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Tutoriel : L'art du movie-making avec Vegas

Table des matières

L'art du movie-making avec Vegas
Vocabulons et notions !
Le movie-making, tout un monde
Une histoire de frames
Résolutions de fin d'année
Des tranches de frame, des rondelles de ratio...
Vegas ? Was ist das ?
Présentation de notre logiciel
Quelques précisions sur la version utilisée
L'interface
Découpons tout ça !
Baptême du render
Le concept de track
Importation et manipulation d'un média
Je render, Tu render, ...
Travail pratique
Présentation et préparation
Correction
Les effets de transition
Définissons !
Appliquons !
Les effets spéciaux
Définissons : le retour !
Appliquons : le retour (aussi) !
Les ralentis
Comment fonctionne un ralenti ?
Bullet Time : ON
La timeline
Qu'est-ce que c'est ?
Pas que pour les historiens...
Les crops et masks
Crop or not crop
Les crops
Les masks
Les calques(1/2)
Explications !
Checkerboard
Color Gradient
Credit Roll
Les calques (2/2)
Noise Texture
Solid Color et Test Pattern
Text
L'effet chromatique
Chroma Keyer ? What is it ?!
1... 2... 3... Substitution !
Cookie cutter
Les cookies au service du movie-making !
Sus aux cookies !
TP : 24H Chrono
Flou ta cagoule !
Où sont mes lunettes ?!
TP : décodage d'une vidéo
Consignes
Préalables
Correction
Notions diverses
Les transitions des keyframes
Les enveloppes
Application
Organiser les fenêtres de Vegas
TP : Depth Field
Mais qu'est-ce que c'est ce truc ?!
Comment faire ?
Correction
Zoom sur les tracks
Manipulation des tracks
Les modes de fusion
De la 3D !
Parents et enfants
Les filtres (1/2)
Filtres de couleurs
Filtres d'apparence
Quelques TPs
Introduction de Star Wars
Reflets sur l'eau
Encoder en X264
Avant de commencer
Encodons avec VirtualDub !
La boîte à outils du movie-maker
Les images de synthèse
After Effects
Logiciels de retouche d'images
Divers
Faire un .avi avec Counter-Strike Source
Connaître les limites de son PC
Préparer l'ordinateur à recorder
La méthode facile : Fraps
La méthode longue : startmovie
L'organisation d'une production
La préparation
La préproduction
La production
La postproduction
La distribution
Conseils pour vos productions
En général
L'ambiance
Les dialogues
L'histoire et le fond
Quelques sources d'inspiration
Référence(s) à une autre vidéo ou à une histoire
Les sous-titres
Mise au point
Subtitle Workshop
Ressources
FAQ
Lexique

L'art du movie-making avec Vegas

Vos vidéos font mal aux yeux ? Marre de Windows Movie Maker ? Les effets ne conviennent pas à votre superproduction ? Vos projets sont aussi passionnants qu'un épisode de Derrick ?

Eh bien ce tuto est fait pour vous ! A la fin, tous vos problèmes seront résolus, et je vous garantis que vous serez capables de beaucoup de choses ! Et là où Derrick échoue, vos projets déchaîneront les passions sous un déluge d'effets, de paillettes, et... euh je m'égare, là :) .

Avec lui (le tuto hein, pas Derrick :p ), je vais vous apprendre les bases de Vegas, un logiciel que j'utilise depuis plusieurs années, et dont je ne me suis jamais plaint.

Mais j'aimerais autant le signaler : j'explique tout en détails, c'est en fait assez simple, et sachez que je ne vous prends pas pour des imbéciles : c'est pour être sûr que nous sommes tous sur la même longueur d'onde ;) .

Bonne lecture !

Vocabulons et notions !

Le movie-making, tout un monde

Pour commencer gentiment, le premier chapitre sera dédié au vocabulaire de la vidéo et à quelques notions très importantes. Allons-y !

Le movie-making, tout un monde

Vocabulons et notions ! Une histoire de frames

Avant de commencer, ça serait quand même bien de savoir exactement ce que nous allons voir tout au long de ce tutoriel. Et par la même occasion de se situer dans le monde impitoyable de la création de vidéo ! Vous n'êtes pas obligé de lire ce premier sous-chapitre, il n'est pas indispensable, mais il peut vous donner quelques pistes à explorer pour améliorer votre production, ou tout simplement pour avoir une marche à suivre ;) .

Voici un schéma qui représente, de manière très générale, la création idéalisée d'une vidéo.

Image utilisateur

Que d'étapes dites donc ^^ . Si vous ne comprenez pas, voici la version texte.

Nous reviendrons plus tard sur quelques étapes ;) .

Dis, j'ai vraiment besoin de faire tout ça pour ma vidéo ?! o_O

Non, du tout :p . C'est juste une manière de décomposer le processus de création de vidéo. Evidemment si vous lisez ce tutoriel juste pour faire un diaporama un peu moins moche que sous PowerPoint, vous pouvez oublier tout ce qui est marqué en haut et vous contenter des réglages par défaut :D .

Notez cependant que si vous faites une vidéo à plusieurs personnes et qu'il faut répartir le travail, je vous conseille de suivre le schéma (il faudrait même le complexifier) ; par exemple trois personnes écriront le scénario, deux autres se chargeront des images de synthèse, deux autres s'occuperont de la table de montage et enfin un dernier fera l'encodage final de la vidéo. Ce n'est qu'un exemple, mais ce n'est pas forcément une bonne idée de mettre tout le monde sur la même étape. De plus, il faut tenir compte des spécialités de chacun (3d, montage sonore,...).

Vous pouvez vous passer de certaines étapes ; ainsi, la plupart des logiciels de montage proposent une méthode d'encodage, certes pas très poussée, mais qui permet de faire de belles choses :) . Vous pouvez également générer certains types de médias, mais sans les tonnes de paramètres et la bien meilleure qualité que proposerait un logiciel dédié. C'est notamment le cas de Vegas, qui peut presque tout faire, mais de manière rudimentaire.

Ce tutoriel va donc vous apprendre à vous servir de Sony Vegas, LE logiciel de montage pour débutants et semi-professionnels ! Mais d'abord, il va bien falloir se farcir quelques notions théoriques pour continuer. Ne vous inquiétez pas, ça ne sera pas douloureux :lol: .


Vocabulons et notions ! Une histoire de frames

Une histoire de frames

Le movie-making, tout un monde Résolutions de fin d'année

C'est quoi, une vidéo ?

Non, ce n'est pas une bête question, et c'est même loin d'en être une, en fait. Il en découle quelques notions qui seront utiles par la suite.

Une vidéo, c'est une suite d'images. Évidemment, il y en a beaucoup ; on les compte en images par seconde, ce sont les FPS. C'est l'abréviation de Frames Per Second, qu'on appelle aussi le framerate. On peut dire que frame est une traduction possible d'image.

Image utilisateur

(Par exemple, le bout de vidéo que vous pouvez voir est à 10 FPS :) ;)

Malheureusement, il y a un minimum d'images par seconde, sinon la vidéo n'est pas fluide. On ne va pas trop rentrer dans les détails, mais pour faire court, vous devez toujours avoir un minimum de 25 à 30 images par seconde si vous voulez que votre vidéo ne soit pas saccadée.

Notez que plus vous avez de FPS, mieux c'est... Sans entrer dans l'excès ! Quelqu'un qui viendrait se plaindre d'une vidéo qui passe de 100 à 80 FPS serait une personne très exigeante ^^ . Mais ce genre de valeur (trop élevée pour être correctement perçue par nos yeux d'humains) est pratique lorsqu'on fera des ralentis (partie II, patience :p ).

Les standards vidéos

Voici trois mots dont vous avez certainement entendu parler, sans peut-être vous demander ce que cela signifie : PAL, NTSC et SECAM. Ce sont trois normes d'encodage pour les vidéos à destination des télévisions.

Hélas, cela ne veut pas dire la même chose, ce serait trop simple :p . Les normes diffèrent selon la localisation géographique, le framerate, la méthode d'affichage des couleurs et plusieurs paramètres du genre. On ne va aborder que les deux premiers, les plus intéressants à notre niveau :) .

On trouve du PAL dans la grande majorité des pays de l'Europe, en Amérique du Sud, au Proche et Moyen-Orient ainsi que dans une partie de l'Afrique. Son autre caractéristique principale est le fait que le PAL tourne à 25 images par seconde.

Si vous voulez plus de renseignements sur le PAL, vous pouvez aller sur Wikipédia ;) .

Le SECAM est utilisé en France (ainsi que le PAL), en Russie et en Afrique. Le framerate est aussi de 25 FPS (plus d'infos).

Pour finir, le NTSC est une norme américaine ; on la trouve surtout en Amérique du Nord et en Amérique centrale, et le framerate est cette fois-ci fixé à 30 FPS. Plus d'infos sur Wikipédia.

Heureusement pour nous, Vegas possède des presets, des paramètres prédéfinis, pour chaque norme vidéo. Vous n'aurez qu'à choisir entre PAL et NTSC, et c'est tout :) .

Notez que si vous ne destinez vos vidéos qu'aux ordinateurs, inutile de se tracasser pour cela ;) .


Le movie-making, tout un monde Résolutions de fin d'année

Résolutions de fin d'année

Une histoire de frames Des tranches de frame, des rondelles de ratio...

Non, il n'y a aucun rapport avec les (fausses :p ) promesses des fêtes de fin d'année. :)

Une histoire de pixels

La résolution, c'est le nombre de pixels en largeur et en hauteur affichés à l'écran. On la retrouve surtout dans les jeux vidéos, lorsqu'on trifouille un peu dans la configuration vidéo. Elle est également présente dans le movie-making, et elle est aussi importante que les FPS.

Plus la résolution est grande (donc, plus il y a de pixels), mieux c'est ; ce que l'on voit à l'écran est plus détaillé. Pour noter les résolutions, on commence toujours par la largeur, ensuite la hauteur.

Par exemple, la résolution de mon écran est de 1440 * 900.

Contrairement aux FPS, nos yeux n'ont pas vraiment de minimum en terme de résolution. C'est seulement au niveau du feeling qu'il y en a un. Retenez que plus elle est grande, plus il est agréable de regarder la vidéo...

Une histoire de ratio

Tout d'abord, un ratio est un rapport entre deux nombres, et on dit rate en anglais.

En movie-making, le ratio en terme de résolution, est le rapport entre la largeur et la hauteur en pixels.

Par exemple, le ratio de la plupart des écrans est de 4/3. Pourquoi ? Parce que le nombre de pixels en largeur divisé par le nombre de pixels en hauteur fait 1,3333..., c'est-à-dire 4/3.

Quelques autres résolutions en 4/3 : 640 * 480, 800 * 600, 1024 * 768,...

Si j'évoque le format "16/9", ça vous dit quelque chose ? Eh oui, c'est aussi un ratio ! Le nombre de pixels en largeur divisé par celui en hauteur vaut 1,77777..., soit 16/9.

Des résolutions en 16/9 : 800 * 450, 1024 * 576, 1280 * 720,...

Nos yeux interviennent encore dans l'histoire ; nous voyons en 16/9. Non, ça ne sert à rien de prendre une règle et de vérifier (vous aurez l'air juste bête :D ).

À votre avis, pourquoi de plus en plus de programmes à la télévision sont en 16/9 (on les reconnaît à leurs deux bandes noires au-dessus et en dessous de l'image) ? Parce que nous voyons en 16/9 : les métrages s'y adaptent, et ça marche ! Avouez que c'est plus agréable de regarder un film que le journal télévisé :) (sauf si vous êtes belges ; les journaux sont en 16/9).

Si vous en avez l'occasion, privilégiez le 16/9. ;) D'autant plus que les écrans d'ordinateurs au format 16/10 sont de plus en plus répandus ; la différence de lecture en terme de confort entre le 16/9 et le 4/3 est flagrante.

Voici un exemple de résolution et de format d'image avec des captures d'écran de Far Cry 2. La première capture est au format 4/3 et la seconde en 16/10.

Image utilisateurImage utilisateurOn voit clairement que la version 16/10 est bien meilleur que celle en 4/3 ! Les zones en rouge de l'image ci-dessous représentent ce que vous ne verrez pas en 4/3.

Image utilisateur

C'est loin d'être négligeable ;) .


Une histoire de frames Des tranches de frame, des rondelles de ratio...

Des tranches de frame, des rondelles de ratio...

Résolutions de fin d'année Vegas ? Was ist das ?

...cela fait l'aspect visuel de votre vidéo !

Pour finir ce chapitre en beauté (si on peut dire), je vous ai fait quatre séquences tirées de Counter-Strike Source avec différents réglages, pour bien montrer que ces paramètres sont importants. ;) Je les ai mises dans un fichier .rar pour que le téléchargement soit le plus rapide possible. Les vidéos sont au format .wmv ; Windows Media Player suffit pour les visionner :) . Je vous conseille également de les mettre en plein écran, les différences ressortent encore plus !

La première.

On remarque d'horribles saccades, mais que c'est relativement "beau" et détaillé. Elles sont dues au pitoyable framerate (5 FPS :o ), et "la beauté" vient de la résolution, qui est de 640 * 360.

La deuxième vidéo.

On peut voir, si on met en plein écran, que la qualité explose purement et simplement les yeux : on n'y comprend rien ! Cela est dû à la faible résolution : 320 * 180. Par contre, la vidéo ne saccade pas : on sent les 30 FPS !

La troisième vidéo.

Pour cette troisième séquence, je vous ai fait le cocktail miracle pour faire faire un arrêt cardiaque des yeux à n'importe qui ! ^^ Il s'agit de la même séquence, mais avec 5 FPS et avec une résolution de 320 * 180. C'est dire la très mauvaise qualité. :(

La quatrième.

Voici la vidéo idéale ! 30 FPS et une résolution de 640 * 360.

Au passage, remarquez le poids des vidéos : quand c'est moche, donc les 3 premières, c'est relativement léger (toujours en dessous de 2 Mo), mais quand c'est agréable, la dernière en somme, le poids s'en fait sentir, avec près de 6 Mo.

Dans le movie-making, on peut dire qu'il y a un certain rapport entre la qualité et le poids. C'est un paramètre important quand vous mettez une vidéo sur Internet.

Plus tard, nous verrons comment arranger ce ratio. Par exemple, si nous utilisons un très bon codec (le X264) avec une vidéo de 30 FPS et une résolution de 800 * 600 (donc une assez bonne résolution), on peut obtenir des vidéos à 4 Mo la minute ! C'est quasiment un miracle, quand on regarde le .wmv qui a un ratio de 20 Mo par minute !

Bien, maintenant que vous savez ce qui fait qu'une vidéo est regardable, passons à un petit QCM !

Le chapitre sur les notions très importantes est terminé ! Il faut l'avouer, ce n'était pas très compliqué ;) . Voici d'ailleurs une petite synthèse, à me recopier 50 fois pour demain :

Maintenant, passons à du concret ! Dans le prochain chapitre, nous allons nous attaquer à Vegas :pirate: .


Résolutions de fin d'année Vegas ? Was ist das ?

Vegas ? Was ist das ?

Des tranches de frame, des rondelles de ratio... Présentation de notre logiciel

Avant de nous lancer dans le movie-making, parlons un peu du logiciel avec lequel nous allons nous familiariser, et téléchargeons-le par la même occasion :) .

Présentation de notre logiciel

Vegas ? Was ist das ? Quelques précisions sur la version utilisée

Image utilisateur

Vegas est un logiciel de montage très utilisé dans le movie-making "amateur" ; j'entends par là qu'il est très accessible aux débutants. On dit que c'est un logiciel semi-professionnel :) .

Mais pourquoi Vegas ? Il y a d'autres logiciels pour faire du montage vidéo, non ?

Parce qu'il est très simple pour les débutants, qu'il est rapide et plutôt bien fourni en effets (nous verrons cela plus tard, pas d'inquiétudes ;) ).

C'est aussi, pour moi, un des meilleurs logiciels de montage. Voici une petite liste en contenant d'autres, que j'ai essayés auparavant, mais pas gardés.

Vegas offre un excellent rapport facilité d'utilisation / possibilités. Mais il n'est pas simple à appréhender tout seul, c'est pour cela que j'ai écrit ce tutoriel ;) .


Vegas ? Was ist das ? Quelques précisions sur la version utilisée

Quelques précisions sur la version utilisée

Présentation de notre logiciel L'interface

La version que je vais vous faire télécharger est un shareware. C'est-à-dire que vous ne pouvez l'utiliser "que" pendant 30 jours.

Je vous conseille aussi de prendre Vegas en anglais...

... pourquoi pas en français ?

Non c'est vrai, pourquoi ne pas nous faciliter le travail ? Il existe en effet des versions de Vegas dans la langue de Victor Hugo ! Tout simplement parce que, si vous voulez installer des plugins, vous pourriez rencontrer des incompatibilités.

De plus, vous avez plus de chance de tomber sur un tutoriel en anglais qu'en français : certains termes peuvent être radicalement différents !

Je comptais vous faire découvrir un plugin, WAX, dans un chapitre annexe, car il rajoute quelques trucs intéressants (des effets de transitions (dans la partie II, ça ;) ) en 3D notamment). J'ai essayé d'installer WAX sur une version française de Vegas, sans succès :( .

Dernier point à signaler : le téléchargement de Vegas.

Le tutoriel a été commencé avec la version 5.0 de Vegas. Étant donné qu'elle commence à dater, et que de nouvelles moutures de Vegas sont sorties, il est assez difficile de le trouver. Dès lors, vous pouvez toujours vous diriger vers la dernière version en date, la 9.0 : elle est certes un peu plus lourde , mais elle est simplifiée grâce à des repères de couleurs qui se créent lors du montage, mais vous découvrirez bien vous-mêmes ;) . D'ailleurs, je n'ai pas pu m'empêcher de terminer le tutoriel avec :p .

Voici des liens de téléchargement pour les différentes versions, sinon rendez-vous sur le site officiel.

Note importante : il existe différentes déclinaisons : Vegas Pro, Vegas Movie Studio, Vegas Movie Studio Platinum,... Apparemment, il y a des problèmes d'effets spéciaux et de transitions inexistants, ainsi que des fonctions qui sont tout simplement absentes...

Si vous voulez acheter ou télécharger Vegas, prenez la version Pro. Normalement, les liens qui sont proposés sont des versions qui fonctionnent correctement. Si ce n'est pas le cas, n'hésitez surtout pas à le signaler en commentaire ;) .

Fin de la présentation de Vegas :) .

Je ne vais pas faire un chapitre pour l'installation, c'est comme n'importe quel logiciel.

Au menu du prochain chapitre : découverte de l'interface !


Présentation de notre logiciel L'interface

L'interface

Quelques précisions sur la version utilisée Découpons tout ça !

Image utilisateur

Allez, on se lance, on double-clique sur l'icône ! Après une petite fenêtre qui vous rappelle que vous avez une version shareware, sous vos yeux éblouis s'ouvre à vous la fantastique, que dis-je, la merveilleuse interface de Vegas !

Découpons tout ça !

L'interface Baptême du render

Voici ce que vous devriez voir :

Image utilisateur

Et maintenant, une liste de ce que vous voyez à l'écran :

Passons à la décortication !

Les tracks

Les tracks (traduction de "pistes" en anglais) sont les "bandes" sur lesquelles vos médias (soit une vidéo, soit une image, soit un son) seront déposés. C'est là que vous passerez la plupart de votre temps.

L'explorateur

J'ai appelé cette fenêtre "explorateur", mais il faut savoir qu'il y a plein de fonctions ! Remarquez les petits onglets en dessous.

Image utilisateur

Nous allons les analyser un par un.

"Explorer"

Image utilisateur

Ici, c'est simple, c'est une bête fenêtre d'exploration, comme l'explorateur Windows. C'est pour trouver les médias présents sur votre ordinateur.

"Trimmer"

Image utilisateur

On peut dire que c'est un zoom sur la position d'un média sur un track. Personnellement, je n'en ai jamais eu besoin, donc je pense que vous pouvez oublier :) .

"Media Pool"

C'est dans cette fenêtre que se trouvent tous les médias qui ont été utilisés dans le projet. Je n'ai pas fait de photos, étant donné que c'est vide.

"Transitions"

Image utilisateur

C'est ici que sont répertoriés tous les effets de transitions. Dans la colonne de gauche, ce sont les classes de transition, et à droite, les effets de transition proprement dits :) .

Nous ne faisons que survoler, les effets de transition seront abordés en détail dans la partie suivante ;) .

"Video FX"

Image utilisateur

Ici se trouvent tous les effets applicables aux médias. Comme pour les effets de transition, il y a deux colonnes : une pour les catégories d'effet, et une autre pour les effets.

Autre point commun avec les effets de transition : nous n'allons pas en parler tout de suite, mais bien plus tard ;) .

"Media Generators"

Image utilisateur

Ici, ce sont des médias que vous pouvez configurer à votre guise. On y trouve du bête texte comme du bruit fractal. Mais je ne vais pas m'étendre sur le sujet, on en discutera plus tard, ne vous inquiétez pas, vous ne mourrez pas idiot :p .

Le volume

Attention, la fonction la plus dure à comprendre : le volume ! C'est grâce à cette barre magique que vous réglez le volume de votre vidéo :magicien: .

La preview

C'est dans cette fenêtre que vous voyez un aperçu de ce que vous faites. Notez qu'il est normal que ce soit saccadé, qu'on ne voit pas tout les effets ou qu'il y a des bugs : cela ne sera pas présent dans la vidéo lorsqu'elle sera créée ;) .

J'aimerais attirer votre attention sur quelque chose : juste en dessous de la preview, que voyez-vous ?

Image utilisateur

Les résolutions : ze come back :soleil: !

Ce que vous voyez ici sont les différentes résolutions de votre vidéo. Petites explications :

Project : 720 x 480 x 32 ; 29,970i

En rouge, nous reconnaissons donc notre résolution. En vert, c'est la profondeur des couleurs, ici 32 bits. Et enfin, en bleu, le framerate (FPS). Mention spéciale pour la petite lettre à côté des FPS : pour les intéressés, c'est la méthode de balayage, mais pour l'instant ce n'est pas important ;) .

Project, c'est les données du projet, et donc de la vidéo qu'il y aura à la fin. Preview et Display, ce sont les données de la preview, autrement dit de la petite fenêtre juste en dessous. Et enfin, Frame, c'est le numéro de la frame sur laquelle on se trouve, donc de l'image qu'on voit en preview.

Je termine ce chapitre sur une répétition : non, il ne faut pas paniquer parce que, quand vous regarderez votre vidéo en preview, c'est saccadé et parce que les effets ne s'affichent pas : c'est normal ! Dans le cas d'une vidéo complexe (beaucoup d'effets, beaucoup de média de gros volume, ...), on n'y comprend quasiment rien, mais quand on créera notre première vidéo, il n'y aura pas tout ces bugs et autres artefacts ;) .

Je vous épargne encore un QCM ; je ne pense pas que cela vaille la peine. ^^

Ainsi donc se ferme ce court chapitre sur l'interface de Vegas. Il a surtout servi à placer des noms, car plus tard, je les utiliserai sans modération. :D

Dans le prochain numéro, nous allons réaliser notre première séquence ! Ensuite, vous me ferez un petit TP, pour bien voir si vous comprenez. ;)


L'interface Baptême du render

Baptême du render

Découpons tout ça ! Le concept de track

Donc, comme je l'ai dit, nous allons nous attaquer à notre première séquence. Pour ce faire, nous allons tout d'abord essayer de comprendre le principe des tracks. Ensuite, nous verrons comment importer un média (si vous n'en avez pas, je vous en fournirai un ;) ), et ensuite comment créer notre vidéo finale :) .

Le concept de track

Baptême du render Importation et manipulation d'un média

Courage, c'est la dernière notion théorique pour cette partie :p . Notez qu'elle est présente dans beaucoup de logiciels comme Photoshop, After Effects,...

On va simplifier grandement : un track, c'est une couche de média (image, vidéo ou son), comme une couche de peinture. Maintenant, si vous mettez une couche de peinture bleue sur une couche de rouge, on verra le bleu (logique). Dites-vous que c'est la même chose pour les tracks quand il y en a plusieurs !

Par exemple, je vais superposer deux calques de texte (nous verrons ce que c'est dans pas longtemps :p ), un de couleur rouge et un de couleur bleue.

Image utilisateur

(Oui, je suis belge... Et alors ? :p .)

Ici, on voit que le média "Vive les frites !" est au-dessus du "Vive les moules !", cela se voit bien dans la fenêtre de preview. Maintenant, si j'inverse les textes....

Image utilisateur

... c'est le contraire, les moules sont au-dessus des frites.

On voit facilement l'effet car le fond est transparent, mais s'il était plein avec une couleur unie, on verrait seulement le calque tout en haut.

Je vais vous donner un autre exemple : je vais vous dire qui sont mes plus grands amours... :euh: .

Image utilisateur

Ici, j'ai fait un trou dans les coeurs et j'ai placé les photos de Zozor et de Vegas en dessous. Voici la table de montage.

Image utilisateur

(Ne paniquez pas à cause des coeurs verts, nous verrons cela après ;) . Pour l'instant, dites-vous que c'est le trou pour voir ce qu'il y a en dessous.)

C'est logique parce que si les photos étaient au-dessus des coeurs, on aurait ceci :

Image utilisateur

Image utilisateur

Tout l'effet est cassé du coup :( .

Ceci est valable pour les images et les vidéos... mais pas trop pour les sons et les musiques :p . En effet, en les superposant, on les entend simplement en même temps. Pour en mettre un plus en valeur qu'un autre, il faudra diminuer ou augmenter le volume.

C'est une idée assez difficile à expliquer, mais nous allons revenir dessus très rapidement, et si vous n'avez pas capté ici, la pièce tombera par la suite ;) .


Baptême du render Importation et manipulation d'un média

Importation et manipulation d'un média

Le concept de track Je render, Tu render, ...

Comment importer un média ?

Ici, c'est la partie la plus facile : nous allons importer un média dans Vegas. Pour cela, il y a trois méthodes, toutes plus faciles les unes que les autres :) .

Dans les deux premiers cas, vous retrouverez votre vidéo dans l'onglet Media Pool, que nous avons survolé tout à l'heure. Il faut alors la prendre et la déposer sur les tracks. Normalement, voici ce que vous devez voir :

Image utilisateur

Sur nos pistes (les tracks) sont apparus deux rectangles. Ceux-ci représentent la partie audio et la partie vidéo du média.

Donc, c'est avec une certaine joie donc que notre première vidéo s'affiche sur nos tracks :) . Détaillons maintenant ce qui est apparu sur la gauche, c'est-à-dire ceci :

Image utilisateur

Ce sont les deux rectangles à gauche qui nous intéressent le plus. Pourquoi ? "Simplement" parce que c'est là que se trouvent les propriétés des tracks.

C'est normal que ces rectangles ne soient pas les mêmes ?

C'est normal ; sur un track, on ne mélange pas de l'audio et de la vidéo. En clair, un track sert à mettre un média soit visuel (vidéo ou image), soit sonore (musique, bruit).

Analysons-les maintenant :) .

Image utilisateur

Nous n'allons pas voir chaque paramètre en détail, mais seulement un petit effet assez sympa, et très simple de surcroît.

Le track 1 (la vidéo)

Dans les propriétés du track 1 (donc le premier rectangle), il y a une ligne en dessous de laquelle il est marqué Level : 100.0 %. Cela représente le pourcentage de pixels du track qui sera visible ; c'est l'opacité. Pour se rendre compte de l'effet, prenez le curseur, déplacez-le sur la gauche et observez ce qui se passe en preview.

Ici, j'ai réglé l'opacité à 50 % :

Image utilisateur

50 % des pixels de tous les médias du track deviennent transparents.

Euh, ils ne deviennent pas noirs, par hasard ?

Du tout :p . En fait, le "fond" de Vegas par défaut (quand il n'y a rien, en quelque sorte) est noir.

On va faire un petit test pour démontrer cela : en bas à gauche, dans Media Generator de l'explorateur, sélectionnez Solid Color à gauche. Par exemple, on va prendre du rouge ! Sélectionnez la couleur Red, et glissez-la sur le track 3.

Si le track 3 n'existe pas, le fait de déposer un média dessus le crée ;) .

Arrangez-vous pour que votre couleur soit en dessous de la vidéo (glissez-la sur le track), et mettez le curseur de navigation dessus (le trait qui clignote). Voici ce que vous obtenez :

Image utilisateur

La vidéo a donc une opacité de 50 % : 50 % des pixels sont devenus transparents. Cela implique que l'on voit ce qui se trouve en dessous : on voit le rouge.

Le track 2 (l'audio)

Image utilisateur

Au suivant ! Ne vous fiez pas aux apparences : ce n'est pas parce qu'il y a deux fois plus de lignes avec un curseur que c'est compliqué :D . C'est même beaucoup plus simple !

La première, Vol, c'est simplement le volume du track en décibels. Sur la gauche, il diminue (le chiffre devient négatif), et sur la droite, il augmente.

La deuxième ligne, quant à elle, donne la position dans l'espace du track (donc, des sons qui se trouvent dessus). Si on met le curseur sur la gauche, le son sera à gauche, au centre, il est au milieu, et à droite, je ne vous cacherai pas qu'il est à droite ^^ .

Je ne vais pas entrer dans les détails, tellement ce n'est pas compliqué (si on résume : plus fort, moins fort, à gauche, au milieu, à droite :p ) !

Couper un média

Après l'importation, la deuxième des choses à savoir quand on fait du movie-making est le découpage de séquences, ou split en anglais. Il suffit de placer le curseur de navigation à l'endroit où on veut couper et d'appuyer sur la touche S (comme Split). Ou bien vous allez dans l'onglet Edit et vous cliquez sur Split. Dans les deux cas, le résultat est le même :

Image utilisateur

Notez que si aucun média n'est sélectionné, en "splittant", vous découpez toute la table de montage à l'emplacement du curseur. Ainsi, si vous avez des médias en dessous ou au-dessus, ils seront coupés aussi. La solution est donc de sélectionner le média avant de le couper.

Image utilisateur

Cette fonction est très pratique notamment pour couper les moments que vous ne souhaitez pas voir dans votre vidéo :) .

Supprimer un média

Ce sera une des seules touches avec le "S" à vraiment retenir, celle pour supprimer un média : Suppr ou Delete ! En ayant d'abord sélectionné le média bien sûr :p .

Les outils de sélection

Imaginons par exemple que vous avez aligné une dizaine de séquences avec plein de textes, et tout... , mais pas de chance, vous en avez oublié une :o . La solution serait de sélectionner tout et de tout décaler... Avec cinq ou six médias, ça va encore, mais avec une table de montage bien remplie, avouez que c'est casse-pieds de tous les prendre un à un ^^ .

C'est ici qu'interviennent 4 outils qui vont nous permettre de manipuler la table de montage beaucoup plus facilement ! Ils se trouvent en dessous de la barre des onglets, c'est le deuxième groupe d'icônes en partant de la droite.

Image utilisateur

(Ici, je voudrais intercaler la couleur noire ; les outils de sélection sont entourés en rouge... et ne cherchez surtout pas l'utilité d'une telle table de montage, vous vous faites du mal pour rien :lol: .)

Image utilisateur"Normal Edit Tool"

Le premier est l'outil "normal", de base, et qui vous permet de tout faire.

Image utilisateur"Envelope Edit Tool"

Le deuxième, je le réserve pour beaucoup plus tard dans le tuto :p .

Image utilisateur"Selection Edit Tool"

Le troisième vous permet uniquement de faire des sélections. Vous pouvez par exemple laisser le clic-gauche de la souris enfoncé et sélectionner plusieurs médias, alors que l'outil de base ne le permet pas :) .

Image utilisateur"Zoom Edit Tool"

Enfin, le dernier vous permet de... faire des zooms sur la table de montage :p . Vous sélectionnez la région à agrandir et elle se redimensionne automatiquement à la taille de la fenêtre. Pour dézoomer complètement, vous devez cliquer sur un endroit de la table de montage, "comme ça", sans faire de sélection. Vous revenez ainsi à une table de montage de taille très réduite.

Image utilisateur

Les groupes

C'est bien beau d'utiliser les outils de sélection, mais quand il faut tout le temps sélectionner les mêmes médias... C'est pour cela qu'existent les groupes ! En sélectionnant une bonne fois pour toutes des médias, vous pouvez créer un groupe : vous en sélectionnez un, tous ceux du groupe le sont aussi.

Pour créer un groupe donc, vous devez sélectionner tous les médias que vous désirez, faire un clic-droit sur l'un d'entre eux (n'importe lequel, ça n'a pas d'importance), puis aller dans Group et Create New.

Image utilisateur

(Ici, j'ai groupé les médias rouges.)

Le groupe est ainsi créé, ce qui facilite énormément la sélection ;) .

Maintenant, imaginons que vous avez fait un groupe d'une dizaine de médias, mais que vous voulez le supprimer. Alors faites un clic-droit sur un des membres du groupe, allez dans Group et cliquez sur Clear : le groupe sera supprimé (les liaisons, pas les médias :p ), tous les membres redeviennent indépendants.

Mais si vous ne voulez bouger qu'un seul membre ? Hé bien clic-droit sur ce membre, Group et Remove From : le membre sera exclu du groupe !

Lorsque j'importe une vidéo avec du son, je n'arrive pas à les séparer, ils sont comme qui dirait...

... groupé ! Par défaut, lors d'un import, le son est groupé à la vidéo. Et pour les délier, il suffit de supprimer le groupe comme dit plus haut ;) .

La durée des médias

Il y a moyen de rallonger et de raccourcir la durée de vie des médias. Il vaut mieux savoir faire cela, imaginez que vous voulez faire une vidéo dans laquelle on analyse un tableau. Sachant qu'en important "bêtement" une image elle durera 5 secondes... le commentaire devra être rapide :lol: .

Cependant, on ne peut pas allonger tous les médias "comme ça" ! En fait, pas pour 66 % des cas :waw: . Faisons une petite liste de ces médias, accompagnées de la méthode pour les prolonger dans le temps.

Les images

Nous allons commencer par le plus facile à notre niveau : les images. Je vais utiliser cette image :

Image utilisateur

Si vous êtes gentils, pour notre premier travail pratique, vous aurez encore des chats :D .

Après importation, voici ce que nous obtenons :

Image utilisateur

Si vous aimez les chats vous trouvez qu'on ne voit pas assez longtemps l'image, on peut facilement rallonger "sa durée de vie" (aucun méchant jeu de mots avec le contexte de la photo >_ ).

Pour cela, il faut pointer le côté droit du média avec la souris (le curseur se transforme en petit rectangle avec une flèche), appuyer sur le bouton gauche de la souris, et étirer le média sur la droite. Relâcher le bouton pour s'arrêter.

Image utilisateur

Aussi simple que ça :soleil: !

C'est après que tout va se compliquer !

Les vidéos

Nous allons, pour cette partie, reprendre la vidéo d'entraînement de tout à l'heure.

Le résultat est totalement différent si on fait la même chose que pour le chat :

Image utilisateur

Nous pouvons remarquer l'apparition d'un petit cran, ici entouré en vert.

Contrairement aux images, une vidéo ne s'allonge pas comme cela. Avec cette méthode, elle se répète. Appuyez sur Play, et vous verrez que la vidéo se répète après le cran.

Les sons

Je ne vais pas m'étendre, parce qu'ici, il se produit exactement le même phénomène qu'avec les vidéos : il y a formation d'un cran et la musique ou le son se répète. Et tout comme les vidéos, nous verrons dans la partie II comment allonger un bruit en le ralentissant :) .


Le concept de track Je render, Tu render, ...

Je render, Tu render, ...

Importation et manipulation d'un média Travail pratique

Bien bien bien, maintenant que vous savez comment torturer des chats manipuler des médias, nous allons voir comment en faire une vidéo :) . Mais avant, il va falloir la paramétrer.

Propriétés de la vidéo

La première chose à faire est de régler la vidéo ; allez dans l'onglet File et cliquez sur Properties. Une fenêtre apparaîtra avec les paramètres essentiels de la vidéo !

Image utilisateur

Nous retrouvons notamment les indispensables résolution (Width et Height) et Frame rate. Il y a également quelques options en plus, comme le ratio des pixels, mais ce n'est pas l'objet de ce tutoriel ;) .

Notez la présence du paramètre Template : il permet de choisir des paramètres prédéfinis. Il y a notamment les normes NTSC et PAL, pour les vidéos à destination des platines ;) .

Si vous réalisez une vidéo "simple", il n'est pas nécessaire de changer quoi que ce soit. Par contre, si vous voulez une vidéo en 16/9, il faudra changer les paramètres Width et Height ;) .

Encodage de la vidéo

Ce que je vous invite à faire, c'est créer un petit montage tout simple : vous importez la photo du chat de tout à l'heure, et celle qui est en dessous de ce paragraphe. Mettez-les sur le même track, pour plus de facilité, et collez-les. Réduisez ou allongez-les pour que tout cela dure environ 15 secondes (pour vous repérer, utilisez la graduation en haut, ou même la barre de navigation et le temps, qui est indiqué en haut à gauche ;) ).

Image utilisateur

Normalement, cela ne devrait pas vous prendre trop de temps ^^ . Voici à quoi cela devrait ressembler (sinon, relisez ce chapitre depuis le début ! ;) ) :

Image utilisateur

Notez qu'il existe un certain magnétisme entre les médias : si vous les rapprochez assez, ils "se collent". Cela évite d'avoir des trous noirs :) . Il en est de même avec le curseur de navigation.

Nous allons maintenant faire un render de notre petite séquence.

What is a "render" ?

Un render, c'est la version finalisée de notre vidéo. C'est grâce à cette opération que nous allons obtenir notre vidéo. C'est aussi un excellent moyen d'avoir un bon aperçu de sa vidéo quand il y a beaucoup d'effets ! (La preview rame beaucoup et oublie souvent d'afficher des effets. :euh: )

Pour commencer, nous allons sélectionner la partie de notre vidéo qui sera créée.

Pourquoi faire cela ? Le fait de faire un render ne crée pas toute la vidéo ?

Mise en situation : vous avez une énorme vidéo, très longue et bourrée d'effets. Tellement énorme qu'il lui faut 3 heures pour faire un render o_O . Vous avez juste envie de savoir si un petit passage est bon.

Solution : sélectionner grâce à la barre de render (nous allons voir ce que c'est ;) ) la partie concernée.

La barre de render se trouve au-dessus des tracks. Si je vous dis que les bords sont des triangles jaunes...

Image utilisateur

Eh oui, c'est le petit bidule jaune qui est entouré en vert ! En fait, la barre est repliée sur elle-même. Appuyez sur le petit bout jaune et étirez-le sur la droite, et là, magie, notre barre apparaît :magicien: !

Image utilisateur

Maintenant, reprenez le bout de droite, et mettez toute votre vidéo en bleu. C'est ce qui sera gardé pour votre séquence finale.

Image utilisateur

Dès que vous avez tout sélectionné, allez dans l'onglet File, en haut à gauche, et appuyez sur Render as.... La magie de l'informatique fait apparaître une fenêtre ; elle va vous permettre de configurer la vidéo qui sera créée. Screenons tout cela :) .

Image utilisateur

Voici ce qui correspond aux chiffres :

Nous n'allons pas traîner sur les templates et les formats, un chapitre en parlera :) .

On ne va pas faire compliqué pour notre vidéo ; dans le chemin où sera sauvegardée la vidéo et dans le nom, mettez ce que vous voulez ! Par contre, pour le format, sélectionnez "Windows Media video V9 (*.wmv)", comme sur la photo précédente. Dans les templates, laissez celui par défaut ("default template").

Il ne reste plus qu'une opération à faire, et de loin la plus compliquée : appuyer sur Enregistrer >_ . Après, la fenêtre se fermera, et un compteur apparaîtra. Il vous dit quand votre vidéo sera prête, et vous donne même la possibilité de l'ouvrir tout de suite, pour les plus paresseux ^^ .

Normalement, il ne vous faut pas des heures pour que cela se crée. La durée est déterminée par :

Dans notre cas, ce ne sont que de bêtes photos (compromettantes pour moi :-° ), il n'y a aucun effet et la durée de la vidéo est très faible (15 secondes). Il y a cependant la résolution qui ne joue pas en notre faveur ; par défaut, elle est quand même élevée : on le voit, pendant le render, en dessous de la preview, dans les données de la vidéo : 720 * 480 à 29.97 FPS (le 29,970i). Nous verrons plus tard comment modifier ces détails. ;)

Image utilisateur

Il ne vous reste plus qu'à ouvrir votre magnifique vidéo ! Le lecteur Windows Media Player suffit amplement.

Et voilà ! Le tuto est terminé !

:waw: Pas maintenant ! :'( .

Meeeuh non, c'est pour rire :p . C'est sur ces quelques phrases que je termine la partie consacrée aux bases de Vegas.

Théoriquement (enfin, si vous avez bien tout suivi), vous devriez être capables de faire un petit montage du niveau de Windows Movie Maker à partir de photos ou de vidéos . Certes, il n'est pas compliqué, mais c'est toujours cela de gagné ;) .

Ce que nous avons appris, ce sont des trucs sur lesquels je ne m'étendrai plus. Si je vous dis, d'une voix forte et virile : "Faites des renders pour tester vos séquences", je ne ré-expliquerai pas comment faire ! De plus, il faut l'avouer, c'est si simple !

Dans la partie II, nous nous attarderons sur ce qui fait qu'une vidéo est une vidéo : les transitions, les effets, et pleins de petits trucs ! Mais avant tout cela, faisons un petit travail pratique !

Enjoy ;) .


Importation et manipulation d'un média Travail pratique

Travail pratique

Je render, Tu render, ... Présentation et préparation

Trêve de blabla passons maintenant à de la pratique ! En plus de vérifier si vous savez vous débrouiller avec tout ce que j'ai raconté, nous allons découvrir comment mettre du texte :) .

Présentation et préparation

Travail pratique Correction

Votre mission, si vous l'acceptez,...

... est de hacker le Site du Zérocréer un genre de diaporama d'environ une minute avec des photos accompagnées de commentaires.

Pour cela, je vais utiliser les images qui suivent ; vous pouvez les prendre, ou utiliser vos propres photos, cela n'a pas d'importance :) . Appuyez dessus et faites un clic droit et Enregistrer l'image sous... si vous les utilisez.Image utilisateurImage utilisateurImage utilisateurImage utilisateur

Image utilisateurImage utilisateurImage utilisateurImage utilisateur(Non, non, non, je n'ai rien contre les chats. :-° )

Les calques de texte

C'est quoi, un calque ? Nous n'avons jamais vu ça !

En fait si, mais nous l'avons appelé autrement ; un calque, c'est un média, "une couche" de quelque chose, une vidéo, une image,... Un calque de texte, c'est le nom que l'on donne aux médias de Media Generator qui servent à afficher du texte. Si vous ne comprenez pas, le déclic se fera sûrement lorsque vous saurez en mettre un ;) .

Allez dans l'onglet Media Generator, et dans la catégorie Text, cherchez Default Text. C'est un calque avec du texte (vous pouvez lire, sur la miniature, Sample text) sur un fond transparent (toujours dans la miniature, le damier en arrière-plan). Cliquez dessus, glissez-le et déposez-le sur un track autre que celui où se trouvent les images. Dès que vous l'aurez lâché, une fenêtre apparaîtra : c'est pour configurer notre calque.

Image utilisateur

Nous parlerons en détails de toutes les options plus tard, dans le chapitre approprié ;) . Nous allons aller directement à l'essentiel.

Le premier onglet (Edit) sert à écrire ce que vous verrez.

A la place de Sample Text, écrivez ce que vous désirez, en rapport avec une photo si possible. Profitez-en pour changer la taille (sinon, cela cachera la photo), et la police si cela vous tente :) .

Image utilisateur

Allez ensuite dans l'onglet Placement. C'est ici que nous pouvons déplacer notre texte à notre guise. Mettez-le où vous voulez. Si vous voulez être correctement alignés, n'hésitez pas à utiliser les coordonnées, en haut du schéma ;) .

Image utilisateur

Tiens, je vais le mettre en bas : il suffit de glisser le texte sur le schéma où on veut :) .

Sur la table de montage, il doit y avoir deux tracks utilisés (non grisés) : celui avec les photos et un autre avec le calque de texte.

Image utilisateur

Notre but est de mettre les textes au-dessus des images, sinon, on ne les verra pas (rappelez-vous la notion de super-positionnement ; c'est pour cela qu'on a choisi un texte avec un fond transparent).

Sur la gauche de la table de montage, il y a les propriétés des tracks (les rectangles) ; sélectionnez celui avec le texte, laissez le bouton de la souris appuyé et glissez-le au-dessus du track avec les images.

Image utilisateur

Et voici ce que l'on obtient si on met le curseur de navigation sur le texte.

Image utilisateur

Notez que j'ai mis le texte au niveau d'une image qui est en rapport avec :) .

C'est aussi compliqué que cela :D . Je vous laisse continuer seuls, le reste n'étant pas difficile à faire ;) . Rappelez-vous des consignes : le tout doit durer environ une minute et chaque image doit avoir un commentaire différent, en étant synchronisé (les images sont de la même durée que le texte).


Travail pratique Correction

Correction

Présentation et préparation Les effets de transition

Après quelques minutes de dur labeur, voici ce que vous devriez à peu près voir :

Image utilisateur

Je ne vais pas vous broyer les doigts avec un étau si vous n'avez pas la même chose que moi :D . Le principal est que vous ayez respecté ces points :

Il faut l'avouer, ce petit TP n'était pas la mort, et j'espère qu'il ne vous a pas fallu des heures pour le réaliser :p .

Un des objectifs était de vous donner un aperçu des calques de texte. Nous allons bientôt nous y attarder, dans la partie II, qui parlera aussi des transitions et autres effets spéciaux :) .

Enjoy !

Fin de la partie I ! Vous êtes désormais capables de faire des vidéos avec une réalisation simple, vous connaissez le principe des tracks et vous savez faire des rendus. Il ne vous reste plus qu'à attaquer la partie II, histoire que vos productions soient bien plus attrayantes. A l'abordage :pirate: !


Présentation et préparation Les effets de transition

Les effets de transition

Correction Définissons !

A l'abordage ! Sus aux effets de transition, ceux qui rendent une vidéo agréable :pirate: ! Ne les laissez pas s'échapper, ils nous serons extrêmement utiles !!!

Euuhh... Revenons sur Terre :-° !

Définissons !

Les effets de transition Appliquons !

Qu'est-ce que c'est, un effet de transition ?

Un effet de transition, c'est un effet qui permet de passer d'un média A à un média B ; c'est une manière plus élégante que d'afficher brutalement une image ou une vidéo après une autre.

Il faut aussi distinguer deux types de transitions : les dégradés et les transitions complexes.

Les dégradés jouent sur l'opacité : l'opacité du média A passe de 100 % à 0 %, tandis que celle du média B passe de 0 % à 100 %. Un média se dégrade, tandis que l'autre s'affiche progressivement.

Pour rappel, l'opacité est le pourcentage de pixels visibles sur un média ; le reste des pixels est transparent. Voici ce que cela donne, si on devait faire un graphique.

Image utilisateur

(En rouge, le média A et en bleu, le média B)

Les effets de transition, que je qualifierais de "complexes", sont plus compliqués (nooon ^^ ) et montrent plus de diversité. Ne vous inquiétez pas, vous comprendrez tout de suite après ;) .

Allez, je vais vous montrer une exemple de chaque type, pour qu'on se fasse une bonne idée de la chose :) .

Avouez-le quand même, avec un effet de transition, c'est beaucoup beaucoup mieux :p .


Les effets de transition Appliquons !

Appliquons !

Définissons ! Les effets spéciaux

Maintenant que nous savons ce que c'est, voyons comment les insérer dans notre projet :) .

Les dégradés

Pour ce chapitre, je vais reprendre deux images que j'ai utilisées pour le TP de la partie I. Les revoici, pour les intéressés :

Image utilisateurImage utilisateur-

Pour pouvoir faire une transition, les deux médias doivent obligatoirement se trouver sur le même track. Ainsi, on doit avoir ceci :

Image utilisateur

Prenez la 2ème photo, gardez le bouton de la souris enfoncé, et rentrez-le dans la première. Cela devrait s'enfoncer comme un couteau dans du beurre, et une croix se forme au centre.

Image utilisateur

Cela vous rappelle quelque chose ? Oui, évidemment, c'est le petit schéma qui se trouve au début de ce chapitre :) .

Il ne vous reste plus qu'à admirer le fruit de votre "dur" labeur, en appuyant sur Play, et en regardant la preview : au lieu d'avoir un changement brutal d'image, c'est devenu progressif, et du coup plus agréable :) .

Si vous voulez que la transition dure un peu plus longtemps, libre à vous de faire rentrer un peu plus le média B. Plus la croix est longue, plus la transition sera longue.

Il existe plusieurs sortes de dégradés : pour les voir, il suffit de faire un clic-droit sur la croix, et de mettre le curseur sur Fade Type (que l'on pourrait traduire par Type de dégradé).

Image utilisateur

Je ne pense pas que ce soit utile pour le commun des mortels ; à réserver aux perfectionnistes ou ceux qui recherchent un effet bien particulier ;) .

Les transitions complexes

C'est ici que cela devient intéressant :) . Nous allons enfin exploiter la fenêtre qui se trouve en bas à gauche (Explorer, Trimmer, ...). Mais avant cela, il faut avoir une transition de type dégradé. C'est pour cela que je vais reprendre celle que j'ai faite un peu plus haut.

Image utilisateur

Nous allons d'abord choisir un effet de transition. Rendez-vous dans l'onglet Transitions, en bas à gauche.

Image utilisateur

Pour rappel, la partie de gauche recense toutes les catégories de transitions, tandis que la partie de droite montre ce que la catégorie contient, ainsi qu'un aperçu de l'effet. C'est ici que média A et média B prennent leur sens. Pour avoir un aperçu, il suffit de mettre le curseur sur un effet :) .

Pour notre exemple, je vais prendre l'effet nommé White Wash, dans la catégorie Portals.

Image utilisateur

L'effet doit être déplacé sur la croix ; cliquez sur la transition, laissez appuyé, glissez-la sur la croix et lâchez-la. Une fenêtre apparaîtra, pour configurer l'effet ; fermez-la (la fenêtre, hein ^^ ), nous n'allons pas nous y attarder pour l'instant ;) .

La croix a fait place à une barre blanche qui contient le nom de l'effet.

Image utilisateur

C'est fait, vous venez de placer votre premier effet de transition complexe, une opération vraiment trèèèèès compliquée !

Image utilisateur

Le cas des médias audios

Petite parenthèse sur les chansons : tout comme les images et les vidéos, elles peuvent avoir, entre elles, un effet de transition, mais uniquement un dégradé.

Image utilisateur

En effet (combien de fois dirai-je ce mot dans cette partie II ?), si on réfléchit un peu, les effets de transition proposés dans l'onglet Transitions sont visuels, alors que les chansons sont du domaine du sonore. Les dégradés sont heureusement là ! On peut même choisir le type de dégradé, via la même manipulation que tout à l'heure : clic droit sur la croix et Fade Type.

Une transition dans le vide

C'est bien beau tout cela, mais si je veux passer d'un "rien" à une image, comme pour ta vidéo d'exemple, je fais comment ?

Reprenons notre pacha :p .Image utilisateur

Image utilisateur

Pour passer d'un "noir" (j'entends par là, aucun média) au média via une transition, il faut mettre le curseur sur un des coins supérieurs de l'image (gauche ou droite ou les deux, à vous de voir ;) ). Celui-ci va d'ailleurs changer de forme (une flèche avec un triangle dont l'hypoténuse est un arc de cercle). Cliquez, maintenez le bouton enfoncé, et avancez vers l'intérieur de la vidéo (vers la droite si vous faites la transition depuis la gauche, et vers la gauche si vous faites votre transition depuis la droite). Une courbe, qui représente l'opacité du média, s'affiche sous nos yeux ébahis o_O .

Image utilisateur

Le principe est le même qu'avec la croix : si vous voulez mettre une transition complexe, glissez celle que vous voulez depuis l'onglet Transitions sur la courbe, ou si vous voulez changer la forme de la courbe, un clic droit et un Fade Type :) .

C'est tout pour les effets de transition ! Passons maintenant au frère : les effets spéciaux ;) .


Définissons ! Les effets spéciaux

Les effets spéciaux

Appliquons ! Définissons : le retour !

Après les effets de transition, ce sont les effets spéciaux qui sont maintenant dans notre ligne de mire ! Et ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas déçus de savoir vous en servir ^^ !

Définissons : le retour !

Les effets spéciaux Appliquons : le retour (aussi) !

Que sont les effets spéciaux ?

Il s'agit d'effets qui modifient l'apparence visuelle d'un média.

Voici un petit exemple avec la vidéo d'entraînement.

Image utilisateur

L'effet ajouté permet d'inverser les couleurs :) .

Aussi appelés Video FX, ils peuvent s'appliquer aux vidéos comme aux images, mais pas aux sons et musiques (puisqu'il s'agit de médias sonores). Ils sont extrêmement importants dans la manière de présenter les choses.

Par exemple, si je fais une vidéo pour montrer mes plus belles actions sur Counter-Strike Source, mais que c'est bourré d'effets, le spectateur n'aura plus envie de rester jusqu'à la fin ! De même, je dois quand même en mettre quelques-uns, de sorte que le spectateur ne s'embête pas. Il faut savoir les doser correctement. Ne nous voilons pas la face, c'est avec la pratique, en sachant ce que donne tel effet, que ça viendra :) .

Justement, voyons comment les utiliser !


Les effets spéciaux Appliquons : le retour (aussi) !

Appliquons : le retour (aussi) !

Définissons : le retour ! Les ralentis

Appliquer un effet

Pour cet exemple, je vais utiliser la vidéo d'entraînement. Vous pouvez la reprendre ici si vous voulez.

Image utilisateur

Les effets spéciaux sont répertoriés dans l'onglet Video FX, en bas à gauche, juste à côté de Transitions. Je vous invite à l'ouvrir :) .

Image utilisateur

(Bouuuh ! Je suis l'oeil qui voit touuuuuut ! :ninja: )

C'est exactement la même chose pour les effets de transitions : catégories à gauche, aperçus à droite.

Je vais prendre, pour notre exemple, l'effet Infrared, dans la catégorie Color Curves.

Image utilisateur

Pour l'appliquer à un média, il suffit de cliquer dessus, de maintenir le bouton de la souris enfoncé, et de le déposer sur notre média :) . Comme au chapitre précédent, une fenêtre s'ouvre pour configurer : ne vous en souciez pas pour l'instant, et fermez-la :) .

Un petit coup de preview, et voilà ce que cela donne.

Image utilisateur

>
(Booouuh, je suis le méchant Predator :diable: )
Il y a encore moins de travail à faire que pour appliquer un effet de transition :D . Et nous n'allons pas nous arrêter en si bon chemin !

Appliquer deux effets

Comme le suggère le titre, il y a moyen d'appliquer plusieurs effets spéciaux sur le même média. C'est d'ailleurs ici que la fenêtre de configuration va nous aider :) .

C'est le même principe, il faut prendre un effet et le glisser sur le média. Mais il faut prendre garde à appliquer de bons mélanges ! Je déconseille par exemple l'association d'un effet Infrared et d'une inversion à 100 % des couleurs (Invert > Inversion 100%), à moins de vouloir faire un documentaire sur les cigarettes qui font rire :lol: .

Retirer un effet spécial

Comme il n'est pas facile d'associer un autre effet à Infrared sans que cela ne tache, nous allons le bouger. Remarquez sur le média une petite croix un peu bizarre, qui apparaît si on applique un effet sur le média en question.

Image utilisateur

Appuyez dessus, et faites un accueil triomphal à la fenêtre de configuration de l'effet !

Image utilisateur

Ce n'est pas la configuration de l'effet qui nous intéresse, mais la barre tout en haut, avec le rectangle Color Curves ; elle représente, via un rectangle portant le nom de la catégorie, les effets qui sont appliqués au média.

Commençons par supprimer notre Infrared : clic droit sur le rectangle, Remove, et la fenêtre se coupe, enlevant l'effet par la même occasion !

2 Effets en même temps !

Maintenant, partez à la recherche de l'effet nommé White Highlights (Glow) et de Standard Lens (Lens Flare). Ensuite, appliquez-les sur le média, et ouvrez la fenêtre de configuration.

Image utilisateur

Les deux catégories d'effets (Glow et Lens Flare) se sont affichées sur notre ligne, tout en haut.

Image utilisateur

Bon d'accord, le mélange obtenu est assez limite, mais si on le configure correctement, le résultat sera de toute beauté !

Appliquer un effet sur un track

Mise en situation : vous devez appliquer un effet à plein plein plein de médias, mais seulement, vous êtes paresseux :euh: .
Solution : appliquer un effet sur tout le track !

Pour cela, il suffit de sélectionner l'effet désiré (je vais reprendre l'Infrared) et de le glisser sur le rectangle de configuration du track. Voici ce que l'on obtient :

Image utilisateur

Et si vous appuyez sur le petit losange qui est apparu, une liste se déroule, avec tous les effets appliqués au track.

Image utilisateur

Et, tout comme avec les médias, on peut appliquer plusieurs effets !

Image utilisateur
Image utilisateur

(Vegas, ou comment retourner dans les années 80 légalement :lol: .)

Appliquer un effet à toute la vidéo

Mise en situation : vous voudriez appliquer un effet spécial à tous les calques de votre vidéo, mais il y a plein de tracks et vous êtes atteint de flemme chronique :-° .
Solution : appliquer des effets spéciaux sur la sortie de la table de montage !

Ce n'est pas bien compliqué : vous n'avez qu'à glisser l'effet spécial sur la preview ; enfantin, non ? :p .

Pour avoir accès aux effets que vous avez appliqué à la vidéo en sortie, il faut cliquer sur la même icône verte que pour les médias, et qui se trouve juste au-dessus de l'image de la preview (entouré en rouge).

Image utilisateur

Et c'est ainsi que se referme le chapitre sur les effets spéciaux ! Comme je l'ai dit dans l'introduction de la partie II, nous y reviendrons pour pouvoir en profiter pleinement ;) .

J'ai un bon conseil à vous donner avant d'aller plus loin : jouez avec les effets de transition et spéciaux. Fouinez et essayez, pour vous familiariser avec, et pour pouvoir vous y retrouver facilement ! Vous pouvez même essayer de faire des mélanges, pour voir qui va bien avec qui,... En clair, entraînez-vous ;) .


Définissons : le retour ! Les ralentis

Les ralentis

Appliquons : le retour (aussi) ! Comment fonctionne un ralenti ?

Les ralentis sont les effets les plus courants dans les fragmovies. Ce sont également ceux qui donnent le meilleur rendu et qui permettent de profiter pleinement de l'action. Sans plus attendre, nous allons apprendre à nous en servir, et vous verrez, ce n'est pas sorcier ;) .

Comment fonctionne un ralenti ?

Les ralentis Bullet Time : ON

(Lentement ? Ok, je sors. :-° )
Mais avant d'aller plus loin, comment fonctionne un ralenti ?

Un ralenti joue sur le nombre de FPS affiché.

Par exemple, on veut ralentir une vidéo de 30 FPS qui dure 10 secondes. Avec une des méthodes que nous allons voir, nous allons pouvoir régler la vidéo en 15 FPS avec une durée de 20 secondes.

Aucune image n'est éliminée, on les prend plus lentement. Du coup, la durée de la vidéo augmente, de la même façon que le nombre de FPS diminue.

A l'inverse, si je fais une accélération de 200 % (comprenez que 100 % est la vitesse normale), avec la même vidéo, le nombre de FPS montera à 60, tandis que la durée sera de 5 secondes.

En revanche, si notre vidéo fait 60 FPS à une vitesse normale, à 50 %, elle aura 30 FPS :soleil: .

Pour notre exemple, je vais prendre une vidéo que j'ai enregistrée à 90 FPS. Si vous avez bien compris ce que j'ai essayé de vous dire, on peut ralentir à un maximum de 30 %.

Vidéo d'entraînement pour les ralentis

Si vous essayez de la lire avec Windows Media Player ou via Vegas, ne vous étonnez pas que tout soit saccadé, la cause étant le 90 FPS. Mais pas de panique, après un render, rien n'y paraîtra ;) .


Les ralentis Bullet Time : ON

Bullet Time : ON

Comment fonctionne un ralenti ? La timeline

Pour ralentir un média, nous avons deux solutions : utiliser la vélocité, ou la touche Ctrl :) . Nous allons commencer par celle-ci, qui est la plus simple ;) .

La touche Ctrl

Vous avez donc importé la vidéo d'exemple dans Vegas.

Image utilisateur

Positionnez votre curseur sur le côté droit du média, comme pour l'allonger. Appuyez et laissez enfoncée la touche Ctrl ; une vague se forme en dessous du curseur. Allongez maintenant le média vers la droite, pas trop loin, toujours avec Ctrl enfoncée. Une ligne brisée se forme alors dans le média.

Image utilisateur

Vous n'avez plus qu'à déguster le fruit de votre dur labeur :D (si c'est nécessaire, faites un render pour bien vous rendre compte de la chose).

Aaaaaah, mes oreilles ! Y a le son qui va pas du tout !!!!

C'est qu'il est farceur, ce Vegas :p . Il faut activer un effet pour que le son soit aussi ralenti ; faites un clic droit sur le son du média, et allez dans Properties. Il vous faut cocher la case Lock to stretch, à côté de Pitch change, en bas de la fenêtre (entourée en rouge).

Image utilisateur

Ce que j'ai entouré en bleu est une valeur pour l'effet. Elle varie en fonction du rallongement que vous avez effectué sur la vidéo. N'y touchez pas, cela vaut mieux ;) .

Là, vous pouvez faire un render : le frag est tout simplement jouissif :D !

Avec la méthode de la touche Ctrl, le but est de rallonger / raccourcir le frag jusqu'à la durée souhaitée. Cependant, cela reste assez grossier et imprécis.

Oui mais bon, j'aimerais juste ralentir une partie de ma vidéo, pas l'intégralité !

Il y a bien un moyen ; nous allons reprendre notre exemple, qui est le cas typique d'un ralenti à un endroit précis.

Image utilisateur

Le truc est de découper la vidéo en 3 parties :

Il faut d'abord visionner la vidéo et s'arrêter au moment où on désire voir un ralenti. Celui-ci sera pointé grâce au curseur de navigation :) . Par exemple, je vais m'arrêter ici :

Image utilisateur

Voici ce que je vois ; c'est le moment juste avant le frag :) .

Image utilisateur

Il faut maintenant délimiter la 1ère partie, en pressant la touche S (rappelez-vous, le Split :) ). Voici ce que vous devez obtenir :

Image utilisateur

Maintenant que la 1ère partie est à part entière, il ne reste plus qu'à placer le curseur à l'endroit où on veut arrêter le ralenti et à répéter l'opération.

Image utilisateur

(J'ai mis la seconde partie sur un autre track, pour que ça soit plus facile à ralentir, sinon elle va interférer dans les autres parties :) .)

Pour arrêter le ralenti, j'ai pris le moment après le frag, et j'ai laissé encore un peu de vidéo, pour le style ^^ .

Image utilisateur

Enfin, vous pouvez ralentir la 2ème partie comme bon vous semble, et vous pouvez tout remettre sur le même track, dans le bon ordre.

Pour un meilleur rendu, il est quand même souhaitable d'ajouter un filtre ou deux (des effets spéciaux, en d'autres mots) et des effets de transitions :) . De plus, c'est encore plus beau quand on synchronise un effet, grâce à la timeline (le prochain sujet du cours ;) ).

La vélocité

Deuxième méthode : la vélocité. Elle permet de faire des réglages pointus au niveau du ralentissement, contrairement à la "méthode Ctrl", où il n'y a rien qui nous donne des informations précises, comme la vitesse de la vidéo.

Remettez le média à une vitesse normale, en utilisant la touche Ctrl, et en le rétrécissant : normalement, vous devriez "sentir un petit cran", et la ligne brisée disparaîtra quand vous aurez atteint la vitesse d'origine. Ou supprimez-le et réimportez-le, cela n'a pas d'importance ;) .

Faites un clic droit sur la vidéo, portez le curseur au niveau de Insert/Remove Envelope et appuyez sur Velocity. Une ligne verte apparaît dans la vidéo.

Image utilisateur

Maintenant, prenez la ligne verte, en gardant le bouton gauche de la souris enfoncé, et montez ou descendez-la. Une toute petite fenêtre apparaît, avec quelques informations, dont une très importante : la vitesse de la vidéo, exprimée en %.

Image utilisateur

100 % est une vitesse normale ; en dessous de 100, c'est un ralenti ; et au-dessus de 100, c'est un accéléré.

C'est chouette ton truc, mais toute la vidéo est ralentie, pas seulement une partie...

... c'est pour cela que les développeurs ont créé les points !

. ?

Nenni, pas ceux-ci ;) . Il est possible de fractionner la barre verte en mettant des points. Grâce à ceux-ci, des portions de droites prennent forme, que l'on pourra accélérer ou ralentir :) .

Pour ce faire, faites un double clic sur l'endroit voulu de la vidéo.

Image utilisateur

Oui bon, un seul point ne suffit pas, il faut en mettre plusieurs pour créer une portion "de la ligne principale".

Image utilisateur

(Ici, la portion est correctement définie. Il ne reste plus qu'à la faire descendre, avec le bouton gauche de la souris, comme tout à l'heure ;) .)

Image utilisateur

(Et voilà :) .)

Pour régler le % de la vitesse, c'est une méthode assez grossière, je l'avoue. Et puis, si on fait trop de points, c'est galère pour travailler :( . Heureusement, tonton Jipé à la solution :D .

Faites un clic droit sur le point que vous voulez régler, et regardons deux minutes le menu qui s'offre à vous.

Image utilisateur

Vous devez donc, pour entrer un pourcentage précis, cliquer sur Set to..., et entrer le nombre qui vous convient :) .

Je pense que nous allons nous arrêter ici pour les ralentis :) . Maintenant, je vais vous harceler de questions :diable: .

Le chapitre sur les ralentis touche à sa fin. Le concept n'est pas compliqué en lui-même, mais il faut bien s'entraîner pour correctement le maîtriser ;) .

Attaquons la timeline, maintenant !


Comment fonctionne un ralenti ? La timeline

La timeline

Bullet Time : ON Qu'est-ce que c'est ?

Bien bien bien, maintenant que nous savons maîtriser les effets de transition, les effets spéciaux et les ralentis, passons à la timeline, ou "ligne du temps" en français. Grâce à ces 4 notions, je vous garantis que si vous y ajoutez un peu d'imagination, les personnes qui regarderont vos vidéos ne s'ennuieront pas, et vous prendrez du plaisir à les créer ;) .

Qu'est-ce que c'est ?

La timeline Pas que pour les historiens...

Voici ce que j'ai trouvé sur Wikipédia, et qui répond très bien à une partie de la question.

Citation : Wikipédia

Une frise chronologique ou ligne du temps est une représentation linéaire qui associe des événements à leurs positions dans le temps le long d'une échelle graduée...

Le principe est simple : chaque média peut-être représenté par une ligne graduée, sur laquelle il est possible de placer des valeurs, pour un effet par exemple. On peut faire varier une valeur, et c'est là qu'est l'intérêt !

Par exemple, dans un média de 10 secondes, je place un événement, qu'on appelle keyframe, tout au début, avec pour valeur 0. Maintenant, je place une autre keyframe, à la fin cette fois, à 10 secondes, avec la valeur 100.

Si je fais un render de ce média, on verra l'effet varier pendant les 10 secondes : toutes les valeurs comprises entre 0 et 100 seront affichées.

Image utilisateur

(Le phénomène modélisé sous forme de droite ; les deux keyframes qu'on pose sont en rouge.)

Notez que dans Vegas, par simplification, à une keyframe on associe plusieurs paramètres (toute la fenêtre de configuration en fait) et pas un seul. Néanmoins, on peut en faire varier un seul comme on peut en faire varier plusieurs ! Mais par contre si vous vous essayez à After Effects , vous pourrez faire varier très précisément chaque paramètre. C'est plus pratique, mais il faut savoir s'y retrouver ^^ .


La timeline Pas que pour les historiens...

Pas que pour les historiens...

Qu'est-ce que c'est ? Les crops et masks

Au niveau d'un média

Voyons comment on peut faire varier dans le temps les effets spéciaux ! Pour cela, je vais reprendre la 1ère vidéo d'entraînement, et je vais lui appliquer l'effet Medium Blur, dans la catégorie Gaussian Blur (entendez "floué par blur, un chapitre y est consacré dans la partie III). Dans la fenêtre de configuration de l'effet, mettez Vertical range à 0 et Horizontal range à 1 (tout à droite). Voici la fenêtre...

Image utilisateur

... et voici le bouillon de pixels qu'on obtient !

Image utilisateur

Ce que nous allons faire, c'est faire passer le paramètre Horizontal range de 1 à 0, pour qu'on puisse enfin distinguer quelque chose. Pour cela, jetons un coup d'oeil tout en bas de la fenêtre de configuration de l'effet.

Image utilisateur

Oui, c'est notre ligne de temps, objet de tant de désirs :) .

A gauche, c'est la liste des effets qui sont appliqués sur le média ; dans notre cas, il n'y en a qu'un, c'est le Gaussian Blur. A droite, notre ligne du temps, que nous allons tout de suite utiliser ;) .

Les Keyframes

Tout d'abord, voici deux keyframes :

Image utilisateur

(A droite la keyframe est sélectionnée et à gauche elle ne l'est pas.)

Rappelez-vous toujours qu'à une keyframe est associé la fenêtre de configuration, donc tous les paramètres qu'elle contient !

Ainsi, si vous prenez le petit curseur sur la ligne du temps et que vous le faites bouger, vous verrez le résultat dans la preview. Et comme il n'y a qu'une keyframe, la vidéo restent tout le temps avec le même niveau de flou.

Que se passe-t-il si on ajoute une keyframe ? Faites un double clic sur la timeline, à l'endroit que vous voulez, pour faire apparaître une nouvelle keyframe.

Image utilisateur

Sélectionnez la keyframe que vous avez créée et mettez la valeur de Horizontal range à 0.

Récapitulons : nous avons deux keyframes :

Maintenant, reprenez le curseur et faites le bouger entre les deux keyframes : vous verrez non seulement la barre de réglage qui augmente et diminue mais également le flou dans la fenêtre de preview qui apparaît et disparaît !

Quelques screens aux points-clés.

1ère keyframe :

Image utilisateur

Résultat : soupe de pixels.

Entre les keyframes :

Image utilisateur

Résultat : c'est déjà mieux, mais peut mieux faire :) .

2ème keyframe :

Image utilisateur

Résultat : image normale.

Il n'y a plus qu'à faire un render, et le tour est joué ;) .

Où je peux utiliser les keyframes ?

On utilise les keyframes avec...

Et tout se passe également dans la fenêtre de configuration !

Au niveau des tracks

Imaginons que l'on veut faire varier un effet, non pas juste sur média, mais à l'échelle de tout un track, et que vous avez la flemme de vous occuper des médias un par un (ce qui est compréhensible ^^ ).

Nous allons reprendre notre Gaussian Blur, l'appliquer au track (comme nous l'avons vu dans le chapitre des effets spéciaux) et dérouler la liste.

Image utilisateur

Cette ligne, qui longe tout le track, ne vous dit rien ? Mais si, c'est une timeline !

Elle fonctionne exactement comme la timeline d'un média. Il faut juste double-cliquer sur le nom de l'effet, dans le rectangle de configuration, pour pouvoir ouvrir la fenêtre de configuration de l'effet, ou encore double-cliquer sur une keyframe, mais il s'agit de la même chose que pour un seul média :) .

Mouhahaha, maintenant je suis le maître du temps ! Mouhahahaha :diable: :diable: :diable: ...Ah, que... quoi ! Je suis sur le site du Zéro ?! En direct ?! :euh: ... C'était pour rire ^^ (mince !).

La conclusion de ce chapitre est que la timeline est un outil qui permet de faire de grandes choses. Le principal intérêt est que vous pouvez animer tous les effets spéciaux que l'on a vu précédemment ! Et dans les prochains chapitres nous verrons comment étendre encore plus les possibilités de montage.

Maintenant, faisons la connaissance du crop, avec un petit retour sur les ratios en prime :) .


Qu'est-ce que c'est ? Les crops et masks

Les crops et masks

Pas que pour les historiens... Crop or not crop

Faisons la connaissance de la fonction de crop sur Vegas ! En plus, nous verrons la méthode pour faire des masks, qui sont une sortie de crops personnalisés, grâce à la vectorisation :) .

Crop or not crop

Les crops et masks Les crops

Un crop est une fonction qui permet de recarder une image en retirant une partie. Cette technique est surtout utilisée pour changer le ratio d'une vidéo.

Par exemple, voici une image sans crop au ratio 4/3.

Image utilisateur

Voici la même image, mais avec un crop 16/9.

Image utilisateur(J'ai mis le crop en rouge pour qu'on puisse bien faire la différence :) .)

Nous pouvons remarquer que ce n'est "qu'un découpage" ; un rectangle au format 16/9 est créé (on appelle cela un mask, retenez ce mot !), et il sélectionne la partie de la vidéo souhaitée, tout en rendant le reste transparent. Cela se manifeste habituellement par les deux bandes noires qu'on retrouve dans 99 % des films. Elles sont noires car le fond est noir par défaut ; dans mon cas, j'ai mis un fond rouge, avec un simple calque Color, de l'onglet Media Generator :) .

Autant le préciser tout de suite : le champ de vision en 4/3 ou en 16/9 est radicalement différent ! Ce n'est pas en appliquant un crop 16/9 sur une image ou une vidéo en 4/3 qu'on le transformera en "vrai 16/9", car le champ de vision reste le même avant et après.

Renversons la vapeur : voici un vrai 16/9.

Image utilisateur

Et maintenant, j'y applique un crop 4/3.

Image utilisateur

On ne va pas tourner longtemps autour du pot : c'est plus agréable de voir du 16/9 que du 4/3 (c'est assez difficile de se le représenter avec une image, mais en vidéo, on le sent bien), car le 16/9 couvre un champ de vision à peu près égal à celui de l'oeil humain (environ 180°).

Citation : http://www.institutdelamyopie.com/fonction.htm

Champ visuel : espace visuel périphérique vu par l'oeil. Il s'étend normalement de 60° en haut, 70° en bas et 90° environ latéralement.
(Note de jipe47 : 90° pour un côté, donc 180° au total ^^ )

Le fait de mettre une vidéo 4/3 en 16/9 est donc là pour rendre la vue plus agréable, sans pour autant être comme du 16/9 natif (comprenez par natif "à l'origine") ; si vous en avez la possibilité, lors de vos enregistrement, utilisez directement du 16/9 ;) .

Et à part rendre une vidéo un peu plus agréable, à quoi cela sert de mettre un crop ?

Nous le verrons un peu plus tard, il sera possible de créer des effets sympas, en nous aidant de la timeline ;) .

J'ai compris ce qu'était un crop... mais c'est quoi un mask alors ?

Un mask est également un découpage de vidéo. La différence avec un crop est que vous pouvez faire un mask de n'importe quelle forme !

En effet, avec un crop, vous devez obligatoirement avoir un rectangle avec un ratio bien défini (16/9, 4/3,...). Avec un mask, vous pouvez faire des carrés, des rectangles, des ronds, et j'en passe :) .

Cela peut paraître assez flou comme outil, mais quand vous verrez comment l'utiliser vous ne saurez plus vous en passer :lol: .


Les crops et masks Les crops

Les crops

Crop or not crop Les masks

Voyons comment appliquer un crop à Vegas :) .

Pour ce chapitre, je vous invite à reprendre la vidéo d'exemple ou bien une à vous.

Mettre un crop

On l'importe et on jette un petit coup d'oeil sur la table de montage : remarquez le tout petit carré, présent sur chaque média, juste au-dessus de la croix pour afficher la fenêtre de configuration des effets.

Image utilisateur

Appuyez dessus (sur le carré) pour ouvrir la fenêtre du crop.

Décomposons ce que nous voyons :) .

Image utilisateur

Sans plus tarder, nous allons appliquer un crop sur la vidéo :) . Comme elle est en 16/9, on va mettre un crop 4/3. Pour cela, cliquez sur la liste déroulante (la zone 1) et appuyez sur 4:3 Standard TV aspect ratio, et magie de Vegas, il y a du changement dans la zone 3 !

Image utilisateur

Le rectangle avec un F au milieu s'est redimensionné : il a pris un ratio 4/3. Et maintenant, jetons un coup d'oeil à la preview :) .

Image utilisateur

Manipulation du crop

Vegas vous permet de faire varier la position d'un crop et sa taille ! Pour cela, rien de plus simple, mettez le curseur de votre souris sur le rectangle avec le F, et laissez le bouton gauche de la souris appuyé, pour pouvoir le déplacer, comme on déplace n'importe quel objet !

Pour modifier la taille, il suffit de cliquer sur un des points qui se trouvent sur le rectangle (sur les sommets et au milieu de chaque côté), de laisser le bouton gauche appuyé, et de le redimensionner comme bon vous semble ;) .

Et pour terminer, rotons !

Dis donc, malpoli va !

Allez j'avoue, elle était facile :p .

Pour faire une rotation, il suffit de faire pivoter le cercle qui est tracé tout autour du rectangle avec le F.

Voici un exemple où j'ai zoomé et roté au niveau du type qui va se prendre une balle ^^ .

Image utilisateur
Image utilisateur

Animer un crop

Parce que oui, il est possible d'animer un crop ! D'autant plus que vous savez déjà le faire ;) .

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'un crop, pour être animé, a besoin, comme les effets spéciaux, ... d'une timeline ! Or, celle-ci se trouve tout en dessous de la fenêtre des crops, en zone 4, et s'utilise exactement de la même façon qu'avec des effets spéciaux !

Dès lors, il existe des tonnes de possibilités !

Le zoom, un coup classique

Voici une des questions qui me sont le plus posées : comment faire un zoom "animé" ?. La réponse tient en 2 lignes : il suffit de créer une keyframe, avec une position normale, et d'en créer une seconde un peu plus loin, avec un rectangle plus petit. Pour créer le "dézoom", vous devez remettre une keyframe avec zoom, et encore une autre avec une position normale. C'est magique, non ? :magicien:

Si certains ne comprennent vraiment pas de quoi je parle, je les invite à relire ce chapitre et celui sur la timeline (juste avant) :p . Sinon, voici un exemple avec 2 zooms : lorsqu'on voit pour la première fois l'anti-terroriste et sur le message de frag.

Image utilisateur

Un petit screenshot de la timeline...

Et de plus amples explications :p .

La première chose à faire est de repérer l'endroit où on veut démarrer le zoom. Cela sera une keyframe avec une position normale (1). Ensuite, il faut mettre une keyframe où le zoom s'arrêtera, où on sera proche de l'image, donc une keyframe avec un rectangle F plus petit et centré sur l'anti-terroriste (2) .

Pas de chance, l'anti-terroriste bouge, on va donc faire aussi bouger le zoom pour le suivre : un peu plus loin il faut donc mettre une keyframe dont le rectangle est ajusté à la position du personnage (3) . Enfin, il faudrait penser à remettre à un zoom normal :lol: . Pour cela, une keyframe avec une position normale et le tour est joué ;) (4).

Avec ces 4 keyframes, vous avez un zoom qui suit l'anti-terroriste ; le meilleur truc est d'essayer par vous-mêmes ;) .

Pour le zoom sur le frag, c'est la même chose : d'abord une keyframe avec une position normale (5), ensuite une dont le rectangle est centré sur le frag (6) et enfin une dernière pour revenir à une position normale (7)

Et voici ce que cela donne. Notez que cela rendrait mieux si la vidéo était de meilleure qualité.

Les pré-sélections de positions

Imaginons que vous avez fait n'importe quoi, et qu'il vous est impossible de remettre un crop dans sa position normale. C'est ici que le clic droit intervient !

Faites un clic droit sur le crop pour afficher le menu des positions pré-sélectionnées pour les crops.

Image utilisateur

Crop or not crop Les masks

Les masks

Les crops Les calques(1/2)

Les crops, c'est bien... mais les masks, c'est mieux ! :D

La première chose à faire est d'activer la création d'un mask pour le média : il faut pour cela cocher la case Mask que nous avons survolée au début de ce chapitre. Du coup, le menu change, et le rectangle avec le F disparaît.

Image utilisateur

C'est ici la partie la plus marrante : vous devez tracer le mask ^^ . Pour ce faire, il va falloir recourir à ce qu'on appelle le dessin vectoriel. Au début, ce n'est pas aussi facile que sur Paint, vous verrez on s'y habitue vite, jusqu'à ne plus savoir s'en passer :p . Je ne ferai pas un cours sur le dessin vectoriel, je vais juste vous donner les bases pour pouvoir vous lancer.

Voici l'idée : pour tracer une forme, vous devez mettre des points. Au fur et à mesure que vous en ajouterez, des lignes s'ajouteront entre eux. Lorsque vous fermez votre forme, la boucle sera bouclée, et vous aurez ce qu'on appelle un tracé vectoriel, que l'on va exploiter :) .

La pratique sera plus efficace qu'un texte :p . Remarquez d'abord que lorsque vous mettez le curseur sur la zone avec l'image, il devient un genre de stylo : cela signifie que vous êtes dans le mode de tracé vectoriel. Et si vous cliquez une fois, un point apparaît. Et si vous cliquez un peu plus loin, un deuxième point apparaît, ainsi qu'une ligne entre ce dernier et le premier point.

Image utilisateur

(Par exemple, je vais découper ces caisses :-° .)

De fil en aiguille, en plaçant des points, je crée ainsi la forme que je désire, ici des caisses. Lorsque vous voulez fermer le mask, cliquez sur le premier point que vous avez placé. Voici ce que l'on obtient.

Image utilisateur

C'est ici que commence l'exploitation de la forme : la partie grisée est la partie qui sera transparente dans la vidéo, tandis que la partie "en couleur" sera celle qu'on verra. Maintenant, vous pouvez jeter un coup d'oeil dans la preview : on ne voit que les caisses ! Ce n'est pas exactement ce que l'on veut faire, c'est même l'inverse, mais on va améliorer cela ;) .

Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais le menu a changé, et on va devoir l'utiliser :D .

Image utilisateur

Voici une image avec un Feather en Out, réglé à 7,5 %.

Image utilisateur

Et en preview :

Image utilisateur

Ce n'est pas très très beau, mais cela peut donner des idées pour vos propres masks ;) .

La partie Workspace ne nous intéresse pas pour l'instant, car c'est la même que celle décrite dans la première sous-partie de ce chapitre, c'est-à-dire des options qui sont directement modifiables à la souris.

Un truc m'embête... On ne sait que tracer des droites dans le dessin vectoriel ?! Et les courbes alors ? o_O

Il est possible de tracer des courbes en dessin vectoriel, mais elles ont des contraintes entre elles. La pratique sera plus explicite ; pour obtenir une courbe, placez votre point mais maintenez le bouton gauche de la souris appuyé, et déplacez le curseur. Vous avez alors la possibilité de modifier la tangente du tracé en ce point, donc de transformer votre droite en courbe :) . Lâchez le bouton et votre courbe sera en place.

Image utilisateur

(Sans les courbes, il serait assez difficile de découper le contour de la lunette :p .)

C'est ici que ça se complique un peu : le prochain segment que vous placerez sera aussi courbé, ce qui est normal vu qu'une des extrémités est un point qui a déjà une tangente, celle que vous avez placé juste avant. Ainsi, il faut bien calculer la position des points, et ne pas hésiter à recommencer, pour obtenir la bonne forme ^^ .

Ici, la forme à découper est un cercle ; en plaçant mon point au premier quadrant, je n'ai qu'à simplement en placer un nouveau au quadrant suivant. Grâce à la tangente que j'ai mis auparavant, pas besoin d'en faire plus, la courbe suivra bien le contour :) .

Image utilisateur

(Dans cet exemple, on est avantagé par la symétrie de la forme.)

Voici quelques petites méthodes pour modifier le mask, mais je ne rentre pas trop dans les détails, car la vectorisation n'est pas trop mon sujet :euh: .

Dis, j'aimerais mettre un deuxième mask. Je peux ?

Bien sûr :lol: . Vous n'avez qu'à fermer le premier et à en recréer un (même méthode que pour le premier). Faites toutefois attention, le menu à gauche est propre à chaque mask ; pour que les masks ne soient pas tous différents, à chaque nouveau mask, il faut configurer le menu :) .

Par exemple, par défaut, le mask est en Positive. Vous le mettez en Negative et vous créez votre deuxième mask : celui-ci sera en
Positive, à mettre donc en Negative aussi.

Mince, j'ai mis un point en trop !

Ben oui, cela peut arriver ;) . Pour réparer cette erreur, mettez le curseur sur le point en question, faites un clic droit dessus, allez dans la section Delete et appuyez sur Anchor. Pouf, disparu !

Remince, j'ai oublié de mettre un point !

Décidément, vous êtes bien distrait ^^ . Il suffit de mettre le curseur à l'endroit où on veut placer un point, en l'occurrence un segment. Un petit "+" apparaît alors sous le stylo ; faites un clic gauche, et un point est ajouté :) .

J'ai raté une courbe, comment je fais pour la modifier ?

Il y a deux moyens : vous pouvez passer la souris sur le point dont la tangente doit être modifiée. Vous ferez apparaître la tangente, que vous pouvez déplacer à loisir en sélectionnant les petits losanges :) . Ici, l'avantage est que vous pouvez modifier indépendamment la tangente avant et après la courbe.

Une autre méthode est de sélectionner l'outil modification de tangente, dans la barre d'outils à gauche, juste au-dessus de la loupe. Ensuite, vous pouvez cliquer sur le point et refaire la tangente. Par rapport à l'autre méthode, avec cet outil les deux morceaux de tangente seront les mêmes, comme lorsque vous tracez le mask.

Décidément ! J'ai fait un peu n'importe quoi, et j'aimerais recommencer...

Le clic droit va encore nous aider :) . Faites-en un sur le mask, et sélectionnez Reset mask.

J'aimerais avoir un petit exercice, moi !

J'allais le proposer, tiens ^^ .

Voici l'exercice : avec l'image qui suit, vous allez devoir découper le verre de lunette pour le remplacer par un Media Generator de couleur bleu :) .

Image utilisateur

Je vous laisse travailler :) .

....
...
..
.

Fini ? Allez, rapide correction !

Tout d'abord, voici ce que vous devriez avoir dans la fenêtre du mask.

Image utilisateur

Voici à présent ce qu'il devait y avoir dans la table de montage.

Image utilisateur

Et enfin, en preview.

Image utilisateur

Bon, évidemment, cet exercice n'a que très peu d'intérêt, sauf si :

Et si vous placez correctement votre effet, c'est le succès garanti ;) .

Le chapitre sur les crops est fini ! Passons aux calques :) .


Les crops Les calques(1/2)

Les calques(1/2)

Les masks Explications !

Voici à présent ce que vous allez beaucoup utiliser dès que vous aurez fini de lire ce chapitre-ci et le suivant : les calques.

Comment ça "et le suivant" ?!

J'ai décidé de couper cette partie en deux, parce qu'il y a quand même beaucoup de trucs à dire, et j'aimerais m'étendre davantage sur les textes.

Explications !

Les calques(1/2) Checkerboard

Un calque, comme je vous en ai sûrement parlé dans les chapitres précédents, c'est "une couche" de quelque chose, qui forme l'image finale.

Par exemple, si je prends un calque tout bleu et un calque transparent avec écrit en rouge "salut", on verra "salut" sur un fond bleu.

Image utilisateur

Je peux paraître lourd, mais ceci est très important ; en fonction de l'ordre, tout peut changer !

L'avantage de Vegas est qu'on peut créer des calques très facilement ! On va commencer par explorer ceux que Vegas peut générer.


Les calques(1/2) Checkerboard

Checkerboard

Explications ! Color Gradient

Petite traduction : Checkerboard signifie... damier ! Oui, comme le plateau des joueurs d'échec, ou encore comme le drapeau des courses d'automobiles.

Mais dans le cadre de l'informatique, il désigne plutôt un objet mathématique abstrait. Pour plus d'infos, rendez-vous sur une page de Wikipédia (en anglais).

Image utilisateur

Dans Vegas, le damier est une forme de référence qu'on peut modifier comme bon nous semble. D'ailleurs, tous les autres calques dans la catégorie sont des variantes (comme dans la quasi-totalité des autres catégories). Mais on ne va pas trop s'attarder dessus, car je pense que ce type de calque est très peu utilisé :) . Cependant, 2 options reviennent assez souvent lorsqu'on configure un calque : les couleurs et le positionnement.

Prenez le damier "normal" (Large Tiles, tout en haut à gauche de la partie de droite) et mettez-le sur la table de montage.

Décomposons un peu tout cela :) .

Tile Dimensions

Ici, on spécifie les dimensions des carrés. Notez que comme ce sont des carrés, les deux valeurs sont donc proportionnelles (si la longueur d'un côté augmente, les autres grandiront de la même façon). Pour désactiver ce rapport et obtenir des rectangles, décochez Square ("carré" en anglais).

Edge Blending

C'est une option que l'on pourrait traduire par "fusion des côtés" ; c'est le degré de fusion des côtés des carrés dans le fond. Tout comme la taille, les deux valeurs sont proportionnelles (propriété désactivable également).
L'effet qui en résulte est un dégradé avec le fond.

Image utilisateur

(Ce qui se passe quand le Edge Blending est à fond.)

Color 1 et Color 2

Voilà qui est intéressant : les couleurs.

Image utilisateur

Pour choisir la couleur désirée, on peut soit la sélectionner dans l'échantillon, soit en entrant les valeurs, soit en prenant la pipette, en bas à gauche.

Il y a également deux méthodes avec les valeurs : la méthode RVB (Rouge Vert Bleu, Red Green Blue en anglais, comme dans Vegas(RGB)) et la méthode TSL (Teinte Saturation Lumière, Hue Saturation Light en anglais (HSL)). Par défaut, c'est la méthode RGB, mais pour passer au HSL, il suffit d'appuyer sur le bouton juste au-dessus de la pipette :) .

Un peu plus d'infos pour les intéressés : la méthode RVB et la méthode TSL (tous les deux sur Wikipédia).

Il est également possible de faire varier la transparence d'une couleur, l'alpha. Pour régler cela, on peut soit entrer une valeur (le "A", entre 0 et 255), soit jouer avec le curseur en haut à gauche (avec la couleur qui part en dégradé vers un damier).

Grid position

Ça aussi, cela nous sera bien utile lorsqu'on configurera les effets spéciaux :) .

Image utilisateur

Dites-vous que l'espace en blanc est ce que l'on verra. Avec la souris, vous pouvez bouger un curseur, qui indiquera la (les) position(s) d'un effet.

Ici, il est un peu mal foutu, parce qu'il est par défaut dans le coin supérieur gauche, mais si on le prend, voilà à quoi il ressemble.

Image utilisateur

Ce curseur, aussi petit et moche soit-il, sera d'une importance capitale quand on configurera la position de certains effets : une source de lumière, un miroir, une distorsion, ... Et je ne vous parle pas de son importance en animation ;) .


Explications ! Color Gradient

Color Gradient

Checkerboard Credit Roll

Dans la catégorie Color Gradient, nous retrouvons tout un tas de calques relatifs aux dégradés de couleurs.

Image utilisateur

Voici une capture d'écran de la fenêtre de configuration.

Image utilisateur

A notre niveau, je ne pense pas que ce soit très intéressant, mais une petite note pour ceux qui veulent jouer un peu avec : lorsque vous voudrez changer la seconde couleur du dégradé, il faut sélectionner le second curseur sur Control Points.


Checkerboard Credit Roll

Credit Roll

Color Gradient Les calques (2/2)

C'est ici que cela devient amusant :) .

Credit Roll est un synonyme de... générique ! Par Credit, on entend le nom des personnes qui ont participé à un projet, et par Roll, quelque chose qui tourne ou qui défile.

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Il existe plusieurs types de génériques, mais le plus utilisé est celui des films : les noms vont du bas vers le haut. C'est d'ailleurs le premier qui est proposé ; jetons un coup d'oeil à sa configuration :) .

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Dans la partie gauche de la fenêtre, on va entrer tout le texte qui sera affiché. De plus, il est possible de mettre un attribut à chaque ligne : il déterminera des paramètres comme la police ou la couleur.

Pour changer le texte, il faut double-cliquer sur la ligne. Pour changer l'attribut d'une ligne, appuyez sur le carré à gauche de la ligne en question, maintenez le bouton appuyé, et sélectionnez l'attribut désiré.

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On utilisera plutôt le premier des carrés (à partir de la gauche), Header, pour les gros titres (exemple : producteur, casting, ...). L'attribut du milieu, le bloc de lignes bleues, convient pour du texte ou pour un simple nom (le nom du producteur, des remerciements, ...), tandis que le dernier attribut crée deux colonnes, pour des listes notamment (la liste des acteurs, avec à gauche le nom et à droite, le nom du personnage interprété).

Pour ajouter une nouvelle ligne, il faut remplir la dernière et appuyer sur la touche Enter :) . De même, vous pouvez laisser un vide pour passer une ligne si besoin est ;) . Et si vous avez mis une ligne en trop, sélectionnez-la et appuyez sur la touche Delete de votre clavier ; à l'inverse, pour ajouter une ligne, appuyez sur Insert ;) .

Voici un petit exemple de ce que l'on peut faire.

Image utilisateur

Et dans la preview.

Image utilisateur

Passons à la partie de droite, qui va personnaliser tout cela (parce que ce n'est pas spécialement de toute beauté :-° ).

Dans l'onglet Properties, on a tout de go le choix du type de défilement avec Effect : soit Scrolling Credits (un défilement normal), soit Timed Sequence(comme des fiches avec le texte qui s'affichent l'une après l'autre).

Avec Scrolling Credits

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On peut régler la largeur du texte qui défilera, soit avec le schéma et les deux curseurs, soit avec les valeurs sur la droite (l'abscisse du plan, sachant que 1 vaut toute la largeur).

Enfin, on peut régler la direction de défilement avec Scroll direction : du bas vers le haut (Up) ou du haut vers le bas (Down).

Avec Timed Sequence

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Dans le schéma, avec les curseurs ou avec les chiffres sur la droite, on règle la taille des "fiches" qui apparaîtront.

Dans In et Out, on paramètre l'effet de transition lorsque la fiche s'affiche (In) et disparaît (Out). Voici une liste des principales classes d'effets, avec une petite description.

Enfin, le paramètre Display indique quand il faut "couper" la liste les credits, afin de définir les "fiches".

Par défaut, Up to next Header est sélectionné, ce qui signifie qu'à chaque header correspond une fiche (d'où l'importance de bien organiser ses textes ;) ).

One at a time signifie qu'à une phrase correspond une fiche. Header and Single Subitem signifie que l'on prend le header et qu'on met une phrase après l'autre, avant de passer à l'autre header.

Dans ce dernier cas, et si on reprend ce que j'ai fait sur le screenshot plus haut, avec la liste des programmes utilisés, on verra "Programmes utilisés - Counter-Strike Source Vegas", et sur la suivante, on verra "Programmes utilisés - Fraps mon cerveau". Le header est répété jusqu'à ce que toutes les lignes en dessous soient passées.

Enfin, Up to next Header or Single Item signifie qu'on coupe à chaque header et à chaque texte "normal" (la classe des lignes bleues).

Le détail des manières de faire passer les "credits" est fini, passons à la personnalisation de tout cela :) .

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La première chose à faire est de sélectionner le type de texte que vous voulez éditer : soit Header, soit Single Item, soit Dual Item.

La première ligne sert à définir la police, la taille et la couleur du texte. La seconde définit l'alignement. L'option kerning, mot intraduisible, permet d'automatiser l'espace entre les lettres. La différence est cependant minime, et cela ne vous coûtera rien de l'activer :) .

Les options suivantes sont intéressantes : Tracking permet de définir l'espace entre les lettres. N'hésitez pas à utiliser cette option, le rendu est meilleur avec :) .

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(Sans tracking, barre à 1.)

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(avec tracking, barre à 2.)

Pratique pour les header ;) .

Les deux barres suivantes, Space above et Space belong, servent à spécifier l'espace entre le texte respectivement avant et après. Enfin, Background Color nous permet de choisir la couleur de fond :) .

Si vous avez sélectionné Dual Item, pour personnaliser les colonnes, vous avez une fenêtre d'option un peu différente ; en effet, vous pouvez modifier à votre guise les deux colonnes !

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Si on repart du dessus, c'est quasiment la même chose, avec la possibilité de personnaliser différemment les deux colonnes. Rien ne change pour le Tracking ni pour les deux Space. En revanche, voici deux nouveaux venus : Center width et Connect sides with .

Center width est tout simplement l'espace entre les deux colonnes. Quant à Connect sides with, c'est une option qui permet de mettre quelque chose entre les deux colonnes, pour relier les deux éléments.

Par exemple, avec une liste d'acteurs et de personnages, cette option sera utilisée, pour ne pas se mélanger les pinceaux :) .

On nous donne le choix de l'élément : Space (rien), Dots (des pointillés), Underline (des underscores), Dashes (des traits d'union), Centered Circles (des ronds), Centered Dots (des pointillés centrés, au niveau des traits d'union), Solid Square (des carrés), Hollow Squares (une autre sorte de carrés), Sparse Dots (des pointillés écartés) et Very Sparse Dots (des pointillés très écartés :p ).

Hey, mais c'est quoi un bruit fractruc ?

C'est la partie suivante :p .

Un peu d'éthique

Au cas où certains ne le saurait pas, l'éthique est un ensemble de règles morales ou de moeurs. Un peu plus d'infos sur Wikipédia.

Mais qu'est-ce que tu viens nous enquiquiner avec cela ?!?

Doucement, doucement, c'est important quand même ;) . Je parle de cela maintenant car on reviendra sur les génériques ; cela tient surtout de la réflexion, et cela nous permet de se poser quelques questions sur ce que l'on fait :) .

Je suis sûr que beaucoup de Zér0s utilisent des logiciels qui ont été... euh... Ah je sais ! Je vais le cacher, au cas où ^^ .

Quand tu prends une branche, et que tu la brises en deux, ça fait CRACK(és) !

Le sujet est assez tabou sur internet, mais je pense qu'il est intéressant de se pencher sur le cas du movie-making.

On ne va pas le cacher plus longtemps, les internautes utilisent fréquemment des logiciels piratés, qu'ils utilisent alors qu'ils n'ont pas acheté la licence. Je vais juste leur poser cette question : que feriez-vous sans eux (les logiciels, hein !) ?

Par exemple, si je fais une vidéo Counter-Strike Source, que pourrais-je faire sans Fraps ou Videomach, sans Vegas, sans After Effect, ou sans Photoshop ? Je serais d'autant plus bloqué si je n'avais pas Winrar et Filezilla (ou un autre logiciel de gestion de FTP).

Créer un logiciel n'est pas une mince affaire (les Zér0s apprenant le C et C++ ne diront pas le contraire :) ), et les développeurs investissent énormément de temps et d'argent dedans (en particulier pour les logiciels précédemment cités, souvent utilisés en movie-making). Je pense que la moindre des choses est de citer leurs créations : vous leur rendez la pareille ;) .

Que pouvons-nous faire ? Plusieurs possibilités s'offrent à nous :

C'est à vous de voir, mais je pense que pour "remercier" tous les gens qui vous permettent de faire ce que vous aimez (design, movie-making, images de synthèse, ...), mais en utilisant des copies piratées, vous pouvez au moins citer leur produit.

De plus, si des personnes sont intéressées par vos productions, elles verront avec quel logiciel il faut travailler, ...

Je pense aussi que cette petite règle peut s'appliquer aux chansons, ainsi qu'aux personnes qui ont participé à la vidéo (par exemple dans une fragmovie, citer le nom des joueurs, le site web de leur team, ...). On peut aussi énumérer les sites internet qui hébergent notre vidéo, ou encore faire un clin d'oeil à un ami ou à un autre, ...

De même, vous pouvez aussi, mais c'est plus conseillé de mettre cela sur un site internet ou dans le fichier texte, dire où vous avez appris à faire la vidéo. Vous pouvez citer jipe47 le pgm le Site du Zér0, ou les tutos des autres logiciels que vous avez utilisés (j'en cite quelques-uns dans une annexe consacrée à cela).

Vous n'êtes pas obligés de faire cela, hein ;) . Mais d'un côté, vous aidez indirectement les développeurs, les spectateurs de vos vidéos, et tous ceux qui vous ont aidé, par le biais de tutos ou de conseils ;) .

Mon prof d'histoire, "Citez vous sources, sinon je vous enlève la moitié des points !". Ici, ça sera double ration de coups de fouet :lol: .

Fin du premier volet de la trépidante aventure des Zér0s au pays des calques :lol: . La suite au prochain numéro chapitre :D .


Color Gradient Les calques (2/2)

Les calques (2/2)

Credit Roll Noise Texture

2ème partie du tuto sur les calques ; je l'ai volontairement découpé en deux parce qu'il y a quand même beaucoup à dire avec un type de calque : les textes :) .

Poursuivons notre exploration de Vegas :pirate: !

Noise Texture

Les calques (2/2) Solid Color et Test Pattern

Si je devais traduire Noise Texture, je le ferais par bruit fractal !

Commençons par le commencement : qu'est-ce que c'est une fractale ? On va demander à monsieur Wikipédia :) .

Citation : Wikipédia

On nomme fractale ou fractal (nom masculin moins usité), une courbe ou surface de forme irrégulière ou morcelée qui se crée en suivant des règles déterministes ou stochastiques.

Waw o_O . Bon, pour faire simple, au lieu d'une définition, une petite illustration, et attention c'est magique :magicien: .

Image utilisateur(Oui oui, tout cela fait grâce à des maths ^^ .)
Un peu plus d'infos pour les intéressés et les matheux (dont votre serviteur fait partie :p ).

Mais pourquoi est-ce que tu me parles de cela ?!?

Parce que le sujet de ce sous-chapitre est le bruit fractal, qui découle des fractales... et puis pour la culture générale aussi :p .

Voici à présent un bruit fractal, qui a été réalisé sous Vegas.

Image utilisateur(C'est mieux quand ça bouge ;) .)

Mais on dirait du brouillard, ton truc !

On peut appeler cela comme ça, oui ^^ . Ne vous fiez pas aux apparences, ce type de calque est très utile et offre un magnifique rendu, s'il est bien combiné avec les options de fusion, mais j'en parle juste après ;) .

Je vais maintenant vous expliquer quelques petits trucs au lieu de vous dire à quoi sert chaque option, et pour cause : il y a des tonnes de réglages possibles, et donc de nombreuses possibilités. Jetons quand même un coup d'oeil sur la fenêtre de configuration, au moins pour l'option d'animation :) . Cliquez sur Noise Texture, toujours dans l'onglet Media Generator, et déposez le premier calque sur la table de montage.

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(Ce n'est pas pareil qu'au-dessus, mais on va rapidement arranger cela ;) .)

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On va juste voir 2 - 3 options assez intéressantes. Si vous voulez avoir "d'autres formes", les autres calques de cette catégories sont là pour vous aider ;) .

Le premier truc utile à savoir, c'est augmenter la complexité du calque, parce qu'il est atrocement moche, là ! Faites-moi plaisir, l'option tout en haut, Number of layers (nombre de couches), mettez-la à fond !

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(Aaah, c'est déjà mieux :) .)

Deuxième option intéressante, c'est l'animation : Progress. Déplacez la fenêtre de configuration (à la limite, rétrécissez-la) de façon à pouvoir voir la fenêtre de preview, et jouez avec l'option Progress :) .

Waaa, ça bouge ! Mais quand je lis ma table de montage, ça bouge plus :'( .

Si vous avez bien compris (et si j'ai bien expliqué :D ), il faut utiliser la timeline pour animer cela, car il doit y avoir un changement d'option dans le temps pour que quelque chose s'anime, en l'occurrence notre Progress. Voilà comment j'ai arrangé ma timeline : au début à 0, et à la fin à 10.

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Voilà, vous avez un beau bruit fractal :) !

Mais à quoi est-ce que cela va nous servir ?!?

Dans un premier temps, je vous invite à expérimenter les autres types de bruits, ce sera plus simple que de commencer à configurer toutes les options !

Enfin, nous y reviendrons 2 secondes lorsqu'on parlera des calques de texte, et puis nous en reparlerons avec les options de fusion dans la 3ème partie ;) .

Finis les bruits fractals, welcome to Solid Color and Test Pattern !


Les calques (2/2) Solid Color et Test Pattern

Solid Color et Test Pattern

Noise Texture Text

C'est la plus petite sous-partie dans les calques, et pour cause : il n'y a pas grand chose à dire, et encore moins à faire :p .

Solid Color

Ce ne sont ni plus ni moins que des calques d'une couleur unie !

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Il n'y a franchement rien à dire, si ce n'est que pour choisir la couleur, c'est le même principe qu'on avait vu au début, avec les damiers.

Test Pattern

Les Test Pattern, ce sont les trucs qui viennent gâcher les longues soirées d'hiver, lorsqu'on veut regarder un film génial à la télé, et quand ça va pas :p . On pourrait traduire cela par "carte-test".

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Je ne vous fais pas de screenshot de la fenêtre de configuration, et pour cause : il n'y en a pas ! On peut juste choisir le type de test à faire !


Noise Texture Text

Text

Solid Color et Test Pattern L'effet chromatique

Sans plus tarder, présentation des calques de textes, ceux que vous utiliserez beaucoup, beaucoup, ... et beaucoup ! Mettez le premier calque, Default Text, et arrêtons-nous sur la fenêtre de configuration :) .

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Onglet "Edit"

Ce n'est pas bien compliqué, c'est là que vous mettez ce qui sera affiché. Je ne vais pas vous expliquer comment mettre une autre police ou changer la taille, je suppose que vous savez le faire ^^ .

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Voici l'exemple que je vais prendre pour le reste du chapitre :) .

Onglet "Placement"

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C'est dans cet onglet que l'on peut positionner notre texte, et qu'on peut aussi l'animer sans souci :) .

Vous pouvez soit utiliser la souris, laisser appuyé le bouton gauche, et déplacer le texte, soit utiliser les coordonnées en haut (pour les ajustements, ou pour aligner de manière précise 2 textes), soit en choisissant une position prédéfinie, dans Free Form.

De mon côté, je vais m'arranger pour que le texte fasse le tour de l'écran dans le sens anti-horaire :p .

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Onglet "Properties"

C'est grâce à cet onglet qu'on va pouvoir tout personnaliser !

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C'est du connu, tout cela ! Mais attention, le choix de la couleur à droite est pour le fond et à gauche, c'est pour l'écriture ! Tracking, comme nous l'avons vu dans les génériques, c'est pour l'écart entre les lettres.

Cependant, deux inconnus se profilent à l'horizon : Scaling et Leading :ninja: !

Scale signifie en anglais "échelle" ; c'est la proportion de la taille du texte : à 1 c'est normal, à 2 c'est deux fois plus gros, à 0,5 c'est deux fois plus petit, ...

Enfin, Leading règle l'espace entre les ligne, s'il y en a plus de deux dans le calque bien sûr.

J'ai mis un fond blanc à l'avant-dernière keyframe, et à la dernière j'ai mis la couleur de fond du SdZ en arrière-plan (R : 232, G : 240 , B : 244, A : 255) et un texte en bleu.

J'ai également mis le Scaling différent, pour avoir un effet de zoom constant : je l'ai mis à 0 à la première frame, à 0,8, puis à 1 au milieu, ensuite à 1,7, et enfin à 2 pour la dernière :) .

Onglet "Effects"

Pour finir en beauté, dans le dernier onglet, on nous propose de mettre quelques petits "plus", toujours sympas s'ils sont utilisés à bon escient ;) .

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Outline désigne le fait de mettre un contour autour du texte qui s'étend vers l'intérieur. Il faut cocher la case pour pouvoir l'activer ; on peut régler la couleur, le dégradé entre la ligne et le fond (Feather) et la taille de la ligne (Width).

Une idée pas mauvaise est de mettre la taille à fond et de mettre Feather à 0,8 ou plus ; l'effet n'est pas trop mal ;) .

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Un autre truc, pas si moche que cela non plus, est de mettre la couleur du texte et le fond du calque en transparent, et d'activer le contour : le résultat peut être saisissant avec un effet Light Ray ;) . Mais pas de panique, c'est l'objet de la prochaine partie :) .

Shadow signifie "ombre" en anglais ; c'est l'option pour mettre une ombre au texte. Comme pour le contour, il faut cocher la case pour pouvoir l'utiliser. Feather est là pour faire un dégradé entre le fond et l'ombre, et X Offset et Y Offset servent à positionner l'ombre par rapport au texte (ce sont en fait des coordonnées ; à 0,0, l'ombre est sur le texte).

Voilà ce qu'on obtient avec un Feather à 0,5, X Offset à 0,072 et Y Offset à 0,11.

Image utilisateur

(Pensez à désactiver une éventuelle Outline, sinon tout pourrait être gâché ;) ).</italique>

Enfin, nous avons Deformation, qui, comme son nom l'indique, déforme le texte. Amount sert à régler l'intensité de la déformation.

Voici un tableau qui reprend les types de déformation possibles :) .

Illustration

Description

Commentaire

Image utilisateurImage utilisateur

Aucune déformation

-

Image utilisateurImage utilisateur

Shear Horizontally
(Amount à 0,475)

Je n'ai pas mis une valeur extrême, cela dépassait :) .

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Shear Vertically
(Amount à -1)

-

Image utilisateurImage utilisateur

Squish Top
(Amount à 0,75)

C'est l'effet inverse pour Squish Bottom : le bas est écrasé.

Image utilisateurImage utilisateur

Squish from Right
(Amount à 0,5)

Squish from Left est la même chose, mais à gauche :) .

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Compress Horizontally (Amount à 0,6)

La compression est verticale avec Compress Vertically.

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Curve Top (Amount à -1)

Curve Bottom | Left | Right produisent le même effet, mais avec une origine différente ; ne vous étonnez pas si les valeurs sont "bizarres", leurs effets sont opposés selon les côtés (gauche | droite, haut | bas).

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Bend Vertically (Amount à -1)

Pour Bend Horizontally, il vaut mieux avoir une seule ligne, sinon l'effet sera gâché (c'est pour cela que le texte a été un peu modifié). L'effet n'est pas le même que Curve Top : le milieu garde la même taille, alors qu'avec les Curves tout le texte est déformé.

Et voilà, vous avez à présent toutes les cartes en main pour faire de beaux calques de texte ;) .

Et c'est sur les calques de texte que s'achèvent ces deux chapitres sur les calques générés par Vegas ! Je vos conseille fortement de vous entraîner et de tous les maîtriser (ou en tout cas les principaux : calques de texte, de générique et les couleurs unies). En effet, il y a énormément de chance que vous les utilisiez dans vos vidéos ;) .

Un chapitre sur les ProType Titler sera ajouté (probablement dans un avenir lointain). Il s'agit d'un type de calque introduit à partir de la version 8 de Vegas et qui regroupe plusieurs effets, mais qui intègre surtout de l'animation ! Si vous en avez l'occasion, essayez par vous-mêmes, n'attendez pas que je fasse une sous-partie dessus :p .

Fin de l'acte II de ce tutoriel. A ce stade, vous devriez être capable de gérer la majorité des fonctionnalités de Vegas. C'est dans la partie III que les choses deviennent intéressantes :D .


Solid Color et Test Pattern L'effet chromatique

L'effet chromatique

Text Chroma Keyer ? What is it ?!

L'effet chromatique, ou Chroma keyer, est un effet simple, marrant, et qui offre surtout de nombreuses possibilités.

Let's go !

Chroma Keyer ? What is it ?!

L'effet chromatique 1... 2... 3... Substitution !

L'effet chroma keyer (ou effet chromatique en français) est un effet qui permet de remplacer une couleur dans un média par du transparent ; un mot compliqué pour un concept simple :) .

Mais à quoi cela pourrait-il bien vous servir ? Voici quelques exemples, tirés d'histoires vraies :) .

Une Zér0 m'a ajouté sur MSN pour me dire (à peu près) ceci : "J'aimerais faire un clip pour mon groupe de musique, mais j'aimerais qu'on les voie danser devant des nuages" (je m'excuse auprès de la Zér0 en question si j'ai un peu changé ses propos :-° ). La solution coule de source !

En effet, pour que notre amie puisse faire son effet, il faut que le groupe chante devant un fond d'une couleur unie... mais pas n'importe laquelle ! Par exemple, il faut éviter le blanc ou le noir, et toutes les couleurs qu'on risque de trouver dans ce qu'on veut voir ! Vous imaginez, des bouts de chanteurs qui donnent sur des nuages o_O .

Il faut donc absolument avoir une couleur unie, et si possible, flashante. Moi, par exemple, j'ai l'habitude de prendre du vert fluo ! (En RGB : 0, 255, 0.)

Pour finir, le groupe va chanter devant un fond d'une couleur unie (et spécifique, très important !) ; on le retire avec l'effet chroma keyer, et on peut mettre des nuages... pourquoi pas un bruit fractal ;) (cf. chapitres précédents, s'il faut un rappel).

Une autre utilisation est dans le monde cinématographique ; si vous voulez avoir une vidéo de deux acteurs qui regardent New York depuis un immeuble, mais que vous avez la flemme de vous taper des dizaines d'étages (avec l'ascenseur en panne), vous n'avez qu'à les faire jouer devant un fond vert (ou souvent bleu foncé), effet chromatique, une prise de vue de Big Apple, et c'est gagné :) .

Un dernier exemple, surtout réservé pour ceux qui font des frag movies : à votre avis, comment est-ce que le movie maker a fait pour obtenir ceci :

Image utilisateur(Pour les intéressés, la vidéo s'appelle Trinity, une création de Ratquirit :) .)

Ce n'est pas sorcier : il "suffit" d'allumer Photoshop ou The Gimp, de démarrer sur un fond vert fluo, de faire toutes les décorations que l'on veut, d'enregistrer ; on importe sous Vegas, effet chromatique, et le tour est joué !

L'effet chromatique n'est pas difficile à maîtriser ; d'ailleurs, je me demande comment je vais meubler la sous-partie qui suit ^^ .


L'effet chromatique 1... 2... 3... Substitution !

1... 2... 3... Substitution !

Chroma Keyer ? What is it ?! Cookie cutter

Pour notre exemple, je vais prendre notre cher L33t de Counter-Strike Source, en train de manifester pour l'élection de Zozor à la tête du pays ! On va l'intégrer à une photo de manifestation écolo ^^ .

Le manifestant - la manifestation

Allez, importez-moi tout cela ;) .

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Avant de continuer, j'ai une question à vous poser : pourquoi ne pas utiliser du vert fluo en fond comme je l'ai dis plus haut ?

Réponse :

Parce que la veste du personnage est verte, elle risque donc d'être transparente. Avec du bleu, aucun problème :) .

Des variantes de l'effet se trouvent dans la catégorie Chroma keyer de l'onglet des effets spéciaux. Prenez le Pure Blue Screen, et glissez-le sur le calque du type avec la pancarte.

Image utilisateur
Image utilisateur

La partie la plus intéressante de la fenêtre de configuration, la palette de couleur, ne devrait pas vous poser de problème ^^ . Il s'agit de la couleur que l'on veut retirer.

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(Les puristes peuvent utiliser la fonction Pan event/crop pour ajuster la taille du bonhomme et sa position ;) .)

Petit paragraphe pour les options en dessous de la sélection de couleur : Low threshold et High threshold sont des options pour régler le niveau de lumière au niveau du découpage. Pour être franc avec vous, je ne sais pas correctement l'utiliser ; si vous remarquez des endroits où la couleur est mal retirée sur votre calque avec un fond, jouer avec ces options peut vous permettre de retirer ce genre d'artefacts ;) .

Enfin, Blur amount ajoute un flou, et Show mask only transforme tout ce qui n'est pas enlevé par l'effet en... blanc ! En fait, cette option créé un masque en utilisant la couleur que l'on retire, mais nous en reparlerons par après :) .

Au prochain chapitre, nous passerons en revue l'effet Cookie cutter :) .


Chroma Keyer ? What is it ?! Cookie cutter

Cookie cutter

1... 2... 3... Substitution ! Les cookies au service du movie-making !

L'effet que l'on appelle Cookie Cutter est, si on peut dire, le petit frère de l'effet chromatique ; mais je n'en dis pas plus : bonne lecture :D .

Les cookies au service du movie-making !

Cookie cutter Sus aux cookies !

A l'origine, cookie cutter est un ustensile de cuisine qui permet de donner aux cookies une forme bien particulière. Avec Vegas, c'est pareil, mais le cookie est remplacé par la vidéo :) .

L'effet Cookie cutter est un effet qui permet de créer un masque avec une forme que l'on peut configurer.

Si on vulgarise, un masque ("mask" en anglais) est une forme composée de un ou plusieurs vecteurs à laquelle on peut appliquer des traitements divers. Par exemple, je peux dessiner un rond, et dire que l'intérieur est transparent, je peux mettre un bord rouge, ... Pour plus d'infos, voyez le chapitre sur les crops et les masks de la partie II ;) ;

Dans l'introduction, j'ai dit que c'était un peu le frère de l'effet chromatique : là où l'effet chromatique retire une couleur, le cookie cutter retire une forme. On va prendre un exemple tout simple pour illustrer, et dans la prochaine sous-partie, on essaiera en "situation réelle" :) .

Je vais superposer deux calques, un bleu et un rouge, et je vais appliquer l'effet Cookie Cutter au bleu. Le masque que je vais faire est un rond avec un bord blanc.

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Le masque a donc une forme ronde, et un paramètre me permet de "faire le vide à l'intérieur". Tiens, je vais faire le vide aux alentours, pour voir ^^ .

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Avec ces 2 exemples, j'espère surtout vous faire comprendre le principe ; mais nous allons maintenant nous attaquer à une situation qui pourrait arriver à vous, movies-makers en herbe ;) .


Cookie cutter Sus aux cookies !

Sus aux cookies !

Les cookies au service du movie-making ! TP : 24H Chrono

Nous allons essayer le cookie cutter sur cette image :

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Vous aurez certainement compris que nous allons retirer l'écran ^^ .

Importez l'image dans Vegas, allez dans la catégorie Cookie Cutter des effets spéciaux et appliquez n'importe quel effet. Comme dit précédemment, ce sont en fait des variantes, mais nous allons directement voir comment configurer l'effet.

Je vais utiliser Circle - center ; voici ce que cela donne dans la preview et la fenêtre de configuration de l'effet.

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Pour pouvoir découper notre écran, il faut utiliser une forme rectangulaire : dans Shape, sélectionnez Rectangle. Si vous regardez un peu la liste, vous verrez qu'il y a un bon paquet de formes : carré (Square), triangle, des flèches (Arrow),... Cette option sert donc à définir la forme du découpage.

Cependant, par défaut, l'effet est inversé : il faudrait découper à l'intérieur et non à l'extérieur de la forme. C'est pour cela que l'option Method existe : avec Cut away section, l'intérieur est supprimé, et avec Cut away all but section, c'est l'extérieur qui disparaît.

Vous n'avez plus qu'à placer correctement le rectangle avec le schéma et le curseur, et à le mettre à une bonne taille avec l'option Size.

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Et maintenant, vous n'avez plus qu'à insérer dans l'écran ce que vous voulez ;) .

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J'ai choisi ce screenshot pour vous montrer une situation typique où il vaudrait mieux utiliser un crop. En effet, il faut avoir un beau coup de bol pour avoir une forme exacte (si les proportions entre les côtés sont respectées, ça peut aller, comme avec les carrés). Cela montre que la méthode des masks prévaut..

Avec les masks, il suffit de suivre le tracé de l'écran avec le petit stylo, et en moins de deux, on obtient un résultat de meilleure qualité !

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Tout cela pour arriver à ce conseil : si vous devez utiliser cet effet, tentez d'abord d'utiliser le cookie cutter ; ensuite, si cela ne donne pas bien (comme ici), utilisez les masks (en quelque sorte, on crée une forme de Cookie Cutter personnalisée).

Je vais finir ce chapitre en vous donnant 2 mots sur les autres options.

Feather permet de créer un dégradé entre la zone découpée et le reste de l'image. Border créé un bord autour de la forme. On peut lui mettre une couleur, que vous pouvez choisir sur la droite. Repeat-X et Repeat-Y permettent de dupliquer la forme soit horizontalement (X) soit verticalement (Y). Enfin, Size règle la taille de la forme :) .

Le Cookie Cutter permet d'incruster des vidéos pour faire, comme au-dessus, des fausses télévisions, mais il vous permet aussi de montrer plusieurs vidéos en même temps.

Par exemple, dans certaines émissions, lorsqu'on visionne un reportage, on ajoute un cadre plus petit où on voit une autre vidéo avec la réaction d'un invité. On pourrait utiliser le crop, en agrandissant le rectangle F, mais en y ajoutant le Cookie Cutter, on peut donner une forme un peu plus originale (un cercle,...).

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(Exemple de l'émission "Les enfants de la télé" ; image trouvée sur www.videos-droles.com .
La qualité n'est pas terrible mais on peut voir un invité en bas à gauche :) .)

Notez qu'ici il y a deux manières de faire apparaître l'invité : soit on applique le Cookie Cutter sur le reportage et on retire l'intérieur de la forme (Cut away all but section), soit on l'applique sur l'invité et on retire ce qui est extérieur (Cut away section).

Notez que ça serait bien mieux de le mettre sur l'invité, histoire qu'on ne voit pas un cadre vide dans le reportage quand on ne passe rien dedans, à moins de l'animer pour qu'il se referme (le paramètre Size ; le faire croître/décroître).


Les cookies au service du movie-making ! TP : 24H Chrono

TP : 24H Chrono

Sus aux cookies ! Flou ta cagoule !

Cet effet n'est pas spécialement facile à cerner, et c'est pour cela qu'on va se faire un petit TP, basé sur une série télé assez connue : 24H Chrono :) .

Ouuuaiiis Kiefer, on t'adoooooooooooore !!

Pour ceux qui ne connaissent pas la série 24H Chrono, je vous renvoie sur Wikipédia si cela vous intéresse ;) .

Ce que nous allons imiter est l'effet Split Screen, autrement dit "écran coupé". Je vais m'expliquer :) .

La particularité de la série 24H Chrono est le fait que tout est en temps réel, et pour renforcer cette impression, on divise l'écran pour afficher des actions qui se passent en même temps. Par exemple, quand deux personnes se téléphonent, on en voit une sur une partie de l'écran et l'autre dans un coin :) .

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(Un autre exemple de split screen.)

Non, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas des conversations téléphoniques que vous allez utiliser, mais une scène de désamorçage de bombe :D . Vous allez avoir diverses vidéos, représentant toutes la même scène, mais avec des points de vue différents :) .

Votre mission est donc, si vous l'acceptez, de créer une séquence en split screen de l'action de désamorçage ci-dessous. Toutes les vues sont différentes, et de durée inégale. De ce fait, elles ne commencent pas toutes par l'arrivée du terroriste sur le point de bombe !

Je vais vous proposer cela sous forme de tableau avec une description ; je vous conseille fortement de prendre d'office les deux premières ;) .

Aperçu (cliquez sur l'image pour zoomer)

Description et lien

Aperçu

Description et lien

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Vue en 1ère personne de l'anti-terroriste ; cette vidéo couvre toute la séquence. Télécharger.

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Vue en 1ère personne du terroriste ; cette vidéo couvre toute la séquence. Télécharger.

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Vue du point de bombe depuis le plafond ; elle couvre toute la séquence. Télécharger.

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Vue sur le point de bombe depuis le sol ; elle couvre toute la séquence. Télécharger.

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Vue à l'extérieur sur l'arrivée du terroriste dans le bâtiment. Télécharger.

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Vue dans le cabanon sur la porte, lorsque le terroriste l'ouvre. Télécharger.

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Vue à l'intérieur du bâtiment sur l'arrivée du terroriste. Télécharger.

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Vue centrée sur le terroriste lorsqu'il plante la bombe. Télécharger.

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Vue près de l'échelle, lorsque l'anti-terroriste se dirige vers sa place de couverture. Télécharger.

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Vue sur la place que couvre l'anti-terroriste, au moment où la bombe est plantée. Télécharger.

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Vue sur l'échelle, lorsque l'anti-terroriste arrive. Télécharger.

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Une autre vue sur l'échelle, un peu plus longue que la première. Télécharger.

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Vue sur l'échelle, au moment où l'anti-terroriste la grimpe pour aller désamorcer la bombe. Télécharger.

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Vue à l'extérieur, la fin de la vidéo, lorsque l'anti-terroriste quitte le point de bombe. Télécharger.

Inutile de vous dire que c'est l'effet Cookie Cutter que vous allez devoir utiliser abusivement :p .

A vos marques... Prêt... Movie-makez !

...
..
..

C'est fait ? Je pense que normalement, vous ne devriez pas avoir trop de problèmes :) .
Si vous voulez voir un exemple de ce qu'il fallait faire (parce que toutes les manières sont bonnes pour illustrer ce désamorçage, ou alors parce que vous ne comprenez rien ^^ ), dévoilez le texte caché juste en dessous :) .

Image utilisateurImage utilisateurImage utilisateur

Je ne vais pas vous montrer comment on fait la vidéo entièrement, mais comment faire l'effet de split screen ; de toute façon, ce sera différent chez quasi tout le monde :p .

Voici un screen de la preview avec l'effet et la table de montage.

Et la configuration de l'effet Cookie Cutter, appliqué au média au-dessus.

Rien de bien compliqué : on fait un trou avec un carré qu'on fait répéter horizontalement (sur l'axe X), tellement qu'on ne voit plus les trous entre les carrés. Cela forme à la fin une ligne qu'il suffit d'ajuster pour qu'elle coupe environ la moitié de l'écran :) .

Voici par exemple ce que j'ai bricolé avec toutes ces vidéos :) . Bien évidemment, toutes les combinaisons possibles avec le Cookie Cutter sont bonnes, du moment que le principe est gardé : l'écran est partagé entre plusieurs vidéos.

Et un petit screen de la table de montage, un !

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Oulala, je ne comprend toujours pas :'( .

Là, je ne sais pas trop que faire, à part vous conseiller de relire les précédents chapitres. Si vous ne comprenez pas, ou que vous avez des suggestions à faire pour qu'on comprenne mieux, ou encore que vous souhaitez des explications supplémentaires concernant la vidéo que j'ai faites (je ne l'ai pas fais ici, contraintes de temps :( ), n'hésitez pas à m'envoyer un mp ou à commenter ce chapitre(et mettre 20/20 par la même occasion :-° :-° ).

J'espère que ce TP ne vous a pas trop démoli ^^ . Pour déstresser un peu, ce qui suit est un chapitre sur les flous ; n'hésitez pas à relire ce chapitre sur le Cookie Cutter, à bien le comprendre, et à tester par vous-même, avec vos vidéos, car pour la suite il sera bien pratique ;) .


Sus aux cookies ! Flou ta cagoule !

Flou ta cagoule !

TP : 24H Chrono Où sont mes lunettes ?!

(Si quelqu'un trouve un nom de chapitre plus tordu que celui-ci, je dis bravo :p .)
Ainsi donc, dans ce chapitre, nous allons apprendre à utiliser un effet assez intéressant : le flou, ou Blur en anglais.

C'est un chapitre assez simple, qui vous permettra de souffler un peu après le Cookie Cutter, mais profitez-en, parce que le chapitre qui va suivre va mettre vos connaissances à rude épreuve :diable: .

Où sont mes lunettes ?!

Flou ta cagoule ! TP : décodage d'une vidéo

Les flous sont les catégories d'effets qui commencent pas "Flou" dans la version française, ou finissent par Blur dans la version anglophone. Elles se trouvent toutes, bien évidemment, dans la partie inférieure gauche, comme le reste des effets spéciaux ;) .

Flou gaussien

Le flou gaussien, ou Gaussian Blur, est le "flou de base". Si on doit prendre un exemple, pensez aux appareils photo : lorsque le "focus" est mal réglé, votre photo sera floue.... c'est notre flou gaussien ! Notez que sur les appareils photo numériques de maintenant, une fonction automatisée fait le boulot à votre place, mais sur les moins récents il fallait le faire à la main !

Voici une comparaison de screenshots, avec et sans flou. J'ai pris Medium Blur pour info :) .

Image utilisateurImage utilisateur-

Autre exemple : à votre avis, à quoi servent les lunettes (ou les lentilles) ? A gommer le flou intempestif qui pourri la vie des myopes et autres presbytes ! En fait, pour parler simplement, vous enlevez un flou gaussien qui est appliqué sur vos yeux :) .

On utilise souvent ce flou gaussien dans les introductions : tout est flou, on ne voit rien du tout, et progressivement (ou alors en synchronisation avec la vidéo), la puissance du flou diminue, pour devenir nulle. Et dessus, on peut mettre du texte, un logo,...

Pour les Belges, la pub Belgacom avec les tours de magie utilise ce principe : on voit le tour de magie, puis tout devient flou et du texte est affiché. Cela permet de garder une certaine esthétique :) .

Pourquoi qualifie-t-on ce flou de "gaussien" ?

C'est juste pour la culture générale (et pour les matheux :lol: ), mais le principe nous vient d'un certain Carl Friedrich Gauss, un type génial qui a beaucoup travaillé dans les maths et la physique. Il est à l'origine de la fonction gaussienne, utilisée ici pour créer le flou...

.. eh oh, ne partez pas, la parenthèse est finie ! ^^ Passons aux options de config ;) .

Image utilisateur

(Je n'ai pas pris toute la fenêtre, histoire de ne pas faire péter le quota d'upload :lol: .)

Horizontal range règle la puissance du flou horizontalement et Vertical range verticalement :) .
Quant aux cases à cocher, avec les couleurs, elle permettent d'appliquer le flou à certaines chaînes de couleurs.

Je pense que c'est suffisant pour cet effet, à vous de tester les différents réglages ; nous verrons un très bel exemple de son utilité dans le TP qui va suivre ;) .

Flou linéaire

Le flou linéaire, ou Linear Blur, est un flou qui possède une direction (d'où "linéaire").

Tenez, on va reprendre notre appareil photo deux minutes ; imaginons que vous utilisez le TGV, et vous vous exclamez "Wah, quel beau paysage !". Vous dégainez ainsi votre appareil photo, vous tirez le portrait à la vue qui s'offre à vous, et de retour chez vous... vous lancez un juron parce que la photo est toute floue !

Il s'agit d'un flou linéaire dont la direction est donnée par la direction du train. Rajoutez à cela que plus la vitesse sera grande, plus le flou sera important. Il peut-être pratique dans certaines situations, comme celle-ci.

Image utilisateur

(L'image de Super-lapin a été empruntée ici et le ciel ici, pour ceux qui veulent essayer ;) .)

Ce type de flou donne l'impression d'un déplacement ; dans l'image, on a (un peu ^^ ) l'impression que notre Super-lapin s'envole.

Image utilisateur

Angle nous permet de modifier la direction du flou, et Amount en règle la puissance.

Dans le cas de notre lapin, l'angle a été réglé à environ 45-47 degrés et la puissance (Amount) à 0,125.

Flou radial

Le flou radial, ou Radial Blur, est un flou qui part d'un point. Bon ici, un dessin vaut mieux que des explications :) .