du JS. Ceci est à retenir.


Présentation Comment ça marche ?

Comment ça marche ?

Le JavaScript : c'est quoi ? JavaScript et Java

Comment ça marche ?

Primo : un script

Un script ? :o

Oui, script, comme dans JavaScript...

Comme beaucoup de mots d'utilisation usuelle (ici dans le milieu de l'informatique), script a deux sens : l'un, qu'on pourrait qualifier de "global", l'autre de strict.

La définition la plus simple est la définition globale, celle qu'on utilise tout le temps et qui pourtant ne veut rien dire :
un script, c'est tout simplement un bout de code JavaScript qui a une tâche précise.
Dès que l'on parlera de script, ce sera pour désigner le code que l'on aura inséré à notre page Web.

Mais, si ça n'a pas vraiment de sens, c'est parce que la véritable signification du mot script en informatique est bien plus rigoureuse.

Grosso modo, pour faire simple, un script est, par opposition à un langage compilé, un langage qui s'interprète. Ici, l'interprète du JavaScript, c'est le navigateur du visiteur (le client).

Cette dernière définition, nous ne l'utiliserons sûrement presque pas : dès qu'on a compris, ça ne sert plus vraiment à grand-chose de le savoir.

L'intérêt des scripts est sans doute leur manière d'être utilisés : en effet, ils ne sont pas obligatoirement exécutés au chargement de la page. Ils sont lancés lorsqu'un événement spécifique se produit.
Pour illustrer ceci, voici quelques exemples d'événements qui peuvent se dérouler lors de la visite d'une page Web :

Et vous vous retrouvez avec un site très interactif : vous ne pouvez plus bouger la souris sans déclencher un script ;) .
Ceci étant, ce n'est pas un très bon exemple. Je l'ai peut-être déjà dit, mais les pop-up qui s'ouvrent tout le temps, et les scripts à n'en plus finir, c'est chiant très agaçant ( :-° ).

Secundo, un client

Un client ? :o

Oui, un client (ou encore visiteur, enfin celui qui visite la page web en question).
Vous avez peut-être déjà rencontré ce mot (dans le sous-chapitre précédent), mais quelques explications s'imposent tout de même...

Si vous avez suivi les cours sur le PHP, vous devriez savoir que celui-ci est exécuté côté serveur.
Autrement dit, vous demandez au serveur de vous donner une page (par exemple la page d'accueil du SdZ) : il va lire cette page, exécuter le code PHP et vous donner la page ainsi générée.

Eh bien en JavaScript, ce n'est pas comme ça.
Vous demandez la page au serveur : il vous la donne (après avoir exécuté les éventuels scripts PHP), et c'est votre navigateur qui exécute le script (soit immédiatement, soit lorsqu'un événement précis se produit).

Schématiquement, pour ceux qui justement n'y connaissent rien en PHP, voici comment ça marche :

Schéma du processus d'interprétation d'un script

votre ordinateur récupère le code source de la page en question. Votre navigateur interprète la page et les scripts qu'elle contient. La page formatée s'affiche sur votre écran. Les scripts, quant à eux, sont mis en mémoire et seront lancés dès que l'événement attendu se produira.
Et ça change tout !
Comme c'est votre navigateur qui exécute le script, il a donc accès au code de celui-ci (sinon comment ferait-il pour l'exécuter ? :-° ). Et si votre navigateur y a accès... vous pouvez vous aussi y avoir accès (pour les curieux, c'est dans la source de la page, entre les balises (x)HTML, comme nous l'apprendrons rapidement).

  1. votre ordinateur récupère le code source de la page en question.

  2. Votre navigateur interprète la page et les scripts qu'elle contient.

  3. La page formatée s'affiche sur votre écran. Les scripts, quant à eux, sont mis en mémoire et seront lancés dès que l'événement attendu se produira.

Les scripts d'une page ne vous plaisent pas ? Qu'à cela ne tienne : il suffit par exemple de désactiver le JavaScript (parmi les options du navigateur web)...


Le JavaScript : c'est quoi ? JavaScript et Java

JavaScript et Java

Comment ça marche ? Votre premier script

JavaScript et Java

JavaScript n'est pas Java !

Je termine avec un point important (comme diraient nos confrères anglais, "Last, but not least" ^^ ) :

J'insiste sur ce point. C'est une confusion courante, mais ces langages sont totalement différents. Le Java a été développé par Sun Microsystems au début des années 90.
Pour vous donner une idée, le langage Java serait plus proche du C++ que du JavaScript.

Si "LiveScript" (en rappel, c'est la tout première appellation du JavaScript) a pris le nom qu'on lui connaît aujourd'hui, c'est parce que Java et JavaScript ont un seul point commun : ce sont des langages orientés objet (comme le C++ si vous connaissez, c'est pour cela qu'ils sont proches). A part cela, je le dis et je le répète, ces deux langages sont strictement opposés !

Alors, s'il y en a un qui confond ces deux langages, ça va chi mal se passer :pirate: !!!

Maintenant que vous savez ce qu'est le JS, direction le chapitre suivant.
Au programme : la création de votre premier script :) !


Comment ça marche ? Votre premier script

Votre premier script

JavaScript et Java Logiciels nécessaires

Une bonne nouvelle au programme : on va vraiment commencer à coder en JS !

Vous allez créer votre premier script : à la fin de ce chapitre, vous serez capable d'afficher des boîtes de dialogue (contenant un message).
Rien d'impressionnant, certes, mais ces boîtes de dialogue vous seront fort utiles pour la suite...

Logiciels nécessaires

Votre premier script Vos débuts en JavaScript

Logiciels nécessaires

Comme j'ai pu vous le dire dans le premier chapitre, le JavaScript est un langage facile à mettre en oeuvre.
De même que pour créer une page (x)HTML, il vous suffit :

Liens vers les sites de Notepad++, FireFox et Web Developer.


Votre premier script Vos débuts en JavaScript

Vos débuts en JavaScript

Logiciels nécessaires Où se place le code JavaScript ?

Vos débuts en JavaScript

Les commentaires

Si vous êtes un bon utilisateur du (x)HTML et du CSS (et je suis sûr que c'est le cas ^^ ), vous devriez savoir vous servir des commentaires.

Je vous rappelle que les commentaires sont des phrases qu'on utilise justement... pour commenter le code ! Elles n'ont aucune conséquence sur celui-ci.
Cela permet d'avoir un code clair et compréhensible par toute personne qui le lirait :) .
Ils seront très utilisés dans la suite de ce cours.

En (x)HTML

Les commentaires, en (x)HTML, s'écrivent de cette manière :

<!-- je suis un commentaire -->

Vous pouvez donc y écrire plus ou moins ce que vous voulez, évitez cependant les caractères spéciaux (particulièrement les crochets < et >, le dernier pouvant être interprété par le navigateur comme la fin du commentaire).

Voici un exemple d'utilisation d'un commentaire (au milieu d'une page (x)HTML) :

<!-- lien vers le site du zéro -->
<a href="http://www.siteduzero.com">Le site du Zér0 !</a>
En JavaScript

En JS, c'est tout à fait différent.
Il y a deux manières d'écrire un commentaire.

Un petit exemple pour vous montrer :

duCode;        // commentaire court
codeBis;       /* autre commentaire court */
suiteDuCode;
encoreDuCode;  /* ici, je vais mettre un commentaire long
     je peux écrire autant que je veux,
     sur plusieurs lignes si j'ai envie */
Afficher une boîte de dialogue

C'est quoi, une boîte de dialogue ? o_O

C'est une petite fenêtre (une boîte) qui sert à communiquer (dialoguer) avec l'utilisateur (lui afficher ou lui demander quelque chose).
Celle que nous allons créer sert à afficher un message.

Image utilisateur

Notre boîte de dialogue

Voici le code qui permet de créer un tel message :

alert('Hello world');

Vous pouvez remplacer le classique "Hello world" par le texte de votre choix, en laissant les apostrophes de part et d'autre de votre message (qui doit lui-même ne pas contenir d'apostrophe).


Logiciels nécessaires Où se place le code JavaScript ?

Où se place le code JavaScript ?

Vos débuts en JavaScript De quoi se compose le "code" ?

Où se place le code JavaScript ?

Insérer du JavaScript dans une page xHTML

On écrit le JS dans notre page HTML, et c'est le navigateur qui lit et exécute ce code.
Mais comment fait-il pour différencier les deux ?

Vous le savez sûrement déjà, un ordinateur, c'est bête : il faut lui dire tout ce qu'il doit faire.
Eh bien c'est ce que nous allons devoir faire : si on ne précise pas à notre navigateur que notre code est du JS, il ne le devinera pas tout seul.
Voyons donc comment le lui dire...

Revenons à notre JavaScript :
Il y a deux méthodes différentes pour insérer du JavaScript dans une page Web.

Directement dans les balises

La première méthode consiste à écrire le code directement à l'intérieur de la balise qui va être concernée par le script.

Comment ça marche ?

Pour insérer le code dans une balise, une nouvelle propriété est nécessaire. Il s'agit du gestionnaire d'événements (en anglais : event handler).

Pour résumer, la balise en question aura cette forme-là (ici il s'agit d'une balise seule, c'est le même principe pour les balises fonctionnant par paires) :

<nom eventHandler="script" />

Examinons tout de suite un exemple.

Ça nous donne ceci :

<a href="#" onclick="alert('Bonjour !');">lien</a>

Vous pouvez tester ce code (c'est même conseillé : réécrivez-le, vous le retiendrez beaucoup mieux qu'en faisant un copier-coller).

Résultat : notre boîte de dialogue devrait apparaître lorsque vous cliquez sur le lien :magicien: !

Vous venez de créer votre premier script ! :soleil:

Maintenant, un petit exercice :
essayez de faire la même chose, mais avec une image, cette fois...

Solution :

<img src="monImage.png" alt="Mon Image" onclick="alert('Pourquoi cliques-tu sur cette image ?');" />

Cas d'un lien :
Il est possible d'écrire du JavaScript directement à la place de l'adresse d'un lien, en le faisant précéder de javascript:, comme dans cet exemple :

<a href="javascript:alert('Coucou');"> Cliquez ici </a>

Cette méthode a l'avantage de ne pas faire remonter le visiteur en haut de la page, comme l'aurait fait un lien portant le petit dièse (#) ; c'est ce que vous avez sûrement dû voir si vous avez testé le code.

Autres gestionnaires d'événements

Il existe d'autres événements que le clic de souris, rassurez-vous ^^ .
Leur syntaxe est la même : onevent, event étant le nom de l'événement (en minuscule dans le tuto, pour respecter la validité du SdZ).
Les événements s'appliquent à la plupart des balises (sauf événements particuliers, relatifs à des balises précises).

En voici quelques-uns :

Gestionnaires d'événements de la balise <body> :

Le mieux est de les essayer, vous verrez par vous-mêmes à quoi correspond chaque événement.
Voici une image contenant plusieurs gestionnaires d'événements :

<img src="monImage.png" alt="Mon Image" ondblclick="alert('Double clic');" onmouseout="alert('La souris sort');" />

Et voici la balise <body> pour créer une page disant "Bonjour" et "Au revoir" :

<body onload="alert('Bonjour !');" onunload="alert('Au revoir !');">
  <!-- corps de la page -->
</body>
Entre les balises <script> et </script>
Une nouvelle paire de balises

Et si notre script est très long, on ne va quand même pas tout mettre dans notre gestionnaire d'événements ? :waw:

Rassurez-vous, s'il existe plusieurs manières différentes d'insérer du JavaScript, ce n'est pas pour rien.
La seconde solution consiste à écrire le script entre deux balises spécifiques, <script> et </script>.

Il faut commencer par préciser au navigateur que notre script est... du JavaScript.
Pour cela, on rajoute la propriété type="text/javascript", ce qui nous donne ceci :

<script type="text/javascript">

   /* votre code javascript se trouve ici
   c'est deja plus pratique pour un script de plusieurs lignes */

</script>

Pour faire ignorer ce texte à ce vieux navigateur, on lui fait tout simplement croire qu'il s'agit d'un commentaire en (x)HTML.

Pour un navigateur qui connaît le JavaScript, il saura qu'il n'a plus affaire à du (x)HTML, et passera donc la balise du commentaire (<!--) sans en tenir compte.
Mais pour éviter qu'il soit déboussolé en rencontrant la balise de fin de commentaire (-->), nous allons lui dire, en JS, qu'il s'agit d'un commentaire, grâce à //.

Pour résumer, voici comment placer du JS dans une page en utilisant la balise <script> :

<script type="text/javascript">
<!--

   /* et vous pouvez placer votre code JS ici
   sans etre inquiete par les vieux navigateurs */

//-->
</script>
Dans l'en-tête ou dans le corps de la page (x)HTML

Ces balises, elles sont à mettre dans l'en-tête, ou dans le corps de la page ?

On peut les placer soit dans l'en-tête (<head> ... </head>), soit dans le corps (<body> ... </body>) de la page (x)HTML :

Ce qui nous fait donc deux manières d'insérer le code grâce à ces balises.

Exemple d'application

Essayez de réaliser cet exemple : dans notre page web, on veut :

Voici le code complet de la page :

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd">
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xml:lang="fr" lang="fr">
<head>

<!-- en-tete du document -->

  <title>Un exemple</title>

  <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" />
</head>

<body>

  <!-- script pour le debut du chargement -->
  <script type="text/javascript">
  <!--
    alert('Debut du chargement de la page');
  //-->
  </script>
  
  <!-- ici se trouve le contenu de la page web -->
  <p>
    Vous testez un script...<br />
    Enjoy ;)
  </p>
   
  <!-- script pour la fin du chargement -->
  <script type="text/javascript">
  <!--
    alert('Fin du chargement de la page');
  //-->
  </script>

</body>

</html>
Placer le code dans un fichier séparé
Importer un fichier externe

Comme pour le CSS, on peut très bien placer notre code dans un fichier indépendant. On dit que le code est importé depuis un fichier externe. En CSS, l'extension de ce fichier (les deux à quatre lettres précédées d'un point à la fin d'un fichier) était .css.
Vous l'avez peut être deviné, l'extension du fichier externe contenant du code JavaScript est .js.

On va indiquer aux balises le nom et l'emplacement du fichier contenant notre (ou nos) script(s), grâce à la propriété src (comme pour les images).

Et voici ce que cela nous donne :

<script type="text/javascript" src="script.js"></script>

Ce même fichier qui contiendra par exemple ceci :

alert('Bonjour');
Créer le fichier

Si vous ne savez pas créer un fichier ayant l'extension .js, voici comment faire.

Avec Notepad++

Avec Bloc-notes

Image utilisateur

Enregistrer sous... avec Bloc-notes


Vos débuts en JavaScript De quoi se compose le "code" ?

De quoi se compose le "code" ?

Où se place le code JavaScript ? Les variables

De quoi se compose le "code" ?

Reprenons le "code" affichant une boîte de dialogue :

alert('Hello world');

Voyons voir de quoi il se compose...

Des instructions
Qu'est-ce que c'est ?

Voici un mot important en programmation ; une petite explication s'impose donc...
Une instruction est un "ordre" que l'on donne à l'ordinateur, comme on pourrait taper "format C:" dans sa console (les joies de Win pour les adeptes du grand nettoyage de printemps :D ).
alert('Hello world'); est donc une instruction : on ordonne au script de créer une boîte de dialogue.
Un autre exemple : un calcul est une instruction.

Une grande partie de ce que vous écrirez en JS sont des instructions, mais pas tout.
Difficile de vous donner des exemples maintenant, je vous indiquerai au fur à mesure ce qui est ou n'est pas une instruction.

Séparer des instructions

Quand on donne une instruction à l'ordinateur, il faut également lui dire où est la fin de cette instruction...
Pour cela, en JS, il y a deux solutions :

Les fonctions
Explication

Une fonction est une suite d'instructions ayant un rôle précis. ( o_O )
Un exemple :

alert('Hello world');

Cette fonction affiche, lorsqu'on l'appelle (terme à retenir), une boîte de dialogue contenant le texte entre les apostrophes (ici : 'Hello world').

Si vous êtes un peu matheux (ou si vous avez simplement suivi en cours au collège et au lycée :p ), le terme fonction ne doit pas vous être inconnu... On a dit tout à l'heure qu'un calcul est une instruction. La fonction f telle que f(x) = 15x - 4 est une suite de calculs, donc en quelque sorte une suite "d'instructions" (par analogie avec le JavaScript, car instruction est un terme purement informatique).

Eh bien en JS, on a, parmi beaucoup d'autres, la fonction alert().

Rôle des parenthèses

À quoi servent les parenthèses vides que tu mets en écrivant alert() ?

Excellente question !

Revenons à notre exemple mathématique : entre les parenthèses, on précise la valeur de l'argument x.
Avec x = 5, on aura f(5) = 15*5 - 4 = 71.

C'est le même principe en JavaScript : par exemple, avec alert(), l'argument est le texte à afficher. S'il y a plusieurs arguments, ils sont séparés par des virgules.
On doit obligatoirement mettre ces parenthèses, même s'il n'y a aucun argument (elles seront alors vides).

De nouvelles fonctions

Il y a des fonctions déjà définies en JavaScript.
On peut aussi créer nos propres fonctions ?

Bien sûr !

Il existe en effet des fonctions déjà définies (retenez également ce terme) en JS, qu'on va donc pouvoir utiliser directement, comme notre fonction alert(). Le navigateur va alors chercher la définition de cette fonction et l'exécuter, ce qui aura pour effet de faire apparaître notre message.

Mais il est également possible de créer nos propres fonctions (par exemple, une fonction qui convertit des euros en francs), ce sera l'objet d'un chapitre.

Vous savez désormais exécuter du code JavaScript ; attaquons donc sans plus tarder le chapitre suivant !


Où se place le code JavaScript ? Les variables

Les variables

De quoi se compose le "code" ? Profiter de la mémoire de son ordinateur

Un ordinateur sait bien faire des calculs et des opérations en tout genre.
Mais il possède également une mémoire "infaillible" pour retenir un tas d'informations (les résultats des calculs, par exemple ;) ) : vous allez voir dans ce chapitre qu'en Javascript, savoir utiliser cette mémoire est indispensable, ou presque...

Profiter de la mémoire de son ordinateur

Les variables Les chaînes de caractères

Profiter de la mémoire de son ordinateur

En javascript, vous aurez rapidement besoin de demander à votre ordinateur de retenir des données.
Qu'est-ce que j'entends par données ? Aussi bien des nombres que des mots, ou des phrases (et même plus). C'est ce que nous verrons un peu plus bas.

De quelle manière sont enregistrées les données ?

Peut-être vous demandez-vous comment votre ordinateur range toutes ces informations ?
Vous vous doutez bien qu'on ne fait pas un "gros tas" de données, en vrac : imaginez la galère pour retrouver ce qui nous intéresse :waw: .
Comme vous vous en doutez, tout cela est organisé.

Illustrons un peu le fonctionnement ...

Imaginez plein de boîtes vides : c'est la mémoire de l'ordinateur.
On veut par exemple retenir le nombre 2006, mais on ne peut pas le mettre comme ça dans une boîte vide, car on ne pourra pas le retrouver !
On va donc coller une étiquette sur une boîte, pour la nommer "annee" : on pourra donc la retrouver plus tard.
On va maintenant pouvoir y ranger le nombre 2006 à l'intérieur.

Illustration

Image utilisateur

Eh bien en JS, c'est un peu ce principe :

Que faire avec ces données ?

Premièrement (c'est la raison pour laquelle vous les avez enregistrées :) ), vous allez pouvoir les lire quand vous en aurez besoin.
Cela consiste à ouvrir la boîte, prendre l'information, l'utiliser et la remettre dans sa boîte.
Par exemple, on fait un calcul, on enregistre le résultat dans une variable, et lorsque l'utilisateur clique sur un bouton spécial, on affiche le résultat.

Pouvoir lire ces données, c'est déjà pas mal.
Mais vous aurez vite besoin de les modifier.
Dans ce cas, on ouvre la boîte, et on remplace l'ancienne valeur par la nouvelle.
Une application (certes stupide :D ) : un bouton qui, à chaque clic, augmente de 1 la valeur d'une variable. Vous pouvez alors afficher le nombre de fois que le visiteur a cliqué sur ce bouton (ou "comment occuper son petit frère pendant quelques heures" :p ).

Créer, lire et modifier une variable

Maintenant que vous avez compris (du moins je l'espère ;) ) ce que c'était, voyons le fonctionnement en JavaScript.

Créer la variable

Pour créer une variable, rien de compliqué. Voici comment ça fonctionne :

var nom;

nom est le nom de la variable (si vous avez aimé mon illustration, c'est ce qui est écrit sur l'étiquette collée sur la boîte).
Le terme exact n'est pas "créer" , mais déclarer une variable.
Pour ceux qui aiment les maths, si on prend la phrase "soit x l'âge de Toto, en années", le var correspondrait au soit.

(Note : nous verrons un peu plus loin qu'il y a des cas pour lesquels on ne déclare pas une variable.
Mais retenez pour l'instant qu'il ne faut pas oublier la déclaration).

On peut donner le nom qu'on veut à nos variables ?

Eh non, ce serait trop beau :euh: .
Le nom peut contenir les 26 lettres de l'alphabet, en majuscules et en minuscules, les 10 chiffres ainsi que le underscore (le tiret du bas, touche 8 sur les claviers français).
Mais il ne doit pas commencer par un chiffre.

Il y a également des mots "interdits" : ils existent déjà en JS, mais pour autre chose. Si on les utilise comme nom de variable, l'ordinateur ne saura plus de quoi il s'agit.
Parmi cette liste de mots, les plus courants (pour un français) seraient "break", "case", "char", "continue", "delete", "double", "final", "long", "new", "public" et "super". Les autres sont des noms anglais moins courants (je ne pense pas que vous ayez l'idée d'appeler une variable "throws" :p ).
Vous pourrez retrouver la liste complète en annexe.

Heureusement, ça vous laisse quand même du choix dans le nom de vos variables :) .

Préférez aussi un nom relativement court et explicite pour vos variables.
N'allez pas créer la variable taratata, hEUrE ou bien laDateDeNaissanceDuMonsieurQuiVisiteMonNouveauSiteWeb ;) .
Dans le premier cas, on ne sait pas ce que c'est, dans le second, vous risquez de vous tromper entre majuscules et minuscules, et le dernier... un peu lourd et pas très pratique à écrire !
Préférez les noms heure et dateDeNaissance (ou date_de_naissance (avec des tirets) : à vous de trouver la meilleure écriture).

Notez que nous utilisons une mémoire temporaire : les variables sont détruites lorsque le visiteur quitte la page (lorsqu'il change de page, entre autres).

Modifier la valeur d'une variable

Pour modifier la valeur d'une variable, rien de plus simple : on utilise pour cela le symbole d'affectation = de cette manière :

var annee;
var message;

annee = 2006;
message = "Bonjour, visiteur";

Il est possible, lorsque l'on crée une variable, de lui affecter immédiatement une valeur. On dit qu'on initialise cette variable.

var annee = 2006;
var message = "Bonjour, visiteur";

Pourquoi met-on des guillemets dans la variable message ?

Car ils délimitent du texte. Je n'en dis pas plus, j'y reviendrai un peu plus bas.

On peut modifier une variable autant de fois qu'on veut :

var annee = 2004; // on declare et initialise la variable
annee = 2005; // on modifie une premiere fois
annee = 2006; // puis une deuxieme fois
Lire une variable

Lorsque l'ordinateur trouve un nom de variable, il fait directement référence à son contenu.
Autrement dit, si j'ai une boîte nommée annee contenant la valeur 2006, si je parle à l'ordinateur de annee (sans guillemets), il ira chercher la valeur contenue par cette boîte.

Un exemple sera plus simple : reprenons nos alertes.

var annee = 2006;
alert(annee);

ce qui affichera "2006"...
Remarquez l'absence de guillemets : en effet, on ne veut pas afficher le texte "annee", mais le contenu de cette variable.

Alors maintenant, on ne doit pas mettre de guillemets lors des alertes ?! o_O

Je n'ai jamais dit ça : voyons plutôt quand les utiliser.


Les variables Les chaînes de caractères

Les chaînes de caractères

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Les chaînes de caractères

"Chaîne de caractères", un nom au premier abord un peu barbare ...
Ce n'est en fait pas bien méchant.

En anglais : string (je ne le dis pas pour le "jeu de mot" d'une finesse sans égale, mais parce que, tôt ou tard, vous en entendrez parler).
C'est une suite de caractères (un caractère est une lettre, un chiffre, un espace, un tiret...) qui a un ordre précis.
Dit autrement, ce sont des caractères mis bout-à-bout.
Cela forme donc... du texte ! (Dit comme ça, c'est tout de suite plus simple ^^ .)

C'est un type de donnée, au même titre qu'un nombre.

Une sous-partie entière pour nous parler du texte ? o_O

Eh oui, vous verrez qu'il y a des choses à dire...

Délimiter une chaîne de caractères

Vous vous dites peut-être : "c'est facile, il suffit d'écrire le texte après le signe = pour enregistrer du texte dans une variable".

Que nenni !
Et cela pour plusieurs raisons : tout d'abord, comment l'ordinateur saurait où se trouve le début et la fin de votre texte ? (Le point virgule en fait-il partie, ...)
Deuxièmement, l'ordinateur analysera le type de données : est-ce que ce sont des variables ? Des chiffres ?

Il va donc falloir dire à l'ordinateur : "ceci est une chaîne de caractères, n'essaie pas de comprendre".
Et pour cela, on utilise indifféremment les guillemets " (dits "double quotes") ou les apostrophes ' (dites "simple quotes") : ils délimitent la chaîne de caractères, un peu comme une citation.

Pourquoi deux types de guillemets ?

Car le JavaScript peut être placé directement dans une balise (x)HTML (rappelez-vous du onclick) : dans ce cas, on ne peut pas mettre de double quotes (ils sont déjà utilisés en (x)HTML pour délimiter le script). On utilise donc les simple quotes.

Un exemple :

<img src="monImage.png" alt="" onclick="alert('Bonjour');" />

Voyons quelques exemples (avec les variables) :

// deux chaines de caracteres
var message1 = 'Une autre chaine de caracteres';
var message2 = "C'est une chaine de caracteres ...";

// maintenant, on les affiche
alert(message1);
alert(message2);
Caractères spéciaux et d'échappement

Et si je veux mettre des guillemets à l'intérieur de ma chaîne, qui est délimitée par des guillemets ?
Et comment je fait un saut de ligne ?

Tout d'abord, les guillemets.

Il faut dire à l'ordinateur que les guillemets du milieu sont des caractères normaux, et non pas les délimiteurs.
Pour cela, on utilise ce qu'on appelle un caractère d'échappement : on fait précéder le guillemet à afficher d'un \ (antislash, touches Alt Gr + 8 pour les claviers français, Alt Gr + < pour les belges).
Et pour afficher un antislash... on le fait précéder d'un antislash aussi ^^ .

var message1 = "Ceci est un \"petit\" test. Mais pas besoin d'antislash \\ devant les apostrophes.";
var message2 = 'Un autre "petit" test. Cette fois, il faut penser à l\'antislash devant les apostrophes';

alert(message1);
alert(message2);

Les caractères spéciaux

On peut également insérer des retours à la ligne (qu'on ne peut pas insérer simplement en appuyant sur la touche Enter), ainsi que des tabulations ou autres.

Voici les caractères spéciaux les plus courants :

Un exemple (cela signifie "Bonjour ! - Comment vous appelez-vous ?" en allemand. Je l'ai pris pour le caractère spécial) :

alert("Guten Tag !\nWie hei\u00DFen Sie ?");
La concaténation

Concaquoi ?! o_O

Pas de panique, encore un mot compliqué pour quelque chose de simple.
Partons d'un "exercice" : on a une variable age qui contient ... l'âge du visiteur (si, si !).
On veut afficher un message annonçant : "Vous avez XX ans" (XX est l'âge).

Immédiatement, vous m'écrivez ceci :

alert("Vous avez age ans");

Et, ô déception, vous voyez s'afficher "Vous avez age ans". :'(

Pour faire cela, on va en fait mettre bout-à-bout nos 3 morceaux de chaîne (le premier morceau est "Vous avez ", ensuite la variable age, et enfin " ans", sans oublier les espaces après "avez" et avant "ans").
Concaténer, c'est en fait "mettre bout-à-bout" plusieurs chaînes de caractères pour n'en former qu'une seule.

Comment faire ? On utilise simplement le symbole de concaténation + entre chaque morceau (pour ceux qui connaissent, en php, c'est le point qui est utilisé), comme ceci :

var age = 18; // on cree la variable pour pouvoir tester
alert("Vous avez " + age + " ans"); // on affiche les chaines mises bout-à-bout

(On aurait aussi pu créer une variable message contenant la chaîne concaténée, et l'afficher ensuite.)

Demander une chaîne de caractère au visiteur

Vous avez peut-être envie de tester ce code, mais avec une variable age contenant l'âge qu'on aura demandé au visiteur ?
Voyons une première façon de le lui demander.

Vous vous souvenez sûrement de nos alert("message"); affichant un message dans une boîte de dialogue.
Eh bien il existe un moyen très proche (encore une boîte de dialogue) pour demander au visiteur de saisir son âge.

Une boîte de dialogue demandant au visiteur de saisir un texte

Image utilisateur
var age = prompt("Texte d'invite");

Entre les parenthèses, on met une chaîne de caractères (comme pour alert) qui sera affichée au-dessus du champ pour saisir son texte.
On récupère la chaîne de caractères dans la variable age (notez que si elle a déjà été déclarée, on ne met pas le var devant).

Voici un exemple complet (que je vous conseille de réaliser) : on demande l'âge du visiteur pour le lui afficher ensuite (dans une phrase).
Ce qui nous donne ceci :

var age = prompt("Quel âge avez-vous ? (en années)"); // on demande l'age
alert("Vous avez " + age + " ans");          // on affiche la phrase

Vous savez maintenant écrire... apprenons donc à compter ;) .
C'est vrai, après tout, un ordinateur n'est rien d'autre qu'une espèce de grosse machine à calculer.


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Les nombres

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Les nombres

Un autre type de variable

Les nombres, au même titre que les chaînes de caractères, sont un type de variable.
Comme ce sont des nombres (l'ordinateur sait compter), on ne met pas de guillemets : l'ordinateur va "comprendre" qu'il s'agit d'un nombre, et va l'enregistrer à sa manière (et non pas bêtement chiffre par chiffre, comme il l'aurait fait avec une chaîne de caractères).

Ils se classent en deux catégories :

Un petit exemple :

var nombre = 1.234;
alert(nombre);
Des nombres pour calculer

Comme vous le savez, avec des nombres... on peut faire des calculs. Eh oui, le JavaScript, c'est parfois aussi des maths ^^ .
L'ordinateur est particulièrement doué pour ces calculs...
Voici les opérateurs de base :

Allons faire quelques exercices d'application...
Un programme qui demande deux nombres et qui en affiche le quotient (qui effectue une division, si vous préférez).
A vos claviers ;) .

Correction...

// on demande les nombres
var nombre1 = prompt('Premier nombre ?');
var nombre2 = prompt('Deuxieme nombre ?');

// on calcule le quotient et on l'affiche
var resultat = nombre1 / nombre2;
alert("Le quotient de ces deux nombres est " + resultat);

Notez qu'on aurait pu afficher directement le résultat, sans créer une variable pour celui-ci. On aurait alors mis le calcul à la place du nom de la variable dans le message à afficher.

Cas particuliers

Peut-être avez-vous essayé de faire planter le truc (le genre de truc que j'adore m'amuser à faire :p ).
Voici les messages que vous avez pu obtenir :

Nombres et chaînes de caractères

Vous vous demandez comment convertir un nombre en chaîne de caractères, ou inversement ?

Chaîne --> nombre

Sachez que dans la plupart des cas, la conversion est faite au-to-ma-ti-que-ment.
Un exemple ? Dans votre script de division (quelques lignes plus haut), on demande en fait au visiteur non pas un nombre, mais une chaîne de caractères. Mais lorsque vous demandez à diviser, l'ordinateur sait qu'il ne peut pas les diviser. Il va donc essayer de les convertir en nombre (c'est là qu'il vous sort le fameux "NaN" s'il n'arrive pas à effectuer cette conversion).

Une preuve ? Essayez le même script, mais avec une addition...
L'ordinateur va croire qu'il doit concaténer ces deux chaînes.
Résultat : en tapant "8" et "12", on obtient... 812 !

Mais comment je fais pour mon script de calculatrice, alors ?!

Rassurez-vous, il est fort heureusement possible d'effectuer "manuellement" cette conversion, grâce à parseInt(chaine_a_convertir) (convertir en un nombre entier) et à parseFloat(chaine_a_convertir) (convertir en un nombre décimal).

Quelques exemples vous montrant la souplesse de ces fonctions :

Voici le script de division transformé en script d'addition :

var nombre1 = prompt('Premier nombre ?');
var nombre2 = prompt('Deuxieme nombre ?');

// on convertit en nombres decimaux et on calcule
var resultat = parseFloat(nombre1) + parseFloat(nombre2);
alert("La somme de ces deux nombres est " + resultat);
Nombre --> chaîne

Idem, cette conversion se fait automatiquement (lorsque l'on affiche un nombre au milieu de texte, il le convertit pour le concaténer ensuite).

Si vraiment vous avez besoin d'effectuer manuellement cette conversion (par exemple en voulant afficher deux nombres les uns derrière les autres), vous pouvez ajouter des '' (deux apostrophes).
En ajoutant une chaîne entre ces nombres, l'ordinateur sera forcé de les concaténer.
Exemple :

var nombre1 = 8;
var nombre2 = 12;
alert(nombre1 + '' + nombre2);
Priorités de calcul

Ces opérateurs se rangent en deux catégories :

- Tout d'abord, les opérations de la première catégorie sont effectuées de gauche à droite.
- Ensuite (il ne reste donc que des additions et soustractions, les autres calculs sont déjà effectués), le calcul se fait de gauche à droite.

S'il y a des parenthèses, on effectue le calcul entre celles-ci en priorité, suivant ces règles.

Un exemple : calcul étape par étape (en bleu, le calcul à effectuer ; en gras, le résultat du calcul précédent) :

D'autres opérateurs pour simplifier l'écriture

Certains calculs reviennent régulièrement.
Parmi ceux-ci, on peut citer ceux du genre :

resultat = resultat + X;     // on ajoute X à la variable resultat

Il existe l'opérateur += s'utilisant comme ceci :

resultat += X;     // on augmente la valeur de resultat de X

Ces deux lignes sont strictement équivalentes.

Il existe, de la même manière, les opérateurs -= (on retranche la valeur de la deuxième variable à celle de la première), *= (on multiplie la valeur de la première variable par celle de la deuxième), /= (idem mais avec une division) et %=.

Incrémentation / décrémentation

Lorsque l'on veut augmenter de 1 la valeur d'une variable (on dit incrémenter), par exemple pour un compteur, on utilise la notation :

variable++;

De même, pour décrémenter (diminuer la valeur de 1) une variable, le code est le suivant :

variable--;
Pour résumer...

Voici plusieurs lignes de codes qui sont parfaitement équivalentes.

variable += X;
variable = variable + X;
variable -= X;
variable = variable - X;
variable *= X;
variable = variable * X;
variable /= X;
variable = variable / X;
variable %= X;
variable = variable % X;

Les opérateurs pour incrémenter / décrémenter :

variable++;
variable += 1;
variable = variable + 1;
variable--;
variable -= 1;
variable = variable - 1;

Maintenant que vous savez manier les variables, direction le prochain chapitre pour en tester le contenu !


Les chaînes de caractères Créer ses propres fonctions

Créer ses propres fonctions

Les nombres Créer une fonction

Vous savez qu'en JS, il existe ce qu'on appelle des "fonctions".
Eh bien il est maintenant temps d'apprendre à créer les vôtres, c'est ce que nous allons voir tout au long de ce chapitre.

Créer une fonction

Créer ses propres fonctions Les arguments

Créer une fonction

À propos des fonctions
Quelques rappels

Une fonction est une suite d'instructions ayant un rôle précis (pour ne pas dire une fonction précise...).

Un petit exemple :

var message = prompt('Entrez un texte');

Voici comment on pourrait schématiser une fonction :

Image utilisateur
Nos fonctions à nous

Les fonctions que nous allons créer fonctionnent selon le même principe.
Dans de ce chapitre, notre fonction aura pour but de convertir des Euros en Francs (c'est un bon exemple, même s'il est un peu démodé ^^ ).

Mais on peut bien faire ça sans avoir besoin de faire une fonction ?

Oui, mais en créant une fonction, nous pourrons lancer le script à chaque fois que nous en aurons envie :) .
Il nous suffira pour cela d'appeler cette fonction.

Déclarer et appeler une fonction

Commençons par quelques mots de vocabulaire :

Déclarer notre fonction

Voyons comment faire notre propre fonction : nous allons utiliser l'exemple du convertisseur dont je vous ai parlé plus haut.

Déclaration

On commence par déclarer notre fonction : on va dire à l'ordinateur "je veux créer une fonction qui s'appelle machin et qui fait ceci".
Quelques informations à ce sujet :

Si on récapitule ce que je viens de dire, on peut déjà déclarer notre fonction.
Nommons-la conversion. On obtient donc ceci :

function conversion()
Contenu de la fonction

On fait suivre cette déclaration du contenu de la fonction (les instructions de celle-ci).
S'il y a plusieurs instructions (ce qui est généralement le cas ^^ ), on délimite le contenu de notre fonction grâce à des accolades { et } : on forme alors ce qu'on appelle un bloc d'instructions.

Il va donc falloir écrire le code entre accolades, à la suite de la ligne :

function conversion()

Quel code ? Eh bien celui que la fonction doit exécuter. Si on résume, on veut :

Essayez de coder cela vous-mêmes, ça ne devrait pas vous poser de problème...
Vous avez terminé ? Parfait, voici ce que ça nous donne :

function conversion()
{
   var somme = prompt("Entrez la valeur en Euros :");
   var resultat = somme * 6.55957;
   alert(somme + " E\n" + resultat + " Frs");
}

Nous venons de créer notre première fonction.
Ça va, vous n'êtes pas trop émus ? :'(

Appeler notre fonction

Maintenant que notre fonction est créée, on va enfin pouvoir l'utiliser :) .
Pour cela, on écrit simplement ceci (dans le corps de la page cette fois) :

conversion();

Et notre fonction est exécutée !
Elle va, comme nous le voulions, demander une valeur (en euros) à l'utilisateur, et lui afficher le résultat de la conversion en francs.

Image utilisateur

Et vous savez quoi ? Eh bien on peut maintenant l'appeler quand on veut dans notre page !
Insérons une image qui exécutera cette fonction lorsque nous cliquerons dessus.
Pour ceux qui voudraient une image un poil correcte pour notre convertisseur, je vous en ai concoctée une.
Vous n'avez qu'à faire clic droit > Enregistrer l'image sous...

Nous voulons appeler notre fonction lorsque l'utilisateur cliquera sur l'image. Utilisons alors le gestionnaire d'événement onclick :

<img src="EuroFrancs.png" alt="" onclick="conversion();" />

Et voilà, vous venez de créer un script qui n'est pas totalement inutile :D .


Créer ses propres fonctions Les arguments

Les arguments

Créer une fonction Portée d'une variable

Les arguments

Revenons à notre fonction de conversion : nous allons lui faire subir quelques modifications.

L'idée est, avec une unique fonction, de pouvoir convertir tout type d'unités.
Par exemple, on peut faire un bouton qui, lorsqu'on cliquerait dessus, convertirait des mètres en centimètres, et une image convertissant les Euros en Francs.

En y réfléchissant, le code à exécuter serait presque le même, il n'y a que le taux de conversion et le nom des unités qui changent...
Il nous suffirait, au moment de l'appel de la fonction, de dire : "le taux de change est de 6.55957, et les unités sont les Euros et les Francs".

Eh bien c'est possible grâce aux arguments !
Pour vous en expliquer le principe, je vais prendre l'exemple d'une balise (x)HTML :

<img src="EuroFrancs.png" alt="" />

Eh bien c'est exactement le même principe : on va indiquer à notre fonction le taux de conversion à utiliser...

Créer une fonction qui possède des arguments

On va reprendre notre fonction de conversion, en y apportant quelques modifications : commençons par enlever les unités (on les ajoutera plus tard), et ajouter un argument : le taux de change.

On pourra ainsi, à partir de cette même fonction, convertir tout ce qu'on veut.
Si on veut convertir des euros en francs, on n'aura qu'à écrire conversion(6.55957).
Pour convertir des mètres en centimètres, ça sera conversion(100) (1 m = 100 cm).
Et on peut même faire un convertisseur belge, avec conversion(1), qui convertit des francs belges (BEF) en francs belges (1 BEF = 1 BEF) ! :D (désolé pour les belges...).
Il nous suffit de préciser le taux entre les parenthèses. Pratique, pas vrai ? :soleil:

Allons-y :
tout d'abord, lors de la déclaration de la fonction, il nous faut préciser entre les parenthèses le nom de l'argument : appelons-le taux.
Lorsqu'on appellera la fonction conversion(6.55957), cela aura pour effet de créer une variable taux avant d'exécuter la fonction, et cette variable aura pour valeur 6.55957. Elle sera détruite une fois la fonction exécutée.

Voici le code modifié et commenté :

function conversion(taux)   // declaration de la fonction avec un argument
{
   var valeur = prompt("Entrez la valeur à convertir");
   var resultat = valeur * taux;   // on calcule le resultat, en utilisant l'argument
   alert('Valeur  : '+valeur + '\nRésultat : '+resultat);
}

Il ne faut donc pas oublier de préciser ce taux lorsqu'on appellera la fonction :

<p> <img src="EuroFrancs.png" alt="" onclick="conversion(6.55957)" /> </p>

Et si on veut convertir des mètres en centimètres, pas besoin d'une autre fonction, il suffit de faire comme ceci :

<p> <a href="#" onclick="conversion(100)">Conversion mètres &gt; centimètres</a> </p>
Fonction à plusieurs arguments

Il serait tout de même plus agréable de voir s'afficher le nom des unités...
Eh bien il suffit pour cela de créer deux arguments supplémentaires !

Rien de bien compliqué, il faut juste les séparer par des virgules. Vous pouvez les créer dans l'ordre que vous voulez (essayez cependant d'utiliser un ordre "logique").
Ensuite, lorsque vous appellerez votre fonction, il faudra donner les paramètres dans le même ordre (si le taux de conversion est le premier, on l'indiquera en premier - logique ^^ ).

Choisissons cet ordre : unité 1, taux et unité 2.

Après quelques modifications apportées à notre fonction, on obtient ceci :

function conversion(unite1, taux, unite2)
{
   var valeur = prompt("Entrez la valeur à convertir, en " + unite1);
   var resultat = valeur * taux;
   alert(valeur + ' ' + unite1 + '\n' + resultat + ' ' + unite2);
}

Et on l'appelle ensuite de cette manière :

<p>
 <img src="EuroFrancs.png" alt="" onclick="conversion('Euros', 6.55957, 'Frs')" /> <br />
 <a href="#" onclick="conversion('m',100, 'cm')">Conversion mètres &gt; centimètres</a>
</p>

Je vous laisse tester...
Ça commence à avoir de la gueule, pas vrai ? :p

Arguments facultatifs

Il est possible de créer des arguments facultatifs : on peut choisir de ne pas les préciser lors de l'appel de notre fonction.
Par exemple, il serait possible de créer une fonction qui additionne tous les nombres passés en arguments :

addition(12, 5);   // nous donnerait 17
addition(21, 4, 15, 11, 6);   // nous donnerait 57

Ceci n'étant qu'un exemple.

Tenez, vous rappelez-vous de notre fonction prompt() ?
Eh bien elle possède un second paramètre facultatif : la valeur initiale du champ de saisie.
Essayez plutôt ceci :

var nombre = prompt('Entrez un nombre', 'Votre nombre ici');
alert('Vous avez tapé ' + nombre);

Si on ne donne pas de second paramètre, le champ est initialement vide. Mais si on en indique un, alors il aura cette valeur.

Je vous parle de ces arguments pour que vous sachiez qu'ils existent. Cependant, créer des paramètres facultatifs fait appel à des notions que vous ne connaissez pas encore. Nous approfondirons donc ce sujet un peu plus tard, dès que vous aurez les éléments nécessaires.


Créer une fonction Portée d'une variable

Portée d'une variable

Les arguments Valeur renvoyée

Portée d'une variable

Fonctionnement des arguments

Comme je vous l'ai annoncé plus haut, les arguments ne sont en fait rien d'autre que des variables, mais propres à la fonction : elles sont créées lors de son appel, et elles sont détruites à la fin de celle-ci.

Voici une fonction :

function essai(argument1, argument2)
{
   // code de la fonction
}

Et un appel de cette fonction :

essai(57, 'un message');

Lorsqu'on appellera cette fonction ainsi, voici comment ça se passera :

Portée des variables

Essayez donc de créer cette fonction, de l'appeler, et une fois cette dernière terminée, d'afficher la valeur de la variable argument1 : ça ne marche pas.
C'est normal, elle a été détruite.

Essayez de renouveler l'opération, mais en créant vous-mêmes une variable à l'intérieur de la fonction, comme ceci :

function essai()
{
   var variable = 'Bonjour';
}

Appelez ensuite cette fonction, puis affichez la valeur de cette variable, comme ceci :

essai();
alert(variable);

Cette fois non plus, ça ne marche pas !

Variable locale

Notez que j'ai bien parlé de déclaration, ce qui signifie l'utilisation de var.

Voici pourquoi, dans le dernier exemple, ça ne "marchait pas".

Mais c'est nul ! :waw: Pourquoi on ne peut pas accéder quand on veut et où on veut à toutes les variables ?!

Eh bien imaginez le bazar !
Certaines variables seront peut-être utilisées plusieurs fois (si vous donnez le même nom à deux variables différentes, par exemple). De plus, il est moyennement apprécié (pour ne pas dire qu'il ne faut jamais le faire) de déclarer plusieurs fois la même variable.
Enfin bref, c'est ingérable.

Au moins, avec les variables locales, c'est bien rangé : chaque fonction a ses variables à elle seule, on peut donc les modifier sans craindre de modifier une variable d'une autre fonction.
Et il suffit d'utiliser les arguments pour passer des valeurs d'une fonction à l'autre.

Variables globales

Il est quand même possible de créer des variables dites globales, c'est-à-dire accessibles depuis n'importe quelle fonction.

Pour créer une telle variable, il y a deux solutions :

Au risque de me répéter, je vous rappelle qu'il faut privilégier au maximum l'emploi de variables locales...


Les arguments Valeur renvoyée

Valeur renvoyée

Portée d'une variable L'indentation

Valeur renvoyée

Approche

Partons de cet exemple, que vous connaissez tous :

var ma_variable = prompt('Entrez une valeur');

On utilise le signe = : mais comment une fonction peut-elle avoir une valeur ?

Prenons l'exemple des fonctions en mathématiques...
Soit f la fonction définie par f(x) = 5x - 3.
On a f(x) = 5x - 3 ...c'est bien ce signe = qui nous intéresse !

Eh bien essayons de créer une fonction f qui fait la même chose que notre fonction mathématique.

Création d'une fonction classique

On peut d'ores et déjà écrire la première ligne de code :

function f(x)

On déclare une fonction nommée f ayant un seul attribut, nommé x.

Que va contenir cette fonction ?
On va également créer une variable pour le résultat du calcul : appelons-la resultat (très original, n'est-ce pas ?).

var resultat = 5*x - 3;
Renvoi de la valeur

On a notre fonction et notre résultat, il nous reste plus qu'à dire : "je veux que ma fonction prenne cette valeur". Pour employer le terme exact, on veut que notre fonction renvoie (ou retourne) cette valeur.
Par exemple, avec prompt, la valeur retournée est le texte tapé par l'utilisateur.
Dans notre cas, c'est le contenu de la variable resultat.

Pour ce faire, on fait précéder la valeur à renvoyer du mot-clé return.

return resultat;

On assemble maintenant tous nos morceaux, voici la fonction f telle qu'on pourrait la coder en JS :

function f(x)
{
   var resultat = 5*x - 3;
   return resultat;
}

On teste de cette manière (ou en enregistrant le résultat dans une variable) :

alert( f(7) );

Et... on voit s'afficher le résultat : 32 :) .

Quelques exemples

De cette manière, vous pouvez créer toutes sortes de fonctions (particulièrement mathématiques ^^ ).
Voici quelques exemples :

Voici la correction (vous pouvez faire différemment, avec une variable par exemple) :

function triple(x)
{
   return 3*x;
}

function carre(x)
{
   return x*x;
}

function cube(x)
{
   return x*x*x;
}

Un exemple de calcul dans lequel on voit clairement l'utilité de ceci :

var resultat = 4*cube(5) - 7*3 / carre(6);
Pour s'entraîner

Voici un exercice que vous pouvez réaliser : une mini-calculatrice, demandant deux nombres et affichant les résultats des 4 opérations "de base" (addition, ...), en créant une fonction pour chaque opération (même si c'est inutile, c'est un entraînement).

Il est également possible d'améliorer et de compléter notre convertisseur.

Bref, plein de bonnes idées pour progresser.


Portée d'une variable L'indentation

L'indentation

Valeur renvoyée Les conditions

L'indentation

Je vais terminer ce chapitre sur un point tout simple, mais qui a son importance.

Indenter son code

Vous avez peut-être remarqué que dans le code de la fonction, certaines lignes sont en retrait par rapport aux autres : cela s'appelle l'indentation.

Cela consiste à décaler certaines parties du code (mais pas n'importe lesquelles), de manière à le rendre plus lisible.
C'est assez dur à expliquer, mais cela reste très simple d'utilisation, comme vous le verrez au cours des exemples de ce tutoriel.

Le code se rassemble en "groupes" (la plupart du temps, ils correspondent aux blocs d'instructions).
L'indentation consiste à décaler tout le code de ce "groupe" d'une tabulation.

Exemple

Un petit exemple sera beaucoup plus parlant :

instruction1;

{

     instruction2;

     instruction3;

     {

          instruction4;

     }

}

instruction5;

On distingue beaucoup plus facilement à quel bloc appartient chaque instruction.

Espaces ou tabulation ?

Pour créer ce retrait, on utilise la touche TAB.
Les espaces sont aussi utilisés, mais sont plus contraignants (il faut en insérer plusieurs), bien que mieux adaptés (car on peut choisir la largeur du retrait).
C'est pourquoi certains logiciels (tels que Notepad++) associent à chaque appui sur TAB un nombre configurable d'espaces.

Pour modifier ce nombre d'espaces avec Notepad++ : menu Paramétrage > Préférence... > onglet MISC > Taille de tab.

Pour ceux qui voudraient plus d'exemples à propos de l'indentation et des différents "styles", je vous encourage à visiter cette page wikipédia.

Ce chapitre vous a apporté beaucoup d'éléments nouveaux, qui sont à la base de la programmation : en effet, les fonctions forment une notion clé, indispensable dans la création de scripts un minimum élaborés.

Si vous ne vous sentez pas très à l'aise avec ce concept, n'hésitez pas à relire ce chapitre et surtout à vous exercer sur des sujets que vous voulez.

Un petit proverbe pour conclure : c'est en forgeant que l'on devient forgeron...


Valeur renvoyée Les conditions

Les conditions

L'indentation Les booléens

Pour le moment, nos scripts ne sont vraiment pas très élaborés. Mais dans ce chapitre nous allons passer un cap, puisque nous allons écrire des programmes qui seront capables de prendre des décisions (comme des grands ^^ ).

Je m'explique... nous allons par exemple écrire un script qui demande l'âge à l'utilisateur, et qui affichera ensuite le message "vous êtes majeur" ou "vous êtes mineur", selon le cas.

C'est grâce à des conditions que le navigateur pourra réagir différemment selon certaines données.

Les booléens

Les conditions Opérateurs et conditions

Les booléens

Un nouveau type de variable

Vous savez qu'une variable peut contenir un nombre ou une chaîne de caractères.
Mais elle peut également contenir d'autres données : celle que nous allons aborder s'appelle un booléen.

Qu'est-ce que c'est ?

Avant de se lancer dans des explications, un peu d'histoire.
Ce nom vient de Georges Boole, un britannique à l'origine de cette technique.

Il s'agit de traiter des informations qui peuvent prendre deux valeurs (par exemple "vrai" ou "faux"), ce qui est très utilisé, particulièrement en électronique et en informatique : soit il y a du courant (première valeur), soit il n'y en a pas (deuxième valeur).

Pourquoi je vous parle de cela dans un chapitre sur les conditions ?
Car ces dernières ne sont rien d'autre... que des valeurs booléennes !
Soit la condition est vraie, soit elle est fausse.

Variable booléenne

Il est possible de créer des variables contenant de telles valeurs (pour enregistrer par exemple le résultat d'un test).
Ces variables prennent deux valeurs : true (vrai) et false (faux).

Un petit exemple : cette variable pourrait permettre de savoir si le visiteur est majeur ou mineur (la valeur serait à demander au visiteur) :

var majeur = true;

Ce n'est pas plus compliqué que ça ...


Les conditions Opérateurs et conditions

Opérateurs et conditions

Les booléens Des conditions plus élaborées

Opérateurs et conditions

Il serait bien de pouvoir comparer des variables entre elles pour déterminer la valeur d'une variable booléenne.
Par exemple, si l'âge du visiteur est inférieur à 18 ans, alors on retient qu'il n'est pas majeur, sinon on retient qu'il est majeur.

C'est bien sûr possible en JS, grâce à des opérateurs de comparaison.

Opérateurs de comparaison

Les opérateurs d'égalité (fonctionnent aussi avec des chaînes de caractères) :

Opérateurs de comparaison de valeurs numériques (si les valeurs ne sont pas des nombres, le résultat ne sera pas celui attendu) :

Utilisation de ces opérateurs

Revenons à notre exemple : on a une variable age contenant l'âge du visiteur, et on veut en déduire la valeur de la variable booléenne majeur.

Pas très difficile avec ces opérateurs : on est majeur si on a 18 ans ou plus.
On écrira donc :

var age = prompt('Quel âge avez-vous ? (en années)');

// on compare l'age : s'il est superieur ou egal à 18 ans, alors le visiteur est majeur
var majeur = (age >= 18);

alert('Vous êtes majeurs : ' + majeur);     // on verifie que ça marche ^^

Les booléens Des conditions plus élaborées

Des conditions plus élaborées

Opérateurs et conditions La négation

Des conditions plus élaborées

Et si on veut une variable costaud qui sera vraie lorsque le visiteur mesurera plus de 2 mètres et qu'il pèsera plus de 90 kgs ?

Eh bien c'est ici que deux nouveaux opérateurs entrent en scène, des opérateurs logiques.
Vous avez vous-mêmes prononcé le nom de l'un d'eux : il s'agit de l'opérateur ET. Le second est l'opérateur OU.

En JS, on les note && (ET) et || (OU) ; vous formez ce "|" en appuyant deux fois sur Alt Gr + 6 sur un clavier AZERTY français, et Alt Gr + 1 sur un belge.

ET

On veut une variable costaud qui sera vraie lorsque le visiteur mesurera plus de 2 mètres et qu'il pèsera plus de 90 kgs.

Commençons par demander la taille et le poids du visiteur :

var taille = prompt('Combien mesurez-vous ? (en mètres)');
var poids = prompt('Combien pesez-vous ? (en kgs)');

(Attention à taper un point, et non une virgule pour la taille !)

Voyons maintenant quelles sont les deux conditions nécessaires :
- la première : taille >= 2 (on pourrait aussi prendre uniquement supérieur à)
- la seconde : poids >= 90.

On pourrait créer deux valeurs booléennes contenant les résultats de ces deux tests, et ensuite créer notre variable costaud, mais faisons cela en une seule fois.
Il faut que les deux conditions soient vraies, d'où l'emploi de ET.

On obtient :

costaud = (taille>=2 && poids>=90);

(Je n'ai pas mis d'espace de part et d'autre des signes >= pour mieux faire ressortir les deux conditions : encore une fois, libre à vous d'en mettre où bon vous semble.)

On assemble ces morceaux, ce qui nous donne ce script :

var taille = prompt('Combien mesurez-vous ? (en mètres)');
var poids = prompt('Combien pesez-vous ? (en kgs)');
 
costaud = (taille>=2 && poids>=90);
alert('Vous êtes costaud : ' + costaud);

Voici ce qu'on appelle une table de vérité pour l'opérateur &&.
On affiche la valeur de a && b selon les valeurs de a et de b, ligne par ligne
(false = 0 et true = 1).

a

b

a && b

0

0

0

0

1

0

1

0

0

1

1

1

OU

On veut maintenant faire le même script, mais avec une personne de plus de 2 mètres OU de plus de 90 kgs.
Une petite modification : on emploie || au lieu de &&.

Ici, il suffit qu'une seule condition soit vérifiée pour que le message s'affiche, c'est pourquoi on emploie OU.
Notez que si les deux conditions sont vérifiées, ça marche aussi ^^ .

On a donc le code suivant :

var taille = prompt('Combien mesurez-vous ? (en mètres)');
var poids = prompt('Combien pesez-vous ? (en kgs)');
 
costaud = (taille>=2 || poids>=90);
alert('Vous êtes costaud : ' + costaud);

Et n'oublions pas la table de vérité de cet opérateur ...

a

b

a || b

0

0

0

0

1

1

1

0

1

1

1

1

Priorités de ces opérateurs

En l'absence de parenthèses, les && sont prioritaires sur les || : on commence par eux.

a && b || c && d     =     (a && b) || (c && d)

En présence de parenthèses, comme pour des calculs, les éléments entre ces dernières sont calculés avant le reste.


Opérateurs et conditions La négation

La négation

Des conditions plus élaborées IF et ELSE

La négation

Symbole "NON"

Repartons (encore) de notre exemple concernant l'âge...
Cette fois-ci, nous ne voulons pas une variable booléenne "majeur", mais une "mineur" (qui sera true pour un mineur et false pour un majeur - extraordinaire, vous ne trouvez pas ? ^^ ).

Vous me dites : "facile, c'est vrai si l'âge est inférieur à 18 ans".
Certes, vous n'avez pas tort.
Sauf si je rajoute qu'il faut se servir de la condition élaborée pour la variable "majeur", qui est la suivante :

var majeur = (age >= 18);

Après longue réflexion, vous m'affirmez que c'est simplement l'opposé de cette condition.
On a ici "si l'âge est supérieur ou égal à 18 ans".
Mais on veut "si l'âge n'est PAS supérieur ou égal à 18 ans".

Eh bien ce "PAS" existe : il s'agit du symbole ! (comme j'ai pu vous l'annoncer avec le signe !=, signifiant "pas égal").
Il précède la condition, comme ceci :

var mineur = !(age >= 18);

C'est tout ;) .
Enfin presque, j'allais oublier la table de vérité (certes toute simple) :

a

!a

0

1

1

0

Théorème de De Morgan

Ça rappelle la SI (Sciences de l'Ingénieur) du lycée... que de bons souvenirs :soleil: .
Bref, notez tout d'abord qu'il n'y a pas de faute de frappe, il s'agit bien du théorème de De Morgan.

Il nous vient d'un certain Auguste (ou Augustus) De Morgan, mathématicien britannique du dix-neuvième siècle, qui est, avec Boole (eh oui ;) ), le fondateur de cette logique binaire (booléenne).
Mais ce qui nous intéresse maintenant plus particulièrement, ce sont les lois qu'il a formulées...

Plutôt que de vous les énoncer "bêtement", nous allons les retrouver ensemble.

Illustration

On sort de nos variables pour prendre un exemple concret.

Vous êtes végétariens : vous mangez de tout, sauf de la viande et du poisson (si ce n'est pas le cas, on va faire comme si ;) ).
Vous arrivez à un repas, vous vous dites : "je mange s'il n'y a PAS de viande ET PAS de poisson".
Ou bien : "je mange s'il n'y a PAS : (du poisson OU de la viande)".

On aurait donc égalité entre ces deux expressions :

!a && !b
!(a || b)

Une petite table de vérité permet de vérifier ça :

a

b

!(a || b)

!a && !b

0

0

1

1

0

1

0

0

1

0

0

0

1

1

0

0

Et en inversant les opérateurs logiques && et ||, on obtient le même résultat.

Ce qui nous prouve les lois de De Morgan (formulées ici avec les notations du JS) :

Citation : lois de De Morgan

1) !(a || b) = !a && !b
2) !(a && b) = !a || !b

(Notez qu'elle est également vérifiée avec 3 variables booléennes ou plus.)

On pourrait très bien s'en passer.
Tu nous compliques la vie pour pas grand chose !

Tout d'abord, ça permet de simplifier (moins de parenthèses) les conditions.
Et ça évite surtout cette erreur :


Des conditions plus élaborées IF et ELSE

IF et ELSE

La négation La fonction isNaN

IF et ELSE

Mais à quoi ça sert, toutes ces variables booléennes ?

Eh bien il est possible de faire un test : c'est-à-dire que si une variable booléenne vaut true, alors on effectue une action, et si elle vaut false, on n'en effectue pas (ou une autre).

IF

Pour commencer, nous allons reprendre notre code avec la variable majeur :

var age = prompt('Quel âge avez-vous ? (en années)');
var majeur = (age >= 18);

Ce que nous voulons maintenant, c'est afficher un message SI la personne est majeure.
En anglais, le "si" nous donne "if"... c'est justement ce qu'on utilise pour faire un test :

if(valeur_booleene)

Si la valeur booléenne est true, alors l'instruction qui suit le test est exécutée.
Sinon, elle est ignorée et on passe à la suite.

Avec notre code à nous, voici le résultat :

var age = prompt('Quel âge avez-vous ? (en années)');
var majeur = (age >= 18);

if(majeur)      // on effectue le test
   alert('Vous êtes majeur');   // si la variable vaut "true", alors on affiche ce message

Voici ce même code, mais avec un bloc d'instructions (indispensable s'il y a plusieurs instructions à exécuter si le test est vrai, facultatif s'il n'y en a qu'une comme ici) :

var age = prompt('Quel âge avez-vous ? (en années)');
var majeur = (age >= 18);

if(majeur)
{
   alert('Vous êtes majeur');
   // instructions dans le bloc a placer ici
}

On n'est pas obligés de stocker le résultat du test, on peut l'utiliser directement dans le if() de cette manière :

var age = prompt('Quel âge avez-vous ? (en années)');
if(age >= 18)
   alert('Vous êtes majeur');

C'est généralement comme ça qu'on fait, sauf lorsqu'on a besoin de conserver le résultat.

Et pour faire encore plus court, on peut encore se passer de la variable age : on teste directement la valeur entrée par l'utilisateur :

if(prompt('Votre âge ?') >= 18)   // on demande l'age et on le compare à 18
   alert('Vous êtes majeur');
ELSE

Si le test est faux, nous avons vu que l'instruction (ou le bloc d'instructions) qui suit est ignoré(e), et que le script continue après celui (celle)-ci.
Il est également possible d'effectuer une instruction ou un bloc d'instructions si la condition est fausse : il (elle) sera ignoré(e) à son tour si le test est vrai.

Pour cela, on rajoute simplement le mot-clé "else" (en français : "SINON").
Reprenons notre code, mais qui affichera cette fois-ci un message aux mineurs :

var age = prompt('Quel âge avez-vous ? (en années)');
if(age >= 18)
   alert('Vous êtes majeur');
else
   alert('T\'es mineur');

Ce qui se "traduit" par : SI l'âge est supérieur ou égal à 18, alors on affiche que le visiteur est majeur, SINON on affiche qu'il est mineur.

Conversion en valeur booléenne

Et si je fais ce test, ça donne quoi ?

if(age)
   // instruction ici

On utilise assez souvent ce type de test.
Le résultat sera false dans les cas suivants :

Dans les autres cas, le résultat sera true.

Ce test permet donc de savoir si l'utilisateur a entré une valeur.

Exemple : lorsqu'on demande l'âge, il y a un bouton "Annuler" à coté du bouton "Valider". En cliquant dessus, la variable age contiendra la valeur '' (chaîne de caractères vide).
On peut donc se servir de ce test pour vérifier que l'utilisateur n'a pas cliqué sur "Annuler".

var age = prompt('Quel âge avez-vous ? (en années)');
if(!age)
   alert('Vous devez entrez votre âge');
else
{
   if(age >= 18)
      alert('Vous êtes majeur');
   else
      alert('T\'es mineur');
}

La négation La fonction isNaN

La fonction isNaN

IF et ELSE Distinguer plusieurs cas avec SWITCH

La fonction isNaN

Présentation

Continuons avec une fonction qui a bien sa place dans ce chapitre : isNaN (à première vue, un joli nom o_O ), qui prend un seul argument.
Elle a bien sa place ici, car elle retourne une valeur booléenne.

Que fait cette fonction ?

Derrière un nom qui peut sembler bizarre, il n'y a en fait rien de compliqué.

Voilà, je vous ai tout dit !
Le nom isNaN devient tout de suite moins barbare : "isNot aNumber", ou bien encore "n'est pas un nombre".

En effet, cette fonction renvoie :

Petit exemple

On calcule le carré d'un nombre demandé à l'utilisateur.
S'il n'a pas tapé un nombre, on l'insulte le lui fait gentiment remarquer.

var nb = prompt('Entrez un nombre');
if(isNaN(nb))
        alert('Vous devez entrer un nombre !');
else
        alert('Son carré est ' + nb*nb);

Vous remarquerez au passage que les valeurs null (lorsque vous cliquez sur "Annuler") et '' (chaîne vide - lorsque vous laissez le champ vide) prennent la valeur numérique 0.


IF et ELSE Distinguer plusieurs cas avec SWITCH

Distinguer plusieurs cas avec SWITCH

La fonction isNaN Les boucles

Distinguer plusieurs cas avec SWITCH

Exemple d'utilisation

Et si on a besoin de tester plusieurs valeurs ? On est obligé de faire plusieurs if les uns à la suite des autres ?

Il est possible d'utiliser cette solution. Un exemple :

var nom = prompt("Entrez un nom d'animal");
if(nom == "chat")
        alert("Miaou !");
else if(nom == "chien")
        alert("Et PAF, le chien !");
else if(nom == "pingouin")
        alert("Bonjour, Tux");
else
        alert("Je n'ai rien à te dire...");

Mais cette solution devient particulièrement lourde à écrire et peu lisible lorsqu'on a beaucoup de possibilités.

C'est pourquoi il existe une autre méthode, plus adaptée.
Voyez plutôt l'exemple précédent, réalisé de cette manière :

var nom = prompt("Entrez un nom d'animal");
switch(nom)
{
        case "chat":
                alert("Miaou !");
                break;
        case "chien":
                alert("Et PAF, le chien !");
                break;
        case "pingouin":
                alert("Bonjour, Tux");
                break;
        default:
                alert("Je n'ai rien à te dire...");
                break;
}
Explications...

Le switch n'est en fait pas si différent d'un if...

Si on regarde la première ligne, dans un cas on a if(truc), et dans l'autre, switch(truc).

On pourrait dire qu'ils n'ont qu'une différence, mais qui est radicale. Dans le cas d'un if, le "truc" entre les parenthèses est un booléen (il est soit vrai, soit faux) : on a donc seulement deux cas possibles.
Pour un switch, c'est... une variable quelconque (dans notre cas, il s'agit d'une chaîne de caractères) : on a donc une infinité de cas possibles...

Comment ça marche ?

On commence par dire qu'on veut étudier la valeur d'une variable, grâce à switch(variable), qu'on fait suivre d'accolades pour en délimiter le corps.

Pour ce qui est du corps (le "contenu" de notre switch), on utilise le même modèle pour chaque cas possible :

case VALEUR:
        INSTRUCTIONS
        break;

Le case VALEUR indique au navigateur qu'il doit commencer à partir de cette ligne si la variable vaut VALEUR.
Le navigateur va donc exécuter toutes les instructions se trouvant dans les lignes qui suivent, jusqu'à trouver l'instruction break, qui va forcer le navigateur à sortir du switch (délimité par les accolades).

Il est possible de ne pas mettre ce break : dans ce cas, les instructions suivantes (celles du cas suivant) seront exécutées elles aussi. (Vous verrez cela dans l'exemple suivant.)

Dans le cas où il n'existe pas de case correspondant à la valeur de la variable, le code qui se trouve à partir de default: (qui doit être placé après les autres cas) sera exécuté.

Pour résumer, voici la syntaxe :

switch(variable)
{
        case VALEUR_1:
                INSTRUCTIONS;
                break;
        case VALEUR_2:
                INSTRUCTIONS;
                break;
        /* etc... */
        default:
                INSTRUCTIONS;
                break;
}
Autre exemple

Terminons avec un petit exemple commenté :

var plat = prompt("Quel est votre plat préféré ?");
switch(plat)    // debut du switch
{
        case "frites":  // si c'est les frites ...
                alert("C'est classique...");    // ... on affiche ce message...
                break;  // ... et on sort du switch.
                
        case "hamburger":
                alert("Yeah, do you come from the USA ?!");
                break;
                
        // on ne met pas de "break" entre les deux, pour afficher le meme message
        case "lasagnes":
        case "pizza":
                alert("Monsieur est italien ?");
                break;
                
        default:        // si c'est un autre plat
                alert("Je ne connais pas ce plat...");
                break;
}

Les conditions sont très courantes en JS : puisqu'on se base sur les données fournies par le client, on aura bien souvent besoin de leur faire subir quelques tests.
Vous le verrez par la suite, nous allons les employer très souvent.

Prenez donc le temps de bien comprendre leur fonctionnement avant de passer au prochain chapitre ;) .


La fonction isNaN Les boucles

Les boucles

Distinguer plusieurs cas avec SWITCH Des boucles ? Pour quoi faire ?

Dans le chapitre précédent, vous avez découvert les conditions et leur utilisation à travers des tests "Si... alors... sinon...".

Eh bien nous allons en voir une autre utilisation : les boucles.

Des boucles ? Pour quoi faire ?

Les boucles Boucle "while"

Des boucles ? Pour quoi faire ?

Petit exercice

En guise de présentation, vous allez réaliser un petit exercice pour faire connaissance avec les boucles.

Votre mission, si toutefois vous l'acceptez : afficher la liste de tous les nombres plus petits que 10 (une boite de dialogue par nombre).

Vous vous dites : "ça va être un jeu d'enfant". En effet...

alert(1);
alert(2);
alert(3);
alert(4);
alert(5);
alert(6);
alert(7);
alert(8);
alert(9);

Mais c'est un peu long et très ennuyant :euh: .

Pour éviter de s'ennuyer en programmant (on est quand même là pour s'amuser :) ), nous allons apprendre une autre méthode, beaucoup plus puissante, pour arriver au même résultat.

Utiliser une boucle

Ce qu'il faudrait, c'est pouvoir demander à l'ordinateur de "compter", et tant qu'il n'a pas atteint 10, d'afficher la valeur.
Eh bien c'est sur ce modèle que sont conçues ce qu'on appelle les boucles : on répète une action tant que une condition est satisfaite.

Pourquoi les boucles ? Car il en existe plusieurs différentes, qui s'utilisent dans des situations elles aussi différentes.


Les boucles Boucle "while"

Boucle "while"

Des boucles ? Pour quoi faire ? Boucle "for"

Boucle "while"

Syntaxe et fonctionnement

Commençons par la boucle la plus simple...

En voici la syntaxe :

while(condition)
{
        instructions
}

Fonctionnement de la boucle "while"

Image utilisateur

Tant que la condition est satisfaite, on répète les instructions.

Voici le fonctionnement exact de la boucle, illustré par le schéma ci-contre :
#Si la condition est vérifiée,
-->Alors on exécute les instructions, et on retourne à #,
-->Sinon on passe à la suite.

Reprenons notre petit exercice...

On va créer une variable qui servira à "compter".
Tant que cette variable sera inférieure à 10, on affichera un message, puis on l'incrémentera.

Ce qui nous donne :

var i = 1;      // on initialise le compteur
while(i < 10)   // tant que i<10 ...
{
        // ... on affiche un message
        alert(i);
        i++;
}

Des boucles ? Pour quoi faire ? Boucle "for"

Boucle "for"

Boucle "while" Boucle "do ... while"

Boucle "for"

Présentation de cette boucle
Un code qui revient souvent...

Les boucles while sont, comme vous venez de le voir, très "basiques" : la syntaxe est on ne peut plus simple !

Lors de leur utilisation, il est très fréquent d'utiliser un compteur, comme nous l'avons fait dans l'exemple précédent.
Ce compteur, qui n'est rien d'autre qu'une variable (souvent appelée i, mais ce n'est pas une obligation, même si c'est pratique à écrire :D ), est ensuite incrémenté (ou décrémenté) à chaque tour de boucle.

On se retrouve souvent avec un code qui ressemble à ceci :

var i;
i = 0;  // initialisation
while(i < 10)   // condition
{
        alert(i);       // action
        i++;    // incrementation
}

Mais ça ne serait pas plus pratique avec une boucle qui regroupe tout ça ?

Eh bien justement si, et c'est le but de cette nouvelle boucle, que nous allons étudier dans les paragraphes suivants...

Une boucle qui va nous simplifier la vie

Voici la boucle for, qui regroupe tout ce que nous voulions !

Sa syntaxe ?

for(initialisation ; condition ; incrementation)
{
        instructions
}

Et notre code précédent se transforme comme par magie !

var i;  // on déclare notre variable
for(i=0; i<10; i++)     // 3-en-1 :) initialisation + condition + incrémentation
        alert(i);       // action

Voilà qui est plus pratique :) !

Et encore plus pratique : on peut déclarer la variable i directement dans le for, comme ceci :

for(var i=0; i<10; i++)
        alert(i);

N'est-ce pas formidable ? :D

Un peu de pratique
Petit exemple

Vous devriez maintenant être capables de faire une boucle (on va utiliser for) qui fait la somme des nombres de 1 à 10 (inclus).
Je vous laisse faire, cela ne devrait pas vous poser de problème.

Vous avez terminé ?
Voici un corrigé :

var i;
                var somme = 0;  // variable pour le resultat
                for(i=1; i<=10; i++)
                        somme += i;     // on ajoute la valeur du compteur à notre resultat
                alert(somme);
Ce qu'il ne faut pas faire

Ce qui est rigolo avec les boucles for, c'est qu'on peut mettre tout plein de trucs dans les parenthèses.
Et avec une indentation "excentrique", ainsi qu'avec des noms de variables qui ne veulent rien dire, on obtient des résultats vraiment géniaux :diable: .
Voyez plutôt :

var azerty=0,arezty;
for(arezty=0;azerty<10;arezty+=  azerty=1  +azerty);alert(arezty);

Pas mal, vous ne trouvez pas ? ^^
Que fait ce code ? Ah... eh bien comme l'exemple juste avant, il fait la somme des nombres de 1 à 10...

Voici quelques conseils concernant les boucles for :


Boucle "while" Boucle "do ... while"

Boucle "do ... while"

Boucle "for" Instructions de contrôle

Boucle "do ... while"

Le dernier type de boucle que nous allons aborder ressemble assez fortement à while.

La syntaxe

Sa syntaxe est la suivante :

do
{
        instructions
}
while(condition);
Comment ça marche ?

Fonctionnement de la boucle "do... while"

Image utilisateur

Vous avez pu remarquer que le while est placé à la fin de la boucle : c'est ce qui fait la différence avec la boucle "while" que nous avons vue plus haut.

Quelle différence ?

Eh bien le test est effectué après les instructions, ce qui veut dire que ces dernières seront exécutées au moins une fois, quelle que soit la condition (cf. le petit schéma ci-contre).

Un petit exemple...

Une des utilisations possibles : on demande des noms à l'utilisateur (avec prompt()) tant qu'il ne clique pas sur "Annuler" (ou qu'il ne laisse pas le champ vide).
Pour l'instant, on ne va pas s'occuper d'enregistrer tous les noms qu'il a tapés.

Voici une manière de coder cet exemple :

var saisie;
do
        saisie = prompt("Entrez un nom, ou cliquez sur Annuler pour quitter");
while(saisie != null && saisie != '');

ou bien, en "simplifiant" un peu :

var saisie;
do
        saisie = prompt("Entrez un nom, ou cliquez sur Annuler pour quitter");
while(saisie);  // ca revient au meme que dans l'exemple ci-dessus

Boucle "for" Instructions de contrôle

Instructions de contrôle

Boucle "do ... while" Application

Instructions de contrôle

Après avoir fait le tour des boucles (sans jeu de mot :D ), nous allons aborder un dernier point dans ce chapitre : les instructions de contrôle, qui ne sont rien d'autre que des instructions qui agissent sur les boucles.

break
Comment ça marche ?

La première, qui se prénomme break (ce qui signifie "casser" pour les non-anglophones), est très simple d'utilisation. Elle arrête immédiatement la boucle dans laquelle elle se trouve (le script continue normalement, en reprenant juste après la boucle en question).

Petit exemple :

var i;
for(i=0; i<20; i++)
{
        if(3*i > 10)
                break;
        alert(3*i);
}

On va afficher les multiples de 3. Mais si un multiple dépasse 10, on s'arrête.

Un code moins bien "organisé"

L'exemple plus haut est correct du point de vue de la syntaxe, mais c'est exactement l'utilisation qu'il ne faut pas faire de break.
Voici une manière bien mieux structurée pour ce même exemple :

var i;
for(i=0; 3*i<=10; i++)
        alert(3*i);

Ici, tout ce qui concerne la boucle se trouve entre les parenthèses du for, ce qui rend le code bien mieux "organisé".

Cas de boucles imbriquées

Et si on met un break à l'intérieur d'une boucle, qui est elle-même à l'intérieur d'une autre boucle ?

Dans ce cas, il s'applique uniquement à la boucle la plus "imbriquée".

Dans l'exemple qui suit, le break s'applique seulement à la boucle avec la variable j.

var i, j;
for(i=0; i<5; i++)
{
        for(j=0; j<5; j++)
        {
                if(j == 2)
                        break;
        }
}
continue

L'instruction de contrôle suivante, continue, s'utilise de manière quelque peu semblable.

Fonctionnement...

Lorsque l'instruction continue est rencontrée, toutes les instructions qui suivront seront ignorées, jusqu'à ce qu'on arrive à la fin des instructions de la boucle. La boucle continue ensuite normalement.

Pour simplifier, continue permet en quelque sorte de "sauter" certains tours de la boucle.

... et exemple

Vous allez tout de suite comprendre avec cet exemple.

var i;
for(i=-5; i<=5; i++)
{
        if(i == 0)
                continue;
        alert("L'inverse de " + i + " est " + 1/i);
}

Lorsque i vaut 0, on saute les instructions qui restent dans la boucle (ici, alert()), puis on reprend avec i = 1 (la valeur suivante).

On affiche donc le message pour i = -5, -4, -3, -2, -1, (on saute le 0), 1, 2, 3, 4 et 5.


Boucle "do ... while" Application

Application

Instructions de contrôle TD : Jeu du "Plus ou moins"

Application

Bien, il est temps de mettre un peu en pratique ce que vous venez d'apprendre.

Exercice

Le script que vous allez créer est un script du SdZ... Oui, vous avez bien entendu ! C'est un script qui est utilisé sur ce site :) .

Le sujet

Vous avez tous utilisé au moins une fois le zCode...
Nous allons nous intéresser ici au bouton servant à insérer une liste à puces.

Notre script a pour rôle de demander le contenu de chaque puce à l'utilisateur, et de créer le zCode correspondant.

Quelques consignes pour vous guider

On va demander le contenu de chaque puce grâce à prompt().
C'est ici qu'on va devoir utiliser une boucle : on demande tant que l'utilisateur ne laisse pas le champ vide.

Au final, on va récupérer le zCode dans une variable.
On l'affichera grâce à alert() pour vérifier le fonctionnement du script.

À vous de jouer ;) .

Correction

Je n'ai pas fait une, mais plusieurs corrections, plus ou moins bonnes.

Version 1 : "bof bof"

Voici ce qu'on peut obtenir après une petite réflexion :

// initialisations
var zCode = '<liste>\n';
var saisie = '';

// boucle
do
{
        saisie = prompt("Contenu de la puce ?");
        if(saisie)
                zCode += "<puce>" + saisie + "</puce>\n";
}while(saisie);

// fin
zCode += "</liste>";
alert(zCode);

Plusieurs points ne sont pas très "propres".

Tout d'abord, si on ne remplit aucune puce, on se retrouve avec ceci :

<liste>
</liste>

Certes, un "détail", mais si facile à corriger que c'est dommage de le laisser comme ça.

Autre remarque : à quelques lignes près, on voit deux fois le même test : if(saisie) et while(saisie).
Ce n'est jamais bien bon de se répéter (par exemple, si on doit modifier la condition, c'est un peu relou de le faire deux fois ^^ ).

Si on veut modifier ça, il va falloir enregistrer la saisie dans une variable, pour l'ajouter au zCode uniquement au tour de boucle suivant (une fois que le test de la boucle aura été fait)... Ce qui complique un peu l'affaire.

Version 1 améliorée

Voici le même code, après avoir modifié les problèmes soulignés ci-dessus.

var zCode = '';
var saisie = '';
// variable "temporaire", pour le 2e point
var texte = '<liste>\n';

do
{
        // on ajoute le texte saisi au tour precedent
        zCode += texte;
        // on demande du texte et on enregistre dans la variable "temporaire"
        saisie = prompt("Contenu de la puce ?");
        texte = "<puce>" + saisie + "</puce>\n";
}while(saisie);

// le 1er "detail"
if(zCode == '<liste>\n')
        zCode = '';
else
        zCode += "</liste>";

alert(zCode);
Version 2 : tout-en-un

Une autre solution consisterait à enregistrer et à tester en même temps le texte saisi.

Comment ? Eh bien en plaçant l'affectation dans la condition.
En voici le principe :

var saisie;
while(saisie = prompt("Texte"))
        // instructions

ce qui équivaut, je vous le rappelle, à ceci :

var saisie;
while( (saisie=prompt("Texte")) == true )
        // instructions

Il faut bien comprendre que cette condition (appelée à chaque tour de boucle) se compose de deux étapes :

Bref, pour revenir à notre exemple, ça nous donne ceci :

// initialisation
var zCode = "<liste>\n";
var saisie;

// boucle
while(saisie = prompt("Contenu de la puce ?"))
        zCode += "<puce>" + saisie + "</puce>\n";

// finitions
if(zCode == '<liste>\n')
        zCode = '';
else
        zCode += "</liste>";

alert(zCode);

Pas mal, vous ne trouvez pas ? :soleil:

Nous avons maintenant fait le tour de l'utilisation des tests : ceci nous rapproche beaucoup de la fin de cette première partie consacrée à la syntaxe du JS.


Instructions de contrôle TD : Jeu du "Plus ou moins"

TD : Jeu du "Plus ou moins"

Application Présentation des TD

Plus que quelques chapitres avant de clore cette première partie, qui traite des bases du JavaScript. Il est maintenant temps de mettre en pratique ce que vous avez appris jusqu'ici : ce chapitre va vous y aider.

Au programme, la création du jeu "Plus ou moins", que vous connaissez sûrement si vous avez déjà lu d'autres tutos sur ce site (c'est l'étape juste après le "hello world" :D ).

Présentation des TD

TD : Jeu du "Plus ou moins" Les consignes

Présentation des TD

Pourquoi des TD ?

Avant de nous lancer dans le sujet, donnons quelques explications à propos des TD (Travaux Dirigés).
Ces chapitres ont pour but de vous faire pratiquer le JS : c'est de cette manière que vous retiendrez le mieux ce que vous avez appris, et c'est également de cette façon que vous vous rendrez compte des points "sensibles" auxquels il faudra faire particulièrement attention.

Je vous conseille donc de consacrer un peu de temps à ces TD, surtout s'ils concernent des notions que vous ne maîtrisez pas très bien. Ils sont, à mon avis, tout aussi importants que les autres chapitres.

Comment ça se passe ?

Le déroulement des TD devrait ressembler à ceci :

Notez que c'est un plan général, qui variera plus ou moins d'un TD à l'autre.


TD : Jeu du "Plus ou moins" Les consignes

Les consignes

Présentation des TD Correction

Les consignes

Le jeu

Passons sans plus attendre au sujet de ce TD. Comme je vous l'ai dit dans l'introduction, il s'agit du jeu "Plus ou moins".
Le principe est simple : l'ordinateur choisit un nombre au hasard, plus petit ou égal à 100.
Le but est de deviner ce nombre. À chaque fois qu'on propose un nombre, on indique si le nombre à deviner est plus petit ou plus grand que celui-ci.

Les consignes

Le jeu se déroule donc ainsi :

Pour l'instant, on place le code directement dans le code de la page, sans créer de fonction.

Quelques précisions concernant chacune des étapes décrites ci-dessus...

Choix d'un nombre aléatoire
function nb_aleatoire(min, max)
{
     var nb = min + (max-min+1)*Math.random();
     return Math.floor(nb);
}

(Pour rappel, une déclaration de fonction se place dans l'en-tête de la page web.)

Cette fonction renvoie un nombre entier choisi aléatoirement entre min et max (inclus).
Un exemple d'utilisation pour simuler un lancé de dé :

var de = nb_aleatoire(1, 6);
alert("Vous lancez un dé et obtenez " + de);
Demander des nombres et afficher "Plus" ou "Moins"

La seconde étape consiste à demander des nombres, et à afficher à chaque fois si le nombre à deviner est plus grand (plus) ou plus petit (moins), jusqu'à ce que l'utilisateur ait trouvé le bon nombre.

Au passage, on compte combien il lui faut d'essais avant de gagner.

On ne va utiliser que des prompt, pour éviter que l'utilisateur ne clique 50 fois sur "OK" à chaque partie :p .

Image utilisateur

Premier message

Image utilisateur

Message suivant, après avoir entré un nombre

Pour l'instant, on se contente d'ignorer le bouton "Annuler".

Fin de la partie

On affiche un message annonçant à l'utilisateur qu'il a gagné (c'est quand même la moindre des choses ^^ ), en lui indiquant combien de coups il lui a fallu.

À vous !

C'est tout pour les consignes, il ne reste plus qu'à coder tout ça :) .

Avant de vous jeter sur votre clavier, réfléchissez donc à la manière dont vous allez créer votre script (quelle boucle utiliser, etc.) ; et si vous bloquez, n'hésitez pas à lire la suite (les explications, pas la correction :p ).


Présentation des TD Correction

Correction

Les consignes Amélioration 1 : jouer plusieurs fois de suite

Correction

Avant de vous donner une correction, expliquons comment procéder pour réaliser ce script.

Par où commencer ?
Structure du script

Première question à se poser :
à quoi va ressembler notre script ?

Ici, pas besoin de créer de fonctions, l'énoncé précise que le code sera placé directement dans le corps de la page.

Reste à savoir quelle structure utiliser.
Vu les étapes, ce sera quelque chose comme ceci :

La boucle

Il va nous falloir choisir quel type de boucle utiliser.
On peut d'ores et déjà éliminer la boucle for : la condition de la boucle ne porte pas sur un compteur, mais sur les nombres qu'on demande à l'utilisateur.

Il nous reste while et do... while.

Dans notre cas, on va demander un nombre à chaque tour de boucle.
La condition portera justement sur ce nombre (est-ce qu'il est égal au nombre cherché ?).
Il est donc plus judicieux d'utiliser do... while, car il faut demander le nombre avant de vérifier la condition.

Les variables

Essayons de recenser les variables que nous allons devoir utiliser.

Ce qu'on peut déjà affirmer, c'est qu'il nous faudra :

De plus, lorsqu'on demandera un nombre à l'utilisateur, le message à afficher dépendra du nombre qu'il a saisi avant.
On va donc créer une variable, nommée msg qui contiendra le message qu'il faudra afficher la prochaine fois qu'on demandera un nombre.

Correction

À partir du travail fait ci-dessus, ce n'est pas trop dur d'écrire le script.
Voici ce que ça donne (il faut donc placer ce code dans le corps de la page) :

var nb = nb_aleatoire(1, 100);  // nb a deviner
var cpt = 0;    // nb de coups
var saisie;
var msg = 'Le nombre à deviner est compris entre 1 et 100.';

do
{
     saisie = prompt(msg);
     cpt++;
     // message a afficher au prochain tour :
     if(saisie > nb)
          msg = "C'est moins";
     else
          msg = "C'est plus";
}
while(saisie != nb);

alert("Bravo, tu as gagne en " + cpt + " coups !");

Les consignes Amélioration 1 : jouer plusieurs fois de suite

Amélioration 1 : jouer plusieurs fois de suite

Correction Amélioration 2 : quelques finitions

Amélioration 1 : jouer plusieurs fois de suite

But de cette amélioration
Petite présentation

Notre script, qui permet de jouer une partie de "Plus ou moins", est maintenant fonctionnel.

L'amélioration que je vous propose de réaliser va permettre de jouer plusieurs parties à la suite, en affichant, une fois le jeu terminé, votre meilleur score (votre plus petit nombre de tentatives).

Ce que vous devez faire

La première modification (d'une difficulté facilité sans précédent :p ) va consister à créer une fonction (on va l'appeler PoM_manche), qui jouera une manche de PoM, et qui renverra le score (au lieu de l'afficher). C'est donc, à quelques modifications près, le code que vous avez réalisé.
Pour plus de possibilités par la suite, on va donner deux paramètres, mini et maxi, à cette fonction, et le nombre qu'il faudra deviner sera compris entre ces deux valeurs (incluses).

Ensuite, on va jouer plusieurs manches, en demandant à la fin de chacune si l'utilisateur souhaite rejouer.
Une fois la partie terminée, on affichera le nombre de manches jouées et le meilleur score.

Image utilisateur

Fin d'une manche

Image utilisateur

Fin de partie

Réalisation du script
Structure

Notre programme va donc avoir une structure semblable à la précédente : il sera basé sur une boucle. Cette boucle sera encore une fois do... while, car la condition ("Rejouer ?") vient après la manche jouée.

Concernant les variables, on a :

Création de la fonction

PoM_manche

Les quelques modifications :

function PoM_manche(min, max)
{
     var nb = nb_aleatoire(min, max);
     var cpt = 0;
     var saisie;
     var msg = 'Le nombre a deviner est compris entre ' + min + ' et ' + max + '.';

     do
     {
          saisie = prompt(msg);
          cpt++;
          if(saisie > nb)
               msg = "C'est moins";
          else
               msg = "C'est plus";
     }
     while(saisie != nb);

     return cpt;
}
Code pour jouer plusieurs parties

Les remarques ont été faites plus haut.

var cpt = 0;   // nb de manches jouees
var best_score = 0;  // meilleur score
var score;  // score de la partie en cours

do
{
     score = PoM_manche(1, 100);
     cpt++;
     if(score < best_score || best_score == 0)
          best_score = score;
     continuer = confirm("Bravo, tu as gagne en " + score + " coups.\nVeux-tu rejouer ?");
}
while(continuer);

// affichage du meilleur score
alert("Tu as joue " + cpt + " manche(s).\nTon meilleur score est de " + best_score + " coups.");

Correction Amélioration 2 : quelques finitions

Amélioration 2 : quelques finitions

Amélioration 1 : jouer plusieurs fois de suite Code final

Amélioration 2 : quelques finitions

But de l'amélioration

Il s'agit de corriger certains détails :

L'avantage des deux premiers points est que l'on pourra lancer le jeu à partir d'un lien sur la page, et qu'on pourra proposer plusieurs niveaux de difficulté (en prenant un nombre compris entre 1 et 250, par exemple).

Réalisation
Manière de procéder

Concernant la création de la fonction, pas de difficulté.

En ce qui concerne le bouton "Annuler", il y a plus de choses à dire.
La fonction qui est la première concernée est PoM_manche (c'est elle qui demande les nombres). Lorsqu'on cliquera sur "Annuler", on va immédiatement renvoyer 0, grâce à return.

Revenons à nos moutons : la fonction PoM_manche va donc renvoyer 0 quand on annule la partie.
Dans ce cas, on ne demande pas à l'utilisateur s'il veut continuer (puisqu'il a annulé ^^ ), mais on va régler la variable continuer à false (ce qui aura le même effet que si on lui avait demandé et qu'il avait refusé).

Script

Voici donc la fonction PoM_manche :

function PoM_manche(min, max)
{
     var nb = nb_aleatoire(min, max);        // nb a deviner
     var cpt = 0;    // nb de coups pour le trouver
     var saisie;     // nb tape par le joueur
     var msg = 'Le nombre a deviner est compris entre ' + min + ' et ' + max + '.';

     do
     {
          saisie = prompt(msg);

          // si "Annuler"
          if(saisie == null)
               return 0;

          cpt++;
          if(saisie > nb)
               msg = "C'est moins";
          else
               msg = "C'est plus";
     }
     while(saisie != nb);

     return cpt;
}

... et PoM_partie :

function PoM_partie(min, max)
{
     var cpt = 0;    // nb de manches jouees
     var best_score = 0;     // meilleur score
     var score;      // score de la partie en cours
     var continuer;

     do
     {
          score = PoM_manche(min, max);   // joue la manche
          if(score)
          {
               cpt++;
               if(score < best_score || best_score == 0)
                    best_score = score;
               continuer = confirm("Bravo, tu as gagne en " + score + " coups.\nVeux-tu rejouer ?");
          }
          else
               continuer = false;
     }
     while(continuer);

     alert("Tu as joue " + cpt + " manche(s).\nTon meilleur score est de " + best_score + " coups.");
     return best_score;
}

Amélioration 1 : jouer plusieurs fois de suite Code final

Code final

Amélioration 2 : quelques finitions Les tableaux

Code final

Pour ceux qui le désirent, voici le code final de la page.
Il y a donc 3 liens, correspondant à 3 niveaux de difficulté.

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd">
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xml:lang="fr" lang="fr">
     <head>
          <title>TD : Jeu du "plus ou moins"</title>
          <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" />


          <script type="text/javascript">
          <!--

          function nb_aleatoire(min, max)
          {
               var nb = min + (max-min+1)*Math.random();
               return Math.floor(nb);
          }
                
          function PoM_manche(min, max)
          {
               var nb = nb_aleatoire(min, max);        // nb a deviner
               var cpt = 0;    // nb de coups pour le trouver
               var saisie;     // nb tape par le joueur
               var msg = 'Le nombre a deviner est compris entre ' + min + ' et ' + max + '.';

               do
               {
                    saisie = prompt(msg);

                    // si "Annuler"
                    if(saisie == null)
                         return 0;

                    cpt++;
                    if(saisie > nb)
                         msg = "C'est moins";
                    else
                         msg = "C'est plus";
               }
               while(saisie != nb);

               return cpt;
          }
                
          function PoM_partie(min, max)
          {
               var cpt = 0;    // nb de manches jouees
               var best_score = 0;     // meilleur score
               var score;      // score de la partie en cours
               var continuer;

               do
               {
                    score = PoM_manche(min, max);   // joue la manche
                    if(score)
                    {
                         cpt++;
                         if(score < best_score || best_score == 0)
                              best_score = score;
                         continuer = confirm("Bravo, tu as gagne en " + score + " coups.\nVeux-tu rejouer ?");
                    }
                    else
                         continuer = false;
               }
               while(continuer);

               alert("Tu as joue " + cpt + " manche(s).\nTon meilleur score est de " + best_score + " coups.");
               return best_score;
          }

          //-->
          </script>


     </head>
     <body>
        
          <p>
               <a href="#" onclick="javascript:PoM_partie(1,63)">Niveau Z&eacute;r0</a><br />
               <a href="#" onclick="javascript:PoM_partie(1,100)">Niveau Normal</a><br />
               <a href="#" onclick="javascript:PoM_partie(0,250)">Niveau Geek</a>
          </p>
                
     </body>
</html>

Et voilà, le premier TD est terminé :) .

Si vous l'avez réussi tout seuls, félicitations : vous avez acquis les bases, ce qui vous permettra sans doute d'être à l'aise pour la suite.
Sinon, ne paniquez pas : l'essentiel est de comprendre le raisonnement, la correction est là pour vous guider et vous faire comprendre. Ceci dit, si vous êtes dans ce cas, il serait bien (pour vous faciliter la chose par la suite) que vous réalisiez les exemples des chapitres précédents : on retient mieux ainsi qu'en lisant simplement un tuto.


Amélioration 2 : quelques finitions Les tableaux

Les tableaux

Code final Un tableau, c'est quoi ?

Nous allons attaquer ici une notion très importante en programmation : les tableaux.

Un tableau, qu'est-ce que c'est ?

Pour expliquer de manière simple, disons qu'un tableau permet de stocker et d'avoir accès à beaucoup de données.

Utiliser un tableau, c'est un peu comme utiliser plein de variables, mais en beaucoup plus pratique ; en effet, on n'est pas obligés de s'occuper de ces variables une par une : on va utiliser une boucle à la place, ce qui va nous simplifier grandement la tâche.

Un petit exemple ?
Vous voulez réaliser un jeu (pourquoi pas le "Plus ou Moins" :p ) multi-joueurs : vous allez donc enregistrer le nom des joueurs.

Là, on ne parle que d'enregistrer les noms des joueurs... :-°

Tout ça pour vous montrer que les variables, c'est bien beau, mais qu'on a parfois besoin de plus "gros" : eh bien les tableaux sont justement là pour ça.

Un tableau, c'est quoi ?

Les tableaux Plus de contrôles

Un tableau, c'est quoi ?

Des variables numérotées
Quel est l'intérêt ?!

Pour reprendre l'exemple du jeu multijoueur, il serait bien pratique de pouvoir "numéroter" des variables. Ensuite, ça sera facile d'accéder au nom du énième joueur grâce aux numéros.
C'est ce que nous permettent les tableaux : schématiquement, il contiennent des "cases" portant des numéros, et on peut facilement accéder à une case (autrement dit, lire ou modifier le contenu) à partir de son numéro.

Image utilisateur

Voici comment on peut "imaginer" un tableau

Le vocabulaire...

Plutôt que de parler de "cases" et de "numéros", employons dès maintenant les termes exacts.

Au lieu de parler de la "case portant le numéro i" (ça fait un peu tiercé :D ), on va donc dire l'élément d'indice i.

Comment ça marche ?

Maintenant qu'on peut se comprendre (entre geeks :D ), allons-y.
Un tableau, on l'enregistre... dans une variable.
Mais comme on a appris à déclarer (créer), initialiser et modifier une variable, on va maintenant apprendre à créer, initialiser et modifier le tableau que contient notre variable (en plus de s'occuper de la variable elle-même).

Créer un tableau

Pour créer un tableau, on utilise new Array() (qui signifie en anglais "nouveau tableau").

Pour créer un tableau et l'enregistrer dans une variable (sinon ça ne sert pas à grand chose de l'avoir créé...), on fait comme on en a l'habitude :

var table = new Array();

Étudions de plus près ce qui se passe :

Je vous explique ceci pour que vous puissiez comprendre ce qui se passe lorsque vous "copiez" un tableau...

Initialiser un tableau

Revenons à la création de tableaux : on a appris à créer un tableau vide.
Mais il est également possible de créer un tableau contenant certaines valeurs. Pour cela, on utilise justement les parenthèses après Array, en précisant dans l'ordre, et en les séparant par des virgules, les valeurs de notre tableau.

var noms = new Array("Pierre", "Paul", "Jacques");
var best_scores = new Array(2.5, 4.7, 3.14);
Lire ou modifier une valeur

Ce qui va vraiment nous servir par la suite, c'est pouvoir lire ou modifier les éléments d'un tableau.
Pour accéder à un élément, on utilise tableau[indice], où indice est... l'indice de l'élément :p .
Pour ajouter un nouvel élément, on modifie simplement sa valeur, fait comme s'il existait déjà.

Exemple :

var table = new Array("Pierre", "Paul", "Jacques");
alert("La seconde case vaut : " + table[1]);   // on lit l'element d'indice 1
table[1] = "Toto";   // on le modifie
table[3] = "Dupont";   // on cree un nouvel element

Au final, ce tableau contiendra donc "Pierre" (indice 0), "Toto" (1), "Jacques" (2) et "Dupont" (3).

Pour un tableau associatif, on crée un tableau vide, et on associe "manuellement" (une par une) toutes les valeurs, en utilisant une chaîne de caractères en tant qu'indice, comme ceci :

var scores = new Array();
scores["Toto"] = 142;
scores["Pierre"] = 137;

Je ne parle pas de la lecture / modification des données, c'est exactement pareil qu'avec un tableau "numéroté".

Des tableaux sans queue ni tête...

En JavaScript, vous avez peut-être constaté qu'on a pas mal de "souplesse" (l'ordinateur ne vient pas vous embêter si vous oubliez un point-virgule, etc.).
Eh bien avec les tableaux, on peut faire à peu près ce qu'on veut :

Un exemple :

var t = new Array(5, "Bonjour", 290, 1.414, "Toto", false, 9, true);
t["txt"] = "Bienvenue à toi !";
t["est_majeur"] = true;
t["pi"] = 3.14;

Bref, ça devient un peu n'importe quoi...


Les tableaux Plus de contrôles

Plus de contrôles

Un tableau, c'est quoi ? Exploiter un tableau

Plus de contrôles

Maintenant que vous savez utiliser chaque élément de votre tableau, prenons un peu de recul pour s'occuper du tableau lui-même...
Je ne vais pas vous présenter toutes les fonctions qu'on peut appliquer à un tableau (nous y reviendrons plus tard si besoin est), mais simplement vous expliquer comment récupérer sa longueur (chose qui sera vraiment indispensable pour la suite), et vous présenter une fonction (déjà existante, rassurez-vous ;) ) pour trier vos tableaux.

Longueur d'un tableau ?

Comme je l'ai dit, connaître la longueur d'un tableau (grosso modo le nombre d'éléments qu'il contient) est souvent fort utile (pour le parcourir notamment, comme nous le verrons dans la suite de ce chapitre).
Pour un tableau nommé monTableau, on accède à sa longueur grâce à monTableau.length.

L'écriture précédente est un peu nouvelle : length est en fait une variable qui "appartient" àmonTableau (attention, je n'ai pas dit que c'était un élément du tableau), variable qui contient justement la longueur du tableau :) .

Bref, retenez surtout que monTableau.length est la longueurde "monTableau".

Un exemple, pour mieux comprendre :

var table = new Array("Pierre", "Paul", "Jacques");
alert(table.length);
table[5] = "Toto";
alert(table.length);

Si vous testez ce code, vous obtiendrez 3, puis 6.
Dans le premier cas, pas de problème.

Mais dans le cas suivant, il faut également compter les cases vides situées avant la dernière valeur.
Le tableau contient :
0. "Pierre"
1. "Paul"
2. "Jacques"
3. (rien)
4. (rien)
5. "Toto"
D'où une longueur de 6.

Vraiment facile, isn't it ? ^^

Trier un tableau

En restant dans une difficulté aussi élevée ( :lol: ), voici... euh... pour l'instant, appelons ça une fonction... qui permet de trier un tableau (par ordre croissant) grâce à monTableau.sort() (to sort signifie trier en anglais).

Reprenons l'exemple précédent (avec des chaînes de caractères, le tri se fait... par ordre alphabétique) :

var table = new Array("Pierre", "Paul", "Jacques");
table[5] = "Toto";
table.sort();

Le tableau contient désormais :
0. "Jacques"
1. "Paul"
2. "Pierre"
3. "Toto"

Pfiou, quelle difficulté :D .


Un tableau, c'est quoi ? Exploiter un tableau

Exploiter un tableau

Plus de contrôles Retour sur les fonctions

Exploiter un tableau

Eh bien je crois qu'on a tout vu... sauf l'essentiel :p .
On sait accéder à un élément particulier, et on sait comment connaître la longueur de notre tableau...
Il ne nous reste plus qu'à accéder à tous les éléments de notre tableau, un par un !

Lire un tableau

Commençons par le plus simple : que peut-on faire en parcourant un tableau ? Tout d'abord, le lire !
On va donc créer une fonction, qui prend en argument un tableau, et qui va nous "lire" le tableau dans une chaîne de caractères.

On va devoir parcourir tout notre tableau...
Mais comment faire ?

On doit en fait répéter une action sur chacun des éléments du tableau. On va donc utiliser... une boucle.

Boucle "for" classique

Il est facile de parcourir un tableau numéroté à l'aide d'une boucle for : en effet, on veut accéder à tous les tableau[i], avec i allant de 0 à tableau.length -1 (ce qui nous fait bien nos tableau.length éléments).

Voici donc une fonction qui retourne, sous forme de chaîne de caractères, le contenu du tableau :

function lire1(tab)
{
        var chaine = "Le tableau contient :"
        for(var i=0; i<tab.length; i++)
                chaine += "\n" + i + " -> " + tab[i];
        return chaine;
}
Une boucle "for" spéciale...

La boucle précédente est parfaite pour des tableaux numérotés, mais si vous avez fait l'essai avec un tableau associatif, vous avez pu vous rendre compte que ça n'affiche rien :'( .

Rassurez-vous, il existe une variante de la boucle for qui nous permet de parcourir un tel tableau :) .

La syntaxe de la boucle est la suivante :

for(var indice in tableau)

Cette boucle va parcourir un par un tous les indices du tableau. Et une fois qu'on a les indices, on a les valeurs qui vont avec :) .
De plus, si on laisse des cases vides (dans le cas d'un tableau numéroté), elle ne seront pas parcourues par cette boucle.

Voici donc une nouvelle fonction pour lire un tableau :

function lire2(tab)
{
        var chaine = "Le tableau contient :";
        for(var indice in tab)
                chaine += "\n" + indice + " -> " + tab[indice];
        return chaine;
}
Exploiter un tableau

Maintenant que vous savez lire un tableau, vous n'aurez pas de mal à le parcourir pour y effectuer les opérations que vous voulez (comme mettre toutes les cases à zéro).

Parcours d'un tableau classique

La structure est exactement la même : on utilise une boucle for (version 1 de préférence ;) ) pour parcourir toute les cases du tableau, et on y fait ce que l'on veut.

Un petit exemple ?
On va créer une fonction qui calcule la moyenne d'un tableau contenant des nombres (et aucune case vide).

function moyenne(tableau)
{
        var n = tableau.length;   // nombre de valeurs
        var somme = 0;
        for(i=0; i<n; i++)
                somme += tableau[i];
        return somme/n;   // somme divisee par le nombre de valeurs
}
Tableau à plusieurs dimensions

Maintenant, attaquons-nous à un peu plus dur (rassurez-vous, c'est aussi moins courant d'y avoir affaire)...
Il est possible de créer des tableaux à plusieurs dimensions :diable: .

Un tableau à 2 dimensions : ce n'est en fait rien d'autre... qu'un tableau de tableaux ! o_O
Avec 3 dimensions, on se retrouve avec un tableau de (tableaux de tableaux) :-° .

Pour y voir plus clair : prenons l'exemple d'une grille de sudoku (une grille de 9 x 9 cases).
Ça illustre parfaitement un tableau à deux dimensions. Chaque ligne est un tableau de 9 cellules (en vert), et la grille elle-même est un tableau de lignes (en bleu).

Image utilisateur

Représentation sous forme de tableau d'une grille de sudoku.
En vert : tableau représentant une ligne.
En bleu : tableau contenant les lignes.

Pour accéder à la case (1,5) du schéma (ligne 1, colonne 5), c'est en fait très facile :

La case (1,5) de notre grille est donc grille[1][5].

Pour créer un tel tableau, on commence par créer celui qui va contenir les lignes (en bleu sur le schéma).
Ensuite, pour chaque ligne (dans chaque case de ce tableau), on crée un nouveau tableau (en vert).
Pour terminer, dans chaque ligne, on parcourt toutes les cellules pour leur mettre la valeur 0.

// on cree le tableau bleu, contenant les lignes
var grille = new Array();

// on cree les lignes (tableau vert) les unes après les autres
for(var i=0; i<9; i++)
   grille[i] = new Array();

// on parcourt les lignes...
for(var i=0; i<9; i++)
   // ... et dans chaque ligne, on parcourt les cellules
   for(var j=0; j<9; j++)
      grille[i][j] = 0;

Finalement, vous voyez, ça peut parfois servir, un tableau à deux dimensions ;) .

Mais je ne détaillerai pas plus le cas de tableaux à 3 ou 4 dimensions : si jamais un jour vous avez besoin d'en utiliser, prévenez-nous :p (avec ça, je suis tranquille, la boîte à MP a encore de beaux jours devant elle :D ).

Si ce chapitre ne vous a pas semblé très clair, je vous invite à le relire (plutôt que de vous en prendre à ses auteurs :p ) : comme je vous l'ai dit lors de l'introduction, c'est une notion importante.

De plus, certaines notions concernant les tableaux seront reprises dans la seconde partie, qui traitera de la POO... Mais je n'en dis pas plus pour l'instant ;) .


Plus de contrôles Retour sur les fonctions

Retour sur les fonctions

Exploiter un tableau Fonctions et variables

Revenons sur un sujet abordé quelques chapitres plus tôt : les fonctions.
C'est une notion récurrente en JS, et il y a encore pas mal de choses à en dire !
Cependant, vous savez déjà des choses à leur sujet : créer des fonctions qui prennent des arguments et qui renvoient des valeurs... bref, tout ce qu'il faut savoir pour les utiliser ;) .

Mais ce chapitre va apporter un regard nouveau : on va découvrir qu'une fonction, ce n'est en fait... qu'une variable ! o_O
On va également apprendre à créer des fonctions auxquelles on peut donner n'importe quel nombre d'arguments, selon notre envie, mais surtout selon notre besoin...

Rassurez-vous : rien de bien compliqué, vous avez déjà acquis toutes les notions nécessaires dans les chapitres précédents ;) .

Fonctions et variables

Retour sur les fonctions Les arguments facultatifs : nombre fixé d'arguments

Fonctions et variables

Enregistrer une fonction dans... une variable ?!

Nous avons, dans les chapitres précédents, étudié séparément les variables et les fonctions.
Mais en fait, une fonction, ce n'est pas si différent que ça d'une variable...

Rappel

Histoire de vous rafraîchir un peu la mémoire, je vous rappelle qu'une fonction se déclare dans l'en-tête de la page, de cette manière :

function toto(arg1, arg2)
{
        // code
        return valeur;
}

Quelques explications succinctes pour se remettre dans le bain :

Créer une fonction dans une variable

Eh bien figurez-vous qu'il existe une autre manière de créer une fonction, en utilisant une variable.
Voyez plutôt :

var toto = function(arg1, arg2)
{
        // code
}

Cette fois-ci :

Mais alors, si ce sont les mêmes fonctions, quel est l'intérêt d'utiliser cette nouvelle méthode plutôt que l'ancienne ?

C'est en fait un autre point de vue, assez différent : en déclarant une fonction de cette manière, on voit clairement qu'on enregistre notre fonction dans une variable.

On peut donc très facilement :

Exemple : un tableau de fonctions

Pour vous montrer, créons un tableau de fonctions.
Pour cela, on commence par déclarer notre tableau, comme on l'a appris auparavant, puis on associe à chaque élément (chaque case) une fonction, comme nous venons de le voir :

var operation = new Array();
   operation["add"] = function(x,y){ return x+y; };
   operation["soustr"] = function(x,y){ return x-y; };
   operation["mult"] = function(x,y){ return x*y; };
   operation["div"] = function(x,y){ return x/y; };
   operation["moy"] = function(x,y){ return (x+y)/2; };

On fait un essai : on demande deux nombres à l'utilisateur, ainsi que le nom de la fonction à appliquer (add, soustr, mult, div ou moy).

var a = parseFloat( prompt("Premier nombre ?") );
var b = parseFloat( prompt("Deuxieme nombre ?") );
var fct = prompt("Fonction a appliquer ?");

var resultat = operation[fct](a,b);
alert("Resultat : " + resultat);

C'est quand même plus joli que d'effectuer cinq if à la suite, pas vrai ? :)

Rappel : portée des variables

Puisqu'on parle de variable, un petit rappel concernant la portée de celles-ci ne sera pas inutile...

En JavaScript, on distingue les variables globales (accessibles n'importe où dans votre code) des variables locales.
Les variables locales déclarées dans une fonction ne seront accessibles (et "visibles") qu'à l'intérieur de cette fonction. On peut donc sans problème utiliser le même nom pour des variables locales de deux fonctions différentes.

Comment ça marche ?

Un exemple :

var a;  // on declare une variable globale
function test(argument)
{
        var resultat = 5*argument + 2;
        a = argument;   // modification de la variable globale
        b = resultat;   // declaration implicite d'une variable globale
        return resultat;
}

Voilà, ce n'était finalement pas compliqué ;) .